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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:44
Quelles perspectives après le « non » au référendum grec ?

Après la victoire du « non » en Grèce, les Européens retournent mardi 7 juillet 2015 à la table des négociations avec le premier ministre Alexis Tsipras. La situation financière, économique et sociale du pays reste très tendue. La Croix explore les enjeux de la semaine, côté grec et côté européen.

1. COMMENT ÉVITER LE CHAOS À ATHÈNES ?

Certes, la victoire du « non », dimanche 5 juillet, n’a pas entraîné de ruée vers les distributeurs de billets, mais les banques grecques sont toujours sur le fil du rasoir, exsangues depuis plusieurs mois.

Or le maintien du pays dans la zone euro repose avant tout sur elles. Hier après-midi, le gouvernement a annoncé que les banques resteraient fermées encore quelques jours. À son corps défendant, c’est donc la Banque centrale européenne (BCE) qui reste le dernier rempart contre le chaos en Grèce.

Seul son système d’urgence (« ELA » en anglais) maintient les banques grecques à flot. Mais, au sein de la BCE, de plus en plus de voix – emmenées par Jens Weidmann, patron de la Bundesbank allemande – réclament la fermeture de cet ultime « robinet ». Motif : les banques grecques, insolvables à leurs yeux, ne remplissent plus les critères requis pour cette aide d’urgence. « Mais les critères objectifs n’ont pas cours dans ce type de décision », répond Christopher Dembik, chez Saxo Bank.

À ses yeux, la BCE ne souhaite pas prendre la responsabilité d’une faillite de la Grèce. « Dans les circonstances de très grande incertitude en Europe et au niveau international, la BCE a été très claire : si c’est nécessaire on fera plus », a réaffirmé dimanche 5 juillet Benoît Cœuré, membre du directoire de l’institution.

Le temps, probablement, de laisser un accord se dessiner. Reste que maintenir le robinet d’urgence au même niveau qu’aujourd’hui « est insuffisant », selon une note de COE-Rexecode, qui prône tout simplement de « relever le niveau des liquidités octroyées ». La BCE devait prendre sa décision lundi 6 dans l’après-midi.

2. EST-IL ENCORE POSSIBLE DE NÉGOCIER ?

Un sommet de la zone euro a été convoqué pour aujourd’hui, dès l’annonce du résultat du référendum. Lundi 6 juillet, Angela Merkel et Alexis Tsipras se sont mis d’accord pour qu’Athènes soumette des propositions lors de ce sommet, qui sera précédé par une réunion de l’Eurogroupe.

Le « non » au référendum aura-t-il changé les rapports de force ? C’est l’un des paris d’Alexis Tsipras,qui « veut pousser le président français en faveur de la Grèce, et éviter ainsi le processus infernal d’isolement du pays », estime le politologue Iannis Papadopoulos, de l’Université de Macédoine à Thessalonique. À ses yeux, pourtant, « la Grèce est dans une situation de faiblesse absolue (…) et il semble très peu probable que la France sacrifie l’axe franco-allemand au profit de la Grèce. »

Sybillin, Michel Sapin, le ministre français des finances, a prévenu lundi 6 juillet : « Aucune solution ne pourra être trouvée s’il n’y a pas entre Angela Merkel et François Hollande (…) une conversation en profondeur, en vérité. » Les deux dirigeants devaient se rencontrer lundi soir à l’Élysée.

« Les négociations s’annoncent difficiles entre les créanciers et la Grèce, prévient une note de BNP-Paribas. L’incertitude des derniers mois a eu un vrai coût économique : recul de l’activité, détérioration des finances publiques, etc. (…) Atteindre les anciens objectifs en termes d’excédent budgétaire primaire (hors charge de la dette) sera d’autant plus difficile. Le gouvernement grec adoptera vraisemblablement une attitude ferme »,poursuit la note, sceptique sur la possibilité d’un accord rapide.

Surtout concernant les deux points d’achoppement majeurs : la réforme des retraites, exigée par le FMI depuis l’automne, et la restructuration de la dette. Les Européens ne veulent pour l’instant pas en entendre parler, alors qu’Alexis Tsipras a déclaré dimanche 5 juillet qu’elle serait au menu des discussions.

3. FAUT-IL RESTRUCTURER LA DETTE GRECQUE ?

« Les gouvernements grecs qui se sont succédé depuis des décennies sont largement responsables de cette crise, reconnaît cet homme d’affaires grec. Cela étant dit, la dette grecque n’est pas remboursable en l’état et les créanciers le savent depuis le premier plan de sauvetage de 2010, qui était d’abord destiné à sauver les banques grecques, allemandes et françaises… »

Après la restructuration de la dette privée en 2011-2012, les Européens avaient officiellement accepté le principe d’un nouvel allégement du fardeau grec, de l’ordre de 100 milliards d’euros. Ils ont repoussé l’échéance quand la crise politique s’est ouverte fin 2014.

Jean-Claude Bourbon, Marie Dancer et Marie Verdier (à Athènes)

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Published by Denis CHAUTARD - dans économie
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commentaires

anne marie 07/07/2015 14:53

on n'a su trouver des milliards pour les banques qui certaines recyclait de l'argent sale
et on veut mettre le peuple grec soumis au fmi et aux spéculateurs
si jésus était la ,nul doute qu'il aurait parlez for François suit l e chemin du christ
les Evangiles sont toujours d'actualité

francoisjean 07/07/2015 11:52

Merveilleux sera le jour ou l'on cessera de raconter des "bobards" aux peuples. Les "faits sont têtus", disait déjà en son temps Lénine. La Fontaine, lui, parlait de" monnaie de singe" !!!

anne marie 06/07/2015 20:01

que les libéraux en prennent de la graine,les peuples se reveille