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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 12:28

image 10 

Statue de saint Jean de Dieu vénérée à l'hôpital

Saint-Jean-de-Dieu de Barcelone. XVIIe.

 

Joao Ciudad est né le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo au Portugal et mort le 8 mars 1550 à Grenade (Espagne). A huit ans, pour des raisons que l’on ignore, il fait une fugue et se retrouve vagabond sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d’errance : enfant volé puis abandonné par un prêtre escroc, il parcourt l’Espagne. Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c’est là qu’un sermon de saint Jean d’Avila le convertit. Il en est si exalté qu’on l’enferme avec les fous. Puis son dévouement éclôt en oeuvres caritatives. Tout ce qu’il a découvert et souffert va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l’Ordre de la Charité. L’hôpital qu’il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de saint Jean de Dieu. Au moment de mourir, il dira : "Il reste en moi trois sujet d’affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j’ai contractées pour les soutenir."

                      

"Lorsque nous transmettons aux pauvres par amour de Dieu, c’est lui-même qui nous est donné. Si l’eau éteint le feu, la charité éteint les péchés."

(Saint Jean de Dieu dans une lettre à ses frères)

Canonisé en 1690, il a été proclamé par Léon XIII patron des malades et des hôpitaux en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers et infirmières en 1930.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 11:06

Dieu de la Vie 

Je marcherai en présence de Dieu, sur la terre des vivants !   

C’est bien ce que nous venons de chanter avec le psalmiste ! Mais cela ne vous pose pas question... en présence de quel Dieu sommes-nous décidés à marcher ? Quelle est cette terre des vivants ?

Un Dieu qui ne nous a pas refusé son Fils nous répond st Paul. Un Dieu du don total, absolu, sans réserve ! Et une terre de vie : Jésus est mort, plus encore il est ressuscité, continue st Paul en n’arrêtant pas son regard pour cette vie seulement mais sur l’éternité que Jésus partage avec son Père, d’où il intercède pour nous.  Il est assis à la droite de Dieu, précise st Paul, c'est à dire que Jésus est à pied d’égalité avec lui. Et nous, où est-on dans tout cela ? Dieu sera pour nous, atteste st Paul... Bon ! Et ça veut dire quoi ?   

C’est là qu’il nous faut sans doute revenir au texte de la Genèse qui ouvrait la liturgie de la Parole. Et je reconnais volontiers que là, nous sommes en droit de nous poser quelques questions... A première écoute, j’entends un Dieu qui, pour éprouver Abraham, n’hésite pas à lui réclamer en sacrifice son enfant unique !!! L’enfant promis par Dieu ! Alors quel Dieu ? Souhaitons-nous marcher en présence d’un tel Dieu ? On a quand même envie de mettre quelques réserves, non ? Mais… Bien sûr qu'il y a un "mais…", que devient notre regard sur Dieu si nous scrutons le texte plus à fond ! Tout d’abord, il faut bien accepter que la liturgie ne sait pas nous offrir un texte en son intégralité, sous peine d’être bien plus longue... donc, nous avons ici, un petit morceau, quelques versets choisis au sein d’un récit... il faudra peut-être prendre le temps cette semaine, pour aller relire l'ensemble du cycle d’Abraham (prenez la Genèse chapitre 12, ou déjà fin chapitre 11 pour écouter la généalogie dans laquelle Abraham s’inscrit). Aujourd’hui, le texte commence par Dieu mit Abraham à l’épreuve... Il lui dit : « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac »... Il n’y a pas à hésiter. Dieu sait exactement la situation. Abraham a un fils, unique, bien-aimé qui porte le nom d’Isaac. Et Dieu continue : va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en sacrifice sur la montagne que je t’indiquerai. Bon, vous êtes toujours d’accord de marcher avec ce Dieu ? est-ce vraiment sur la terre des vivants qu’il entraîne Abraham ???

Alors il faut creuser. Il faut tenter de comprendre. André Wénin, bibliste de renom s'il en est, nous met une première chose en évidence : la traduction liturgique a simplifié le texte hébreu. Il faudrait écrire nous dit-il : Prends ton fils, ton unique... et fais-le monter là pour un holocauste. Rien dans la demande ne dit qu’il s’agit de sacrifier Isaac. Mais comme le souligne André Wénin, la demande est ambiguë, et dans une société où les sacrifices des premiers-nés sont encore, sinon pratiques courantes, au moins dans l’air du temps, Abraham a dû réfléchir pour comprendre la demande de Dieu. S’agissait-il de monter offrir son fils en holocauste, ou s’agissait-il d’aller avec son fils, offrir un holocauste ? Ce qui, vous en conviendrez, n'est pas vraiment la même chose !   

