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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 09:49

8ème station : Jésus s’adresse aux filles de Jérusalem

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

« Le peuple en grande foule le suivait ainsi, que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-même et sur vos enfants ! » »

Laudato Si 205. Cependant, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer, au-delà de tous les conditionnements mentaux et sociaux qu’on leur impose. Ils sont capables de se regarder eux-mêmes avec honnêteté, de révéler au grand jour leur propre dégoût et d’initier de nouveaux chemins vers la vraie liberté. Il n’y a pas de systèmes qui annulent complètement l’ouverture au bien, à la vérité et à la beauté, ni la capacité de réaction que Dieu continue d’encourager du plus profond des cœurs humains. Je demande à chaque personne de ce monde de ne pas oublier sa dignité que nul n’a le droit de lui enlever.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui reconnaissent leurs fautes pour mieux les corriger et les dépasser. Christ, nous te prions pour que par ton amour tu fasses de nous des femmes et des hommes libres et debout.

9ème station : Jésus tombe pour la troisième fois

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu

« Veillez et priez, pour ne pas succomber à la tentation. L’esprit est plein d’ardeur mais la chair est faible. Père, si je ne puis pas éviter de boire ce calice, que ta volonté soit faite ! »

 silence 

Laudato Si 53. Ces situations provoquent les gémissements de sœur terre, qui se joignent au gémissement des abandonnés du monde, dans une clameur exigeant de nous une autre direction. Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles. Mais nous sommes appelés à être les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude. Le problème est que nous n’avons pas encore la culture nécessaire pour faire face à cette crise ; et il faut construire des leaderships qui tracent des chemins, en cherchant à répondre aux besoins des générations actuelles comme en incluant tout le monde, sans nuire aux générations futures. Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes, avant que les nouvelles formes de pouvoir dérivées du paradigme techno-économique ne finissent par raser non seulement la politique mais aussi la liberté et la justice.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui inventent de nouvelles formes de gouvernance communes et partagées. Christ, nous te prions pour que l’entente et l’amour règnent entre les différentes générations dans le respect partagé de chacune et chacun.

Chant : Encore combien de temps
(Jean Hummenry)

Nous le voulons ce monde
Sans cri et sans haine
Nous le voulons ce monde
Ou ta main dans la mienne
Sauront ensemble dessiner
Des mots d’amour, des mots de paix.

2- Encore combien de temps pour que la nuit s’efface
Enfin et pour toujours de nos yeux éblouis
Par un soleil tout neuf éclairant toutes races
D’un seul et grand rayon qu’on appelle la Vie.

10ème station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« La tunique était sans couture tissée d’un seul tenant depuis le haut. Les soldats se dirent l’un à l’autre : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour qui elle sera ». Pour que l’Ecriture soit accomplie : « Ils se sont partagés mes habits et mon vêtement, ils l’ont tiré au sort ». »

Laudato Si 93. Aujourd’hui croyants et non croyants, nous sommes d’accord sur le fait que la terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous. Pour les croyants cela devient une question de fidélité au Créateur, puisque Dieu a créé le monde pour tous. Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. Le principe de subordination de la propriété privée à la destination universelle des biens et, par conséquent, le droit universel à leur usage, est une “règle d’or” du comportement social, et « le premier principe de tout l’ordre éthico-social ».

Seigneur nous te confions celles et ceux qui quotidiennement luttent pour la protection de l’environnement, notre bien commun. Christ, nous te prions pour que nous puissions redécouvrir le sens et la joie du partage entre toutes et tous.

11ème station : Jésus est attaché à la croix

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

« Lorsqu’on fut arrivé au lieu dit « le Crâne » ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font ». Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Elu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient, ils lui disaient : « Si tu es le Roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le Roi des juifs ». »

 silence 

Laudato Si 161. Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie. Nous pourrions laisser trop de décombres, de déserts et de saletés aux prochaines générations. Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l’environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel, parce qu’il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes, comme, de fait, cela arrive déjà périodiquement dans diverses régions. L’atténuation des effets de l’actuel déséquilibre dépend de ce que nous ferons dans l’immédiat, surtout si nous pensons à la responsabilité que ceux qui devront supporter les pires conséquences nous attribueront.

