Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 21:59

Logo-Diaconia2013 


Plus de 200 délégués des diocèses et des mouvements de toute la France se sont réunis aujourd’hui Chez les Orphelins Apprentis d’Auteuil  à Paris pour faire un point d’étape et engager la suite et en particulier le grand rassemblement à Lourdes de l’Ascension 2013. L’originalité de notre démarche c’est qu’à toutes les étapes les pauvres et les exclus eux-mêmes sont associés à la préparation et à la réalisation…
 C’était, bien entendu,  le cas aujourd’hui. Voici le commentaire de l’Evangile (Jésus à la Synagogue de Nazareth ) qu’a fait lors du temps de prière de lancement de la journée le Groupe de Parole des « Pauvres » : 

« Dans les évangiles, on voit que Jésus a toujours été proche des rejetés... Tous ceux qu'on excluait. Ceux qui n’avaient pas le droit d'aller au temple, ceux qui étaient en marge. Ceux que les autres considéraient comme impurs. »
« Beaucoup de personnes ne vont plus à l'église parce qu'elles ne se sentent pas accueillies. Diaconia 2013 doit remettre au centre, les pauvres. L'Eglise ce n'est pas que les bâtiments, il faut démolir les murs pour les élargir. En élargissant les murs ceux qui étaient exclus retrouvent leur place »
« Quand je vois un prisonnier, il est prisonnier. Un aveugle, il est aveugle. Tout le monde a ses souffrances, ceux qui ont de l'argent, comme ceux qui n'en ont pas. Mais c'est pas vrai qu'ils ont la même vie que nous. Dormir dans la rue. Avoir peur quand on attend un enfant que l'assistance sociale vienne pour le prendre et le placer. Avoir la honte parce qu'on est humilié par le regard. Tout le monde ne le vit pas. Tout le monde n'est pas pauvre .
La victoire des riches, c'est qu'ils ont convaincus les pauvres que tout le monde est pauvre. A une réunion de préparation de Diaconia, quelqu'un a dit « Si on parle des pauvres à Lourdes, les gens dans mon milieu ne viendront pas. » Alors pourquoi on veut se réunir ? »
« On est plein de peurs,
Il faut quitter nos peurs. Parce que la peur nous retient, nous contracte, nous empêche, nous bloque...
Pour que ces peurs tombent, il faut qu'on se rencontre , les riches et pauvres et qu'on donne la parole à tout le monde. »
« Il faudrait que tous puissent entendre la Parole. Elle n'est pas réservée à une élite. La Parole, elle est universelle, donc c’est pour tout le monde. Par nos actions et nos actes, c'est nous qui faisons que les barrières tombent. »
« La diaconie de Jésus, c'est traduire en action son amour pour l'humanité. »
« Il a beaucoup de chemin à faire.
Diaconia 2013 peut être un moment de vérité, que l'Eglise mette tout sur la table, qu'on dise la vérité pour avoir de nouvelles bases pour avancer » »

http://diaconia2013.fr/

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 13:53

 

gaillot 

Le 13 Janvier 1995, Jean Paul II retirait à Jacques Gaillot le charge du diocèse d'Evreux. Il le nommait à Partenia, diocèse disparu sous les sables du Sahara depuis le 5 ème siècle. Voici l’homélie – pleine de joie et d’espérance que Jacques Gaillot a prononcée le jour de son départ, le 22 janvier 1995 en la cathédrale d’Evreux :

 

« J'ai bonheur de voir votre assemblée composée des femmes et des hommes les plus divers. Par vos couleurs, par vos dons variés, vous enchantez ma vie.

Merci à toutes les personnes âgées et aux malades qui m'ont transmis l'assurance de leurs prières, merci aux enfants qui m'ont offert un dessin.

Merci aux prêtres et aux diacres d'Evreux qui m'ont assisté et supporté.

Merci aux évêques de leur présence.

Merci à ceux qui m'ont adressé souvent - et jusqu'à ces derniers jours - de multiples mots d'amitié. Mon bureau déborde du fleuve de vos lettres.

Quelles grâces pour moi d'être accompagné de toutes ces bontés de votre cœur.

Quand je suis venu parmi vous il y a 12 ans, la cathédrale arrivait à contenir les chrétiens rassemblés. Au moment de vous quitter, la cathédrale ne peut plus accueillir tous ceux qui viennent de loin. La foule immense est dehors. Croyants ou non. Merci aussi à ceux qui ne croient pas, d'être là.

