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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 17:44
Eric Morvan démissionne de ses fonctions. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Eric Morvan démissionne de ses fonctions. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Sa gestion du maintien de l’ordre lors de la crise des « gilets jaunes » était critiquée. Son entourage affirme qu’il quitte ses fonctions par « choix personnel ».

Le patron de la police nationale Eric Morvan, dont l’action a été notamment confrontée aux critiques dans la gestion du maintien de l’ordre lors de la crise des « gilets jaunes », va quitter ses fonctions pour partir en retraite, a-t-on appris de sources concordantes mercredi 8 janvier.

Agé de 62 ans, Eric Morvan était à la tête de la direction générale de la police nationale (DGPN) depuis août 2017.

Pur produit de la « préfectorale », Eric Morvan, passé par la préfecture de police de Paris, fut le directeur adjoint du cabinet de Bernard Cazeneuve à Beauvau d’avril 2014 à septembre 2016.

Il « a décidé de partir. Les raisons tiennent à un choix personnel », a-t-on appris dans son entourage.

« Le DGPN a effectivement demandé à faire valoir ses droits à la retraite. Il en a informé le ministre de l’Intérieur depuis plusieurs semaines », a indiqué à l’AFP l’entourage de Christophe Castaner.

« Ne pas céder aux sirènes du découragement »

L’annonce de son départ, rendue publique par « le Point », faisait l’objet de rumeurs insistantes depuis plusieurs semaines au sein du ministère de l’Intérieur.

Sous sa direction, la police nationale a eu à gérer plusieurs attentats djihadistes, la gestion critiquée du maintien de l’ordre dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » ou encore une importante vague de suicides en 2019 (59).

LIRE AUSSI > Plongée dans une police au bord de la crise de nerfs

Sur fond de grogne sociale, Eric Morvan s’est aussi attelé à résoudre plusieurs chantiers sensibles comme le paiement des heures supplémentaires ou l’organisation du temps de travail des policiers.

Dans un courrier de vœux adressé à ses pairs, préfets, que l’AFP a pu consulter, Eric Morvan souhaite « à (son) successeur/(sa) successeure toute l’énergie nécessaire pour conduire le grand paquebot qui a mobilisé tout [son] engagement au cours des 31 derniers mois ».

« Je souhaite surtout à tous les policiers de ne pas céder aux sirènes du découragement face à l’adversité plurielle mais au contraire d’affirmer leur fierté d’appartenir à une très belle institution, quelles que soient les difficultés », a-t-il encore ajouté.

La nomination du nouveau directeur général de la police qui prendra la tête de quelque 150 000 fonctionnaires devrait intervenir rapidement, a-t-on appris de sources concordantes.

Si les noms de plusieurs hauts fonctionnaires circulent, membres du corps préfectoral ou issus de la maison « police », le choix de l’exécutif ne serait pas encore tranché, ont avancé ces sources.

L’OBS avec l’AFP

 

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