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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 15:24

Michel Roy

 

En sa séance du 26 mai 2011, l’Assemblée générale de Caritas Internationalis réunie à Rome a élu Michel Roy, Directeur du plaidoyer international du Secours Catholique, au poste de Secrétaire Général. Le réseau Caritas est l’un des plus vastes réseaux humanitaires au monde, avec 165 Caritas nationales qui offrent une aide directe à 24 millions de personnes par an.

A 56 ans, père de 2 enfants, Michel Roy est nommé ce jour Secrétaire Général de Caritas Internationalis. Michel Roy était engagé au Secours Catholique depuis 1976 tout d’abord comme bénévole, puis comme salarié à la fois sur le terrain, en délégation mais aussi au siège national. C’est pendant la période de ses études d’économie à La Sorbonne et de langues à l’Institut des Langues et Civilisations Orientales que Michel Roy a découvert le Secours Catholique, à travers une expérience de bénévolat auprès de jeunes réfugiés du Sud Est asiatique. Il est ensuite entré comme salarié en 1981 à la délégation diocésaine de Paris, comme animateur puis comme délégué adjoint, au retour d’une mission de deux ans au Burundi en tant que coopérant.

En 1988, Michel Roy rejoint le siège national du Secours Catholique à Paris comme Responsable du département Asie-Moyen Orient-Nord de l’Afrique. De 1993 à 1999 il sera Directeur de l’action internationale de l’association, supervisant ainsi la gestion de 600 projets de développement et d’urgences humanitaires à travers le monde. De 1999 à 2002, il occupera ensuite la fonction de Directeur de l’Action France et internationale, englobant ainsi toute l’action de l’organisation dans la lutte contre la pauvreté et cherchant à créer des synergies entre ces deux champs d’intervention.

Depuis 2003, Michel Roy était Directeur du plaidoyer international, responsable des dossiers relatifs à la gouvernance mondiale, au financement du développement, à la promotion de la paix et des droits humains ou encore à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Dans le cadre de cette mission, Michel Roy a intégré de nombreux réseaux internationaux. Il est ainsi membre du Conseil de direction de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives et coordinateur de la plateforme française « Publiez ce que vous payez », Membre du Conseil d’administration du CRID, de Coordination Sud et de l’Antenne France du réseau Foi et Justice Afrique Europe, et représentant du Secours Catholique au Centre catholique international de coopération avec l’Unesco.

 

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 13:29

CITE DU VATICAN, 2 AVR 2011 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a publié le communiqué suivant:

Assise-copie-1

 

"Le 1 janvier dernier, après l'angélus, Benoît XVI a fait part de son intention de rendre solennel

 

le 25 anniversaire de la rencontre historique d'Assise du 27 octobre 1986, voulue par Jean-Paul II. A cette occasion, le Saint-Père souhaite organiser, le 27 octobre, une Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde. Il se rendra en pèlerin dans la ville de saint François et invite à nouveau les diverses confessions chrétiennes, les représentants des traditions religieuses du monde et toutes les personnes de bonne volonté, à s'unir à cette démarche. Le thème de cette Journée sera: Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix. Chacun est, au fond, un pèlerin à la recherche de la vérité et du bien. L'homme religieux aussi reste toujours en marche vers Dieu: de là, naît la possibilité, et même le besoin de parler et dialoguer avec tous, croyants ou non-croyants, sans renoncer pour autant à son identité ou tomber dans des formes de syncrétisme. Dans la mesure où le pèlerinage de la vérité est vécu de façon authentique, il ouvre au dialogue avec l'autre, n'exclut personne et nous engage tous à être des bâtisseurs de fraternité et de paix. Voilà les éléments que le Saint-Père entend mettre au centre de la réflexion".

"C'est pourquoi, quelques personnalités du monde de la culture et de la science, qui bien que non religieux sont à la recherche de la vérité et savent leur responsabilité commune pour la cause de la justice et de la paix dans notre monde, seront invitées à partager la démarche des représentants des communautés chrétiennes et des principales traditions religieuses. Les délégations partiront de Rome, en train, le matin du 27 octobre, avec le Saint-Père. A leur arrivée à Assise, elles se rendront à la basilique Ste.Marie des Anges où aura lieu un acte de commémoration des rencontres précédentes et d'approfondissement du thème de la Journée. Des représentants de certaines délégations présentes interviendront et le Saint-Père prendra également la parole. Un déjeuner frugal sera suivi d'un moment de silence pour une réflexion personnelle et un temps de prière. L'après-midi, les participants iront à pied à la basilique de St.François, en silence, pour laisser place à la méditation personnelle et la prière. A la fin de la journée aura lieu le renouvellement solennel de l'engagement commun pour la paix".