La vigilance critique des non-croyants est vitale: elle tient en éveil la conscience évangélique des chrétiens. Réjouissons-nous de la diversité de notre assemblée.

Nous avons besoin les uns des autres pour vivre de manière créatrice.

Nous voici rassemblés pour ouvrir le livre de la Vie.

La Parole de Dieu est lumière pour la route. Parole qui guérit et libère les cœurs de ceux qui sont blessés. N'ayons pas de haine, pas de violence en nous. Notre cœur n'est pas fait pour haïr.

Que la terre tremble au Japon, que les hommes s'entre-déchirent en Tchétchénie, que des jeunes sans travail errent dans les nuits fauves des banlieues, suffit à la détresse de Dieu.
Ne pleurez pas. Ne prenez pas le deuil. Ce jour est un jour de fête et de joie. La vague de confiance et de solidarité surgie parmi les gens les plus divers est devenue une rumeur d'espérance. L'événement qui s'est passé est révélateur des aspirations profondes qui sont en attente dans la société comme dans l'Eglise. Aspiration à la liberté de parole, au droit à la différence, au respect de la dignité de chacun, à la démocratie. Ce sont des valeurs que beaucoup réclament et attendent, car bien souvent les responsables agissent et décident sans tenir compte des gens. L'Apôtre Paul invite chacun à prendre sa part de responsabilité.

Le Corps du Christ c'est le peuple de Dieu, ici, à Evreux et partout. Ce sont tous les croyants, toutes les communautés venues de loin pour être à cette heure le Peuple de Dieu rassemblé pour l'Eucharistie, pour l'Action de grâce. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu forme un tout que rien ne doit rompre, ni personne, ni ici, ni ailleurs. "Soyez un, nous redit Jésus, pour que le monde croie que tu m'as envoyé." (Jean ch. 17 - V.21)

Le Corps du Christ n'existe pas encore dans sa plénitude tant qu'il subsiste des murs entre les hommes, et plus encore entre les chrétiens, tant que tous "désaltérés par l'Unique Esprit" ne bénéficieront pas d'une vraie reconnaissance dans l'amour fraternel. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu que vous représentez en ce moment est un lieu de compassion et de partage de toute chose. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance, si un membre est à l'honneur, tous se partagent sa joie.

Tous ici présents, donnez un avenir au Peuple de Dieu. C'est vous le Corps du Christ. Chacun pour notre part, nous sommes les membres de ce Corps. Chacun à votre place, quelle qu'elle soit, nous en sommes responsables. Et cette responsabilité du Peuple de Dieu c'est sa Mission. L'Evangile de Luc nous rappelle que c'est la Mission du Christ lui-même et qu'elle lui vient de Dieu.

Cette mission n'appartient à personne. Et nul ne peut l'accaparer et s'en dire propriétaire. Chaque baptisé en est porteur, dans la communion de l'Esprit Saint.

Cette mission n'a pas changé depuis le jour où, s'appuyant sur la prophétie d'Isaïe, Jésus l'a définie une fois pour toutes:

 

L'Esprit du Seigneur est sur moi

Parce que le Seigneur m'a consacré par l'Onction

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres

Il m'a envoyé annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres

Il m'a envoyé annoncer aux aveugles qu'ils verront la lumière

Il m'a envoyé apporter aux opprimés la libération et annoncer une année de bienfaits accordés par le Seigneur .

 

Cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Elle s'accomplit si nous la proclamons au pluriel et au présent. Le Seigneur nous envoie - vous et moi - sur les chemins différents qui sont et vont être les nôtres. Le Seigneur nous envoie aujourd'hui partout à la rencontre des femmes et des hommes pour la même annonce du bonheur.

Ce que j'ai vécu avec vous ici dans ce diocèse d'Evreux, ce que j'ai vécu ailleurs dans toutes sortes de circonstances et d'occasions, me montre clairement que ces paroles du Christ sont le seul chemin de la Mission, que tout chrétien, toute communauté, toute Eglise qui ne prend pas, d'abord, avant tout, les chemins de la détresse des hommes n'a aucune chance d'être entendu comme porteur d'une Bonne Nouvelle.

Que tout homme, toute communauté, toute Eglise qui ne se fait pas d'abord, avant tout, fraternelle avec tout homme, ne pourra pas trouver le chemin de son cœur, l'endroit secret où peut être accueillie cette Bonne Nouvelle.

