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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 10:43
© Éric Garault

© Éric Garault

C’est la course contre la montre la plus suivie à travers le globe. Elle mobilise les éléments les plus brillants des labora­toires de tous les continents, financés à coups de dizaines de millions de dollars par des États, des entreprises et des organisations internationales. L’enjeu : mettre au point dans les plus brefs délais le vaccin qui permettra d’enrayer l’épidémie de coronavirus partie de Chine, dont la progression fait chaque jour les gros titres.

De l’avis de scientifiques, la mise au point du produit miracle est l’affaire de quelques mois, en comptant les essais cliniques et la fabrication. Mais une telle performance n’est possible qu’en s’appuyant sur un socle de connaissances fondamentales acquises sur la durée. C’est tout le paradoxe de la recherche : ce qu’elle apporte de plus bénéfique à l’humanité ne se voit pas forcément, ni ne se programme en fonction des besoins et des urgences du moment.

La France, grande nation scientifique, perd du terrain.

Les moyens consacrés à la recherche dite « fondamen­tale », celle qui a pour seul objet de repousser les limites du savoir, en disent long sur la façon dont une société prépare l’avenir. Or la France, grande nation scientifique, perd du terrain. Elle n’investit plus que 2,2 % de sa richesse dans la recherche. C’est moins que les États­-Unis (2,8 %), beaucoup moins que le Danemark, la Suisse et l’Allemagne qui dépassent les 3 %, ou encore Israël et la Corée du Sud (4,5 %).

Quelle part sommes-nous prêts à consacrer, sans en attendre un retour immédiat, à l’édification des générations futures ? Parents, sommes-­nous comptables de ce que nous donnons jour après jour à nos enfants ? À l’heure où les contraintes budgétaires conduisent les gouvernements à rationner plus que de raison les crédits consacrés à la recherche, Le Pèlerin est allé à la rencontre de ces chercheurs passionnés et obstinés qui, pourtant, ne savent pas ce qu’ils vont « trouver ». Leur curiosité et leur joie de « chercher » construisent patiemment le socle des grandes inventions de demain. Dans les labos aussi, l’espérance se nourrit de temps long.

Samuel Lieven, directeur de la rédaction Le Pèlerin

 

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