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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 08:08

Le chemin de la « sainteté » : un « pèlerinage » !

“Je marcherai, je marcherai sous le soleil trop lourd,

sous la pluie à verse et dans la tourmente.

En marchant,le soleil réchauffera mon coeur de pierre,

la pluie fera de mes déserts, un jardin.

À force d ´user mes chaussures, j´userai mes habitudes.

Je marcherai, et ma marche sera démarche.

J´irai moins au bout de la route qu´au bout de moi-même.

Je serai pèlerin.

Je ne partirai pas seulement en voyage,

Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage”

Jean Debruynne




Tout au long de ces diverses méditations, Jean Debruynne, en homme de foi, en bon éducateur nous dit :”OUVREZ” vous coeurs, vos vies pour faire un passage. Pour chaque page de l´Evangile,  il a un mot, une expression, une invitation, voire même une provocation qui lance le pic d´une pioche pour casser la carapace de nos coeurs et laisser entrer le Christ qui se fait en nous Parole, Lumière, Vie.

Ce passage, loin de nous rendre dépendants, nous libère.

Jean Debruynne a cette conviction profonde que Jésus-Christ nous connaît et nous aime.

Petit à petit, en laissant passer ce Christ en nous, nous devenons lui-même:

Lui, la lumière, nous fait lumière;

Lui, la Route, nous fait route;

Lui, La Porte, nous fait porte;

Lui,la Paix, nous fait paix;

Lui, La Vie, nous fait vie…

Nous sommes là, au cœur  même de notre foi

Le Christ nous fait confiance. Il met sa foi en  nous. Il nous sait capables de faire tomber les murs qui sont en nous, d´ouvrir les barrières, de brûler les épines, de briser les verrous. C´est tout être et tout l´être qui est vivant, qui se met debout, qui marche et grandit.

Dans tous ses écrits, méditations, poèmes, commentaires et chansons, Jean Debruynne proclame et chante notre humanité qui est appelée à s´harmoniser à celle de Jésus

Jean-Claude MONTE
Aumônier Général des Guides de France

http://saintsynode.unblog.fr/2008/10/12/jean-debruynne-ouvrez-textes-de-reflexion-et-de-meditation/

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 09:31

Prends le temps !

« Si tu vas au bout du monde, tu trouveras la trace de Dieu ;
Si tu vas au fond de toi, tu trouveras Dieu lui-même… » (Madeleine Delbrel)

Prends le temps de travailler, c'est le prix du succès.
Mais bienheureux es-tu si tu es capable de te reposer et de dormir sans chercher d'excuses : tu seras un sage.

Prends le temps de jouer, c'est le secret de l'éternelle jeunesse.
Ainsi tu sauras apprivoiser l'autre et tu découvriras que l'essentiel est invisible pour les yeux.

Prends le temps de penser, c'est la source de l'action.
Car bienheureux si tu sais distinguer une montagne d'une taupinière : il te sera épargné bien des tracas.

Prends le temps d'aimer et d'être aimé, c'est une grâce de Dieu.
Et tu découvriras que l'amour est la seule chose qui grandit alors même qu’elle est partagée.

Prends le temps de rire, c'est la musique de l'âme.
Et si tu sais rire de toi-même, tu n'as pas fini de t'amuser.

Prends le temps de te faire des amis, c'est la voie du bonheur.
Si tu sais admirer le sourire de l'autre et oublier ses grimaces, ta route sera ensoleillée.

Prends le temps de donner, la vie est trop courte pour être égoïste.
Et si tu t'appauvris pour aider les autres, tu accumuleras des richesses au plus profond de ton cœur.

Prends le temps de lire, c'est le chemin de l’humilité.
Et si tu sais te taire et écouter, tu en apprendras des choses nouvelles !

Prends le temps de prier, c'est notre plus grande force sur la terre.
Tu seras heureux si tu sais reconnaître le Seigneur en tous ceux que tu rencontres :
Tu trouveras la vraie lumière, tu trouveras la vraie sagesse.

Alors oui, tu seras « enthousiaste » : habité par Dieu !

 

D’après les « Petites Béatitudes de Joseph Folliet »

 

http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/beatitudes.htm

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Refaire le Monde
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 11:12

À celle qui est...

Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas.

Alors il faut prendre son courage à deux mains.

