Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 06:10

dragon5

 

Plus d'un milliard d'Asiatiques fêtaient lundi à coups de pétards et en famille l'entrée dans l'année du Dragon, en espérant profiter de son influence bénéfique, notamment sur le plan professionnel.
De la Malaisie à la Corée du Sud, des millions de gens ont parcouru d'énormes distances pour se réunir avec leurs proches pour ce nouvel an lunaire, la fête la plus importante du calendrier pour un grand nombre en Asie.


Ils ont pris part aux traditionnels banquets familiaux, assisté aux danses du lion, distribué cadeaux aux enfants et souhaité bonne chance aux aînés.
Alors que minuit sonnait à Pékin, le ciel de la capitale chinoise s'est illuminé de milliers de fusées, dans un concert étourdissant de pétards censés éloigner les mauvais esprits. Une fête qui s'est répétée ainsi à travers tout le pays.
Les niveaux de pollution atmosphérique dans la mégalopole, un sujet de préoccupation croissant, ont bondi dans les premières heures de lundi matin en raison des particules des feux d'artifice, avant de retomber, ont montré des statistiques officielles.
Aux Philippines, les noceurs pouvaient lundi faire la grasse matinée, le nouvel an lunaire étant devenu pour la première fois férié, grâce à une réforme qui a été vilipendée par des membres de la communauté des affaires.
L'année du Dragon, qui a suivi celle du Lapin, est considérée dans le zodiaque chinois comme la plus propice pour s'enrichir et se réaliser sur le plan personnel. De nombreux couples essaieront de mettre au monde un enfant sous ce signe très favorable.
Ainsi en Chine, une hausse de 5% des accouchements est prévue en 2012, selon l'agence de presse Chine nouvelle. Le même phénomène est attendu à Hong Kong, Taïwan et Singapour.
Dans la cité-Etat, le Premier ministre Lee Hsien Loong a même appelé les habitants à profiter de l'année du Dragon pour relancer le taux de natalité obstinément bas. Ceci dans une tentative de réduire la forte dépendance du gouvernement aux travailleurs étrangers.
"Je souhaite ardemment que cette année soit une importante année pour les bébés dragons. Cela est crucial pour préserver le coeur singapourien de notre société", a-t-il dit dans ses voeux de nouvel an.
Ailleurs sur le continent, de grandes villes modernes se sont vidées de leurs résidents, qui ont pris le chemin des temples, des pagodes et des berceaux familiaux à la campagne.
Par exemple les autoroutes de Malaisie, où un quart de la population est d'origine chinoise, ont été saturées durant tout le week-end, alors que la capitale Kuala Lumpur était presque déserte.
En Corée du Sud, plus de la moitié de la population a aussi pris la route pour ces congés du nouvel an lunaire. Mais les commerces de la capitale, Séoul, ont été pris d'assaut par des milliers de touristes chinois, qui profitaient de leurs rares vacances.
"J'ai l'impresssion de marcher dans la rue en Chine. Il y a tellement de Chinois", a confié à l'AFP Park Eun-Yong, un étudiant sud-coréen.
Les visiteurs chinois ont aussi afflué à Tokyo. Dans le grand magasin Mitsukoshi, l'un des plus prestigieux du Japon, des interprètes étaient à pied d'oeuvre pour aider la clientèle, tandis que des annonces en mandarin étaient diffusées dans les étages.

 

Mohd Rasfan

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Refaire le Monde
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 13:56

  Philippe Barbarin

 

Tous nous serons transformés

Mille questions habitent le cœur des hommes. Avec émerveillement, nous les voyons venir très tôt sur les lèvres des enfants, des interrogations profondes sur la vie, l’avenir et le monde, toujours exprimées avec une clarté qui ne laisse pas d’échappatoire.

Avec les adultes, quand la discussion se prolonge, ces difficultés s’estompent, et il n’en reste plus qu’une, essentielle. Derrière le mal, la misère et la violence se profile la plus cruelle de toutes les souffrances, celle de la mort. Elle est perçue comme la plus grande énigme ou la pire injustice. C’est d’elle que viennent tous les doutes. La disparition d’un être cher provoque en nous comme un effondrement intérieur, qui, parfois, remet tout en cause. Au fond, les hommes ne portent en eux qu’une seule question : Est-il vrai que la mort n’est pas l’horizon ultime ? Est-il certain que la vie triomphera ?

