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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 20:23
Des migrants près du fleuve Evros, qui marque la frontière entre la Turquie et la Grèce, le 2 mars. Photo: REUTERS

Des migrants près du fleuve Evros, qui marque la frontière entre la Turquie et la Grèce, le 2 mars. Photo: REUTERS

Depuis l’annonce d’Ankara de ne plus bloquer le passage des migrants vers l’Europe, plus de 10 000 personnes ont convergé vers la Grèce ce week-end. À la frontière, la police grecque empêche le passage, faisant parfois usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau.

La tension est vive à la frontière entre la Turquie et la Grèce. À la suite de la décision d’Ankara de ne plus bloquer le passage des migrants vers l’Europe, plus de 10 000 personnes ont convergé vers cette zone entre les deux pays depuis le 28 février, selon les autorités grecques. Samedi soir, environ 13 000 migrants étaient amassés au niveau des points de passage de Pazarkule et Ipsala, côté turc, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), dans l’espoir de passer côté grec.

En réaction à cet afflux de migrants, la Grèce a annoncé avoir placé ses frontières en état de sécurité maximale dimanche et a prévenu qu’elle entendait renforcer encore les patrouilles aux frontières maritimes et terrestres du nord-est. Athènes a par ailleurs demandé l'aide de Frontex, l'agence européenne de contrôle aux frontières. La Bulgarie a, elle aussi, renforcé la sécurité à ses frontières, où aucun mouvement comparable à ceux observés aux point d’entrée en Grèce n’a été remarqué.

"Beaucoup de familles et d’enfants" bloqués à la frontière

À la frontière turco-grecque, face aux milliers de migrants massés derrière les grillages, dont certains lançaient des projectiles, la police grecque a fait usage dimanche de grenades lacrymogènes et canons à eau pour empêcher les entrées sur leur territoire, ont constaté des journalistes de l'AFP.

En 24 heures, les autorités grecques ont ainsi bloqué "l'entrée illégale" de 15 500 migrants le long du fleuve Evros, a déclaré une source gouvernementale. Près de 200 migrants ont par ailleurs été arrêtés pendant le week-end dans cette région, a encore ajouté cette source.

Le gouvernement grec a également mis en place un système d'envoi automatique de textos aux téléphones mobiles étrangers approchant la frontière, avec le message suivant : "Personne ne peut traverser les frontières grecques. Ceux qui tentent d'entrer illégalement seront bloqués". Au niveau du poste-frontière à proximité de la ville grecque de Kastanies, des Grecs ont crié à l'aide de haut-parleurs : "Les frontières sont fermées", en anglais et en arabe, à l'adresse des migrants regroupés de l'autre côté, a par ailleurs rapporté Reuters.

Selon un journaliste indépendant présent sur place, Hosam Salem, contacté par InfoMigrants, des familles ont franchi la rivière Evros, fleuve qui marque la frontière entre les deux pays, avant d’être bloquées par les forces de l’ordre grecques. "Plusieurs personnes ont dû revenir en Turquie", précise-t-il. "La situation est catastrophique, beaucoup de familles et d’enfants ont pris refuge dans les forêts aux alentours."

Toujours selon ce journaliste, des bus transportant des migrants continuaient d’arriver dans la zone lundi. Samedi soir, l’OIM avait affirmé que des autocars chargeaient des migrants dans plusieurs villes turques pour les conduire vers la zone frontalière.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a sommé lundi l'Europe de "prendre sa part du fardeau" dans l'accueil de migrants. "Après que nous avons ouvert les portes, les coups de téléphone se sont multipliés, ils nous disent 'fermez les portes'. Je leur ai dit : 'C'est fait, c'est fini. Les portes sont désormais ouvertes.'", a-t-il affirmé. Le chef d’État turc reproche à l'Europe de tarder à verser les fonds promis à la Turquie pour l'aider à prendre en charge 3,7 millions de réfugiés syriens sur son territoire. Par ailleurs, cette décision est survenu au lendemain de la mort jeudi 27 février, d’au moins 33 militaires turcs, tués dans des frappes aériennes du régime syrien dans la région d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie.

 

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