Pour ma part, en communion avec l'Eglise, je continuerai mon chemin pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. L'Evangile est un message de liberté et d'amour. Annoncer Dieu aujourd'hui, c'est défendre la liberté de l'homme quel qu'il soit. La liberté de devenir vraiment homme, c'est aussi vivre de solidarité, être en particulier la voix des sans-voix. Le Corps du Christ n'est pas achevé, il se construit. Donnons-lui un avenir, chacun à notre manière, dans le respect des personnes, dans la liberté de conscience et d'expression, dans l'ouverture au monde qui cherche lui-même les chemins de son avenir.

Chacun d'entre nous est une petite cellule: nécessaire à sa vie. Qu'elle se sente meurtrie, abîmée, exclue et c'est le corps tout entier qui souffre. Accompagnons le fraternellement, sans peur, sur ces chemins souvent nouveaux et inquiétants pour nous, mais tellement passionnants et porteurs d'Espérance. La Mission continue. Elle non plus n'est pas à son terme. Donnons-lui un avenir, chacun selon sa vocation, selon les événements, chacun selon ses dons.

Mission de plus en plus fraternelle. Mission fidèle à l'attention pour celui que Jésus accueille en priorité: le plus petit d'entre les siens.

Jésus est le pauvre, l'exclu dans lequel nous nous retrouvons. C'est en lui paradoxalement que s'ouvre l'avenir, que s'enracine l'Espérance. L'Eglise doit être l'Eglise des exclus et pas de l'exclusion. Le Christ a connu, dans sa chair, ce chemin:

Celui de l'abandon, de la condamnation injuste, de l'exclusion.

Celui de la résurrection où les portes de l'Espérance se sont ouvertes tout grand sur le monde pour des heures de joie, de tendresse, pour la paix possible, pour l'Espérance jamais vaincue.

Cette vague de confiance et de solidarité qui s'est formée aujourd'hui ne doit pas retomber.

On ne peut rester les bras croisés.

Quand un peuple prend la parole, des chemins nouveaux s'ouvrent. Des initiatives se prennent.

Quand un peuple prend la parole, il n'y a plus de peur ni de crainte, mais des énergies neuves qui se déploient partout. »

 

Jacques GAILLOT

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 20:32

  ATD Quart Monde

 

 « LÀ OÙ DES HOMMES SONT CONDAMNÉS
À VIVRE DANS LA MISÈRE,
LES DROITS DE L'HOMME SONT VIOLÉS.
S'UNIR POUR LES FAIRE RESPECTER EST UN DEVOIR SACRÉ ».

Joseph WREZINSKI, Fondateur d’ATD Quart Monde

 

CONSTRUIRE LA SOCIÉTÉ AVEC TOUS

 

Les membres du Mouvement ATD Quart Monde ne peuvent concevoir leur avenir individuel et collectif indépendamment de celui des populations que la misère exclut en France et partout dans le monde. C'est pourquoi, en vue des élections présidentielles de 2012, ATD Quart Monde interpelle les différents partis politiques français sur la façon dont ils comptent traiter les questions soulevées par les personnes vivant dans la grande précarité et par celles qui leur sont solidaires concernant les principes républicains de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Face à la progression actuelle des intolérances et du totalitarisme de l'argent, la précarité se durcit, la défiance grandit et notre démocratie est en danger. Elle doit être revivifiée. Pour cela, elle a besoin de la réflexion des milieux modestes et très démunis qui souhaitent participer, mais font l'expérience quotidienne du déni de justice et des droits de l'homme, du déni de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Précisons que l'exclusion sociale est une réalité mondiale et que nous savons que les politiques visant à faire respecter l'ÉGALE DIGNITÉ de chacun ne peuvent pas aboutir à l'échelle d'un seul pays et en aucun cas sur la base de la préférence nationale. Depuis toujours, des populations immigrées ou déplacées rejoignent en grande partie les lieux de pauvreté des pays où elles arrivent, y subissant le même dénuement et le même rejet que ceux qui y résident déjà. Ce fut précisément le cas du fondateur d'ATD Quart Monde, Joseph Wresinski, né d'un père polonais et d'une mère espagnole immigrés, venus échouer dans un quartier déshérité d'Angers. Les politiques d'accès de tous aux droits et devoirs de tous exigent donc une concertation approfondie entre les pays et les peuples. Elles nécessitent notamment que soit renforcée l'Europe, non seulement dans son rêve de supprimer les frontières physiques, mais dans ses aspirations à abolir les frontières sociales. Elles nécessitent que soient renforcées les Nations Unies dans leur ambition de faire face aux défis du monde, en particulier celui de l'éradication de la misère.