Ni les philosophes, ni les hommes politiques, aussi intelligents ou dévoués soient-ils, n’ont pu chasser cette angoisse, ni ne parviendront jamais à donner une réponse satisfaisante. Qu’il fasse attention, celui qui voudrait se hâter de réconforter autrui par des formules faciles : « C’est Rachel qui pleure ses enfants et elle ne veut pas qu’on la console. » (Mt 2, 18)

C’est pour ne pas nous laisser dans cette tragique impasse que Dieu a fait le grand voyage de l’Incarnation. La toute-puissante Parole d’amour, qui est la source de la vie, est venue jusqu’à nous. Elle est entrée dans la fragilité de notre chair à Nazareth, pour refaire et parfaire l’homme, ainsi que tout le monde créé. Dès le début, les attaques ont déferlé, à commencer par la rage meurtrière d’Hérode, dès qu’il a appris la naissance du Roi. « Pourquoi as-tu peur, Hérode ? Le Christ n’est pas venu pour ravir la gloire d’autrui, mais pour nous faire don de la sienne. Tu commandes d’assassiner ces faibles corps, car la peur assassine ton cœur ! »

Tout au long de sa vie, Jésus a parcouru le monde en faisant le bien. (cf. Ac 10, 38) Mais comment a-t-on pu lui vouloir tant de mal ? Quand il monte au Golgotha, nous avons l’impression que son histoire résume toutes les contradictions de notre humanité. Quand il rend son dernier souffle, nous l’entendons prier : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » (Lc 23, 46) Et de ces mains nous viendra la lumière. La résurrection de Jésus est la réponse de Dieu à toutes les questions des hommes. Lui seul pouvait nous la donner : « Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. »

Voilà qui nous permet de comprendre enfin que la vocation de l’homme se résume dans le verbe aimer. Comme nos divergences entre chrétiens paraissent dérisoires tout d’un coup ! Et révoltants, nos conflits historiques, sans parler de la division des églises qui nous fait honte, puisque nous proclamons tous que l’Eglise est une et sainte. Mais pourquoi donc n’en donnons-nous pas le témoignage ? Ce qui est sûr, et vraiment joyeux, c’est qu’aujourd’hui, nous sommes unis par un amour fraternel qui traverse allègrement les prétendues frontières de nos églises. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour travailler à l’unité, convaincus de l’importance de cet enjeu, selon la parole du Seigneur : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35)

Même si nous n’arrivons pas à démêler les nœuds accumulés par l’histoire, nous sommes sûrs que le Seigneur nous fera ce cadeau quand il voudra. L’unité des chrétiens ne sera pas le fruit de recherches savantes, encore moins de négociations habiles. Nous l’attendons comme un événement de grâce. Ne perdons pas de temps à nous lamenter sur les divisions du passé ou du présent, et faisons tout pour en éviter de nouvelles dans le futur… Lançons-nous hardiment dans l’œuvre de transformation que la Résurrection rend possible : « Tous, nous serons transformés. » Il s’agit de notre propre conversion à mettre en œuvre tout de suite. « Il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable. » (1 Co 15, 51 et 53)

Mais puisque l’Apôtre avertit que : « La chair et le sang ne sont pas capables d’avoir part au Royaume de Dieu », où donc allons-nous en trouver la force ? Dans le pain vivant de l’Eucharistie, comme nous l’a enseigné Jésus : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement (…) Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6, 51-54) Le Nouveau Testament lie la Résurrection à l’Eucharistie. Et celle-ci est encore le lieu douloureux de notre division, alors qu’elle porte le nom de « communion ». Quand ce pain devient le corps du Christ, il se trouve entraîné dans l’aventure du mystère pascal et nous ouvre à la lumière de la Résurrection. Voilà le levier de toutes les transformations et de la transfiguration du monde. Nous sommes envoyés pour proclamer ce message de consolation aux hommes, car ils méritent plus d’amour que le monde ne peut leur en donner : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu (…) et criez-lui » (Is 40, 1), la victoire de notre Seigneur Jésus Christ.

Consolation et Résurrection sont un même mot hébreu dans nos Bibles. Que la puissance de ce Mystère nous illumine et nous convertisse. Alors, nous saurons comment travailler ensemble à transformer le monde, pour que son Règne vienne !