Et s'adresser directement à celle qui est au-dessus de tout.

Être hardi. Une fois.

S'adresser hardiment à celle qui est infiniment belle.

Parce qu'aussi elle est infiniment bonne.

 

À celle qui intercède.

La seule qui puisse parler de l'autorité d'une mère.

S'adresser hardiment à celle qui est infiniment pure.

Parce qu'aussi elle est infiniment douce.

(...)

À celle qui est infiniment riche.

Parce qu'aussi elle est infiniment pauvre.

 

À celle qui est infiniment haute.

Parce qu'aussi elle est infiniment descendante.

 

À celle qui est infiniment grande.

Parce qu'aussi elle est infiniment petite.

Infiniment humble.

Une jeune mère.

 

À celle qui est infiniment jeune.

Parce qu'aussi elle est infiniment mère.

(...)

À celle qui est infiniment joyeuse.

Parce qu'aussi elle est infiniment douloureuse.

(...)

À celle qui est infiniment touchante.

Parce qu'aussi elle est infiniment touchée.

 

À celle qui est toute Grandeur et toute Foi.

Parce qu'aussi elle est toute Charité.

(...)

À celle qui est Marie.

Parce qu'elle est pleine de grâce.

 

À celle qui est pleine de grâce.

Parce qu'elle est avec nous.

 

À celle qui est avec nous.

Parce que le Seigneur est avec elle.

 

Charles Péguy
(Le Porche du Mystère de la Deuxième Vertu, extraits.)

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 09:18



Dimanche 6 juillet pour remercier Jésus et la Vierge Marie de sa libération. Après sa prière, Ingrid Betancourt s'est confiée à Pèlerin pour dire comment sa foi s'est manifestée dans les moments les plus douloureux de sa captivité.

Ingrid Betancourt (au premier rang, deuxième à partir de la gauche), sa mère (au premier rang, première à partir de la gauche), Yolanda Pulecio et onze militaires colombiens prient à l'arrivée à l'aéroport militaire.

C’était dimanche 6 juillet, au soir, à l’issue de la messe de 22 heures célébrée en la basilique du Sacré-Coeur qui domine Paris du haut de la butte Montmartre. Ingrid avait tenu à faire ce pèlerinage avec ses proches : ses enfants Mélanie et Lorenzo, sa mère Yolanda, sa sœur Astrid, et quelques autres. Parce qu’elle voulait tenir une promesse faite durant sa captivité : remercier d’abord et avant tout Jésus et la Vierge Marie de lui avoir rendu sa liberté.

C’est dans la chapelle située derrière le chœur de la basilique qu’elle et sa famille ont prié. Malgré l’heure tardive et la fatigue, Ingrid a accepté de se confier aux lecteurs de Pèlerin, pendant plus d’une demi-heure. Elle a dit la foi qui l’a soutenue dans l’épreuve, son amour pour Jésus et Marie, ses lectures de la Bible et de l’Evangile qui lui ont donné
la force de ne pas céder à la haine contre ses geôliers.

Votre premier geste de femme libre a été un signe de croix, votre premier mot a été pour remercier Dieu et la Vierge Marie. Pourquoi avez-vous éprouvé ce besoin ?

Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.

Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Bénis ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur.

Bien sûr, je reconnais que lorsque l’ennemi est atroce, c’est difficile d’être fidèle à cette parole. Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer «Bénis ton ennemi» –alors que j’avais envie de dire tout le contraire– c’était magique, il y avait comme une espèce de… de soulagement. Et l’horreur disparaissait, tout simplement. Des choses comme celle-là, je pourrais vous en raconter des jours durant. Je sais, je sens, qu’il y a eu une transformation en moi et cette transformation, je la dois à ce contact, à cette capacité d’écoute de ce que Dieu voulait pour moi. Ce fut un dialogue constant avec Dieu à travers l’Evangile !

Cette foi qui vous a porté durant toutes ces années était-elle là dès le premier jour ? Y a-t-il eu un événement spécial ? Une pensée particulière qui vous a tournée vers Dieu ?

