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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:03
Allocution  du Directeur général de l’OMS au point presse sur la COVID-19 – 20 juillet 2020

Bonjour, bon après-midi et bonsoir. 
Bien que des personnes de tous horizons soient touchées par la COVID-19, ce sont principalement les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète qui y sont exposés. 
C’est le cas des peuples autochtones du monde entier, en ville ou dans les régions isolées. 
À l’échelle mondiale, les peuples autochtones, ce sont jusqu’à 500 millions de personnes dans plus de 90 pays. 
Leurs cultures et leurs langues sont uniques et ils entretiennent des relations étroites avec leur environnement. 
Comme d’autres groupes vulnérables, les peuples autochtones sont confrontés à de nombreuses difficultés. 
Cela va du manque de représentation politique à la marginalisation économique en passant par un accès insuffisant à la santé, à l’éducation et aux services sociaux. 
Les peuples autochtones portent souvent tout le poids de la pauvreté, du chômage, de la malnutrition et des maladies transmissibles et non transmissibles, ce qui les rend davantage vulnérables à la COVID-19 et à ses graves conséquences. 
Bien que la COVID-19 fasse courir un risque à tous les peuples autochtones à l’échelle mondiale, l’OMS est très inquiète de son incidence sur ceux des Amériques, qui demeurent l’épicentre actuel de la pandémie. 
Ainsi, au 6 juillet, plus de 70 000 cas avaient été notifiés parmi les peuples autochtones des Amériques pour plus de 2 000 décès. 
Plus récemment, six cas, au moins, ont été signalés parmi les Nahua, une population de l’Amazonie péruvienne. 
Le Bureau régional de l’OMS pour les Amériques vient de publier des recommandations pour prévenir la COVID-19 parmi les populations autochtones et y riposter. 
L’OMS collabore également avec la Coordination des organisations autochtones du bassin de l’Amazone pour intensifier la lutte contre la COVID-19.
La recherche des contacts est l’un des principaux outils de suppression de la transmission au sein des communautés autochtones – et de toutes les communautés. 
Aucun pays ne peut maîtriser son épidémie s’il ne sait pas où se trouve le virus. 
Comme nous l’avons répété à maintes reprises, les mesures dites de confinement peuvent contribuer à réduire la transmission, mais pas à l’arrêter complètement. La recherche des contacts est essentielle pour trouver et isoler les cas et pour identifier leurs contacts et les placer en quarantaine. 
Les applications mobiles peuvent être utiles à la recherche des contacts, mais rien ne remplace la présence directe sur le terrain – des agents formés qui font du porte-à-porte pour trouver des cas et en rechercher les contacts, et ainsi briser les chaînes de transmission. 
La recherche des contacts est essentielle pour chaque pays, dans toutes les situations. Elle peut empêcher que des cas isolés donnent naissance à des grappes qui, à leur tour, engendreront une transmission communautaire. 
Même les pays qui connaissent une transmission communautaire peuvent améliorer la situation en scindant leurs épidémies en éléments gérables, ce qui est d’autant plus crucial que les pays s’ouvrent sur l’extérieur. 
Réagir rapidement aux nouveaux cas et aux grappes de cas leur permettra de poursuivre sur la voie de la reprise économique, tout en gardant le virus sous contrôle. 
Bien sûr, la recherche des contacts n’est pas le seul outil ; elle doit s’inscrire dans le cadre d’un ensemble complet. Elle n’en demeure pas moins l’un des outils les plus importants. 
La recherche des contacts a longtemps été le fondement de la riposte aux flambées épidémiques, depuis la variole jusqu’à la poliomyélite, depuis Ebola jusqu’à la COVID-19. 
Il y a des enseignements à tirer de la récente flambée d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, dont la fin a été déclarée le mois dernier, notamment que la recherche des contacts peut se faire même dans les circonstances les plus difficiles, avec des problèmes de sécurité. 
Lorsque le virus Ebola a été découvert dans la ville de Butembo l’année dernière, les experts se sont demandé s’il serait possible de maîtriser l’épidémie. 
Pourtant, contre toute attente, la flambée a été arrêtée en grande partie parce que les pouvoirs publics, l’OMS et les partenaires ont investi massivement dans la recherche des contacts, l’isolement des cas suspects et le traitement des personnes tombées malades. 
Dans bien des cas, les agents formés à la recherche des contacts, travaillant en étroite collaboration avec les dirigeants locaux et les communautés, ont suivi la piste du virus, parfois sur des centaines de kilomètres au cœur de territoires très difficiles. 
Ebola et la COVID-19 sont dues à des virus différents, mais le principe est le même : 
Peu importe la gravité de la situation, il y a toujours de l’espoir. 
Grâce à un leadership fort, à la participation des communautés et à une stratégie globale visant à supprimer la transmission et à sauver des vies, il est possible d’arrêter la COVID-19. 
Nous n’avons pas à attendre un vaccin. Nous devons sauver des vies maintenant. 
Ne vous méprenez pas : nous devons continuer à accélérer la recherche sur les vaccins, tout en faisant plus avec les outils à notre disposition. 
Pour évoquer plus en détail l’importance de la recherche des contacts dans le contexte de la COVID-19 et d’Ebola, je suis ravi d’accueillir le Dr Socé Fall, Sous-Directeur général de l’OMS chargé des interventions d’urgence, et le Dr Mory Keita, qui est le gestionnaire d’incident chargé de coordonner l’action de l’OMS sur le terrain en République démocratique du Congo pour l’actuelle épidémie d’Ebola dans l’ouest du pays.
Dr Fall et Dr Keita, soyez les bienvenus. Margaret, à vous. Je vous remercie.

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