Le texte ensuite trace de façon très poignante la manière dont père et fils gravissent la montagne, et on devine toute l’angoisse d’Abraham, qui doit se demander, si vraiment Dieu veut son fils...

Et puis vient le dénouement que nous avons entendu... lorsqu’Abraham élève le couteau pour offrir son fils, lorsqu’il est prêt à offrir à Dieu ce qu’il a de plus cher, Dieu l’arrête ! Non, n’immole pas l’enfant !

Alors quel Dieu ? Un Dieu qui refuse le sacrifice d’un être humain ! Un Dieu qui veut des êtres libres : Abraham doit abandonner ce pouvoir de vie et de mort qu’il avait sur son fils, le délier et le laisser aller. Et effectivement si vous regardez la suite du texte, vous le verrez descendre la montagne seul... son fils est allé son chemin...

Quel Dieu ? un Dieu dont Abraham devient peu à peu l’image : un Père aimant, qui ne retient pas son fils ! Qui le laisse libre de tracer son chemin...

 

Dans l’évangile, Jésus partage avec quelques disciples un moment privilégié de sa communion en Dieu. Il est en prière sur la montagne, lieu de la rencontre avec son Père, et il en est transfiguré. Jésus partage ainsi à ses proches ce qu’il a de plus cher, et qui lui donne la force d’affronter son destin : sa communion au Père. Et lorsque Pierre a bien envie de s’arrêter là, sur la montagne de lumière, Jésus l’invite à partager le chemin qui est le sien... Cette communion au Père, il faut la vivre dans le quotidien de son existence, dans la fidélité à sa mission. Il faut redescendre pour marcher jusqu’à la Pâque, porte vers la terre des vivants.

 

Aujourd’hui, notre Dieu, ami des hommes se fait connaître :

Par Abraham, sur le mont Moriah, il a révélé le vrai visage du Père qui aime et veut la vie.

  Par Jésus transfiguré sur la montagne, il révèle le visage du Dieu qui est communion d’amour et de lumière.

Par st Paul, méditant sur le mont Golgotha, il révèle le visage d’un Dieu qui nous a tout donné en nous donnant son fils, d’un Dieu qui nous offre sa terre d’éternité en partage.

 Et par nous, aujourd’hui, quel visage sera révélé ?

 

Thérèse Marie DUPAGNE, Moniale et Prieure Bénédictine

Monastère Notre Dame d’Hurtebise (Ardennes Belges)

  

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 05:46

Careme 

 

« Il  n'y a plus de Carême, dans le sens traditionnel de privations et de restrictions alimentaires, imposées à tout chrétien pour toute la durée de la sainte quarantaine. 

Les quelques jours de jeûne qui subsistent ne correspondent plus aux pressants appels de la Liturgie qui nous donnent un visage de pénitent et l'on éprouverait quelque confusion à les lire, si la pénitence se confondait avec l’abstention ou la réduction du boire ou du manger.

En réalité, la pénitence signifie et comporte un changement de coeur qui implique un renouvellement de toute la vie, dans la perspective de la Résurrection, qui est comme la Terre Promise de l'itinéraire spirituel que l'Église nous invite à parcourir, en revivant les quarante jours que Jésus passa au désert avant d'entrer dans sa vie publique.

Le plus sûr moyen de participer à ce Carême du Seigneur est évidemment de nous rappeler ce qu'il fût pour Lui. Les trois tentations qui résument ce temps d'épreuve, dans le récit que Lui-même en dût faire à ses disciples, nous laissent clairement entendre qu'Il eût à choisir, dans un combat qui préfigurait celui de Son Agonie, de boire jusqu'à la lie le calice de la Nouvelle Alliance qui ne pouvait être scellée que dans Sa crucifixion.

Il suffit de se souvenir de la prière de l'Agonie: " Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi ", pour deviner ce que signifia réellement pour Lui, le refus d'un messianisme triomphant, à coup de miracles, de tous les obstacles opposés au règne de Dieu.

