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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 19:45
Xavier Patier : Blaise Pascal, La nuit de l’extase

Pourquoi j’ai écrit ce livre

« Je reviens à ma lubie de me couper de l’actualité, à l’origine de ce livre, et qui est à la portée de chacun. Je la recommande. Tout le monde devrait essayer, ne serait-ce qu’une fois. » Xavier Patier

En résumé

Que s’est-il passé dans la nuit du 23 novembre 1654, à Paris ? « Depuis environ dix heures et demi du soir jusques environ minuit et demi », Blaise Pascal a connu l’expérience amoureuse la plus forte de sa vie. En bon scientifique, il a noté sur une feuille de papier, en détail, les sensations qu’il a éprouvées, les réminiscences qu’il a eues, les résolutions qu’il a prises.

Sa vie en a-t-elle été changée ? Oui et non. À partir d’une analyse originale de ce document, alimentée par une enquête de terrain, Xavier Patier montre, sous un angle inédit, ce que fut la grande passion de Blaise Pascal, son grand secret. Le génie de Pascal se révèle un guide efficace pour un temps de changement. Au moment où la France est comme en deuil d’elle-même, un avenir se dessine : il s’appelle Blaise Pascal.

Extrait

« Un soir, je tombe sur une édition ancienne des Pensées de Blaise Pascal (…) L’édition des Pensées que je découvre reproduit en introduction le texte du « Mémorial », les quelques lignes griffonnées par Pascal retrouvées dans la doublure de son habit après sa mort. Je reste en arrêt devant ces mots écrits à la hâte, en secret. »

Blaise Pascal, La nuit de l’extase, Xavier Patier, Éditions du Cerf, février 2014, 176 p., 17€.

Lien à la Source

BLAISE PASCAL est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand, en Auvergne, en France et meurt dans d'atroces souffrances, probablement d'un cancer de l'estomac, le 19 août 1662 (à 39 ans !), avant d'avoir achevé une Apologie de la religion chrétienne, dont les fragments ont été publiés sous le titre de Pensées.

Son père, Etienne Pascal, président à la Cour des Aides s'intéresse à la science. Sa mère, née Antoinette Begon meurt alors que le petit Blaise n'a que 3 ans. Très vite, l'enfant fait montre d'un génie extraordinaire. A 12 ans, il retrouve tout seul les 32 premières propositions d'Euclide. A 16 ans, il compose un Traité des Sections Coniques. A 19 ans, il construit une machine arithmétique, ancêtre de nos modernes calculettes.

Jusqu'en 1652, Pascal se livre à de nombreux travaux sur la pression atmosphérique et l'équilibre des liquides : le 19 septembre 1648, Pascal fait exécuter par son beau-frère, Florian Périer, l'expérience du Puy de Dôme qui démontre de manière irréfutable l'existence du vide et en même temps la pesanteur de l'air. Il entreprend des travaux sur la presse hydraulique, le triangle arithmétique, la théorie de la cycloïde. Avec Fermat, il crée le calcul des probabilités.

Les dispositions naturelles du jeune Pascal semblent le destiner à un brillant avenir de mathématicien mais ses travaux compromettent sa santé. Après la mort de son père, s'ouvre une période mondaine de trois ans (1651-1654). A Paris, il fréquente le salon de Mme de Sablé, fréquente La Rochefoucauld, se lie avec des libertins.

En 1652, sa soeur Jacqueline était entrée à Port-Royal. Elle l'incitait vivement à revenir vers l'ardente vie chrétienne dont il lui avait autrefois donné l'exemple. La nuit du 23 novembre 1654 sera pour Pascal la nuit de l'extase, la nuit mystique. Désormais, il consacrera ses dernières forces à un apostolat religieux sans toutefois abandonner complètement ses recherches mathématiques.

En 1656, les amis jansénistes de Pascal lui demandent d'intervenir dans le conflit qui les oppose aux jésuites : c'est l'origine des Provinciales. Entre le 23 janvier 1656 et le 24 mars 1657, Pascal publie 18 lettres sous le titre Provinciales.

Nous ne sommes plus guère concernés par la polémique et pourtant Les Provinciales sont toujours lues, car par-delà le débat, Pascal le philosophe pose des problèmes éternels : ceux de la destinée et de la vie morale.

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