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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 06:21
Adriana et Frédéric aident Sekou et Bakari à trouver un logement pour poursuivre leur formation de cuisinier. #PRESSE30

Adriana et Frédéric aident Sekou et Bakari à trouver un logement pour poursuivre leur formation de cuisinier. #PRESSE30

À leur majorité, les migrants se retrouvent dans l’incapacité de se loger. Welcome Rouen Métropole lance une campagne de financement participatif pour payer le premier loyer ou encore la caution.
 Ils sont des centaines de jeunes migrants mineurs à arriver à Rouen depuis plusieurs années. Rapidement pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), ils sont scolarisés, suivis par un éducateur et logés. « 80 % sont des Guinéens. On ne l'explique pas directement, mais nous savons que ce sont des warriors. Ils ont survécu à tout : plusieurs traversées de la Méditerranée ou encore l'esclavage. Ils ont des parcours incroyables, souvent pour des raisons culturelles ou économiques », explique Adriana Machado Masse de Welcome Rouen Métropole.
Cette association aux 300 adhérents se charge de donner un toit « à ceux qui cherchent refuge en France ». « Nous avons trois pôles, dit-elle : à domicile, dans des appartements que nous louons ou dans des maisons partagées mises en disposition par la ville de Rouen. Notre but est d'emmener les migrants vers l'autonomie ».

À l'âge de 18 ans, tout se complique
Seulement, dès leur majorité, ces jeunes hommes, qu'ils soient apprentis salariés, scolarisés en CFA ou sans emploi « se retrouvent dans l'incapacité de se loger et de poursuivre leurs études, car pour cela il faut une carte de séjour. La préfecture tarde de plus en plus à les délivrer. Cela peut prendre plusieurs mois voire une année pour certains d'entre eux. Sans ce titre, pas de droits à l'APL, pas de garants sociaux, ni d'accès aux foyers de jeunes travailleurs. Ils sont dans la rue. C'est une véritable injustice. La loi devrait leur permettre d'avoir les mêmes droits que tous », estime la bénévole.

Une cagnotte pour payer le loyer
Alors, pour répondre à cette demande de plus en plus croissante Welcome Rouen Métropole a monté une campagne de financement participatif grâce au projet « Les Petites Pierres ». Nous voulons récolter 10 000 € en 90 jours qui seront doublés par une fondation. Cela permettra d'aider dans un premier temps cinquante jeunes à payer leur premier loyer ou encore la caution. C'est une goutte d'eau, mais nous ne pouvons pas ignorer la situation. Ils veulent s'intégrer et les Normands doivent montrer leur solidarité, assure Adriana Machado Masse. L'épidémie complique la situation, il est difficile de faire un bilan mais la situation continue d'être dramatique pour ces jeunes. »

Frédéric Durand

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