Le Carême nous invite à méditer sur cette douleur que le Christ a assumée, pour nous, en s'identifiant avec nous et à en tarir la source, en nous ouvrant à Sa Lumière, en nous laissant envahir par Son Amour.

C'est pourquoi notre premier souci doit être de faire du silence en nous, de nous recueillir chaque jour, quelques minutes, pour entendre Son appel et apprendre à vivre Sa vie comme la notre. Car le Règne de Dieu, c'est justement, comme le suggère un grand poète, de Le Laisser vivre dans la vie qu'Il répand.

Si nous pouvions ainsi, chaque jour un peu mieux, nous effacer en Lui et Le laisser transparaître en nous, ce Carême serait le plus beau des miracles. Selon la mesure de notre amour, le Christ cesserait d'être en nous le Seigneur crucifié, pour y devenir le Seigneur ressuscité.

Pâques ne serait plus alors le simple rappel d'un événement passé, mais la plus actuelle réalité de notre vie.

C'est ainsi que Pascal comprenait la vocation du chrétien, lorsqu'il écrivait ces mots qui expriment magnifiquement le sens de notre Carême

" Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde; " il ne faut pas dormir pendant ce temps-là."

(Le Mystère de Jésus. Br.553)

S'Il choisit la Croix, c'est que la Rédemption exigeait autre chose qu'une manifestation de puissance, c'est que le Règne de Dieu ne pouvait s'établir par des prodiges capables d'éblouir les yeux et de susciter des acclamations, sans changer le coeur des témoins appelés à Le suivre.

Jésus ne séduira pas les foules : Il préfère l'échec à ce succès équivoque. Il se fait une autre idée de l'homme, comme Il apporte une nouvelle Révélation de Dieu. Il dira un jour à Pilate, qu'Il est venu pour rendre témoignage à la Vérité et que Sa Royauté se situe sur ce plan, comme elle ne peut être reconnue que par les amis de la Vérité.

Mais, nous en faisons chaque jour l'expérience, la Vérité ne peut pas être posée devant nous comme un objet, comme un bijou dans un écrin ou un verre d'eau sur la table, la Vérité ne peut nous atteindre qu'en devenant lumière en nous, par une transformation qui nous identifie avec elle en nous délivrant de tous nos préjugés et de tous nos partis pris jusqu'au degré de transparence indispensable à sa manifestation.

Si le Carême de cette année nous appelle, une fois de plus, à ce royaume de la Vérité qui occupait la pensée de Jésus durant sa retraite au désert, on voit, tout de suite, que les prescriptions alimentaires sont chose secondaire. Il s'agit, en réalité, d'une conversion, d'une transformation radicale de nous-mêmes, dans la lumière de cette "flamme d'amour" qui est la Vérité même, telle qu'elle vit au coeur de l'éternelle Trinité.

Nous n'avons donc pas à faire la grimace d'une pénitence ostentatoire, en feignant une mortification extérieure que l'Église renonce à nous demander. Ce qui nous est proposé, c'est littéralement, de changer de coeur, en renonçant, sans biaiser, à tout ce que notre amour-propre entraîne d'opacité et d'obscurité, de limites et de partialités, d'étalage de nous-mêmes et de mépris d'autrui.

La nuit de l'Agonie du Seigneur, comme le combat qu'Il soutint au désert, était un corps à corps avec cette mort qui a le visage du péché, qui a ses racines dans tous les refus d'amour que l'humanité n'a jamais cessé d'opposer à la tendresse divine, qui n'a jamais cessé de luire dans nos ténèbres. »

Maurice Zundel, Prêtre Suisse, 1897-1975

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 09:38

  Ordination Grenoble

 

Voici un extrait de l’homélie de mes vingt ans d’ordination, le 31 janvier 1998 en l’église de Vernonnet :

« Le ministère de prêtre est pour moi une passion pour la Bonne Nouvelle de l’Evangile ; pour  l’Evangile à hauteur d’homme comme on aime dire à la Mission de France et  une passion pour l’Homme : Croire que nous sommes aimés  et que c’est l’Amour qui nous fait vivre.