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Les Gens du Livre
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 06:09

Esteville

 

Ouverture au public

Le 22 janvier 2012

Du Centre Abbé Pierre – Emmaüs

Lieu de mémoire, Lieu de Vie

Date anniversaire des 5 ans

du décès de l’abbé Pierre

Année du centenaire

de sa naissance

Un espace d’exposition de 450 m² sur 10 salles

Dédié à l’abbé Pierre et à Emmaüs

Dans la maison où il aimait vivre

A Esteville où il est inhumé

Aux côtés des compagnons d’Emmaüs

Un Lieu de mémoire qui est aussi Lieu de vie

Centre culturel

Centre d’hébergement

Pour personnes en situation d’exclusion

280, Route de Cailly

76690 – ESTEVILLE

 

www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 06:22

  Costa Concordia

 

Le rôle des aumôniers de croisière

 

ROME, mercredi 18 janvier 2012 (ZENIT.org) – Les bateaux de croisières qui sillonnent la Méditerranée, sont montrés, dans les publicités, comme de grands centres ludiques. Et sous certains côtés, ils le sont. En attendant, avec le naufrage du Navire Costa Concordia, beaucoup ont appris que ces « villes flottantes » ont aussi un aumônier à bord.
Le P. Raffaele Malena, était l’aumônier du bateau. Il était sur le bateau au moment du drame et porté secours aux naufragés, avec l’aide de l’abbé Lorenzo Pasquotti, curé de la paroisse de l’Ile du Giglio, sur la côte ouest de l’Italie, en face de laquelle est arrivé l’accident, et celle du P. Giacomo Martino, directeur de la Pastorale de la mer au sien de l’Eglise italienne, qui coordonnait l’assistance au sol.
Selon un bilan encore provisoire, le bilan officiel du naufrage s'est aggravé pour atteindre mardi 11 morts et 24 disparus. L'opération de sauvetage continue.
Interrogé par Radio Vatican, l’aumônier de bord, a raconté comment s’étaient passé les faits, accident et évacuation, décrivant le climat de panique qui s’est emparé des passagers et tous les moyens mis en œuvre par les membres de l’équipage qui, contrairement aux rumeurs « ont tout fait pour leur porter secours », dit-il.
L’aumônier, qui a lui-même aidé les passagers à affronter ces durs moments, a qualifié son intervention de « normale », un aumônier étant appelé, a-t-il dit, à « aller là où il est appelé pour apporter courage et réconfort ».
Il a tenu à remercier le curé du Giglio, le P. Lorenzo Pasquotti, qui a immédiatement ouvert les portes de son église pour accueillir les rescapés.
Sur le rôle d’un aumônier dans une croisière, ZENIT a interrogé le P. Giacomo Martino, directeur du bureau chargé de la pastorale du personnel naviguant au sein de la Conférence épiscopale italienne:

Le rôle d’un aumônier à bord
« A bord, l’aumônier fait l’homme de Dieu », a répondu le P. Giacomo, et « sans faire de différence entre les passagers et l’équipage, même si sa tâche principale concerne le secteur de l’équipage ».
Et ces travailleurs, précise-t-il, « comptent sur la présence d’un aumônier, même s’ils proviennent d’autres confessions religieuses ». En période de Ramadan, par exemple, souligne-t-il, « il arrive que l’on me demande de faire la prière finale ».
Car les personnes de l’équipage, poursuit-il, sont des personnes de différentes nationalités, donc de religions différentes, qui apportent chacune leurs propres compétences professionnelles ».
« Ce qui me plaît chez ces personnes, a-t-il dit, c’est leur manière naturelle d’entrer en relation avec Dieu » qui vient de ce « qu’ils vivent la dimension religieuse comme n’importe quelle autre activité.
 « Ils ont en eux une culture religieuse et une profonde connaissance des différences », a expliqué le P. Giacomo. « Ils savent que je suis un prêtre catholique. Et grâce à cette conscience qu’ils ont de la différence, leur union est parfaite. Il n’y a ni confusion, ni l’idée d’une foi qui serait un mélange de tout. Non, pas ici. »
« Qui est à bord, est presque obligé de souligner ce qui unit et non ce qui divise » a conclu le P. Giacomo en comparant cette attitude à celle que l’on a quand on regarde la mer de la terre ferme : « On pense que la mer nous divise, alors que le marin qui est sur le bateau dit au contraire : non la mer nous unit ».


