Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 15:27

Samuel

 

Nous nous sommes retrouvés une cinquantaine de personnes à l’Espace Nètreville hier à Evreux pour cette journée du 8 mai à l’invitation des équipes de la Mission de France de Haute et Basse Normandie, pour partager dans le cadre de la préparation à l’Assemblée Générale de la Communauté Mission de France qui aura lieu du 13 au 15 juillet prochains à La Pommeraye (près d’Angers ). Dans les virages et les basculements du monde actuel et dans les domaines de l’Agriculture, de la Santé, de l’International, de la Précarité et des Nouvelles Techniques de Communication, quels défis nous relevons pour notre foi et pour l’annonce de l’Evangile ? Cette journée était animée par Laurent GRZYBOWSKI journaliste, musicien et chanteur.

Samuel GRZYBOWSKI est venu témoigner des basculements et des défis que représentent les nouveaux moyens de communication : Internet et les réseaux sociaux…

Samuel est né en 1992. Il fêtera ses 20 ans à Paris au cours d’une soirée la semaine prochaine (il vient de lancer ses invitations via Facebook). Il est étudiant en Licence d’Histoire à La Sorbonne et en Licence de Sciences Politiques. Il a fondé l’association COEXISTER (association de jeunes chrétiens, juifs et musulmans) en 2009 l’année de ses 16 ans. Il en est aujourd’hui le président. : http://www.coexister.fr/ 

Samuel fait partie des jeunes de la « Génération Z », c’est-à-dire de ceux qui ont toujours connu Internet et les réseaux sociaux et pour lesquels ces nouveaux moyens de communication ne représentent ni rupture ni basculement puisqu’ils leur sont familiers depuis toujours.

Il nous résume en quelques formules cette « typologie » des nouvelles générations selon la classification de William Strauss et Neil Howe :

La Génération X désigne la génération sociologique des Occidentaux nés entre 1960 et 1979. Cette génération est intercalée entre celle des baby-boomers et la génération Y.

La  génération Y désigne les personnes nées entre 1980 et 1995. Les Américains utilisent également l’expression digital natives ou net generation pour pointer le fait que ces enfants ont grandi dans un monde où l'ordinateur personnel, le jeu vidéo et l'Internet sont devenus de plus en plus importants et accessibles.

La génération Z se compose des gens nés de 1991 à 1999, donc après la chute du mur de Berlin. Par conséquent, ses représentations politiques n’ont plus rien à voir avec celles des générations qui la précédent, fortement marquées par des affrontements idéologiques : guerres mondiales, démocratie contre dictatures, décolonisations, puis guerre froide ouest-est. Pour beaucoup de ces jeunes gens qui vivent notamment dans les pays occidentaux, la démocratie est une notion acquise et ils ne peuvent imaginer qu'elle n'ait pas toujours été présente, surtout en Europe. Ils auront toujours connu les Technologies de l'information et de la communication (TIC).

Samuel  nous a présenté  ensuite les 3 réseaux sociaux auxquels il participe sur Internet :

1°) Facebook : C’est un réseau où l’on s’inscrit, on définit son « profil » et on se relie à des « amis » avec lesquels ont peut ensuite communiquer : textes, musique, photos, vidéos… liens Internet. Il y a actuellement 21 millions d’inscrits à Facebook en France c’est-à-dire 33% de la population dont 80% des jeunes de moins de 24 ans. Plus de 6000 personnes sont inscrites sur la page Facebook de Coexister.

2°) Twitter : Avoir un compte « Twitter » permet de suivre et d’être suivi. Un « twitt » est un message de 140 caractères maxi qui permet en temps réel de donner des informations à ses correspondants. Samuel suit plus de 500 personnes et il est suivi par plus de 700 personnes. Durant une heure 30 du  carrefour il a reçu plus de 500 twitts. Durant tous les évènements importants auxquels il a participé (JMJ à Madrid, Frat à Lourdes…) Samuel a Twitté de nombreux messages pour permettre à ses amis de suivre « en direct » les évènements auxquels il participait. 6 millions de personnes en France sont inscrites sur Twitter.

3°) Linkedin : C’est un site où l’on publie des informations à caractère professionnel : Poste occupé, poste recherché, Curriculum Vitae… 2 millions de professionnels sont inscrits sur Linkedin.

Avec humour Samuel nous a proposé cette question : Si Jésus revenait en 2012, que ferait-il avec son ordinateur ?