 

Prêtre n’est pas un métier, même si cela réclame des compétences multiples, dont nous découvrons qu’elles nous font souvent cruellement défaut. Prêtre c’est d’abord une passion. Une passion comme celle des artistes ou des chercheurs, des amoureux, des voyageurs ou des ermites : La passion de ce qui est neuf, de ce qui commence – Le prêtre n’est pas un croque-mort ou un fossoyeur ; pour moi le prêtre est un accoucheur, un passionné de la naissance. Mais pour voir la pointe du jour, il faut accepter de traverser la nuit . Pour voir percer la vie au printemps, il faut s'engager à passer l’hiver. Pour découvrir les premières traces d’humanité, il faut consentir à les chercher au milieu des galères  (et de bien des douleurs d’enfantement) de notre monde !

 

Le prêtre est un accoucheur d’Eglise. Et la vocation de l’Eglise c’est d’être le printemps, le printemps de la Parole de Dieu ! Oui je crois que l’Eglise a pour mission d’enfanter la Parole de Dieu, Parole de vie. Et l’Evangile est une naissance, un commencement. Ce n’est pas par hasard que les deux premiers mots de l’Evangile de Jean sont «au commencement » !  Mais attention, à tout instant tout peut basculer : l’Eglise peut devenir une mère acariâtre, possessive, jalouse :  C’est alors que la parole de vie devient lettre morte quand nous l’enfermons, comme les pharisiens, dans un code, des interdits ou des faux-semblants. Au contraire l’Eglise peut donner la vie, ouvrir une route à l’Esprit : l’Esprit qui fait de nous des hommes libres, affranchis de l’esclavage des idoles, du vertige du néant ou de la peur de vivre !... »

 

Aujourd’hui je remercie le ciel de garder « vive » en moi cette « grâce » des commencements !

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 21:07

Benoit XVI

Le dimanche 20 mai prochain sera la Journée Mondiale des Communications Sociales. Anticipant cette date, le pape Benoît XVI vient de rendre public un texte étonnant, détonant même, puisqu’il y fait l’éloge du silence ! Ou plus exactement, de l’alliance nécessaire du silence et de la parole pour enrichir nos rapports aux autres et notre relation à Dieu.

Maître reconnu en théologie et en liturgie, le pape révèle avec ce texte un autre trait de sa personnalité si riche et complexe. Il est aussi un maître de silence : un maître d’humilité capable aussi de reconnaître avoir été bluffé par le silence que firent avec lui plus d’un million de jeunes pendant les Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid en Août 2011, en août 2011. L’originalité et la force de ce texte tiennent à ce que son auteur est un homme qui, toute sa vie, a fait du silence son compagnon d’étude et de méditation.

"Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister", écrit le pape Benoît XVI dans ce document qui fera sans doute encore moins de "bruit" que les autres, et c’est bien dommage !  Car le pape propose une éthique de la communication, simple et accessible à tous, quand tant de personnes souffrent actuellement du vacarme, du stress et de la solitude dans nos sociétés prétendument dites de communication, mais qui génèrent des armées de solitaires et de soliloques enchaînés à leurs portables... Ce pape dont on répète à l’envi qu’il est déconnecté du réel propose à ses contemporains de  retrouver la voie mesurée et raisonnable d’une communication authentiquement humaine, source d’échange et de rencontre.

D’abord, en considérant le silence comme l’antichambre d’une écoute féconde et d’un dialogue véritable: "Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes... Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible", écrit Benoît XVI. Dans un monde médiatisé et saturé d’informations mais aussi d’insignifiance, le pape conseille de faire silence pour discerner justement l’essentiel de l’accessoire, le factice de la vérité. Enfin, ce pape si pudique évoque le langage silencieux des amoureux : "Dans le silence, écrit-il joliment, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment : le geste, l’expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne". 

Ensuite, le pape invite les chrétiens à ne pas céder à la mode du bavardage pour témoigner de leur foi. Les mots manquent, leur rappelle-t-il, pour dire la beauté, la grandeur et la miséricorde de Dieu. Aussi, Benoît XVI leur propose-t-il de faire l’expérience de la contemplation silencieuse qui peut aider à entendre "le silence de Dieu". 

Pour Benoît XVI, un dosage équilibré de silence et de parole est nécessaire dans la communication de l’Eglise. C’est pour lui une condition du renouveau de l’évangélisation dans le monde contemporain. Mais qui ne voit que son appel à concilier parole et silence pourrait aussi être utile à nos décideurs politiques et économiques ? Et à nous-mêmes emportés dans le tourbillon d’une communication devenue folle ? Alors un effort : pour une fois lisez du Ratzinger : vous y  découvrirez un étonnant maître de silence.