"En préparation à cette Journée, Benoît XVI présidera, la veille en la Basilique vaticane, une veillée de prière avec les fidèles du diocèse de Rome. Les Eglises locales et les différentes communautés dans le monde sont invitées à organiser des moments de prière analogues. Il demande aux fidèles catholiques de s'unir spirituellement à la célébration de cet important évènement et remercie ceux qui pourront être présents dans la ville de saint François pour participer à ce pèlerinage".

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 14:18

funerailles

 

Les obsèques de Jean-Paul II organisées sur la place Saint-Pierre de Rome, devant le Vatican, ont réuni les plus grandes personnalités de la planète, présidents, rois, reines, princes, et ministres, mais aussi plus d’un million de fidèles qui se sont rassemblés dans les rues de la Ville éternelle. La messe a été célébrée par le doyen du collège des cardinaux, Joseph Ratzinger. Il a rendu hommage au courage de Jean-Paul II, un pape qui a vécu «en communion» avec le Christ.

 

Voici une brève biographie de cet homme exceptionnel :

 

Jean-Paul II, qui sera béatifié le 1er mai, a dirigé l'Église catholique pendant plus d'un quart de siècle et marqué l'Histoire en contribuant à la chute du communisme. Le 16 octobre 1978, le 263e successeur de saint Pierre, premier pape slave de l'histoire, succédait à Jean-Paul Ier, qui n'avait régné qu'un mois. Il allait présider aux destinées de l'Église catholique jusqu'au 2 avril 2005, jour de son décès, à l'âge de 84 ans.

Karol Wojtyla est né le 18 mai 1920 à Wadowice, près de Cracovie (Pologne), dans une famille modeste. Il perd sa mère à l'âge de neuf ans puis, trois ans plus tard, son frère aîné, médecin dans un hôpital, emporté par une épidémie de scarlatine en 1932. Il travaille d'abord dans une mine de soude, tout en poursuivant ses études secondaires et universitaires. Puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, il anime un groupe de théâtre clandestin et termine ses études de séminariste. Il est ordonné prêtre en 1946.

Après avoir été professeur de théologie, il devient évêque à Cracovie en 1964, participe au Concile Vatican II (1962-1965), est fait cardinal en 1967. À la tête de l'Église, Jean-Paul II a consacré son pontificat aux voyages apostoliques dans le monde entier, effectuant une centaine de déplacements à l'étranger. Son action en Pologne et son aura ont joué un rôle important dans l'effondrement des régimes communistes d'Europe orientale à la fin des années 1980.

La paix au centre de son message

Il a oeuvré à la réorganisation de l'Église catholique après les réformes ambitieuses initiées au cours du concile Vatican II et a écrit quatorze encycliques, dont trois sur les questions socio-économiques.

La paix et l'entente internationales, surtout au moment des nombreuses crises et des conflits au Proche-Orient et dans le Golfe, la défense des droits de l'homme, la réconciliation entre les religions et la solidarité entre le Nord et le Sud ont été au centre de son action et de son message apostolique. Il s'est aussi montré très ferme dans la réaffirmation des principes traditionnels de l'Église catholique dans le domaine de la morale sexuelle, la lutte contre l'avortement et le refus de la contraception.

Le 13 mai 1981, sur la place Saint-Pierre à Rome, il fut grièvement blessé par trois balles tirées par le Turc Mehmet Ali Agca. Il parvint à se rétablir, mais, à partir des années 1990, connut de nombreux problèmes de santé, dont la maladie de Parkinson, qui le rendirent impotent à la fin de sa vie.

Le procès en béatification de Karol Wojtyla s'est ouvert deux mois après son décès, un délai exceptionnellement bref décidé par Benoît XVI pour répondre aux manifestations de dévotion exprimées à l'occasion des obsèques de Jean-Paul II.

Source AFP

 

Iien vers la source

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Praedicatho
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 13:29

Silence

 

Au moment où un débat resurgit à Evreux sur "l'inutilité" des Cerles de Silence, je vous propose ce texte de Georges CLEMENCEAU, Radical Socialiste, Laïc Anticlérical et Père de la Loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905) :

 

