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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 08:04
Commémoration devant l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en mémoire aux victimes des attentats de janvier 2015, en présence des survivants de Chalie Hebdo, de François Hollande, Christophe Castaner et de Anne Hidalgo. LP / Philippe de Poulpiquet

Commémoration devant l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en mémoire aux victimes des attentats de janvier 2015, en présence des survivants de Chalie Hebdo, de François Hollande, Christophe Castaner et de Anne Hidalgo. LP / Philippe de Poulpiquet

Ce mardi, plusieurs hommages étaient rendus dans le XIe arrondissement ou encore porte de Vincennes en mémoire des victimes des attentats.

Pas de discours mais de l'émotion, des élus bardés du drapeau bleu blanc rouge, des aréopages de la préfecture de police et des couronnes de fleurs.

Cinq ans, jour pour jour après le terrible attentat perpétré contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, un quartier du XI e arrondissement a été bouclé ce mardi matin pour rendre hommage aux victimes des attentats survenus entre les 7 et 9 janvier 2015.

« C'est important de ne pas oublier. C'est un devoir de mémoire », estime ce quinquagénaire qui habite boulevard Richard Lenoir (XIe) depuis vingt ans et qui se retrouve pourtant pendant la cérémonie empêché par la police de rentrer chez lui. « Il y a cinq ans, j'étais là, pas loin, dans la rue ».

Une cérémonie sans riverains

« Moi, j'aurais bien aimé aller me recueillir », regrette ce vieux monsieur, lui aussi bloqué derrière le cordon police. « Cette cérémonie sans habitants, ça devient un peu stérile, artificiel et institutionnel, tacle Lea, 22 ans, étudiante qui travaille dans un bar du boulevard Richard Lenoir. Le quartier est bouclé pendant des heures pour le convoi des officiels. »

Quatre ministres — sans Emmanuel Macron — Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, François Hollande, ancien président (PS) de la République, l'ancien et actuel commissaire de police du XIe arrondissement, François Vauglin, maire du XIe arrondissement et la famille d'Ahmed Merabet, le policier tué par les frères Kouachi, étaient présents pour cette cérémonie qui se voulait sobre.

Une première partie s'est passée devant le 10, rue Nicolas-Appert (XIe), siège de l'ancienne rédaction de Charlie Hebdo. Une deuxième partie s'est déroulée un peu plus loin, boulevard Richard Lenoir, là où Ahmed Merabet, qui tentait de stopper les djihadistes sortant de Charlie Hebdo, avait été assassiné.

Deux autres hommages ont également eu lieu, un devant l'Hyper Cacher, porte de Vincennes (XIIe) où trois clients et un employé du supermarché avaient été abattus et le dernier à Montrouge (Hauts-de-Seine), où Clarissa Jean-Philippe, jeune policière municipale avait été tuée.

Les policiers du XIe arrondissement toujours très marqués

« Nous sommes passés du deuil et de la sidération à quelque chose qui fait partie de notre histoire, décrypte François Vauglin, le maire PS du XIe. Il ne faut pas que ce drame nous laisse à terre, sinon, c'est la victoire du terrorisme ».

Un peu plus loin, au commissariat d'arrondissement, très marqué par la mort d'Ahmed Merabet, « on essaie de faire en sorte que personne n'oublie », glisse un fonctionnaire de police, présent lors des attentats. « C'est un moment marquant dans la carrière d'un policier, ça ne s'estompe pas, élude-il pudiquement. Il faut que la nouvelle génération sache ce qui s'est passé. »

Dans ce commissariat, beaucoup ont demandé leur mutation depuis le drame. Il ne reste que la moitié des effectifs de 2015.

En fin de matinée, après le départ des officiels, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, Guy, 56 ans, un peu en retrait, contemple l'air grave, le bâtiment et le trottoir jonché de fleurs.

«Le dessin, c'est la liberté d'expression»

« Je fais partie de la génération élevée à Cabu et Wolinski (NDLR : les dessinateurs tués par les frères Kouachi) », explique le quinquagénaire.

Guy a « trouvé dans son emploi du temps un petit moment pour venir » rue Nicolas Appert (XIe). « J'ai beaucoup d'affinités avec le monde de la BD. Le dessin, c'est la liberté d'expression. Le dessin de presse n'existe pas dans les dictatures ».

Céline Carez

 

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