[….]

 

Télécharger la lettre ouverte d’ATD Quart Monde.

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 20:15

Peu de choses ont changé en deux ans. Nombreux sont ceux qui vivent dans des camps de fortune sans travail, sans ressources dans des villes en ruines et dans des conditions d'hygiène invraisemblables ! Pourtant des associations et des Haïtiens se mobilisent et la vie, l'espoir gagnent peu à peu. Voici le témoignage de Caritas et du secours Catholique sur place :

 


Haïti 2 par DChautard

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 16:37

photogroupe 

 

Le réseau « séparés-divorcés-remariés » de la Mission de France a rendu public jeudi 15 décembre un long dossier sur les divorcés-remariés. fruit de l’analyse de 25 récits de personnes séparées, divorcées ou divorcées-remariées, il a vocation « à ouvrir des chemins de vie pour les personnes séparées, divorcées ou remariées ainsi que pour les personnes qui les accompagnent ».

« Nous constatons que ce qui met souvent en échec les couples et les familles aujourd’hui est un véritable rouleau compresseur », relèvent d’emblée les rédacteurs de ce dossier qui appellent notamment à « créer des espaces d’écoute et de partage pour permettre aux personnes en souffrance de se reconstruire ».

« Contrairement à ce que l’on entend souvent dire aujourd’hui, la décision de divorcer ne se prend pas à la légère, pour des raisons futiles ou sur un coup de tête », insistent-ils avant de s’interroger : « Comment l’Église pourrait-elle être plus accueillante à ces personnes en souffrance comme elle sait l’être avec d’autres en situation d’épreuve ? »

Pour un meilleur accueil des divorcés dans l’Église

Le dossier met en évidence les difficultés nées du jugement négatif porté sur le divorce. « Certains prêtres vont jusqu’à durcir la loi en vigueur : plusieurs récits évoquent le refus de prêtres de donner le sacrement de réconciliation à une personne divorcée célibataire », relève le dossier.

Le dossier insiste d’ailleurs sur les implications du divorce sur la vie de foi des personnes. Il note d’ailleurs que, sur les 35 récits reçus, trois « viennent de personnes qui ont découvert la foi à travers l’épreuve du divorce ».

Outre des pistes pour un meilleur accueil des divorcés dans l’Église, la Mission de France invite aussi à « réfléchir dans quelles conditions il est possible de penser à des formes de célébration d’engagement de couple à l’Église autres que la célébration sacramentelle, à un accès des divorcés remariés aux sacrements, spécialement ceux de la réconciliation et de l’eucharistie, à la possibilité du baptême pour les personnes mariées avec un divorcé chrétien, à une nouvelle approche de la théologie et de la pastorale du sacrement de mariage ».

Depuis 2009, le réseau « séparés-divorcés-remariés » de la Mission de France rassemble, en lien à la fois avec l’évêque de la Mission de France et avec celui de leur diocèse d’insertion, des membres de la Mission de France engagés, à titre individuel ou en groupe, dans l’accueil des personnes divorcées ou divorcées-remariées. Ils souhaitent ainsi pour partager leurs expériences et leurs pratiques, et contribuer ainsi à la réflexion de l’Église.

N. S.  

 

 

Le réseau Séparés, divorcés et divorcés-remariés de la Communauté Mission de France

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 21:22

Nigeria

 

ROME, lundi 9 janvier 2012– Diviser le Nigeria est une « idée folle et insensée », déclare l’archevêque d’Abuja, Mgr John Olurunfemi Onaiyekan, dans une réaction ferme aux nouvelles diffusées ces jours-ci par la presse internationale.

Dans le nord du Nigeria, l'état d'urgence a été proclamé le 31 décembre dernier, pour rétablir l'ordre dans les zones récemment frappées par des violences, qui ont culminé le jour de Noël par une série d’attentats à la bombe, attribuée à la secte extrémiste des Boko Haram.

L'attaque la plus meurtrière s'est produite à l'église catholique Sainte-Thérèse, à Madalla, tout près de la capitale Abuja, et a fait 37 morts et 57 blessés

A Ebonyi, dans le sud-est du pays, ce sont au moins 50 personnes qui ont perdu la vie dans des conflits territoriaux interethniques.

 « Le Nigeria est présenté comme un théâtre d’affrontement ouvert entre musulmans et chrétiens, mais ce n’est absolument pas vrai », a déclaré l’archevêque d’Abuja, dans un entretien à l’association internationale Aide à l’Eglise en Détresse (AED).