Messages de l'équipage
Le directeur du Bureau pour la pastorale du personnel navigant a communiqué à ZENIT certains messages reçus des membres de l’équipage après la tragédie.
Un de ces messages dit: « Ciao don Giacomo. Tu sais à quoi je pense quand j’entends les nouvelles ? On dit du mal de l’équipage, que tous les autres ont été braves et bons… que notre équipage devient un bouc émissaire. J’espère que quelqu’un de la compagnie prendra la défense des membres de l’équipage. Nous allons mal. Tous… car nous entendons des accusations contre l’équipage et seulement ça. J’ai lu un article sur un journal (…): Les gens cassaient les armoires en verre pour voler les bouées de sauvetage ? Mais enfin… depuis quand on tient des bouées de sauvetage dans les vitrines en verre des couloirs? Crois-moi, tous dans l’équipage se sentent mal. Nous avons, nous avons perdu quelqu’un, nos amis aussi souffrent et on ne les trouve pas. Quelqu’un prendra-t-il notre défense ? Excuse mon défoulement…. Ciao ».
Un autre message d’un camarade de mission dit : « Chers confrères. Nous vivons des moments de grande peine pour ce qui est arrivé au Concordia, un navire que je porte dans mon cœur, car il est pour moi le premier amour, ayant fait déjà fait 8 mois à bord, entre mars et novembre 2011. Savoir qu’il y a maintenant des victimes et d’autres personnes disparues est une grande souffrance pour nous, nous souffrons de cette situation! (…) Nous constatons une grande attention des membres de l’équipage à notre égard, on le remarque vraiment. Nous voyons bien que les gars sont troublés, on voit bien leur inquiétude et leur souffrance, c’est pourquoi nous devons être les premiers à être forts et ensuite être proches de leur situation de désorientation actuelle. Que le Seigneur nous donne la force pour exercer notre délicate mission d’aumôniers de bord et de la vivre de la meilleure des façons (…). Je tiens à rappeler un passage de l’Evangile d’Emmaüs qui, en quelque sorte, explique notre état à bord des navires: ‘Jésus s’approcha des deux disciples et marcha à leurs côtés!’. Je vous salue et vous dis merci pour tout, que le seigneur nous bénisse ».

Propos recueillis par H. Sergio Mora
Traduction de l’italien par Isabelle Cousturié

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 13:21

COE

Quelques dates importantes
dans l’histoire de la Semaine
de prière pour l’unité
des chrétiens

1740 env. : En Ecosse, naissance d'un mouvement pentecôtiste avec des liens en Amérique du Nord, dont le message pour le renouveau de la foi appelle à prier pour toutes les Eglises et avec elles.

1820 : Le Révérend James Haldane Stewart publie : Conseils pour l'union générale des chrétiens, en vue d'une effusion de l'Esprit (Hints for the outpouring of the Spirit).

1840 : Le Révérend Ignatius Spencer, un converti au catholicisme romain, suggère une ‘Union de prière pour l'unité’.

1867 : La première assemblée des évêques anglicans à Lambeth insiste sur la prière pour l'unité, dans l'introduction à ses résolutions.

1894 : Le Pape Léon XIII encourage la pratique de l'Octave de la Prière pour l'unité dans le contexte de la Pentecôte.

1908 : Célébration de «l'Octave pour l'unité de l’Eglise» à l'initiative du Révérend Père Paul Wattson.

1926 : Le Mouvement «Foi et Constitution» commence la publication de ‘Suggestions pour une Octave de prière pour l'unité des chrétiens’.

1935 : En France, l'abbé Paul Couturier se fait l'avocat de la «Semaine universelle de prière pour l'unité des chrétiens sur la base d'une prière conçue pour l'unité que veut le Christ, par les moyens qu'Il veut».

1958 : Le Centre «Unité chrétienne» de Lyon (France) commence à préparer le thème pour la Semaine de prière en collaboration avec la Commission «Foi et Constitution» du Conseil œcuménique des Eglises.

1964 : A Jérusalem, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras Ier récitent ensemble la prière du Christ «que tous soient un» (Jn 17).

1964 : Le Décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II souligne que la prière est l'âme du mouvement œcuménique, et encourage la pratique de la Semaine de Prière.

1966 : La Commission«Foi et Constitution» et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens (aujourd’hui Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens) de l'Eglise catholique décident de préparer ensemble le texte pour la Semaine de Prière de chaque année.

1968 : Pour la première fois, la Semaine de prière est célébrée sur la base des textes élaborés en collaboration par «Foi et Constitution» et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens (aujourd’hui Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens).