Il s’en servirait avec trois objectifs :

1°) LE PARTAGE : (TO SHARE en Anglais) : Un réseau social sert d’abord à partager, c'est-à-dire à communiquer son regard, ses émotions, sa vie. Je partage ce que je vis.

2°) L’ECHANGE : Les autres partagent également. Les partages provoquent des échanges. Il y a « interactions » au travers du réseau.

3°) L’ANNONCE : Samuel nous a fait part de son expérience. Après les twitts qu’il a transmis de Lourdes ou de Madrid, des échanges approfondis ont vu le jour avec plusieurs jeunes internautes qui lui ont posé des questions et avec lesquels il est entré en communication. Quatre ou cinq d’entre eux, à la suite de ces échanges se sont aventurés à lire l’Evangile !

Les enjeux de ces nouveaux moyens de communication :

1°) Les réseaux sociaux sont un formidable outil de communication, mais ils sont à l’image de la main qui peut servir à caresser mais aussi à frapper !

2°) Les réseaux sociaux sont un espace démocratique sans frontière. Il n’y a pas de hiérarchie : chacun a le même statut. Les réseaux réduisent à néant toutes les hiérarchies !

3°) Une des difficultés avec les réseaux sociaux c’est la confusion Vie publique – Vie privée.

Samuel propose trois pistes pour rendre ces réseaux plus pertinents :

1°) Démocratiser  l’ACCES : ouvrir Internet et les réseaux au plus grand nombre (nombre de SDF ou de personnes au RSA ont déjà des comptes sur Internet sans posséder d’ordinateur.

2°) Former : apprendre à maitriser l’outil et en particulier à ne pas publier sans discernement ce qui relève de sa « vie privée ».

3°) Sensibiliser : apprendre en particulier  à distinguer « l’INFO » de « l’INTOX » ! Savoir gérer le temps et l’immédiateté de l’outil pour ne pas se laisser submerger et en devenir esclave.

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 14:06

Schmitt

Après le témoignage « lumineux » d’Eric Emmanuel SCHMITT ce matin dans l’émission Le Jour du Seigneur sur France 2 je vous propose le récit de sa conversion tel qu’il l’a donné au site Internet de Contact TV, une Web TV du Québec.

« Aussi convient-il sans doute d’évoquer dès maintenant le récit de la forte expérience spirituelle qu’Eric-Emmanuel Schmitt a vécue un jour, le 4 février 1989, et qui irriguera son œuvre à venir tout en le libérant en tant qu’écrivain, puisqu’elle coïncidera avec le début, peu de temps après, de l’écriture de sa première pièce, La nuit de Valognes. « C’est à partir de cette date que j’ai pu écrire. Jusque-là, ce que j’écrivais me paraissait vain », dit-il en entrevue. Et cette pièce, qui se termine sur la (re) naissance de Don Juan à son humanité, après une nuit de confrontation avec quelques-unes de ses anciennes victimes, ne peut pas ne pas rappeler aussi la (re) naissance qui attend le converti au lendemain de sa nuit mystique, de même que la naissance de l’écrivain à l’écriture.

Le récit de cette conversion est repris peu ou prou dans le préambule de Mes évangiles (2004), qui reprend notamment l’adaptation théâtrale de L’évangile selon Pilate, à l’origine roman. Mais écoutons l’auteur raconter l’épisode à un journaliste du quotidien La Croix : « J’étais parti dans le Hoggar avec des amis. Nous avions gravi le mont Tahar, le plus haut sommet, et j’ai voulu redescendre le premier. J’ai vite compris que je ne prenais pas le bon chemin, mais j’ai poursuivi, irrésistiblement séduit par l’idée de me perdre. Quand la nuit et le froid sont tombés, comme je n’avais rien, je me suis enterré dans le sable. Alors que j’aurais dû avoir peur, cette nuit de solitude sous la voûte étoilée a été extraordinaire. J’ai éprouvé le sentiment de l’Absolu et, avec la certitude qu’un Ordre, une intelligence, veille sur nous, et que, dans cet ordre, j’ai été créé, voulu. Et puis la même phrase occupait mes pensées : Tout est justifié. »