Réagissant aux rumeurs d’une possible division du Nigeria en deux Etats indépendants, séparant ainsi le nord musulman du sud chrétien, Mgr Onaiyekan, a déclaré qu’il « s’agit d’une idée folle et insensée qui plongerait la nation dans des problèmes vraiment plus graves ».

Pour l’archevêque, la division entre les deux communautés religieuses n’est pas si nette : « Musulmans et chrétiens cohabitent parfaitement. Ils vont à l’école ensemble, travaillent ensemble et servent l’armée ensemble », a-t-il dit.

Mgr Onaiyekan a désapprouvé notamment le portrait que les medias font des chrétiens et les propos et intentions qu’on leur attribue suite à ces attaques : « Dépeindre les fidèles comme des êtres sans défense face aux violences de la secte extrémiste des Boko Haram n’est pas bien », a-t-il dit, « tout comme il n’est pas bien de dire que les chrétiens sont prêts à se défendre par la force ».

 « Les Boko Haram, a expliqué l’archevêque, sont des terroristes qui frappent quiconque entraverait leur chemin. Ils disent agir au nom de l’islam, mais tuer des innocents est totalement contraire à la religion islamique »

Mgr Onaiyekan a raconté à l’AED avoir reçu de nombreuses lettres de soutien de la part de fidèles musulmans et s’est dit reconnaissant de la visite de huit imams des grandes mosquées d’Abuja.

Il s’est ensuite adressé au gouvernement nigérian afin qu’il « soit fidèle à ses obligations envers les citoyens et garantisse leur sécurité » tout en mettant en garde les chrétiens contre toute revendication, leur rappelant que « Jésus ne veut pas de vengeance ».

www.zenit.org

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 08:41

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Travaillant ensemble depuis début 2010, les cinq associations : ASSFAM, La Cimade, Forum réfugiés, France terre d'asile et l'Ordre de Malte France, présentent ensemble le premier bilan de leur partage d'expérience sur la réalité de la rétention administrative des étrangers en France. Politique du chiffre, renforcement du régime d'exception qu'est la rétention, enfermement des familles, des enfants, autant de questions abordées dans ce rapport commun, pour interpeller les responsables politiques.

Le recours à l'enfermement est systématique, sans recherche d'alternatives En 2010, ce sont plus de 60.000 personnes qui sont passées par un centre de rétention en métropole ou en Outre-mer, dans un contexte de surenchère répressive. Le nombre de places en centre a augmenté de plus de 80% entre 2005 et 2011. Un nombre croissant de familles et d'enfants enfermés  Le nombre des familles et des enfants en centre de rétention est en constante augmentation : en 2010, 178 familles ont été enfermées avec 356 enfants, dont 57 nourrissons, contre 318 en 2009.

Des conditions de rétention qui s'apparentent à celles de la détention et la difficulté à faire valoir en toutes circonstances les droits fondamentaux, des personnes engendrent tensions constantes et violences. 

Sans préjuger des constats à venir, les associations dénoncent le renforcement de ce régime d'exception et la banalisation de l'enfermement comme mode de gestion des étrangers en situation irrégulière. 

Les premiers mois de 2011 ont été marqués par la discussion puis l'adoption d'une nouvelle législation sur les étrangers contre laquelle les associations se sont mobilisées. Celle-ci allonge la durée de rétention et réduit le contrôle des pratiques policières et administratives par le pouvoir judiciaire. 

Les constats en 2011 ne font que renforcer l'analyse et la critique sévère déjà exprimées par les associations.

Ce bilan doit susciter une vraie prise de conscience des responsables à tous niveaux afin de garantir le respect des droits fondamentaux de toute personne étrangère sur le territoire français, quelle que soit sa situation.

Télécharger le rapport

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 13:46

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Dans son message daté du 2 janvier 2012, Mgr Philippe Ballot, Archevêque de Chambéry, Evêque de Maurienne et Tarentaise nous livre sa réflexion et ses propositions pour fêter les cinquante ans du concile Vatican II et les vingt ans du Catéchisme de l'Église Catholique.


