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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 06:59
Evangile de mercredi 17 février : Le signe de Jonas - Luc 11, 29-32

Ils veulent un signe ! Ils veulent une preuve ! Ils veulent qu’on ne les roule pas sur la marchandise ! Et ils acculent Jésus à manifester de l’extraordinaire, du surnaturel ! Mais la réponse de Jésus est cinglante : « il ne vous sera donné que le signe de Jonas ! » Mais quel est-il, ce signe ?

Un prophète récalcitrant

On trouve la mention de ce signe trois fois dans les évangiles : deux fois chez Matthieu et une fois chez Luc. Et à chaque fois, Jésus mentionne le Signe de Jonas lorsque les autorités religieuses juives officielles lui demandent de se justifier, lui demandent un signe. Mais qui est Jonas ?

Jonas est le héros d’un petit livre du Premier Testament. C’est un récit qui nous présente la vie d’un prophète récalcitrant. Jonas n’apprécie pas du tout, mais pas du tout, la mission que Dieu lui confie. Alors il tente d’y échapper, en prenant le bateau. Mais la tempête se déchaîne et le sort le désigne comme responsable de ce qui arrive. Passé par-dessus bord, Jonas est avalé par un gros poisson qui le recrache sur le rivage, trois jours plus tard, et le renvoie à sa mission qui est d’annoncer le châtiment de Dieu à la grande ville païenne de Ninive. Contrairement à toute attente, la ville, du plus petit jusqu’au plus grand, accueille favorablement la parole du prophète et fait acte de repentance. Alors Dieu renonce au châtiment, ce qui suscite la colère du prophète qui s’était installé sous un petit arbre pour voir le spectacle...

Le signe de Jonas Jésus

Ce petit livre n’a rien d’historique, c’est une parabole qui nous parle de l’universalité de la foi… Avec beaucoup d’humour et d’ironie, l’auteur de ce livre fait de Jonas la figure symbolique de ce judaïsme postexilique, fermé sur lui-même qui découvre que Dieu ne rejette pas les païens qui se tournent vers lui.

Jésus donne en exemple les habitants de Ninive qui se convertissent après avoir entendu la parole de Jonas. C’est le seul signe que donne le prophète : une parole forte annoncée au nom de Dieu. Jésus ne fait pas autre chose. Il a refusé à toute forme de stratégie médiatique visant à séduire ceux qui le voient. Il parle, annonce le Royaume, apaise les cœurs blessés, libère les consciences qui ploient sous le poids de la culpabilité, relève l’humain condamné, accueille le rejeté... Ce qu’il dit et fait ouvertement est la seule base qu’il donne à ses adversaires pour juger de sa mission.

Pour nous aujourd'hui

Qu’est-ce qui suscite en nous la foi ? Pouvons-nous identifier dans notre vie de croyants quelle expérience du Christ, quelle parole, quel geste, quelle connaissance théologique, quelle expérience dans la prière et dans la vie communautaire font céder en nous ce besoin d’être rassurés ou confortés dans nos certitudes parfois un peu fermées, cette soif de l’extraordinaire, du surnaturel de la manifestation de Dieu, l’envie de miracle ou d’un signe ?

Un proverbe Français dit : « Tout ce qui brille n’est pas d’or ! ». Le seul et unique signe qui nous est donné aujourd’hui, c’est le Christ, la vie ordinaire de Dieu parmi les hommes, qui vient nous redire que l’ordinaire de nos vies est le lieu de notre sainteté et notre chemin de vie avec Dieu, notre voie de salut.

Bonne nouvelle pour tout homme

En nous rappelant le signe de Jonas, le Christ nous appelle à l’ouverture et à l’accueil, au-delà des murs de nos églises et de nos certitudes théologiques et morales. Dieu est tellement passionné de l’homme qu’il vient partager notre humanité pour nous faire partager sa divinité ! Rien de plus, rien de moins ! Et cette bonne nouvelle est pour tout homme !

La bible nous raconte assez fréquemment que les païens, comme les habitants de Ninive, sont plus disponibles au passage du Seigneur dans leur vie que les croyants bien établis. Peut-être parce qu’ils sont en désir, en attente, et dans l’espérance de cette rencontre qui changera leur vie !

Alors, ne nous habituons pas au Christ, ne soyons pas des chrétiens blasés, restons intérieurement comme des païens qui désirent se laisser convertir, encore et toujours, et laissons-nous surprendre par ce Dieu qui veut pour nous sa vie !