Je vais vous raconter une histoire en deux temps, qui me ferait presque rire tant je me souviens parfaitement de ces épisodes. Au début de ma captivité, je me suis dit : «Bon, tu vas passer des mois et des mois ici, alors autant lire la Bible», que je ne connaissais pas. En l’ouvrant, je tombe sur les épîtres de saint Paul. Je le cite de mémoire, c’est à peu près cela : «Tu peux solliciter ce que tu veux, de toute façon le Saint-Esprit sollicitera mieux car il sait mieux que toi ce dont tu as besoin.» Quand j’ai lu ça, je me suis écriée : «Mon Dieu, c’est bien, mais ce que je veux, moi je le sais, c’est être libre !» Six ans après, en relisant la même épître, j’ai enfin compris : «Heureusement que le Saint-Esprit est là pour prier pour moi, car je suis incapable de demander ce qu’il faut.» Voilà…

Et cette foi ne vous a pas quittée ? N’avez-vous jamais ressenti des moments d’abandon, de solitude ?

La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père. Je lui disais : «Pourquoi m’as-tu fait ça alors que tu sais que je t’adore ? Pourquoi me punis-tu ?» Et puis j’ai compris qu’il fallait Le remercier de l’avoir pris, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors oui, je peux dire que ma foi a continuellement grandi.

C’est curieux, mais c’était comme si des choses se passaient pour que j’en comprenne d’autres. Il faut que je vous raconte ma découverte de Marie. Papa avait une grande dévotion pour la Vierge alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. Disons que ce n’était pas vraiment l’image d’une femme qui me faisait rêver.

Et puis, en captivité, j'ai relu les Evangiles et je suis tombée en admiration devant elle. Sans doute parce que pour comprendre la Vierge, il faut avoir vécu, acquis une certaine maturité. Et je commence à trouver vraiment sensationnelle cette jeune fille qui accepte d’avoir un enfant alors qu’elle avait un plan de vie totalement différent. Elle court tous les risques. Pour beaucoup de chrétiens, ce sont des choses bien connues, mais pour moi, c’était une découverte. Je découvre une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour…

Je vais vous dire : je suis tombée, comme disent les Canadiens, en amour devant Marie en lisant l’évangile de saint Jean, lorsqu’il raconte les noces de Cana. Je trouve ce dialogue entre Marie et Jésus extraordinaire. Cette complicité entre eux, c’est génial. Malgré toutes les raisons que Jésus oppose à sa mère, elle sait déjà qu’il va faire ce qu’elle veut, qu’il transformera l’eau en vin des noces par amour pour elle. En lisant ce passage, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma relation avec mon fils, Lorenzo.

Vous avez tenu à venir, ce soir, à la basilique du Sacré-Cœur. Quel sens donnez-vous à ce pèlerinage ?

Pendant près de sept ans, j’ai fait beaucoup de promesses à la Vierge et je vais vous raconter une chose d’une importance particulière pour moi. Le 1er juin, j’écoutais Radio Catolica Mundial et j’apprends que le mois de juin est celui où l’on célèbre le Sacré-Cœur. Or, la dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur. Papa m’a alors pris la main, a regardé l’image et a demandé : « Sacré-Cœur, prends soin de mon cœur, prends soin de mon enfant. » Aussi, quand j’ai entendu parler du Sacré-Cœur à la radio, j’ai aussitôt tendu l’oreille.

Sur l’instant, je n’ai pas bien saisi l’histoire de sainte Marguerite-Marie –en fait, je viens juste d’apprendre son nom. Mais j’ai compris que si, comme elle, on se dévouait au Sacré-Cœur, on recevait des bénédictions. Je me souviens d’une bénédiction, en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir. Alors, j’ai fait cette prière : « Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement “se consacrer au Sacré-Cœur”, mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi. » Et le 27 juin, un commandant de la guérilla rentre au campement et nous ordonne de préparer nos affaires, car peut-être l’un d’entre nous va être libéré. Quand il a parlé, j’ai pensé : « Voilà ! Il est au rendez-vous. » Ma libération s’est déroulée de manière très différente, mais
le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle.

Extrait de l'interview intégrale d'Ingrid Betancourt dans Pèlerin n°6554, en kiosque dès le 10 juillet.

 

Propos recueillis par Antoine d'Abbundo et Vincent Cabanac

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Refaire le Monde
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 13:41



Eric LADON est né en Février 1967 à Vernon,

Son père est décédé en 2000;

Sa mère habite Evreux.