Ce faisant, Schmitt obtenait là, bien qu’il déclare s’en méfier, une sorte de réponse à la question qui le hantait, depuis l’époque où il avait été confronté aux images terribles de la libération des camps de concentration et du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki : pourquoi le Mal existe-t-il ? Cette réponse, nul jusqu’à présent, ni ses parents athées, ni les philosophes, ni les beaux esprits libertins n’avaient pu la lui fournir. Sauf peut-être la musique qui « répond oui à une question qu’on ne formule pas toujours », écrit-il dans Ma vie avec Mozart : « Que faisons-nous sur cette terre avec ce corps friable et cette pensée limitée ? »

Car voici que s’avance une autre réalité tout aussi douloureuse pour Schmitt : la mort. « C’est vrai, ma gentillesse cache un profond désespoir, confie-t-il à un journaliste. Quand je suis en face de quelqu’un, je pense inexorablement à sa mort. À la mienne. Je me dis que nous allons mourir et que tout ça est bien ridicule. » Il est vrai que la période hédoniste de Schmitt, voire sa jeunesse, tout simplement, a coïncidé avec la décennie 1980, la plus meurtrière de toute l’épidémie du sida. Autour de lui, ses amis tombent, sont tombés ou tomberont. Comment ne pas avoir, dans ces conditions, une conscience aiguë de la mort ?

Mais après cette nuit du 4 février 1989, voilà que Schmitt retrouve l’aube du désert avec une certitude, sans prosélytisme toutefois (« Je ne suis pas contagieux », répète-t-il souvent) : tout a un sens. Ce sens peut échapper à l’être humain. Il n’en existe pas moins. Pour Schmitt, commente Éric Meyer, « Dieu n’est jamais qu’un mot, un espace blanc pour capturer cette interrogativité infinie qui caractérise l’homme. Dieu n’est jamais donné, et la seule garantie qu’il offre est l’incertitude des choses. Il ne défait pas le Mal, mais il permet de penser le Bien. »

On aura compris qu’étant donné l’importance qu’elles revêtent dans son œuvre, il fallait insister, ici, sur les préoccupations religieuses de Schmitt. Mais font-elles pour autant de lui un auteur religieux ? Dans son œuvre, l’écrivain semble pratiquer une forme de « théologie négative ». D’un point de vue théologique, précisons que, par opposition à la théologie naturelle, qui fait intervenir la raison, et la théologie révélée, qui fait intervenir la révélation, la théologie négative affirme l’existence de Dieu à partir de tout ce qu’il n’est pas. Paradoxalement, on peut donc se demander si la vision religieuse de Schmitt à l’œuvre dans ses écrits n’est pas le contraire de la religion, ou à tout le moins des religions révélées (soit les trois grandes religions monothéistes), qui, par essence, ne peuvent s’affirmer qu’en faisant appel au dogme. Est-il besoin d’ajouter que cette ambiguïté métaphysique (de fortes convictions qui ne valent que pour l’auteur) ajoute aux séductions de son œuvre littéraire ?

Au moment de sa conversion, Eric-Emmanuel Schmitt n’était pas tout à fait dépourvu d’éducation religieuse. À 11 ans, ses parents l’avaient inscrit au catéchisme, en lui disant : « Il faut quand même que tu connaisses cette histoire ! » L’Histoire sainte, cependant, lui a semblé indéchiffrable, tout au long de cette année de catéchisme et malgré le goût du dialogue philosophique que l’aumônier du collège, le père Pons, lui transmet en l’invitant à réfléchir, d’un point de vue biblique, sur des questions sociales. Du reste, ces rudiments de catéchèse fondent comme neige au soleil lorsque l’étudiant Schmitt commence à lire Nietzsche, Sartre et Freud. Plus tard, l’athéisme (Dieu n’existe pas) hérité de la famille se transformera en agnosticisme (l’homme ne peut pas connaître Dieu) à la lecture de philosophes animés, à des degrés divers, d’une inquiétude religieuse : Descartes, Kierkegaard, Leibniz, Pascal. Mais de là à croire en Dieu, et en un Dieu résolument chrétien... Il fallait sans doute une nuit en solitaire sous les étoiles du désert, avec la conscience exacerbée de sa mort (n’était-il pas égaré, loin de ses compagnons ?) et de la vie (n’était-il pas prodigieusement en paix ?) assortie d’un mystérieux sentiment de plénitude et de « temps dilaté » pour que la conversion ait lieu. Tout au long de son œuvre (pour ne rien dire des entrevues où l’écrivain s’explique volontiers sur la question), nous verrons cette foi agissant en filigrane, tantôt sur le mode du paradoxe, tantôt de l’allusion, tantôt de l’affirmation (jamais cependant par la voix du narrateur mais toujours, de manière dialectique, à travers certains personnages, par exemple Mamie-Rose, dans Oscar et la dame rose, ou sœur Lucie dans La part de l’autre), foi optimiste, redisons-le, sans trop de prêchi-prêcha. …. »