1975 : Première célébration de la Semaine de prière à partir de textes préparés sur la base d’un projet proposé par un groupe œcuménique local. Ce nouveau mode d’élaboration des textes est inauguré par un groupe œcuménique d’Australie.

1988 : Les textes de la Semaine de prière sont utilisés pour la célébration inaugurale de la Fédération chrétienne de Malaisie rassemblant les principaux groupes chrétiens de ce pays.

1994 : Le groupe international ayant préparé les textes pour 1996 comptait entre autre des représentants de la YMCA et de la YWCA.

2004 : Accord entre Foi et Constitution (Conseil œcuménique des Eglises) et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (Eglise catholique) pour que le livret de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens soit officiellement conjointement publié et présenté sous un même format.

2008 : Célébration du centenaire de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (l’Octave pour l’unité de l’Eglise, son prédécesseur, fut célébrée pour la première fois en 1908).

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La semaine de l’Unité dans le Diocèse d’Evreux

Cette semaine nous prions pour:

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Les Gens du Livre
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 21:59

Logo-Diaconia2013 


Plus de 200 délégués des diocèses et des mouvements de toute la France se sont réunis aujourd’hui Chez les Orphelins Apprentis d’Auteuil  à Paris pour faire un point d’étape et engager la suite et en particulier le grand rassemblement à Lourdes de l’Ascension 2013. L’originalité de notre démarche c’est qu’à toutes les étapes les pauvres et les exclus eux-mêmes sont associés à la préparation et à la réalisation…
 C’était, bien entendu,  le cas aujourd’hui. Voici le commentaire de l’Evangile (Jésus à la Synagogue de Nazareth ) qu’a fait lors du temps de prière de lancement de la journée le Groupe de Parole des « Pauvres » : 

« Dans les évangiles, on voit que Jésus a toujours été proche des rejetés... Tous ceux qu'on excluait. Ceux qui n’avaient pas le droit d'aller au temple, ceux qui étaient en marge. Ceux que les autres considéraient comme impurs. »
« Beaucoup de personnes ne vont plus à l'église parce qu'elles ne se sentent pas accueillies. Diaconia 2013 doit remettre au centre, les pauvres. L'Eglise ce n'est pas que les bâtiments, il faut démolir les murs pour les élargir. En élargissant les murs ceux qui étaient exclus retrouvent leur place »
« Quand je vois un prisonnier, il est prisonnier. Un aveugle, il est aveugle. Tout le monde a ses souffrances, ceux qui ont de l'argent, comme ceux qui n'en ont pas. Mais c'est pas vrai qu'ils ont la même vie que nous. Dormir dans la rue. Avoir peur quand on attend un enfant que l'assistance sociale vienne pour le prendre et le placer. Avoir la honte parce qu'on est humilié par le regard. Tout le monde ne le vit pas. Tout le monde n'est pas pauvre .
La victoire des riches, c'est qu'ils ont convaincus les pauvres que tout le monde est pauvre. A une réunion de préparation de Diaconia, quelqu'un a dit « Si on parle des pauvres à Lourdes, les gens dans mon milieu ne viendront pas. » Alors pourquoi on veut se réunir ? »
« On est plein de peurs,
Il faut quitter nos peurs. Parce que la peur nous retient, nous contracte, nous empêche, nous bloque...
Pour que ces peurs tombent, il faut qu'on se rencontre , les riches et pauvres et qu'on donne la parole à tout le monde. »
« Il faudrait que tous puissent entendre la Parole. Elle n'est pas réservée à une élite. La Parole, elle est universelle, donc c’est pour tout le monde. Par nos actions et nos actes, c'est nous qui faisons que les barrières tombent. »
« La diaconie de Jésus, c'est traduire en action son amour pour l'humanité. »
« Il a beaucoup de chemin à faire.
Diaconia 2013 peut être un moment de vérité, que l'Eglise mette tout sur la table, qu'on dise la vérité pour avoir de nouvelles bases pour avancer » »

http://diaconia2013.fr/

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 13:53

 

gaillot 

Le 13 Janvier 1995, Jean Paul II retirait à Jacques Gaillot le charge du diocèse d'Evreux. Il le nommait à Partenia, diocèse disparu sous les sables du Sahara depuis le 5 ème siècle. Voici l’homélie – pleine de joie et d’espérance que Jacques Gaillot a prononcée le jour de son départ, le 22 janvier 1995 en la cathédrale d’Evreux :

 

« J'ai bonheur de voir votre assemblée composée des femmes et des hommes les plus divers. Par vos couleurs, par vos dons variés, vous enchantez ma vie.