Titulaire du Bac G2 (aujourd’hui on appelle ça Bac STT),
avant d’entrer pour près de 14 ans dans la vie professionnelle, avec passage par le service militaire.
Rencontre avec Mgr David, et invitation à entrer au séminaire,
démission de son travail en juin 2002, pour la rentrée scolaire qui suivra.
Parcours de formation au Séminaire St Sulpice d’Issy-les-Moulineaux ;
5 ans avec trois insertions pastorales différentes….

 Voici son témoignage :

"A travers les gens que j’ai rencontrés pendant mon expérience professionnelle, j’ai discerné une attente spirituelle vive mais qui ne disait pas son nom, et une quête de sens qui ne se dément pas aujourd’hui. Ce constat a contribué à me mettre en route. C’est lentement que s’est creusé en moi le désir d’être prêtre. Des rencontres avec des jeunes prêtres ont été décisives dans ma démarche de réponse à cet appel.

Dans notre société, je crois utile de rappeler que droits et devoirs vont ensemble. C’est ainsi que les gens de bonne volonté peuvent apprendre toujours mieux à vivre ensemble et faire des différences de chacun, un atout pour tous. J’aimerais aussi dire que Dieu nous veut heureux, et que le bonheur, c’est possible mais ça s’apprend. J’ai envie de familiariser les chrétiens avec la Parole de Dieu, car « elle est vivante et efficace ». Jésus le Christ, Parole de Dieu incarnée, nous montre le chemin de ce bonheur, et par Sa Mort et Sa Résurrection, Il nous conduit à la Vie éternelle.
Pour mon avenir, j’espère être un bon serviteur de Jésus-Christ, le Bon Pasteur.Je vais recevoir la portion du Peuple de Dieu qui me sera confié et auquel je serai envoyé.
Je ne peux pas encore dire comment sera mon ministère presbytéral car le Peuple de Dieu contribue à façonner le pasteur qui lui est donné.
Un point qui m’est cher est que la vie de chacun a un sens. J’espère pouvoir aider les personnes à découvrir, ou grandir dans la conscience, que, dans notre vie, la source, la bonne référence, c’est quelqu’un : Jésus Christ !
Par rapport à l’expérience de mon diaconat je garde le désir de familiariser toujours davantage les personnes avec la Parole de Dieu.
Devenir prêtre va m’amener, entre autre, à présider l’Eucharistie pour une communauté. Ce sacrement, « source et sommet de notre vie chrétienne », nous dépasse infiniment.
Le Christ se donne par nos mains pour son Peuple. Echange prodigieux d’amour et de vie, c’est un événement qui appelle encore à un chemin d’humilité."

…..

 

Soyez les bienvenus à la cathédrale d’Evreux le 29 juin à 15h30 pour mon ordination,
Et ensemble rendons grâce à Dieu pour son Amour et sa Miséricorde toujours"

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 13:34









En ce jour de "fête de la musique", voici une belle "invitation" de Madeleine Delbrel :



Seigneur, fais-nous vivre notre vie,
Non comme un jeu d'échecs où tout est calculé,
Non comme un match où tout est difficile,
Non comme un théorème qui nous casse la tête,
Mais comme une fête sans fin où ta rencontre
se renouvelle.
Comme un bal,
Comme une danse,
Entre les bras de ta grâce,
Dans la musique universelle de l'amour



Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Communauté spirituelle
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 17:03

Saint Jean-François Régis
1597-1640
Apôtre du Vivarais et du Velay

 

Jean-François Régis est né à Fontcouverte dans l'Aude près de Narbonne, le 31 janvier 1597, dans une famille de nobles ruraux assez aisés et profondément chrétiens. Il commence des études au Collège des Jésuites de Béziers. Il est apprécié pour son travail et son esprit de bonne camaraderie. Il devient membre de la Congrégation de la Sainte Vierge.

Jean-François Régis entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Toulouse en décembre 1616. Après ses premiers vœux en 1618, il poursuit la longue formation des Jésuites, coupée par des périodes où il se rend à Cahors, à Tournon (de 1622 à 1625), au Puy et à Auch. En 1624, les Jésuites du Collège de Tournon envoyèrent deux religieux pour aider le curé d'Andance. Le plus jeune qui était alors encore élève, se nommait Jean-François Régis. Andance fut donc le lieu de sa première Mission. En souvenir, la Confrérie du Saint Sacrement créée par Jean-François Régis fit édifier un porche de quatre colonnes où figure la statue du Saint, devant la porte de l'église.