Marie-Andrée Lamontagne

 

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 10:09

 

prièrepaix 

 

En ce jour d’élection du Président de la République, je vous confie cette prière du Pape Jean-Paul II qui me parait particulièrement convenir à la gravité du moment :

 

Donne la Paix à notre terre

Ô Mère de miséricorde,
nous confions à ton coeur et à ton amour
le peuple entier et l'Église de cette terre.

Garde-nous de toute injustice,
de toute division,
de toute violence et de toute guerre.

Garde-nous de la tentation
et de l'esclavage du péché et du mal.
Sois avec nous!

Aide-nous à vaincre le doute par la foi,
l'égoïsme par le service,
l'orgueil par la mansuétude,
la haine par l'amour.

Aide-nous à vivre l'Évangile
et la folie de la Croix
afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils
à la vraie vie, avec le Père,
dans l'unité de l'Esprit Saint.

Ô Mère du Christ,
sois notre réconfort
et donne force à tous ceux qui souffrent :
aux pauvres, à ceux qui sont seuls,
aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés.

Donne la paix à notre terre divisée;
et à tous, la lumière de l'espérance.

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Refaire le Monde
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 10:22

AFavart

 

Depuis le 30 avril dernier la Communauté Mission de France a un nouveau vicaire général nommé par notre évêque, Yves PATENOTRE, suite à une consultation des membres de la communauté :

Il s’agit d’Arnaud FAVART prêtre ouvrier en Creuse. Il prendra ses fonctions après l’Assemblée Générale de la Communauté le 14 juillet à La Pommeraye (près d’Angers).

 

Vous trouverez une présentation d’Arnaud sur mon Blog :

 

Présentation d’Arnaud

 

J’ai adressé un message de remerciements et de solidarité à Arnaud. Il m’a très fraternellement répondu :

 

« Merci Denis de la confiance que tu me manifestes.
Je sais manier des engins de Travaux Publics ou des Bus, mais une Communauté Mission de France,  voilà un nouveau métier à apprendre.
L'expérience de 12 années au Conseil Presbytéral m'aidera probablement.
Ce qui est rassurant c'est qu'on est toujours un homme de transition, et qu'il y a quantité de belles figures à la Mission.
En attendant la joie de se parler, et de visiter les équipes de l'Eure
Bien fraternellement, Arnaud »

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 20:50

echec-604x409 

Fahim Mohammad (photo Audoin Desforges)

 

A 11 ans, Fahim Mohammad est en situation irrégulière et sans domicile fixe en France depuis 2008. Samedi 21 avril, il est devenu champion de France pupille d’échecs. Depuis, il aurait du intégrer l’équipe de France, mais pour participer à des tournois internationaux, il faut un passeport pour voyager.

Au rez-de-chaussée d’une tour de Créteil, dans le petit local du club d’échecs Thomas-du- Bourgneuf, un gamin vêtu d’un sweat à capuche est affalé sur le canapé. Fahim Mohammad dîne ici avec son père presque tous les soirs, plus rarement il y dort. Il vient surtout s’entraîner. Nura Alam, son père, pointe du doigt un amas de coupes perchées sur le micro-ondes marron et déclame, les yeux grands ouverts : “Champion Ile-de-France 2010, champion de Paris…” Faute de place, d’autres trophées campent dans l’arrière-salle. Fahim semble réservé, presque distant par rapport à tout ça.

Après quatre ans en situation irrégulière, à vadrouiller entre les hôtels sociaux, avec même un bref passage sous une tente, il a trouvé un peu de stabilité dans des familles proches du club. Samedi 21 avril à Nîmes, Fahim est devenu champion de France des moins de 12 ans. Comme il est scolarisé depuis trois ans en France, ce titre aurait dû lui ouvrir les portes de l’équipe nationale. Théoriquement.