Il y a cinquante ans, le 11 octobre 1962, s'ouvrait à Rome le Concile Vatican II. Près de 2500 évêques du monde entier allaient se rencontrer régulièrement pendant trois ans. Le Concile s'est achevé le 7 décembre 1965. La Pape qui eut cette grande initiative était le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours d'ouverture il dit : « Les lumières de ce Concile seront pour l'Eglise une source d'enrichissement spirituel. Après avoir puisé en lui de nouvelles énergies, elle regardera sans crainte vers l'avenir, (...). Nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles ». Ainsi peut-on affirmer que fêter le Concile en 2012, cinquante ans après son ouverture, ne sera pas d'abord la célébration d'un événement du passé mais davantage l'occasion d'exprimer, à sa lumière, notre joie d'être disciples du Christ aujourd'hui, de pouvoir en témoigner et de regarder l'avenir sans crainte.

Le Concile, en nous tournant vers le monde que nous devons accueillir et aimer, nous invite et nous aide à le rejoindre pour lui annoncer le Christ. Le Pape Benoît XVI insiste sur ce point en nous proposant d'inscrire notre témoignage dans la perspective d'une nouvelle évangélisation. Cet élan missionnaire est celui de nos paroisses, services et mouvements : « aller vers les personnes», « cheminer avec elles» et « leur annoncer le Christ».

Durant toute l'année 2012 nous allons prendre le temps de lire à nouveau le Concile Vatican II, de nous en imprégner, de rendre grâce pour tout ce qu'il nous apporte aujourd'hui. Chaque dimanche nous sera proposée à méditer une parole du concile durant le carême nous découvrirons davantage ses quatre grandes constitutions ; un livret, déjà disponible depuis quelques semaines, nous permettra de faire une lecture continue du Concile. Les 13 et 14 octobre prochains seront l'occasion d'un rassemblement diocésain avec, entre autres, les équipes d'animation paroissiales. D'autres initiatives seront prises par les uns et les autres.

En 2012 on fêtera aussi les vingt ans du Catéchisme de l'Eglise Catholique promulgué par le Pape Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Rendant les textes du concile plus accessibles, il en est un bon outil pour le recevoir et le comprendre.

Comme l'écrivait le bienheureux Jean-Paul II, le Concile Vatican II est, pour l'Eglise dans le monde entier, une vraie boussole. Sans crainte, comme y invitait Jean XXIII, avec cette boussole qui nous montre la direction, nous regardons l'avenir, habités par la confiance de ceux qui savent que le Christ est avec eux jusqu'à la fin des temps.

Mgr Philippe BALLOT

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Praedicatho
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 13:28

SteGenevive

 

Sainte Geneviève est née à Nanterre près de Paris en 422 à l’époque d’Attila le Hun. Son nom signifie « bouche céleste » ou « fille du ciel » Chez les Celtes, « gen » ou « géni » signifiait « engendrer ». Fille unique de Sévère et Gérontia, Geneviève se voue très jeune à Dieu et est si radieuse que les évêques Germain d’Auxerre et Loup de Troyes, en chemin vers l’Angleterre sont attirés par la fillette. À 15 ans, orpheline de ses deux parents, elle part vivre à Paris, se consacre définitivement à Dieu et mène une vie ascétique. Elle a des visions et prophétise ce qui provoque au début l’hostilité des Parisiens. Mais, Germain la soutient et la justesse de ses prédications changent les comportements.

En 451, lors du siège de Paris, grâce à sa bravoure, Geneviève convainc les Parisiens de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle les encourage à jeûner et à prier ; elle prend soin des malades, nourrit les pauvres et inspire partout confiance. De fait, les envahisseurs détournent leur route vers Orléans et Geneviève est acclamée comme salvatrice et héroïne de son peuple. En 486, le courage de Geneviève est de nouveau de grand profit pour la ville de Paris où règne alors une terrible famine. Tandis que Paris est encerclée par les troupes de Childeric, Geneviève prend un bateau, descend la Seine, puis se rend de village en village pour implorer de la nourriture. Elle revient sur Paris avec onze bateaux chargés de maïs et de blé. Lorsque le siège est levé, par admiration pour son courage, Childeric relâche les prisonniers à la demande de la sainte.

Plus tard, elle devient la conseillère de Clovis qui se convertit en 496. Elle fait bâtir une église sur l’emplacement du tombeau de saint Denis, 1er évêque de Paris et convainc Clovis de faire ériger une église dédiée aux saints Pierre et Paul sur la Montagne Sainte-Geneviève, dans le 4ème arrondissement de Paris. La réputation de sainteté de Geneviève est si grande qu’elle parvient à saint Siméon le Stylite qui lui demande qu’elle se souvienne de lui dans ses prières. Elle meurt en 502 et est enterrée dans l’église Saint Pierre et Saint Paul aux côtés du roi Clovis et de la reine Clotilde.