Merci à toutes les personnes âgées et aux malades qui m'ont transmis l'assurance de leurs prières, merci aux enfants qui m'ont offert un dessin.

Merci aux prêtres et aux diacres d'Evreux qui m'ont assisté et supporté.

Merci aux évêques de leur présence.

Merci à ceux qui m'ont adressé souvent - et jusqu'à ces derniers jours - de multiples mots d'amitié. Mon bureau déborde du fleuve de vos lettres.

Quelles grâces pour moi d'être accompagné de toutes ces bontés de votre cœur.

Quand je suis venu parmi vous il y a 12 ans, la cathédrale arrivait à contenir les chrétiens rassemblés. Au moment de vous quitter, la cathédrale ne peut plus accueillir tous ceux qui viennent de loin. La foule immense est dehors. Croyants ou non. Merci aussi à ceux qui ne croient pas, d'être là.

La vigilance critique des non-croyants est vitale: elle tient en éveil la conscience évangélique des chrétiens. Réjouissons-nous de la diversité de notre assemblée.

Nous avons besoin les uns des autres pour vivre de manière créatrice.

Nous voici rassemblés pour ouvrir le livre de la Vie.

La Parole de Dieu est lumière pour la route. Parole qui guérit et libère les cœurs de ceux qui sont blessés. N'ayons pas de haine, pas de violence en nous. Notre cœur n'est pas fait pour haïr.

Que la terre tremble au Japon, que les hommes s'entre-déchirent en Tchétchénie, que des jeunes sans travail errent dans les nuits fauves des banlieues, suffit à la détresse de Dieu.
Ne pleurez pas. Ne prenez pas le deuil. Ce jour est un jour de fête et de joie. La vague de confiance et de solidarité surgie parmi les gens les plus divers est devenue une rumeur d'espérance. L'événement qui s'est passé est révélateur des aspirations profondes qui sont en attente dans la société comme dans l'Eglise. Aspiration à la liberté de parole, au droit à la différence, au respect de la dignité de chacun, à la démocratie. Ce sont des valeurs que beaucoup réclament et attendent, car bien souvent les responsables agissent et décident sans tenir compte des gens. L'Apôtre Paul invite chacun à prendre sa part de responsabilité.

Le Corps du Christ c'est le peuple de Dieu, ici, à Evreux et partout. Ce sont tous les croyants, toutes les communautés venues de loin pour être à cette heure le Peuple de Dieu rassemblé pour l'Eucharistie, pour l'Action de grâce. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu forme un tout que rien ne doit rompre, ni personne, ni ici, ni ailleurs. "Soyez un, nous redit Jésus, pour que le monde croie que tu m'as envoyé." (Jean ch. 17 - V.21)

Le Corps du Christ n'existe pas encore dans sa plénitude tant qu'il subsiste des murs entre les hommes, et plus encore entre les chrétiens, tant que tous "désaltérés par l'Unique Esprit" ne bénéficieront pas d'une vraie reconnaissance dans l'amour fraternel. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu que vous représentez en ce moment est un lieu de compassion et de partage de toute chose. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance, si un membre est à l'honneur, tous se partagent sa joie.

Tous ici présents, donnez un avenir au Peuple de Dieu. C'est vous le Corps du Christ. Chacun pour notre part, nous sommes les membres de ce Corps. Chacun à votre place, quelle qu'elle soit, nous en sommes responsables. Et cette responsabilité du Peuple de Dieu c'est sa Mission. L'Evangile de Luc nous rappelle que c'est la Mission du Christ lui-même et qu'elle lui vient de Dieu.

Cette mission n'appartient à personne. Et nul ne peut l'accaparer et s'en dire propriétaire. Chaque baptisé en est porteur, dans la communion de l'Esprit Saint.

Cette mission n'a pas changé depuis le jour où, s'appuyant sur la prophétie d'Isaïe, Jésus l'a définie une fois pour toutes:

 

L'Esprit du Seigneur est sur moi

Parce que le Seigneur m'a consacré par l'Onction

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres

Il m'a envoyé annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres

Il m'a envoyé annoncer aux aveugles qu'ils verront la lumière

Il m'a envoyé apporter aux opprimés la libération et annoncer une année de bienfaits accordés par le Seigneur .