“Ils ne voulaient pas que je joue aux échecs”

Fin 2008, Fahim et son père débarquent en France en avion “avec un passeur qui nous a repris ensuite les passeports”, se remémore-t-il. Ils ont fui le Bangladesh pour des problèmes politiques. “Mon père était dans le clan qui a perdu les élections présidentielles. Ils l’ont menacé de s’en prendre à moi.” Fahim a retenu de cet épisode qu’“ils ne voulaient pas que je joue bien aux échecs. Ils étaient jaloux”. Tandis que, dans un français parfait, son enfant pèse chaque mot pour répondre à nos questions, le père sort d’un classeur des articles de journaux en anglais. Sur une photo à la une, on aperçoit Fahim en tournoi, juché sur trois chaises en plastique afin d’être à la hauteur de l’échiquier.

Depuis l’âge de 5 ans, il gagne la plupart des tournois qu’il dispute. Pas étonnant qu’une fois arrivé à Paris, le premier réflexe de Nura Alam fut d’inscrire son fils à un tournoi d’échecs. A seulement 8 ans, il remporte la compétition réservée aux moins de 20 ans. Un entraîneur le repère et lui conseille d’aller faire un tour au club Thomas-du- Bourgneuf, où évolue une équipe de “top jeunes”, le plus haut niveau français. Ce jour-là, Xavier Parmentier, ancien entraîneur de l’équipe de France des jeunes durant vingt ans, y dispense justement un cours.

“J’ai vu arriver le gamin avec son père. Il ne parlait pas français. Je lui ai montré un problème (sur l’échiquier), il a désigné du doigt la solution, beaucoup plus vite que les gamins qui étaient là.”

Depuis, il entraîne bénévolement Fahim deux fois par semaine. De son côté, le jeune joueur doit s’exercer à la maison. “Mais il est encore un peu feignant, comme les gosses de son âge”, soupire son entraîneur. Fahim reconnaît lui-même qu’il “ne travaille pas beaucoup, beaucoup”. Un peu nonchalant, un peu distrait, l’enfant a vu son niveau de jeu évoluer en dents de scie, principalement à cause de sa situation matérielle.

Champion de France pupilles

Des organismes comme l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ont rejeté en août 2010 sa demande de titre de séjour et celle de son père, au motif que la femme et deux enfants de Nura Alam demeurent toujours au Bangladesh. Décision confirmée en appel par le tribunal administratif la même année. Accueillis un temps dans des hôtels sociaux d’urgence par France terre d’asile, Fahim et son père se retrouvent à l’été 2011 de nouveau à la rue.

Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile portent bien leur nom. Quand la demande est définitivement rejetée, on ne peut plus y rester”, se désole une communicante de FTA. Fahim voit alors son père planter une tente à côté du lac de Créteil. Devant cette situation d’urgence qui va durer un mois, le club d’échecs se mobilise. Fahim dort depuis chez des familles proches du club tandis que son père loge dans une chambre prêtée après un appel lancé sur le web.

L’année où on allait d’hôtel en hôtel, j’avais du mal à me concentrer. Je n’avais fini que septième au championnat de France”, se souvient Fahim. Triturant un pion de sa main droite, l’enfant s’anime dès qu’on évoque sa dernière compétition. Sur une semaine, il a remporté sept parties et réalisé deux nulles. Fahim accepte de reconstituer de mémoire une partie qu’il a remportée en moins de vingt coups. “A son niveau, c’est normal de pouvoir faire ça, nous explique a posteriori son entraîneur. C’est comme demander à quelqu’un de chanter une chanson apprise à l’école.” Samedi 21 avril, il termine avec huit points, le meilleur score. Fahim se retrouve champion de France pupilles.

“Le problème n’est pas qu’il soit étranger”

En théorie, “ce titre lui fait intégrer automatiquement l’équipe nationale jeunes”, nous explique Jordi Lopez, directeur technique adjoint de la Fédération française des échecs (FFE) et sélectionneur de l’équipe de France des jeunes. Seulement, Fahim dispute ses compétitions “sous le code” bangladais. En d’autres termes, il est affilié à la fédération de son pays. La FFE a donc entamé les démarches nécessaires pour qu’il puisse jouer “sous le code français”.

“Ce n’est pas le fait qu’il soit étranger qui pose le plus problème, ajoute Jordi Lopez, mais qu’il soit en situation irrégulière. Comment va-t-il passer les aéroports pour les championnats d’Europe et du monde ? Nous ne pouvons pas prendre ce risque avant d’avoir réglé sa situation.”