Elle est la patronne des bergères, des gendarmes, des tapissiers et de la ville de Paris. Elle est invoquée pour lutter contre les désastres et la fièvre.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 10:36

taize berlin or

 

Voici la lettre de la communauté de Taizé qui a été remise aux 30.000 jeunes participants à la rencontre Européenne de Berlin du 28 décembre au 1er janvier derniers :

 

Vers une nouvelle solidarité

 

Pour qu'une nouvelle solidarité entre les humains s'épanouisse à tous les niveaux, dans les familles, les communautés, les villes et les villages, entre les pays et les continents, des décisions courageuses sont nécessaires.

Conscients des périls et des souffrances qui pèsent sur l'humanité et sur la planète, nous ne voudrions pas nous laisser aller à la peur et à la résignation.

Pourtant le bel espoir humain est sans cesse menacé par le désenchantement. Les difficultés économiques de plus en plus lourdes, la complexité parfois écrasante des sociétés, l'impuissance face aux catastrophes naturelles, tendent à étouffer les pousses d'espérance.

Pour créer de nouvelles solidarités, le temps n'est-il pas venu de dégager davantage les sources de la confiance ?

Aucun être humain, aucune société ne peut vivre sans confiance.

Les blessures d'une confiance trahie laissent des traces profondes.

La confiance n'est pas une naïveté aveugle, elle n'est pas un mot facile, elle provient d'un choix, elle est le fruit d'un combat intérieur. Chaque jour nous sommes appelés à refaire le chemin de l'inquiétude vers la confiance.

 

CONFIANCE ENTRE LES HUMAINS

 

Ouvrir des chemins de confiance répond à une urgence : malgré les communications de plus en plus faciles, nos sociétés humaines restent cloisonnées et morcelées.

Des murs existent non seulement entre peuples et conti­nents, mais aussi tout près de nous, et jusque dans le cœur humain. Pensons aux préjugés entre peuples différents. Pensons aux immigrés si proches et pourtant souvent si loin. Entre religions demeure une ignorance réciproque, et les chrétiens eux-mêmes sont séparés en de multiples confessions.

La paix mondiale commence dans les cœurs.

Pour amorcer une solidarité, allons vers l'autre, parfois les mains vides, écoutons, essayons de comprendre celui ou celle qui ne pense pas comme nous... et déjà une situation bloquée peut se transformer.

Cherchons à être attentifs aux plus faibles, à ceux qui ne trouvent pas de travail... Notre attention aux plus pauvres peut s'exprimer dans un engagement social. Elle est, plus profondément, une attitude d'ouverture envers tous : nos proches sont aussi, en un certain sens, des pauvres qui ont besoin de nous.

Face à la pauvreté et aux injustices, certains sont gagnés par la révolte, ou même tentés par la violence aveugle. La violence ne peut pas être un moyen de changer les sociétés. Mais soyons à l'écoute des jeunes qui expriment leur indignation, pour en comprendre les raisons essentielles.

L'élan vers une nouvelle solidarité se nourrit de convictions enracinées : la nécessité du partage en est une. C'est un impératif qui peut unir les croyants des différentes religions, et aussi les croyants et les non croyants.

 

CON FIANCE EN DIEU

 

La solidarité entre humains pourrait trouver dans une référence à Dieu un solide fondement, mais voici que la confiance en Dieu est souvent mise en question. Beaucoup de croyants en font l'expérience difficile dans leurs lieux de travail ou d'étude, parfois dans leur famille.

Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas croire en un Dieu qui les aime personnellement. Nombreux aussi ceux qui, avec grande honnêteté, se posent cette question : comment savoir si j'ai la foi ?

La foi se présente aujourd'hui comme un risque, le risque de la confiance.

Elle n'est pas en premier lieu l'adhésion à des vérités, mais une relation avec Dieu. Elle nous appelle à nous tourner vers la lumière de Dieu.

Loin de rendre servile ou d'étouffer l'épanouissement personnel, la foi en Dieu rend libre : libre de la crainte, libre pour une vie au service de ceux que Dieu nous confie.

Plus grandit la confiance en Dieu, plus le cœur s'élargit à tout ce qui est humain, partout dans le monde, dans toutes les cultures. Il devient accueillant aussi envers les sciences et les techniques qui permettent d'alléger les souffrances et de développer les sociétés.

Dieu, comme le soleil, est trop éblouissant pour que nous puissions le regarder. Mais Jésus laisse transparaître la lumière de Dieu. Toute la Bible nous entraîne vers cette confiance : le Dieu absolument transcendant entre dans notre réalité humaine et vient nous parler en un langage accessible.