Questionnement : S’il revient au Christ de nous sauver et que c’est par le ressourcement de la Parole et par la prière que nous pouvons trouver la force d’agir, que sommes-nous prêts à faire ici et maintenant pour sauver la planète et l’humanité afin de rendre gloire à Dieu ?

12ème station : Jésus meurt sur la croix

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Marc

« Quant arriva l’heure de midi, il y eu des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et, à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Elôï, Elôï, lama sabactani ? » ce qui veux dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : « Voilà qu’il appelle le prophète ! » L’un deux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Elie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. »

 silence 

Laudato Si 71. Même si « la méchanceté de l’homme était grande sur la terre » et que Dieu « se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre », il a cependant décidé d’ouvrir un chemin de salut à travers Noé qui était resté intègre et juste. Ainsi, il a donné à l’humanité la possibilité d’un nouveau commencement. Il suffit d’un être humain bon pour qu’il y ait de l’espérance ! […] Le septième jour, Dieu se reposa de toutes ses œuvres. Il ordonna à Israël que chaque septième jour soit un jour de repos, un Sabbat. Par ailleurs, une année sabbatique fut également instituée pour Israël et sa terre, tous les sept ans, pendant laquelle un repos complet était accordé à la terre ; on ne semait pas, on moissonnait seulement ce qui était indispensable pour subsister et offrir l’hospitalité. Enfin, passées sept semaines d’années, c’est-à-dire quarante-neuf ans, le Jubilé était célébré, année de pardon universel et d’« affranchissement de tous les habitants ». Le développement de cette législation a cherché à assurer l’équilibre et l’équité dans les relations de l’être humain avec ses semblables et avec la terre où il vivait et travaillait. Mais en même temps c’était une reconnaissance que le don de la terre, avec ses fruits, appartient à tout le peuple. Ceux qui cultivaient et gardaient le territoire devaient en partager les fruits, spécialement avec les pauvres, les veuves, les orphelins et les étrangers : « Lorsque vous récolterez la moisson de votre pays, vous ne moissonnerez pas jusqu’à l’extrême bout du champ. Tu ne glaneras pas ta moisson, tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger ».

Chant : Seigneur prend pitié de nous (FRAT)
(L. Grzybowski)

Seigneur, prends pitié de nous,
Seigneur, prends pitié de nous (bis)

O Christ prends pitié de nous,
O Christ prends pitié de nous. (bis)

Seigneur, prends pitié de nous
Seigneur, prends pitié de nous (bis)

13ème station : Jésus est déposé de la croix et remis à sa mère

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« Comme c’était la Préparation, les juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisent les jambes du premier puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté. Et il sortit du sang et de l’eau. »

 silence 

Laudato Si 243. A la fin, nous nous trouverons face à face avec la beauté infinie de Dieu et nous pourrons lire, avec une heureuse admiration, le mystère de l’univers qui participera avec nous à la plénitude sans fin. Oui, nous voyageons vers le sabbat de l’éternité, vers la nouvelle Jérusalem, vers la maison commune du ciel. Jésus nous dit : « Voici, je fais l’univers nouveau ». La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature, transformée d’une manière lumineuse, occupera sa place et aura quelque chose à apporter aux pauvres définitivement libérés.
244. Entre-temps, nous nous unissons pour prendre en charge cette maison qui nous a été confiée, en sachant que tout ce qui est bon en elle sera assumé dans la fête céleste. Ensemble, avec toutes les créatures, nous marchons sur cette terre en cherchant Dieu, parce que « si le monde a un principe et a été créé, il cherche celui qui l’a créé, il cherche celui qui lui a donné un commencement, celui qui est son Créateur ». Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance.

Chant : Homme au milieu des hommes
1- Tu sais de quoi nous sommes pétris,
Tu te souviens que nous sommes poussière.

Jésus, homme au milieu des hommes,
Prends pitié de tout homme pécheur (ter)

2- Tu n’agis pas selon nos péchés,
Ne nous rends pas en pesant nos offenses,

3- Et comme est loin couchant du levant,
Tu mets au loin le fardeau de nos fautes,

14ème station : Jésus est mis dans le sépulcre

 

Chemin de Croix du CCFD (stations 8 à 14)

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathie, qui était un disciple de Jésus, mais en secret à cause des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint, lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prient le corps de Jésus et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. »

Laudato Si. Beaucoup de choses doivent être réorientées, mais avant tout l’humanité a besoin de changer. La conscience d’une origine commune, d’une appartenance mutuelle et d’un avenir partagé par tous, est nécessaire. Cette conscience fondamentale permettrait le développement de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie. Ainsi un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération, est mis en évidence.