Ses études théologiques terminées à Toulouse il est ordonné prêtre en mai 1630.

Après les sanglantes guerres de religion, c'est l'époque de la Contre-réforme: les évêques envoient à travers leurs diocèses des "missionnaires" chargés moins de convertir les Protestants irréductibles que de ranimer la foi catholique dans les campagnes mise à mal par les calvinistes. Humble et chaleureux, il gagna rapidement les cœurs des habitants.

En 1632, il est envoyé à Montpellier comme missionnaire, il y prêche beaucoup et s'occupe des pauvres, il se rend à Sommières et aux environs. En 1634, il est mis à disposition de l'évêque de Viviers, Monseigneur de la Baume de Suze, dans la visite de son diocèse. Il va de village en village, préparant la venue de l'évêque. C'est dans les rudes montagnes des Boutières qu'il montre particulièrement ses qualités de missionnaire "vivant à l'évangélique".

Jean-François Régis, par son humilité et sa flamme, sa grande bonté et sa parole, sait gagner le coeur des populations simples et farouches des Boutières et des hauts plateaux du Vivarais et du Velay.Jean-François  Régis remporta un immense succès , sans doute parcequ'il parlait et comprenait, en tant que languedocien, la langue de ses auditeurs.

……

Pendant quatre hivers, François Régis visite de nombreux villages des montagnes du Vivarais et du Velay. Il fait la route à pied, loge chez les paysans, prêche dans les églises et à la croisée des chemins. Il est attentif aux besoins spirituels et matériels de tous. On l'appelait le "Saint Père".

Il meurt d’épuisement, de froid et des suites d’une pleurésie alors qu’il se donnait totalement à sa mission à La Louvesc le 31 décembre 1640. Il allait avoir 44 ans.

L'église mit le Père Jean-François Régis au rang des Bienheureux en 1716 et au rang des Saints (canonisé) en 1737. Il est le saint patron des Jésuites de la Province de France.

http://www.medarus.org/Ardeche/07celebr/07celTex/jfregis.html

 

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 21:34
Mardi 10 juin à 20h30 au presbytère de la Collégiale à Vernon (Eure) un groupe de chrétiens divorcés et divorcés remariés se met en route. J'aurai la responsabilité d'en être le prêtre référent. Voici, avec les animateurs dans quel état d'esprit nous allons faire route ensemble :

Depuis plus de quinze ans, Guy de Lachaux, prêtre du diocèse d'Évry, s'engage pour améliorer l'accueil des personnes divorcées dans l'Église catholique. Son dernier livre en témoigne

C’est un appel que Guy de Lachaux lance à son Église. Appel que ce prêtre du diocèse d’Évry a mûri depuis plus de quinze ans en accompagnant des personnes séparées, divorcées, et divorcées remariées. Dans son dernier ouvrage, Accueillir les divorcés. L’Évangile nous presse (1), il invite les communautés chrétiennes à se laisser toucher par la souffrance de ceux qui traversent l’échec de leur couple.

« Le divorce pose des questions bien réelles, face auxquelles il est difficile d’accepter que les réponses actuelles soient vraiment conformes à la volonté du Christ, plaide-t-il. C’est pourquoi il faut être réaliste : les divorcés lancent un défi à l’Église. »

Ce prêtre l’avoue avec simplicité, il a appris la « souffrance humaine » auprès des divorcés. « J’ai honte aujourd’hui de le dire, je ne pensais pas que le divorce pouvait engendrer une telle douleur, reconnaît-il. Je crois même avoir rarement vu des gens autant souffrir. » Sans jeter la pierre à son Église, « qui a beaucoup progressé dans la prise en compte de cette question depuis une quinzaine d’années », il pointe la « nécessité », « l’urgence » d’une mobilisation.