Quelle est la spécificité de la foi chrétienne ? La personne de Jésus, et une relation vivante avec lui. Nous n'aurons jamais fini de le comprendre.

 

LE CH RIST DE COMMUNION

 

Tous nous sommes des pèlerins, chercheurs de la vérité. Croire au Christ ne signifie pas posséder la vérité, mais se laisser saisir par lui, qui est la vérité, et cheminer vers sa pleine révélation.

Ce qui est et restera la grande nouveauté, surprenante, c'est que Jésus a communiqué la lumière de Dieu à travers une vie toute simple. La vie divine le rendait encore plus humain. En s'exprimant pleinement dans la simplicité d'une vie humaine, Dieu renouvelle sa confiance en l'humanité, il nous donne de croire en l'homme. Depuis lors, nous ne pouvons plus désespérer ni du monde ni de nous-mêmes.

En acceptant la mort violente sans répondre par la violence, Jésus a porté l'amour de Dieu là où il n'y avait que la haine. Sur la croix, il a refusé le fatalisme et la passivité. Jusqu'au bout il a aimé et, malgré le caractère absurde et incompréhensible de la souffrance, il a gardé confiance que Dieu est plus grand que le mal et que la mort n'aura pas le dernier mot. Paradoxalement sa souffrance sur la croix est devenue le signe de son amour infini.

Et Dieu l'a ressuscité. Le Christ n'appartient pas seule­ment au passé, il est là pour nous dans chaque aujourd'hui. Il nous communique l'Esprit Saint qui nous fait vivre de la vie de Dieu.

Le centre de notre foi, c'est le Ressuscité, présent au milieu de nous, qui a un lien personnel d'amour avec chacun. Regarder vers lui éveille un émerveillement et une compréhension plus profonde de notre existence.

Quand, dans la prière, nous regardons vers sa lumière, elle nous devient peu à peu intérieure. Le mystère du Christ devient le mystère de notre vie. Nos contradictions intérieures, nos peurs, ne se dissolvent peut-être pas. Mais, par l'Esprit Saint, le Christ pénètre ce qui nous inquiète de nous-mêmes, au point que les obscurités sont illuminées.

La prière nous conduit vers Dieu et vers le monde en même temps.

Comme Marie-Madeleine qui, au matin de Pâques, voit le Christ vivant, nous sommes appelés à partager cette bonne nouvelle avec d'autres.

La vocation de l'Église, c'est de rassembler dans la paix du Christ des femmes et des hommes et des enfants de toutes langues, de tous peuples, à travers le monde. Elle est le signe que l'Évangile dit vrai, elle est le Corps du Christ, tout animé par l'Esprit Saint. Elle rend présent le « Christ de communion ».

« Quand inlassablement l'Église écoute, guérit, réconcilie, elle devient ce qu'elle est au plus lumineux d'elle-même, une communion d'amour, de compassion, de consolation, limpide reflet du Christ ressuscité. Jamais distante, jamais sur la défensive, libérée des sévérités, elle peut rayonner l'humble confiance de la foi jusque dans nos cœurs humains. »

 

CHERCHER À ÊTRE « SEL DE LA TERRE »

 

Le Christ de communion n'est pas venu pour constituer les chrétiens en une société isolée et mise à part, il les envoie servir l'humanité comme ferment de confiance et de paix. Une communion visible entre chrétiens n'est pas un but en soi mais un signe dans l'humanité : « Vous êtes le sel de la terre. »

Par sa croix et sa résurrection le Christ a instauré une nouvelle solidarité entre tous les humains. En lui la fragmentation de l'humanité en groupes opposés est déjà dépassée, en lui tous constituent une seule famille. La réconciliation avec Dieu implique la réconciliation entre les hommes.

Mais si le sel perdait sa saveur. Nous devons reconnaître que nous les chrétiens, nous obscurcissons souvent ce message du Christ. En particulier, comment pouvons-nous rayonner la paix en restant divisés entre nous ?

Nous sommes à un moment de l'histoire où il s'agit de revivifier ce message d'amour et de paix. Ferons-nous tout pour qu'il soit libéré des malentendus et resplendisse dans sa simplicité première ?

Pourrons-nous, sans imposer quoi que ce soit, cheminer avec ceux qui ne partagent pas notre foi mais qui cherchent de tout leur cœur la vérité ?

Frère Aloïs

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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