Seigneur nous te confions toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui travaillent au changement radical et nécessaire de notre société. Christ, nous te prions pour que nous ne perdions jamais l’Espérance, envoie sur nous ton Amour pour que nous le fassions rayonner.

Chant : Contre vent et marée (Dominique Rigaldo)

Contre vents et marées, oser prendre le large,
Oser tourner la page, vivre est à inventer contre vents et marées,
Se frotter aux orages, la vie comme un voyage où risquer c’est aimer.

1. Même si le ciel est triste,
Qu’t’es seul sur la piste
Ou l’dernier d’la liste
Même si t’attends toujours
Que ce soit ton tour,
Si tu cries "Au s’cours !"
N’oublie pas
On est tous ensemble
Sur le même raffiot,
N’oublie pas
C’est le même vent
Qui secoue ce bateau
Le vent de la vie
Le vent de l’Esprit.
Alors viens changer le paysage !
Viens repousser les nuages
De tes yeux peut naître le ciel bleu

2. Pour ceux qui sont sans voix
Qui n’existent pas
Dont on ne veut pas
Pour ceux qui sont bannis
Chassés dans la nuit
Qui n’ont que leur cri
N’oublie pas
On est tous ensemble
Sur le même raffiot,
N’oublie pas
C’est le même vent
Qui secoue ce bateau
Le vent de la vie
Le vent de l’Esprit.
Alors viens dessiner un autre âge !
Viens effacer les naufrages !
De ton rire peut naître l’avenir

Prière finale (Jean Debruynne)

Le mot « passion » est tiraillé dans tous les sens.
Passion ou passage. Passion, passionnée ou passionnante.
Passion passive. Passion qui pâtit de la souffrance et de la mort.
Jésus prend en main sa propre passion.
La passion de Jésus est celle de la liberté.
Il n’y a pas de mort sans passion.
Dès l’arrestation, c’est Jésus qui se livre.
« Qui cherchez-vous ? »
Ils répondent : « Jésus le Nazaréen. »
Alors il se désigne lui-même à la mort : « C’est moi ! »
Chez Anne, le grand prêtre, c’est Jésus qui prend l’initiative.
Interrogé, il interroge : « pourquoi me questionnes-tu ? »
Ce qui vaudra à Jésus d’être giflé : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ; mais si j’ai bien parlé pourquoi me frappes-tu ? »
Toute la dignité de l’homme.
« Es-tu le roi des Juifs ? » demande Pilate.
« C’est toi qui dis que je suis roi » répond Jésus.
Alors c’est Pilate qui se livre à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » demande-t-il.
Et puis c’est le silence. Enorme silence. Terrible silence qui en dit tellement plus que les mots.
Jésus porte lui-même sa croix.
Jésus choisit sa mort.
Jusqu’au bout, Jésus garde la maîtrise de l’événement.
C’est lui qui commande à sa mort.
A Marie : « Femme, voici ton fils… »
A Jean : « Voici ta mère… »
Et pour accomplir jusqu’au bout l’Ecriture : « J’ai soif ! »
Et encore : « Tout est accompli ! »
Il incline la tête et il rend l’esprit.
Il rend l’esprit comme on rend à quelqu’un sa liberté.
Jésus en passion, c’est Jésus en actes.

Temps personnel

A la suite de ce chemin de croix, nous proposons de prendre un temps de réflexion et de silence.

Un temps pour soi, un temps avec Dieu, du temps gratuit entièrement offert.

Du temps pour écrire ce que je ressens en ce moment, ce qui me tient à cœur.

Un temps pour rencontrer un prêtre et vivre le sacrement de la réconciliation.

Du temps pour écrire une lettre de réconciliation à une personne (quelqu’un de sa famille, un.e ami.e, … avec qui on s’est fâché).

Une lettre pour demander ou faire la paix. Une fois écrite, cette lettre peut être envoyée ou gardée, la démarche reste libre.

Du temps pour réfléchir aux solutions à sa portée de main pour rendre ce monde plus beau et meilleur.

 

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