Le père de Fahim n’a pas chômé pour tenter de résoudre ce blocage. Il a récolté des lettres de soutien de la fédération, de l’école primaire de Fahim (aujourd’hui en 6e, il enchaîne les félicitations depuis son arrivée en France), de Laurent Cathala, député socialiste du Val-de-Marne… Nura Alam a même écrit à la ministre des Sports de l’époque, Chantal Jouanno, ainsi qu’à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, Jeannette Bougrab, en tentant de faire vibrer la corde de “l’immigration choisie”. La réponse à ces courriers est venue du service de l’asile du ministère de l’Intérieur et de l’Immigration, qui estime que sa “situation répond aux critères de délivrance d’un titre de séjour sur un autre fondement que l’asile”.

Depuis, avec l’aide de RESF (Réseau éducation sans frontières), Nura Alam tente d’obtenir un rendez-vous à la préfecture. La semaine prochaine, la fédération va révéler la nouvelle équipe de France. Fahim n’en fera pas partie. Jordi Lopez précise qu’une exception sera faite “pour ce gamin extraordinaire si la situation se décante avant les championnats d’Europe à Prague” (en août). Fahim a bien intégré les données du casse-tête administratif. Il souhaite simplement disputer les championnats internationaux pour lesquels il a gagné son ticket d’entrée mais pas son billet d’avion. “Ca me convient si j’ai juste un permis temporaire pour voyager pour les championnats à venir. Juste deux semaines, ça me convient.

Geoffrey Le Guilcher

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 11:01

Athanase

SAINT ATHANASE Évêque et Docteur de l'Église (295-373)

 

St Athanase fut le grand défenseur de l'Orthodoxie face à l'hérésie arienne, qui niait la divinité du Christ. Alors qu'il n'était encore que le secretaire de l'évêque Alexandre, il participa activement au concile de Nicée en contribuant à la condamnation d'Arius, et à la formulation des dogmes de l'Incarnation et de la Trinité. Devenu lui-même évêque d'Alexandrie (328), il sera en butte à la persécution de la part des ariens résistants et du pouvoir impérial qui aurait souhaité plus de souplesse, pour mettre tout le monde d'accord... Sur les 45 ans de que dura son épiscopat, il en passa 17 en exil.

 

 Le Christ est l’image du Dieu invisible ; par lui nous sommes rachetés et nos péchés pardonnés (Col 1,15.14) Sermon sur l’incarnation du Verbe, 13 (trad. cf SC 199, p.311s) 

 

« Puisque les hommes s’étaient rendus déraisonnables et que la tromperie des démons jetait son ombre de tous côtés et cachait la connaissance du vrai Dieu, que devait faire Dieu ? Se taire devant une pareille situation ? Accepter que les hommes soient égarés ainsi et ne connaissent pas Dieu ?…  

Dieu ne va-t-il pas épargner à ses créatures d’être égarées loin de lui et assujetties au néant, surtout si cet égarement devient pour elles cause de ruine et de perte, alors que les êtres qui ont participé à l’image de Dieu (Gn 1,26) ne doivent pas périr ? Que fallait-il donc que Dieu fasse ? Que faire, sinon renouveler en eux son image, afin que les hommes puissent de nouveau le connaître ?

Mais comment cela se fera-t-il, sinon par la présence de l’image de Dieu elle-même (Col 1,15), notre Sauveur Jésus Christ ? Cela n’était pas réalisable par des hommes, puisqu’ils ne sont pas l’image mais ont été créés selon l’image ; ce n’était pas réalisable par des anges non plus, car même eux ne sont pas images.

C’est pourquoi le Verbe de Dieu est venu lui-même, lui qui est l’image du Père, afin d’être en mesure de restaurer l’image au fond de l’être des hommes. Par ailleurs, cela ne pouvait pas se produire si la mort et la dégradation qui la suit n’étaient pas anéanties. C’est pourquoi il a pris un corps mortel, afin de pouvoir anéantir la mort et restaurer les hommes faits selon l’image de Dieu. L’image du Père, donc, son Fils très saint, est venue chez nous pour renouveler l’homme fait à sa ressemblance et pour le retrouver, alors qu’il était perdu, par la remise de ses péchés, comme il le dit lui-même : « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10). »

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 10:45

Zundel

 

Quelle est la peur qui a poussé tant de citoyens suisses à refuser, dimanche dernier, "la libre circulation des personnes" ? La peur du chômage et du dumping salarial. En termes positifs, la volonté de défendre l'emploi et un juste salaire. Je pense que Maurice ZUNDEL aurait compris cette crainte des travailleurs, quand on sait l'engagement qui a été le sien, dans la crise des années 30, pour défendre le droit au travail et proposer des solutions au problème du chômage.