 

Cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Elle s'accomplit si nous la proclamons au pluriel et au présent. Le Seigneur nous envoie - vous et moi - sur les chemins différents qui sont et vont être les nôtres. Le Seigneur nous envoie aujourd'hui partout à la rencontre des femmes et des hommes pour la même annonce du bonheur.

Ce que j'ai vécu avec vous ici dans ce diocèse d'Evreux, ce que j'ai vécu ailleurs dans toutes sortes de circonstances et d'occasions, me montre clairement que ces paroles du Christ sont le seul chemin de la Mission, que tout chrétien, toute communauté, toute Eglise qui ne prend pas, d'abord, avant tout, les chemins de la détresse des hommes n'a aucune chance d'être entendu comme porteur d'une Bonne Nouvelle.

Que tout homme, toute communauté, toute Eglise qui ne se fait pas d'abord, avant tout, fraternelle avec tout homme, ne pourra pas trouver le chemin de son cœur, l'endroit secret où peut être accueillie cette Bonne Nouvelle.

Pour ma part, en communion avec l'Eglise, je continuerai mon chemin pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. L'Evangile est un message de liberté et d'amour. Annoncer Dieu aujourd'hui, c'est défendre la liberté de l'homme quel qu'il soit. La liberté de devenir vraiment homme, c'est aussi vivre de solidarité, être en particulier la voix des sans-voix. Le Corps du Christ n'est pas achevé, il se construit. Donnons-lui un avenir, chacun à notre manière, dans le respect des personnes, dans la liberté de conscience et d'expression, dans l'ouverture au monde qui cherche lui-même les chemins de son avenir.

Chacun d'entre nous est une petite cellule: nécessaire à sa vie. Qu'elle se sente meurtrie, abîmée, exclue et c'est le corps tout entier qui souffre. Accompagnons le fraternellement, sans peur, sur ces chemins souvent nouveaux et inquiétants pour nous, mais tellement passionnants et porteurs d'Espérance. La Mission continue. Elle non plus n'est pas à son terme. Donnons-lui un avenir, chacun selon sa vocation, selon les événements, chacun selon ses dons.

Mission de plus en plus fraternelle. Mission fidèle à l'attention pour celui que Jésus accueille en priorité: le plus petit d'entre les siens.

Jésus est le pauvre, l'exclu dans lequel nous nous retrouvons. C'est en lui paradoxalement que s'ouvre l'avenir, que s'enracine l'Espérance. L'Eglise doit être l'Eglise des exclus et pas de l'exclusion. Le Christ a connu, dans sa chair, ce chemin:

Celui de l'abandon, de la condamnation injuste, de l'exclusion.

Celui de la résurrection où les portes de l'Espérance se sont ouvertes tout grand sur le monde pour des heures de joie, de tendresse, pour la paix possible, pour l'Espérance jamais vaincue.

Cette vague de confiance et de solidarité qui s'est formée aujourd'hui ne doit pas retomber.

On ne peut rester les bras croisés.

Quand un peuple prend la parole, des chemins nouveaux s'ouvrent. Des initiatives se prennent.

Quand un peuple prend la parole, il n'y a plus de peur ni de crainte, mais des énergies neuves qui se déploient partout. »

 

Jacques GAILLOT

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 20:32

  ATD Quart Monde

 

 « LÀ OÙ DES HOMMES SONT CONDAMNÉS
À VIVRE DANS LA MISÈRE,
LES DROITS DE L'HOMME SONT VIOLÉS.
S'UNIR POUR LES FAIRE RESPECTER EST UN DEVOIR SACRÉ ».

Joseph WREZINSKI, Fondateur d’ATD Quart Monde

 

CONSTRUIRE LA SOCIÉTÉ AVEC TOUS

 