"L'ART DE SE TAIRE

Souvent passe un regard, un regard soutenu
Tes yeux sur les yeux de l'autre
Deviner la signification de leur éclat
Lire le futur immédiat plus loin que la pupille
Vouloir dire beaucoup de choses, mais retenir son envie
Serrer les lèvres
Permettre que circulent les idées sans qu'elles sortent à l'extérieur
Augmenter l'espace entre les questions et les réponses
Laisser les muscles se dessiner sur le visage
Attendre un signe
Maintenir la respiration. Penser que l'autre aussi pense
Analyser, espérer
L'économie de paroles: une vertu qui n'est pas l'apanage des religieuses cloîtrées
Un jeu que pratiquent ceux qui savent faire les fous
Ceux qui comprennent que toutes les questions méritent une réponse
Que la solution n'est pas toujours d'ouvrir la bouche
Pourquoi tout dire ?
Pourquoi ne pas conserver en soi un peu de ce que l'on pense ?
Pourquoi ne pas convertir secret quelques unes des idées qui font leur apparition sans préavis, au moins avec l'illusion que le temps la mûrisse et la transforme en idée plus durable ?
pourquoi ne pas comprendre, au moins une fois , que la parole n'est pas aussi rapide que la pensée et que tout ce que l'on trouve dans l'esprit ne peut se convertir en paroles ?
Comprendre que l'on peut aussi parler par gestes
Que le silence…parfois devient un cri
On garde le silence dans les hôpitaux, les veillées funèbres, les actes solennels
On garde le silence par pudeur, par respect, par douleur
Apprendre à se taire sans autre motif que sa propre volonté
Se taire pour écouter
Se taire pour regarder
Se taire pour apprendre
Se taire pour se taire
Se taire pour convertir le silence en complice
Se taire pour savoir si un écho existe
Se taire parce que tout ce qui ne nous convient pas d'écouter, nous le disons à l'oreille, dans l'intimité d'une confession, avec le volume d'un cri, avec l'accent des grandes révélations.
Se taire pour comprendre que le silence est le masque des sons les plus beaux.
Manier le silence est plus difficile que de manier la parole "

Georges CLEMENCEAU

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 13:37

Cultes 

 

La Conférence des Responsables de Culte en France a été créée le 23 novembre dernier et elle regroupe six instances responsables du Bouddhisme, des Églises chrétiennes (Catholique, Orthodoxe, Protestante), de l’Islam et du Judaïsme. Cette initiative est justifiée par la volonté d’approfondir notre connaissance mutuelle, par le sentiment de contribuer ensemble à la cohésion de notre société dans le respect des autres courants de pensée, et par la reconnaissance de la laïcité comme faisant partie du bien commun de notre société.

 

La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous parait capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation.

 

Nous signons ensemble cette tribune sans aucun esprit polémique ou partisan. Une parole commune nous semble néanmoins nécessaire. Notre cohésion au sein de la Conférence que nous avons fondée, est significative dans notre société française. Elle a été rendue possible grâce notamment au climat de coopération instauré entre les religions, que la "laïcité à la française" et ses évolutions depuis plus d'un siècle ont permis.

 

Mais cette cohésion ne signifie pas pour autant uniformité ! Elle ne nous engage nullement en faveur d'un quelconque amalgame syncrétiste ou d’un nivellement de nos positions individuelles et celles des cultes que nous représentons. Nous travaillons ensemble dans la confiance, en intégrant nos histoires et identités respectives. Nous continuons à avoir des approches différenciées sur telle ou telle question, sans pour autant faire de nos différences des facteurs d'opposition. Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès.

 

L'accélération des agendas politiques risque, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l’avenir de notre pays, de brouiller cette perspective et de susciter des confusions qui ne peuvent qu'être préjudiciables. Nous en sommes conscients. Cela ne doit pas nous dissuader pour autant de rappeler l'essentiel quand il le faut. Nous restons très attentifs aux évolutions profondes de notre société, notamment celles qui concernent les religions, dans le respect du cadre de la République. Ces évolutions appellent parfois des adaptations voire des améliorations du cadre juridique et règlementaire de l’expression et de la vie des cultes en France. Nous ne manquerons pas d’être une force positive de propositions dans ce sens.

 

Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Il a un rôle majeur dans une société libre, démocratique et respectueuse de la personne humaine. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? Ce ne sont ni les débats, ni les travaux qui manquent dans ce domaine ! La Loi 1905 est déjà plus que centenaire. Elle a permis d’apporter depuis lors des solutions à des questions nées de nouvelles situations et des évolutions de notre société dans un monde de plus en plus rapide. Tous les cultes adhèrent sans réserve à ses principes fondamentaux tels qu’ils s’expriment en particulier dans ses deux premiers articles. Mais les modalités d’application de ces principes restent toujours perfectibles. Faut-il recenser tous les colloques et autres séminaires qui ont abordé en long et en large la question de la laïcité et de ses applications dans notre pays depuis des années? Faut-il rappeler, dans la période récente, les travaux étendus et exhaustifs de la Commission présidée par le Professeur Jean Pierre MACHELON qui ont donné lieu à un rapport sur les « relations des cultes avec les pouvoirs publics » remis au ministre de l’intérieur le 20 septembre 2006 ? Ce rapport avait abordé d’une manière approfondie les différents aspects liés à l’exercice du culte en France dont celui du « support institutionnel » de son exercice dans notre pays. Faut-il rappeler de même les travaux du « Groupe juridique inter-cultes » qui travaille depuis 2007, dans le prolongement des recommandations du Groupe MACHELON, au sein du Ministère de l’intérieur, et où siègent des représentants des principaux cultes ? Ce groupe a bien fonctionné et a permis la publication de plusieurs circulaires dont la dernière, du 23 juin 2010, conjointe aux Ministères de l’intérieur et des finances, aborde d’une manière détaillée à l’attention des préfets, des directeurs départementaux des finances publiques et des trésoriers payeurs généraux, les différents aspects liés au « support institutionnel de l’exercice du culte en France » ? Faut-il rappeler aussi la production intellectuelle abondante d’articles et d’écrits divers, ainsi que les nombreux ouvrages qui paraissent sur l’histoire, les fondements, la pratique et les perspectives de la laïcité en France ? La liste en sera longue. Elle illustre parfaitement toute la richesse et la profondeur de notre expérience française de la laïcité. Nous y reviendrons lors de la rencontre publique que nous comptons organiser en octobre prochain.

 

Secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale, la période actuelle manque de lisibilité mais sans doute pas d’espérance ! Le devoir de ceux qui sont « en responsabilité » consiste à éclairer le chemin et à élaborer des solutions conformes au bien de tous. N'ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons. Nous militons ensemble pour une laïcité de bonne intelligence.

 

La laïcité n’est pas séparable des valeurs fondamentales que nous partageons, en particulier de la dignité et du respect de la personne humaine et de sa liberté inaliénable. Ces valeurs qui ne peuvent s’épanouir que dans la confiance mutuelle source de paix pour notre société.

 

Signataires

 

Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France

Avec Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France

Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France

Avec le pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l’Église réformée de France

Métropolite EMMANUEL, président de l’Assemblée des Évêques orthodoxes de France

Avec le Métropolite Joseph, secrétaire de l’Assemblée des Evêques orthodoxes de France

Et Mr. Carol SABA, porte-parole de l’Assemblée des Évêques orthodoxes de France

Grand Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France

Avec le rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France

M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman

Avec M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman

Révérend Olivier WANG-GENH, président de l’Union bouddhiste de France

 

 

 

 

CONTACT-PRESSE 

 

Vincent Fauvel - Service information-communication

58, av. de Breteuil, 75007 Paris – www.eglise.catholique.fr

Tél. 01 72 36 68 48 – Port. 06 42 42 26 98 – vincent.fauvel@cef.fr

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Communauté spirituelle
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 11:47

 

CHAM-Maalula

 

Les  Evêques d’ Afrique du Nord  (Maroc , Algérie , Tunisie , Libye), tous confrontés à des évolutions historiques, qui touchent les pays arabes et spécialement le Maghreb, tiennent à répercuter leur  pressant appel en vue de trouver  à ce douloureux conflit ,une solution  juste et digne pour tous . Ils s’unissent en cela à l’appel pressant lancé par Benoît XVI en ce dimanche 27 Mars.

            Comme ils le notaient déjà dans le compte rendu de leur dernière Assemblée, ils reconnaissent, dans les événements qui bouleversent actuellement la Région, une revendication légitime de liberté, de justice et de dignité, notamment de la part des jeunes générations. Cette revendication se traduit par une volonté d’être reconnus comme citoyens, citoyens responsables, ayant la possibilité de trouver un travail qui leur permette de vivre décemment, bannissant toute corruption et tout clientélisme.

 

            Aujourd’hui, ce vent de changement traverse notamment la Libye. Et nous rejoignons plus particulièrement nos Frères Evêques de Tripoli et de Bengazi, et toutes les populations de ce pays..

            Nous savons que la guerre ne résout rien, et lorsqu’elle s’enclenche, elle est aussi  incontrôlable qu’une explosion dans un réacteur nucléaire ! Les premières victimes sont toujours les plus pauvres et les plus démunis ! Par ailleurs, que nous le voulions ou non, la guerre au Proche Orient, et maintenant au Maghreb, sera toujours récupérée comme une « croisade ». Et cela retombe inévitablement sur les relations de convivialité que Chrétiens et Musulmans ont tissé et continuent de tisser au quotidien.