 

1) Le travail

Pourquoi un tel engagement de la part d'un prêtre théologien ? C'est que pour Maurice ZUNDEL la question du travail et du chômage n'est pas seulement d'ordre économique, ou technique : il y va de l'homme, de sa dignité, de son esprit. Privé de travail, l'homme est atteint dans son humanité même.

Car pour Maurice ZUNDEL, - ce sera aussi le coeur de l'enseignement de Jean-Paul II dans Laborem excercens– le travail n'est pas seulement un moyen de production ou d'enrichissement, mais un "instrument d'humanisation".

"Le premier but du travail n'est pas de produire des choses, mais de produire des hommes".

Le travail doit permettre à l’être humain de devenir davantage ce qu’il est, une fin et non un moyen. Ce n’est pas l’homme pour le travail et le profit, mais le travail pour l’homme et son enrichissement personnel et communautaire. « On ne travaille pas pour produire à l'infini des choses, à seule fin d'enrichir quelques-uns. On travaille pour s'humaniser, pour aboutir au don harmonieux de soi-même. »2 Ce qui importe c'est de « viser essentiellement à une promotion humaine ». Plus qu'un "gagne-pain", le travail est une "gagne-vie ».

Cette humanisation passe par un effort de libération du travailleur afin de demeurer le maître de son action. Qu'il ne se laisse pas réduire à l'état d'homme-machine : "Qu'il se serve de tout, mais qu'il demeure le maître ; qu'il domine tout et d'abord soi-même, car la loi première est de ne rien subir et de convertir ses servitudes en liberté."

Maurice ZUNDEL va plus loin encore. Puisque "l'homme passe l'homme, infiniment" (Pascal), l'humanisation par le travail devient ouverture sur l'Infini, dépassement de soi, communion avec Dieu. " Le travail, le repos, les rapports quotidiens des hommes entre eux, c'est cela la religion, pourvu que chaque acte soit revêtu de cette présence divine et la communique"

2) Le chômage

Pour Maurice ZUNDEL, la cause fondamentale du chômage n’est pas d’ordre économique ou technique, elle réside dans la « matérialisation de la vie publique » et « la baisse des valeurs spirituelles » au profit de la seule valeur universellement reconnue : la richesse matérielle. Il s’agit de « gagner le plus possible, en produisant le plus possible, au plus bas prix possible. » La crise du chômage est donc d’abord « un événement spirituel » à dimension internationale, « une apostasie générale de l’esprit. »

Dès lors, le remède consiste d’abord à « renaître de l’Esprit », à susciter ce qu'on appellerait aujourd’hui une mondialisation spirituelle. Car « il y a une patrie humaine universellement humaine, sont nous sommes les membres en vertu des exigences de l’esprit, avant d’être les citoyens des peuples où nous avons nos racines terriennes… "Nous ne pouvons nous défendre contre le communisme qu’en réalisant la communion des esprits. » De toute urgence, il faut lancer « une campagne de presse mondiale sous le signe de l’Esprit. » (p.26) (1)

Face une crise à la fois spirituelle et internationale, on ne peut plus se barricader derrière nos frontières : « il ne nous est plus possible de résoudre nos difficultés si nous ne tenons pas compte de celles des autres. » D’où l’obligation d’élargir notre regard et de procéder à « un nouvel examen de la situation à la lumière de l’Esprit. » (p.27) (1) Un rêve merveilleux, mais utopique ? ZUNDEL, qui n’est pas un rêveur, mais un prophète, a bien conscience que pour devenir réalité cet idéal spirituel doit se concrétiser dans un programme de réformes économiques et sociales, tant sur le plan international que national.

Avec une grande audace, mais aussi un sens des réalités qui étonne, ZUNDEL va donc proposer une série de mesures dont certaines annoncent des réalisations qui ne verront le jour qu’après la 2ême guerre mondiale.

