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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 20:37
Des étudiants manifestent contre la précarité, le 16 mars 2021 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Des étudiants manifestent contre la précarité, le 16 mars 2021 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

"Les étudiants continuent d'être ignorés du gouvernement", a estimé la présidente de l'Unef, Mélanie Luce, lors de la manifestation parisienne. Des rassemblements ont également eu lieu à Lyon, Toulouse ou Lille.
Plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté, mardi 16 mars, en France, notamment à Paris, Bordeaux, Lille ou Lyon, à l'appel d'une dizaine d'organisations syndicales et politiques de gauche, pour réclamer un plan d'urgence de lutte contre la précarité étudiante, exacerbée par la crise du Covid-19.

A Paris, quelques centaines de personnes se sont retrouvées dans le calme pour aller des alentours du ministère du Travail aux abords du ministère de l'Enseignement supérieur. Sur une large banderole en tête de cortège on pouvait lire : "nous ne serons pas la génération sacrifiée, exigeons un droit à l'avenir". "Les étudiants continuent d'être ignorés du gouvernement et quand Jean Castex dit il y a deux jours qu'il a largement mis les moyens sur les jeunes, c'est inadmissible. On demande concrètement un retour en cours à 50% et non à 20%, un cadrage de nos examens pour savoir comment on va être évalués et surtout un plan de 1,5 milliard d'euros pour lutter contre cette précarité", a lancé en début de manifestation la présidente de l'Unef Mélanie Luce devant la presse.

"On est tous en train de craquer"
Elle décrit "des jeunes qui continuent de faire la queue aux distributions alimentaires, qui dorment dans leur voiture car ils n'ont plus de logement". "On a donc besoin de vraies mesures car jusqu'ici le gouvernement ne nous a donné qu'une seule aide de 150 euros, qui correspond donc à 12,50 euros par mois", a-t-elle regretté. A ses côtés, Léon Deffontaines, secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France a évoqué "des milliers d'étudiants qui vivent sous le seuil de pauvreté". Selon lui, "un étudiant sur 6 a dû arrêter ses études car il jongle entre précarité et petits boulots".

A Lyon, environ 250 personnes ont défilé en milieu de journée à l'appel de l'Unef et de plusieurs partis de gauche, selon la préfecture. A Bordeaux, une centaine de personnes se sont rassemblées place de la Victoire à l'occasion d'une "fête de la génération sacrifiée". "Il y a beaucoup de détresse psychologique et de décrochage scolaire à l'université. La perspective de se lever et de passer la journée devant son ordinateur, ça n'est plus possible", a expliqué Tristan Marin Barbosa, 19 ans, en deuxième année de psychologie.

A Lille, entre 200 et 300 jeunes se sont rassemblés face à la préfecture avant de défiler dans plusieurs rues de la ville, derrière une banderole clamant "jeunesse précaire, jeunes en colère". "Je viens dire ma lassitude, mon ras-le-bol de Zoom. On n'est pas des machines, on n'en peut plus de rester cloîtrés. On est tous en train de craquer, d'abandonner. On ouvre l'ordi, on se met à pleurer", déplore Lisa, étudiante en droit de 19 ans. A Toulouse, quelques dizaines de manifestants se sont mobilisés. Dans la petite foule, Samya Molthar, 23 ans, étudiante en première année de licence de Sciences politiques déplore "qu'une partie des étudiants vivent de la charité". "Financièrement, c'est de plus en plus compliqué. J'ai passé des semaines à essayer de trouver un boulot. Vivre, se loger avec 400 euros, c'est pas possible".

France Info avec AFP


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