Michel COOL

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 13:56

  Philippe Barbarin

 

Tous nous serons transformés

Mille questions habitent le cœur des hommes. Avec émerveillement, nous les voyons venir très tôt sur les lèvres des enfants, des interrogations profondes sur la vie, l’avenir et le monde, toujours exprimées avec une clarté qui ne laisse pas d’échappatoire.

Avec les adultes, quand la discussion se prolonge, ces difficultés s’estompent, et il n’en reste plus qu’une, essentielle. Derrière le mal, la misère et la violence se profile la plus cruelle de toutes les souffrances, celle de la mort. Elle est perçue comme la plus grande énigme ou la pire injustice. C’est d’elle que viennent tous les doutes. La disparition d’un être cher provoque en nous comme un effondrement intérieur, qui, parfois, remet tout en cause. Au fond, les hommes ne portent en eux qu’une seule question : Est-il vrai que la mort n’est pas l’horizon ultime ? Est-il certain que la vie triomphera ?

Ni les philosophes, ni les hommes politiques, aussi intelligents ou dévoués soient-ils, n’ont pu chasser cette angoisse, ni ne parviendront jamais à donner une réponse satisfaisante. Qu’il fasse attention, celui qui voudrait se hâter de réconforter autrui par des formules faciles : « C’est Rachel qui pleure ses enfants et elle ne veut pas qu’on la console. » (Mt 2, 18)

C’est pour ne pas nous laisser dans cette tragique impasse que Dieu a fait le grand voyage de l’Incarnation. La toute-puissante Parole d’amour, qui est la source de la vie, est venue jusqu’à nous. Elle est entrée dans la fragilité de notre chair à Nazareth, pour refaire et parfaire l’homme, ainsi que tout le monde créé. Dès le début, les attaques ont déferlé, à commencer par la rage meurtrière d’Hérode, dès qu’il a appris la naissance du Roi. « Pourquoi as-tu peur, Hérode ? Le Christ n’est pas venu pour ravir la gloire d’autrui, mais pour nous faire don de la sienne. Tu commandes d’assassiner ces faibles corps, car la peur assassine ton cœur ! »

Tout au long de sa vie, Jésus a parcouru le monde en faisant le bien. (cf. Ac 10, 38) Mais comment a-t-on pu lui vouloir tant de mal ? Quand il monte au Golgotha, nous avons l’impression que son histoire résume toutes les contradictions de notre humanité. Quand il rend son dernier souffle, nous l’entendons prier : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » (Lc 23, 46) Et de ces mains nous viendra la lumière. La résurrection de Jésus est la réponse de Dieu à toutes les questions des hommes. Lui seul pouvait nous la donner : « Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. »

Voilà qui nous permet de comprendre enfin que la vocation de l’homme se résume dans le verbe aimer. Comme nos divergences entre chrétiens paraissent dérisoires tout d’un coup ! Et révoltants, nos conflits historiques, sans parler de la division des églises qui nous fait honte, puisque nous proclamons tous que l’Eglise est une et sainte. Mais pourquoi donc n’en donnons-nous pas le témoignage ? Ce qui est sûr, et vraiment joyeux, c’est qu’aujourd’hui, nous sommes unis par un amour fraternel qui traverse allègrement les prétendues frontières de nos églises. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour travailler à l’unité, convaincus de l’importance de cet enjeu, selon la parole du Seigneur : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35)

Même si nous n’arrivons pas à démêler les nœuds accumulés par l’histoire, nous sommes sûrs que le Seigneur nous fera ce cadeau quand il voudra. L’unité des chrétiens ne sera pas le fruit de recherches savantes, encore moins de négociations habiles. Nous l’attendons comme un événement de grâce. Ne perdons pas de temps à nous lamenter sur les divisions du passé ou du présent, et faisons tout pour en éviter de nouvelles dans le futur… Lançons-nous hardiment dans l’œuvre de transformation que la Résurrection rend possible : « Tous, nous serons transformés. » Il s’agit de notre propre conversion à mettre en œuvre tout de suite. « Il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable. » (1 Co 15, 51 et 53)