Lien à la Source

Ils veulent un signe ! Ils veulent une preuve ! Ils veulent qu’on ne les roule pas sur la marchandise ! Et ils acculent Jésus à manifester de l’extraordinaire, du surnaturel ! Mais la réponse de Jésus est cinglante : « il ne vous sera donné que le signe de Jonas ! » Mais quel est-il, ce signe ?

Un prophète récalcitrant

On trouve la mention de ce signe trois fois dans les évangiles : deux fois chez Matthieu et une fois chez Luc. Et à chaque fois, Jésus mentionne le Signe de Jonas lorsque les autorités religieuses juives officielles lui demandent de se justifier, lui demandent un signe. Mais qui est Jonas ?

Jonas est le héros d’un petit livre du Premier Testament. C’est un récit qui nous présente la vie d’un prophète récalcitrant. Jonas n’apprécie pas du tout, mais pas du tout, la mission que Dieu lui confie. Alors il tente d’y échapper, en prenant le bateau. Mais la tempête se déchaîne et le sort le désigne comme responsable de ce qui arrive. Passé par-dessus bord, Jonas est avalé par un gros poisson qui le recrache sur le rivage, trois jours plus tard, et le renvoie à sa mission qui est d’annoncer le châtiment de Dieu à la grande ville païenne de Ninive. Contrairement à toute attente, la ville, du plus petit jusqu’au plus grand, accueille favorablement la parole du prophète et fait acte de repentance. Alors Dieu renonce au châtiment, ce qui suscite la colère du prophète qui s’était installé sous un petit arbre pour voir le spectacle...

Le signe de Jonas Jésus

Ce petit livre n’a rien d’historique, c’est une parabole qui nous parle de l’universalité de la foi… Avec beaucoup d’humour et d’ironie, l’auteur de ce livre fait de Jonas la figure symbolique de ce judaïsme postexilique, fermé sur lui-même qui découvre que Dieu ne rejette pas les païens qui se tournent vers lui.

Jésus donne en exemple les habitants de Ninive qui se convertissent après avoir entendu la parole de Jonas. C’est le seul signe que donne le prophète : une parole forte annoncée au nom de Dieu. Jésus ne fait pas autre chose. Il a refusé à toute forme de stratégie médiatique visant à séduire ceux qui le voient. Il parle, annonce le Royaume, apaise les cœurs blessés, libère les consciences qui ploient sous le poids de la culpabilité, relève l’humain condamné, accueille le rejeté... Ce qu’il dit et fait ouvertement est la seule base qu’il donne à ses adversaires pour juger de sa mission.

Pour nous aujourd'hui

Qu’est-ce qui suscite en nous la foi ? Pouvons-nous identifier dans notre vie de croyants quelle expérience du Christ, quelle parole, quel geste, quelle connaissance théologique, quelle expérience dans la prière et dans la vie communautaire font céder en nous ce besoin d’être rassurés ou confortés dans nos certitudes parfois un peu fermées, cette soif de l’extraordinaire, du surnaturel de la manifestation de Dieu, l’envie de miracle ou d’un signe ?

Un proverbe Français dit : « Tout ce qui brille n’est pas d’or ! ». Le seul et unique signe qui nous est donné aujourd’hui, c’est le Christ, la vie ordinaire de Dieu parmi les hommes, qui vient nous redire que l’ordinaire de nos vies est le lieu de notre sainteté et notre chemin de vie avec Dieu, notre voie de salut.

Bonne nouvelle pour tout homme

En nous rappelant le signe de Jonas, le Christ nous appelle à l’ouverture et à l’accueil, au-delà des murs de nos églises et de nos certitudes théologiques et morales. Dieu est tellement passionné de l’homme qu’il vient partager notre humanité pour nous faire partager sa divinité ! Rien de plus, rien de moins ! Et cette bonne nouvelle est pour tout homme !

La bible nous raconte assez fréquemment que les païens, comme les habitants de Ninive, sont plus disponibles au passage du Seigneur dans leur vie que les croyants bien établis. Peut-être parce qu’ils sont en désir, en attente, et dans l’espérance de cette rencontre qui changera leur vie !

Alors, ne nous habituons pas au Christ, ne soyons pas des chrétiens blasés, restons intérieurement comme des païens qui désirent se laisser convertir, encore et toujours, et laissons-nous surprendre par ce Dieu qui veut pour nous sa vie !

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Published by Denis CHAUTARD - dans homélie
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