Sur le plan mondial, ZUNDEL propose que le Bureau international du travail serve d’organe régulateur de la production, en coordonnant les besoins et les possibilités du marché mondial, tout en veillant à ce que les « développement s techniques soient absolument subordonnés à la dignité humaine des travailleurs… et à l’équilibre spirituel de la civilisation. » (p.28) (1) Peut-on affirmer que L’Organisation mondiale du commerce (OMC) récemment instituée travaille dans cet esprit de respect et de justice ? Conjointement, il s’agit de « créer un organisme financier international sous forme de mutualité internationale (League for Life) qui prête aux Etats les capitaux indispensables à l’assainissement de leur économie…» et leur permette d’assurer, durant la période critique, une existence humaine à tous leurs ressortissants » (p.29) (1)

Tel sera aussi le but proclamé des fameuses institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international), fondées à la fin de la guerre pour venir en aide aux pays les plus pauvres. Avec quels succès et quels échecs ? On peut se demander ce qu’en penserait ZUNDEL aujourd’hui.

Cet ambitieux programme suppose évidemment (nous sommes en 1933, année de l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler !) qu’un « pacte de sécurité » oblige les nations à renoncer à toute entreprise belliqueuse et à soumettre à l’arbitrage international les conflits éventuels (p.30) (1). Il faudra aussi envisager l’émission d’une monnaie internationale, un système d’assurances internationales, « la transformation des colonies en Etats indépendants » (p.31) (1), l’établissement de stocks de denrées alimentaires (le futur Programme alimentaire mondial ?) et un organisme international pour l’éducation et la culture (le futur UNESCO ?)

Quant aux Etats membres de cette Mutualité et soutenus par elle, ils pourront à leur tour envisager une série de mesures pour enrayer le chômage. En voici qui n’ont rien perdu de leur actualité :

- réduction des heures de travail en fonction des risques et de la fatigue

- imposition d’une limite d’âge avec une retraite corrélative pour tous les travailleurs

- salaire marital suffisant pour permettre à la mère de famille de rester au foyer

- vacances payées pour tous…

 

Ainsi, pense ZUNDEL, le chômage, dans ce qu’il a de plus horrible, pourra prendre fin sans tarder… Alors on pourra envisager la création d’institutions qui permettent aux travailleurs d’accéder à « la richesse spirituelle qui convient à leur dignité d’hommes : foyers d’étude, d’art de prière, avec ‘de la musique avant toute chose’ » (p.34) (1).

Tout ZUNDEL est là : la compassion devant la souffrance humaine, l’indignation face à l’injustice sociale, le sérieux de la réflexion pour trouver des solutions, la confiance en la capacité de l’homme à se dépasser, l’espérance du Royaume.

 

Jean-Marie PASQUIER

L'engagement social de Maurice Zundel

 

Texte Intégral de l’article

 

(1)   La beauté du monde entre nos mains, (Articles de Maurice Zundel)

 Ed. A.Sigier, 2004

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 21:14

 

Un clip-vidéo pour lancer « 2012 : promotion de la vie consacrée » : flashmob des 600 jeunes religieux (ses) réunis devant Notre-Dame de Paris dimanche 29 janvier lors de leur rassemblement national « Brother&Sister Act, missionnaires de l'espérance »
 

 


Flashmob "Brother & Sister Act, missionnaires de... par corref

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 18:59

 

 

Voici un excellent documentaire "grand public" qui fait un état des lieux des recherches récentes sur l'histoire de la Bible et celle du peuple juif at l’origine du « monothéisme ».

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Les Gens du Livre
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 08:48

 

 

International Letter & Petition to Asma al-Assad

 

Des femmes d'ambassadeurs à l'ONU ont décidé d'envoyer un message direct à une autre femme, celle du président syrien. À travers une pétition et une vidéo où elles dénoncent "l'hypocrisie" d'Asma al-Assad.

 

"Personne ne s'intéresse à votre image. Tout ce qui nous intéresse, ce sont vos actions." Le message, martelé avec des images d'enfants syriens morts ou blessés, est particulièrement clair. Mais c'est sans doute la première fois qu'il s'adresse non pas à Bachar al-Assad, le très contesté président syrien, mais à sa femme Asma.

Dans ce clip diffusé sur Internet, les épouses des ambassadeurs britannique et allemand aux Nations-unies l'appellent solennellement à "se battre pour la paix". "C'est votre devoir d'empêcher une guerre civile, en tant que femme et en tant que mère", dit la pétition, qui a déjà recueilli près de 17.000 signatures ce matin. "Cessez d'être un simple témoin".

Un message qui arrive au moment où Ban ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, appelle à nouveau Bachar al-Assad à respecter le cessez-le-feu décrété la semaine dernière

 

Lien à la Source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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