Mais puisque l’Apôtre avertit que : « La chair et le sang ne sont pas capables d’avoir part au Royaume de Dieu », où donc allons-nous en trouver la force ? Dans le pain vivant de l’Eucharistie, comme nous l’a enseigné Jésus : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement (…) Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6, 51-54) Le Nouveau Testament lie la Résurrection à l’Eucharistie. Et celle-ci est encore le lieu douloureux de notre division, alors qu’elle porte le nom de « communion ». Quand ce pain devient le corps du Christ, il se trouve entraîné dans l’aventure du mystère pascal et nous ouvre à la lumière de la Résurrection. Voilà le levier de toutes les transformations et de la transfiguration du monde. Nous sommes envoyés pour proclamer ce message de consolation aux hommes, car ils méritent plus d’amour que le monde ne peut leur en donner : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu (…) et criez-lui » (Is 40, 1), la victoire de notre Seigneur Jésus Christ.

Consolation et Résurrection sont un même mot hébreu dans nos Bibles. Que la puissance de ce Mystère nous illumine et nous convertisse. Alors, nous saurons comment travailler ensemble à transformer le monde, pour que son Règne vienne !

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Les Gens du Livre
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 21:59

Logo-Diaconia2013 


Plus de 200 délégués des diocèses et des mouvements de toute la France se sont réunis aujourd’hui Chez les Orphelins Apprentis d’Auteuil  à Paris pour faire un point d’étape et engager la suite et en particulier le grand rassemblement à Lourdes de l’Ascension 2013. L’originalité de notre démarche c’est qu’à toutes les étapes les pauvres et les exclus eux-mêmes sont associés à la préparation et à la réalisation…
 C’était, bien entendu,  le cas aujourd’hui. Voici le commentaire de l’Evangile (Jésus à la Synagogue de Nazareth ) qu’a fait lors du temps de prière de lancement de la journée le Groupe de Parole des « Pauvres » : 

« Dans les évangiles, on voit que Jésus a toujours été proche des rejetés... Tous ceux qu'on excluait. Ceux qui n’avaient pas le droit d'aller au temple, ceux qui étaient en marge. Ceux que les autres considéraient comme impurs. »
« Beaucoup de personnes ne vont plus à l'église parce qu'elles ne se sentent pas accueillies. Diaconia 2013 doit remettre au centre, les pauvres. L'Eglise ce n'est pas que les bâtiments, il faut démolir les murs pour les élargir. En élargissant les murs ceux qui étaient exclus retrouvent leur place »
« Quand je vois un prisonnier, il est prisonnier. Un aveugle, il est aveugle. Tout le monde a ses souffrances, ceux qui ont de l'argent, comme ceux qui n'en ont pas. Mais c'est pas vrai qu'ils ont la même vie que nous. Dormir dans la rue. Avoir peur quand on attend un enfant que l'assistance sociale vienne pour le prendre et le placer. Avoir la honte parce qu'on est humilié par le regard. Tout le monde ne le vit pas. Tout le monde n'est pas pauvre .
La victoire des riches, c'est qu'ils ont convaincus les pauvres que tout le monde est pauvre. A une réunion de préparation de Diaconia, quelqu'un a dit « Si on parle des pauvres à Lourdes, les gens dans mon milieu ne viendront pas. » Alors pourquoi on veut se réunir ? »
« On est plein de peurs,
Il faut quitter nos peurs. Parce que la peur nous retient, nous contracte, nous empêche, nous bloque...
Pour que ces peurs tombent, il faut qu'on se rencontre , les riches et pauvres et qu'on donne la parole à tout le monde. »
« Il faudrait que tous puissent entendre la Parole. Elle n'est pas réservée à une élite. La Parole, elle est universelle, donc c’est pour tout le monde. Par nos actions et nos actes, c'est nous qui faisons que les barrières tombent. »
« La diaconie de Jésus, c'est traduire en action son amour pour l'humanité. »
« Il a beaucoup de chemin à faire.
Diaconia 2013 peut être un moment de vérité, que l'Eglise mette tout sur la table, qu'on dise la vérité pour avoir de nouvelles bases pour avancer » »

http://diaconia2013.fr/

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 13:28

SteGenevive

 