« Dans l’Église, nous parlons beaucoup d’accueil et nous avons raison, souligne-t-il. Mais combien de fois ai-je reçu des personnes qui disaient avoir eu l’impression de se faire éconduire. » Méconnaissance de leur situation, gêne, discours ambigu et variable selon les diocèses et les paroisses compliquent la chose… Partageant son expérience, Guy de Lachaux propose ici un parcours sous forme de fiches pratiques pour un accueil adapté. Chacune marque une étape dans un chemin de reconstruction : « Exprimer sa souffrance et l’apprivoiser », « Changer son regard », « Se sentir coupable », « Lâcher prise », « Se découvrir autre », « Pardonner, se pardonner »…

….

Un cheminement vers la réintégration sacramentelle ?

L’incompréhension, parfois la révolte, devant les règles canoniques, Guy de Lachaux les a entendues. Dans son livre, il propose d’ouvrir la possibilité d’une réintégration sacramentelle des divorcés remariés. Pas de n’importe quelle manière, mais après un cheminement humain et spirituel au bout duquel ce prêtre pense que l’on pourrait prendre « acte qu’une nouvelle union ne peut pas incarner à vie une infidélité au sacrement de mariage et donc couper de tout acte sacramentel ».

Dans le sillage de Mgr Armand Le Bourgeois et de Mgr Jean-Charles Thomas – qui a préfacé son ouvrage –, le P. de Lachaux plaide pour que la pratique de l’orthodoxie, qui n’a jamais été condamnée du côté catholique, soit examinée. Celle-ci prévoit, sous certaines conditions, la possibilité de bénir une deuxième voire une troisième union.

Sortir de la logique du tout ou rien

Pour Yves Lecorre, l’Église en viendra à de telles solutions, avec le temps. Mais la question demeure complexe : « Les évêques sont devant un paysage de plus en plus contrasté, en tension entre d’un côté ceux qui ne veulent rien bouger et de l’autre ceux qui célèbrent des quasi-remariages. J’admire le courage de Guy de Lachaux et sa lucidité. Il prend le risque d’aller de l’avant. Mais comment aider les évêques à faire l’unité et à exercer leur rôle de miséricorde, je ne vois pas très bien… »

Sortir de la logique du tout ou rien semble être le désir de nombreux chrétiens. Pour Yves Lecorre, la demande des divorcés remariés a d’ailleurs, elle aussi, évolué avec le temps. « Il y a une dizaine d’années, ils demandaient à l’Église de déclarer que leur premier mariage ne valait rien et que seul le second était le vrai. Aujourd’hui, ils lui disent : “J’ai été marié, c’est un échec douloureux, mais ne me fermez pas la porte à une présence dans le peuple chrétien par des règles que je ne comprends pas.” »

Ces propositions conduiront-elles à des débats, des échanges, voire à des changements ? Guy de Lachaux se veut confiant, « optimiste » même : « Les communautés chrétiennes sont beaucoup plus sensibilisées à ce sujet aujourd’hui, mais l’augmentation du nombre des divorcés rend pressante l’urgence de l’accueil. »

Et de rappeler que tous les synodes diocésains ont évoqué la question des divorcés et demandé que la position catholique soit revisitée. « Les choses bougent et dans le bon sens, conclut-il. Derrière la rigidité de façade de la hiérarchie, je sens chez les évêques une réflexion, un désir de trouver des solutions. »

(1) Editions de l’Atelier

Elodie MAUROT, La Croix du 11 avril 2008


http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2334827&rubId=4078

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Communauté spirituelle
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 18:05

Jeudi 17 avril, Claude DAGENS, Evêque d’Angoulême, a été élu à l’Académie Française dans le fauteuil de René REMOND.

 

Voici la mission qu’il reçoit, selon lui, de cette nouvelle « charge » :

« …Nous, chrétiens, devons comprendre que la foi chrétienne est porteuse d’une culture ouverte à tous, universelle. Nos églises sont ce lieu de culture. Quelle est cette culture ? D’abord une culture qui permet de prendre ses distances sur les rumeurs du monde. Quand on entre dans une église, on sait que les bruits du monde y sont comme amortis.
Ensuite, c’est un accueil sans condition, désintéressé. Tout être humain peut venir pour regarder, goûter le silence, prier.
Enfin, l’église n’est pas une maison comme les autres. Elle est habitée par une présence qui nous atteint. J’entre là dans le secret des cœurs et des consciences, et je rejoins ce que j’apprends par la littérature : le travail permanent du dialogue dans la culture, dans l’ouverture à ce qui nous dépasse, à l’invisible, une ouverture à l’éternité en elle, indépendamment des croyances religieuses. Cela passe par la poésie, le roman, la philosophie, la chanson. Je pense à René Girard, Michel Serres, Jean-Loup Dabadie…
Je voudrais que l’Eglise Catholique en France prenne davantage la mesure des conditions culturelles et spirituelles de sa mission. Nous mesurons les données économiques, sociales et politiques mais pas assez les conditions spirituelles et culturelles. J’espère infléchir dans ce sens le groupe de travail dont j’ai été chargé sur « Indifférence religieuse et visibilité de l’Eglise catholique ».