Les membres du Mouvement ATD Quart Monde ne peuvent concevoir leur avenir individuel et collectif indépendamment de celui des populations que la misère exclut en France et partout dans le monde. C'est pourquoi, en vue des élections présidentielles de 2012, ATD Quart Monde interpelle les différents partis politiques français sur la façon dont ils comptent traiter les questions soulevées par les personnes vivant dans la grande précarité et par celles qui leur sont solidaires concernant les principes républicains de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Face à la progression actuelle des intolérances et du totalitarisme de l'argent, la précarité se durcit, la défiance grandit et notre démocratie est en danger. Elle doit être revivifiée. Pour cela, elle a besoin de la réflexion des milieux modestes et très démunis qui souhaitent participer, mais font l'expérience quotidienne du déni de justice et des droits de l'homme, du déni de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Précisons que l'exclusion sociale est une réalité mondiale et que nous savons que les politiques visant à faire respecter l'ÉGALE DIGNITÉ de chacun ne peuvent pas aboutir à l'échelle d'un seul pays et en aucun cas sur la base de la préférence nationale. Depuis toujours, des populations immigrées ou déplacées rejoignent en grande partie les lieux de pauvreté des pays où elles arrivent, y subissant le même dénuement et le même rejet que ceux qui y résident déjà. Ce fut précisément le cas du fondateur d'ATD Quart Monde, Joseph Wresinski, né d'un père polonais et d'une mère espagnole immigrés, venus échouer dans un quartier déshérité d'Angers. Les politiques d'accès de tous aux droits et devoirs de tous exigent donc une concertation approfondie entre les pays et les peuples. Elles nécessitent notamment que soit renforcée l'Europe, non seulement dans son rêve de supprimer les frontières physiques, mais dans ses aspirations à abolir les frontières sociales. Elles nécessitent que soient renforcées les Nations Unies dans leur ambition de faire face aux défis du monde, en particulier celui de l'éradication de la misère.

[….]

 

Télécharger la lettre ouverte d’ATD Quart Monde.

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 20:15

Peu de choses ont changé en deux ans. Nombreux sont ceux qui vivent dans des camps de fortune sans travail, sans ressources dans des villes en ruines et dans des conditions d'hygiène invraisemblables ! Pourtant des associations et des Haïtiens se mobilisent et la vie, l'espoir gagnent peu à peu. Voici le témoignage de Caritas et du secours Catholique sur place :

 


Haïti 2 par DChautard

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 16:37

photogroupe 

 

Le réseau « séparés-divorcés-remariés » de la Mission de France a rendu public jeudi 15 décembre un long dossier sur les divorcés-remariés. fruit de l’analyse de 25 récits de personnes séparées, divorcées ou divorcées-remariées, il a vocation « à ouvrir des chemins de vie pour les personnes séparées, divorcées ou remariées ainsi que pour les personnes qui les accompagnent ».

« Nous constatons que ce qui met souvent en échec les couples et les familles aujourd’hui est un véritable rouleau compresseur », relèvent d’emblée les rédacteurs de ce dossier qui appellent notamment à « créer des espaces d’écoute et de partage pour permettre aux personnes en souffrance de se reconstruire ».

« Contrairement à ce que l’on entend souvent dire aujourd’hui, la décision de divorcer ne se prend pas à la légère, pour des raisons futiles ou sur un coup de tête », insistent-ils avant de s’interroger : « Comment l’Église pourrait-elle être plus accueillante à ces personnes en souffrance comme elle sait l’être avec d’autres en situation d’épreuve ? »

Pour un meilleur accueil des divorcés dans l’Église

Le dossier met en évidence les difficultés nées du jugement négatif porté sur le divorce. « Certains prêtres vont jusqu’à durcir la loi en vigueur : plusieurs récits évoquent le refus de prêtres de donner le sacrement de réconciliation à une personne divorcée célibataire », relève le dossier.

Le dossier insiste d’ailleurs sur les implications du divorce sur la vie de foi des personnes. Il note d’ailleurs que, sur les 35 récits reçus, trois « viennent de personnes qui ont découvert la foi à travers l’épreuve du divorce ».

Outre des pistes pour un meilleur accueil des divorcés dans l’Église, la Mission de France invite aussi à « réfléchir dans quelles conditions il est possible de penser à des formes de célébration d’engagement de couple à l’Église autres que la célébration sacramentelle, à un accès des divorcés remariés aux sacrements, spécialement ceux de la réconciliation et de l’eucharistie, à la possibilité du baptême pour les personnes mariées avec un divorcé chrétien, à une nouvelle approche de la théologie et de la pastorale du sacrement de mariage ».

Depuis 2009, le réseau « séparés-divorcés-remariés » de la Mission de France rassemble, en lien à la fois avec l’évêque de la Mission de France et avec celui de leur diocèse d’insertion, des membres de la Mission de France engagés, à titre individuel ou en groupe, dans l’accueil des personnes divorcées ou divorcées-remariées. Ils souhaitent ainsi pour partager leurs expériences et leurs pratiques, et contribuer ainsi à la réflexion de l’Église.

N. S.  

 

 

Le réseau Séparés, divorcés et divorcés-remariés de la Communauté Mission de France

 

Lien à la source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Passeurs d'espoirs
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