Sainte Geneviève est née à Nanterre près de Paris en 422 à l’époque d’Attila le Hun. Son nom signifie « bouche céleste » ou « fille du ciel » Chez les Celtes, « gen » ou « géni » signifiait « engendrer ». Fille unique de Sévère et Gérontia, Geneviève se voue très jeune à Dieu et est si radieuse que les évêques Germain d’Auxerre et Loup de Troyes, en chemin vers l’Angleterre sont attirés par la fillette. À 15 ans, orpheline de ses deux parents, elle part vivre à Paris, se consacre définitivement à Dieu et mène une vie ascétique. Elle a des visions et prophétise ce qui provoque au début l’hostilité des Parisiens. Mais, Germain la soutient et la justesse de ses prédications changent les comportements.

En 451, lors du siège de Paris, grâce à sa bravoure, Geneviève convainc les Parisiens de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle les encourage à jeûner et à prier ; elle prend soin des malades, nourrit les pauvres et inspire partout confiance. De fait, les envahisseurs détournent leur route vers Orléans et Geneviève est acclamée comme salvatrice et héroïne de son peuple. En 486, le courage de Geneviève est de nouveau de grand profit pour la ville de Paris où règne alors une terrible famine. Tandis que Paris est encerclée par les troupes de Childeric, Geneviève prend un bateau, descend la Seine, puis se rend de village en village pour implorer de la nourriture. Elle revient sur Paris avec onze bateaux chargés de maïs et de blé. Lorsque le siège est levé, par admiration pour son courage, Childeric relâche les prisonniers à la demande de la sainte.

Plus tard, elle devient la conseillère de Clovis qui se convertit en 496. Elle fait bâtir une église sur l’emplacement du tombeau de saint Denis, 1er évêque de Paris et convainc Clovis de faire ériger une église dédiée aux saints Pierre et Paul sur la Montagne Sainte-Geneviève, dans le 4ème arrondissement de Paris. La réputation de sainteté de Geneviève est si grande qu’elle parvient à saint Siméon le Stylite qui lui demande qu’elle se souvienne de lui dans ses prières. Elle meurt en 502 et est enterrée dans l’église Saint Pierre et Saint Paul aux côtés du roi Clovis et de la reine Clotilde.

Elle est la patronne des bergères, des gendarmes, des tapissiers et de la ville de Paris. Elle est invoquée pour lutter contre les désastres et la fièvre.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 08:08

GeorgesArnold 

 

…Aujourd’hui, je vous écris du haut de mon seizième étage, car désormais, j’habite dans une tour qui en fait -dix huit.

A bientôt 90 ans, je viens dêtre conduit, par les circonstances et pour ma plus grande joie, à débarquer dans une cité populaire de la ville, où se côtoient tous les peuples de la terre, ou presque. Les « circonstances », c’est tout simplement le fait que mes collègues prêtres avaient besoin de mon logement pour se regrouper au centre ville.

Mais je n’ai pas perdu au change ! Car, des fenêtres de mon F2, je peux admirer sous le soleil la tour Eiffel, le Sacré Cœur de Montmartre, la Tour Montparnasse et une grande partie de la capitale et de sa banlieue. Le soir, c’est féerique !

Ce passage de la paroisse à un quartier où je voisine avec de multiples familles (la tour, qui domine d’autres tours, compte 106 appartements et quelque 400 personnes)... ce passage est pour moi comme une nouvelle naissance.

Sur le palier où je suis voisin d’une famille sénégalaise, comme dans l’ascenseur, dans la rue, en attendant le bus, on se dit bonjour, on se parle, et ce n’est jamais banal.

A la sortie de l’immeuble, les gens s’empressent de tenir la porte au vieux monsieur que je suis, qui marche avec une canne. Une dame du quatorzième étage disait : « C’est bien qu’il y ait un curé dans l’immeuble : ça va nous porter bonheur ! »

J’aime cette ville de Saint Ouen, dont la population est si pleine de richesses humaines (mais pas financières, c’est sûr). Les services sociaux municipaux sont très actifs et je bénéficie du portage des repas, d’une aide ménagère, d’une téléalarme, de l’aide au logement pour les petits budgets.

Cela dit, ne croyez pas que c’est le paradis ! Je ne suis pas venu ici pour partager seulement le bonheur des habitants. Car je me sens aussi solidaire de tout ce qui leur rend la vie difficile.