« J’espère être un homme de réconciliation des multiples traditions que je porte en moi »

 

Claude DAGENS

 

http://www.cef.fr/catho/actus/archives/2008/2008047biblio_claude_dagens.php

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Les Gens du Livre
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 16:27
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Nous sommes souvent distraits (pour nous protéger) ou bien accablés devant l’avalanche des mauvaises nouvelles aux informations radio-télévisées : guerres, accidents, violences, catastrophes…
Nous sommes à chaque fois affectés lorsque nous apprenons la maladie, le décès de l’un de nos proches ou d’une personne de notre entourage..
Nous sommes marqués, comme nos contemporains par la peur de l’avenir, la misère, le chômage ou la déprime ambiante..
Devant ce tableau sombre (qui n’est bien heureusement qu’une partie de la réalité !) nous sommes conduits à nous évader (le jeu, le rêve, ..) ou à nous « éclater » (la fête…)
La tentation est grande de nous « protéger », de nous « recroqueviller » : vivre dans l’instant, ne plus faire de projet, abandonner nos idéaux pour nous réfugier dans le confort ou la sécurité immédiats…
 
Cette année Pâques vient nous réveiller !
 
Le premier jour des fêtes Pascales :  jeudi Saint correspond en 2008 au premier jour du printemps et c’est tout un symbole !
C’est le jour où Jésus engage sa « Pâque », son « passage » et à la suite il subira son arrestation, son procès, sa condamnation à mort et le supplice de la croix… jusqu’au matin du troisième jour où il entrera dans sa « résurrection » !
Les Evangiles et la liturgie nous donnent d’approcher « l’invisible » : sous la carapace de l’hiver, sous les oripeaux de la mort, la vie est en train de percer et de naître :
Abandonné des siens, victime de la honte et des sarcasmes, alors qu’il s’engage « dans sa descente aux enfers » dans une grande humilité et un dénuement complet, Jésus révèle qu’il est « habité » : l’Esprit de Dieu, Souffle de Vie repose sur lui !
 
Face à la méchanceté et à la jalousie des hommes, face aux forces du mal, il est en apparence impuissant. Mais en réalité, tout ce qu’ont annoncé les prophètes et les écrits anciens est en train de « s’accomplir » :
Du fond de l’abîme, du creux de l’enfer, un tourbillon de vie, un torrent d’eau vive sont en train de surgir : « Voici l’Homme » !
La vie n’est pas prisonnière de la dégradation et des guenilles de la mort : Jésus est le « premier-né » d’une multitude.
Il ne sera jamais enfermé dans la mort et au tombeau. Aux femmes qui venaient embaumer son corps avec des aromates et du parfum, l’ange dira : « ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant ». « Il n’est pas ici, il vous précède en Galilée ».
Pâques est notre deuxième naissance, notre naissance définitive : une autre réalité, une vie nouvelle nous atteignent.
A qui veut bien l’accueillir la VIE est donnée en abondance : non pas le pouvoir sur les gens ou sur les éléments, NON, mais un message susurré à nos oreilles et à notre cœur : " rien de ce qui est donné n’est perdu, rien de ce que nous donnons de nous-mêmes ne peut disparaître".
« Vivre, c’est apprendre à aimer » disait l'Abbé Pierre
« Notre résurrection n’est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé » écrivait Paul Claudel (extrait de sa correspondance avec André Gide).
 
Joyeuses Fêtes de Pâques !
 
Denis Chautard 

(1)  Vitrail « Résurrection » de Gérard Hermet et Mireille Juteau des Ateliers Lorin de Chartres 1994
Collégiale de Vernon, Eure, Transept Gauche, Chapelle des Baptêmes 
 
 
 
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Refaire le Monde
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