Par exemple le fléau de la drogue, au pied de notre immeuble comme partout dans la ville. Ces jours-ci, j’ai participé à une manifestation de tous les quartiers, avec le slogan : « Saint Ouen, une ville sans violence ni trafics ».

Là où les trafics prétendent se rendre maîtres d’un quartier, les habitants sont déterminés à reconquérir le terrain et à faire savoir qu’ils sont chez eux. Bien entendu, la drogue ne s’installe pas par hasard.

S’il y a des dealers et des consommateurs, c’est parce qu’il y a du chômage, de l’échec scolaire, du mal-vivre, etc. Ce n’est pas par hasard non plus que la misère et les guerres dans les pays du sud ou de l’est amènent dans nos quartiers quantité de réfugiés sans papiers.

Hélas ! Les consignes données aux préfectures sont féroces et humiliantes. Il faut voir les conditions indignes imposées par la préfecture de Seine-Saint-Denis aux pauvres gens qui font la queue des nuits entières, pour essuyer, le jour venu, un refus.

Chaque mois, je participe, sur la place devant la cathédrale de Saint Denis, au « Cercle du silence », une institution qui s’est répandue dans toute la France. Ordinairement, les manifestations sont bruyantes. Au Cercle du silence, nous nous tenons debout en cercle, en silence durant une heure, pour la défense des sans papiers. Croyez-le : le silence, ça parle !

Face à tant de problèmes qui écrasent les gens, mon engagement est peu de choses. De toutes façons, maintenant, j’ai droit au repos. Mon grand âge me fait un devoir de prendre sans complexe le temps de vivre. Je suis tout étonné de parvenir enfin à la retraite, même si, pour le prêtre, il n’y a pas de retraite.

Pour moi, la retraite, c’est d’abord rendre agréable mon logement, de telle façon que mes nombreux visiteurs puissent dire : « On est bien chez toi ». C’est aussi écouter de la musique sans rien faire d’autre que d’écouter, c’est lire de beaux livres, car tout me passionne, c’est prendre le temps de circuler dans la ville, c’est bénéficier des services d’une kiné, qui m’aide à retrouver la démarche d’un jeune homme, suite à mon AVC (accident vasculaire cérébral), passé aux oubliettes !

J’ai la chance d’avoir à proximité la jolie église de l’ancien village du Vieux Saint Ouen, âgée de douze siècles. J’y retrouve une petite communauté paroissiale. J’aime passer du .temps à prier, c’est-à-dire à traiter Dieu comme Quelqu’un, en entrant en conversation avec lui. Sa parole illumine mon existence.

Avec réalisme, je m’approche de ma mort avec sérénité. J’apprécie beaucoup la recherche sur l’accompagnement des personnes en fin de vie. Pour moi, mourir dans la dignité, ce n’est pas capituler devant la souffrance, c’est la gérer ; ce n’est pas abréger sa vie, c’est la vivre jusqu’au don de soi, et c’est être assuré que la mort fait partie de la vie. Je relis le beau livre de Christiane Jomain « Mourir dans la tendresse » et j’apprécie qu’elle écrive, après avoir assisté des centaines de personnes en fin de vie : « La fin de la vie est encore la vie » et aussi : « Le mourant est un vivant » et encore : « Dans leurs derniers instants, certaines personnes s’élèvent à un niveau de conscience supérieur, accédant à un stade jamais atteint durant leur vie » (citation de Jean Ziegler).

Mais oui, l’approche de la mort « place chacun en face de l’essentiel, du besoin extrême de trouver un sens à sa propre existence. »…

 

Georges ARNOLD

Prêtre du Prado

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 10:53

  Marie.JPG

Le 8 décembre marque la fête de l'Immaculée Conception. La célébration de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie - située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l'Avent - nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l'enfant qu'elle a porté, Jésus, en qui s'est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d'Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.

 

 « Je te salue, Marie, mère de tous nos désirs d'être heureux. Tu es la terre qui dit oui à la vie. Tu es l'humanité qui consent à Dieu. Tu es le fruit des promesses du passé et l'avenir de notre présent. Tu es la foi qui accueille l'imprévisible, tu es la foi qui accueille l'invisible. Tu es l'annonce de l'humanité transfigurée, tu es la réussite de la création que Dieu a faite pour son éternité. »

 
Michel Hubaut, Franciscain

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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