           

            L’enjeu d’une médiation diplomatique serait d’aider les Libyens sur un chemin de négociation pour qu’ils trouvent eux-mêmes une solution honorable au bénéfice de tous. S’asseoir à une même table, n’est-il pas l’unique chemin à prendre ensemble pour pouvoir retisser des liens qui ont été rompus et recomposer un tissu social qui bannit la revanche et la haine?

            Au cœur du conflit, dans ce pays comme dans les autres atteints par la violence, une mobilisation de la diplomatie et de l’aide humanitaire doit se faire pour aider des évolutions qui tiennent compte des aspirations à la liberté et à la citoyenneté responsable.

            Tout cela n’est-il pas urgent pour empêcher que des victimes succombent de toute part, soit à cause de la force, ou du manque de nourriture et de soins.

            Ces événements entraînent des déplacements de populations ; certaines n’hésitant pas à passer les frontières terrestres ou maritimes, au risque de leur vie et de celui de n’être pas accueillies. Mais d’autres, les « pauvres des pauvres » n’ayant même pas ce recours à cause de leur pauvreté extrême, sont obligés de subir les événements sans aucune possibilité de se défendre.

-          L’Eglise peut-elle seule accueillir toutes ces détresses ?

-          Comment aider tous les hommes de bonne volonté à unir leurs efforts ?

 

            Ils souhaitent que dans toutes les parties du monde, notamment dans les pays du Maghreb, les hommes puissent sortir de l’enfermement dû à la peur, à l’ignorance mutuelle et à l’injustice pour rentrer dans une dynamique de cette espérance à laquelle tant de personnes aspirent dans ces régions.

 

Au nom des convictions qui animent notre Foi dans le Dieu Unique, nous voulons aider à construire un monde de Fraternité Universelle dans le mutuel respect des personnes et des Peuples.

Nous prions le Très Haut pour qu’Il incite les Responsables à trouver le chemin qui conduit vers la Justice et la Paix.

 

                                                           +Vincent LANDEL s.c.j.

                                                Archevêque de Rabat,           Président de la CERNA

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 21:57

cote d ivoire2

 

 

Communiqué de presse du Défap-Service protestant de mission, CCFD-Terre Solidaire, Secours Catholique et Secours Islamique France.

 

Côte d’Ivoire : des associations chrétiennes et musulmanes alertent sur la dégradation de la situation humanitaire et sur l’instrumentalisation de la diversité religieuse à des fins politiques.

Quatre mois après le début de la crise postélectorale, la situation humanitaire se dégrade chaque jour en Côte d’Ivoire et les violations des droits de l’homme se multiplient. Les mesures prises par la communauté internationale face à cette crise ne répondent pas à la nécessité de protéger les civils, qui sont les principales victimes des affrontements armés.

Outre le nombre croissant de morts (440 morts au minimum selon l’ONU directement liés au conflit armé), la situation des déplacés ou réfugiés est extrêmement précaire : 500 000 déplacés en Côte d’Ivoire et plus de 93 000 réfugiés, principalement au Libéria.

Les déplacés accueillis en familles d’accueil ne bénéficient que de peu voire pas de soutien. A l’ouest, près de la frontière libérienne (villages de Bin Houyé et de Zouan Hounien), ils sont près de 10 750, recensés par la Caritas Man, à ne bénéficier d’aucune aide depuis décembre 2010, notamment en raison des difficultés d’accès.

A Abidjan, des centaines de milliers d’habitants des communes d’Abobo, d’Anyama, de Yopougon et d’Adjamé ont quitté leur domicile pour fuir les affrontements et se réfugier dans des sites d’accueil (environ 20 000 personnes déplacées, selon la Caritas Côte d’Ivoire, réfugiées dans des églises ou des mosquées) et majoritairement dans des familles d’accueil. L’aide humanitaire est rendue difficile par l’extension des affrontements dans différentes communes de la ville. Ainsi, les distributions prévues par la Caritas le 14 mars dans la commune d’Anyama ont dû être annulées du fait du blocage de l’autoroute du nord suite aux combats dans Yopougon.

Signe de la radicalité des antagonismes, des attaques ont eu lieu contre des déplacés réfugiés dans des lieux de culte. Caritas Côte d’Ivoire témoigne d’une attaque à Abobo d’un groupe de jeunes réfugiés dans une mosquée, et d’une autre agression à la paroisse St Matthieu d’Abobo qui abritait plus de 1 000 déplacés.

Le Forum ivoirien des confessions religieuses dans une déclaration du 10 mars témoigne : « On assiste ici et là à des destructions de lieux de culte. On aurait voulu que la crise politique que nous traversons se transforme en crise religieuse que l’on ne s’y serait pas pris autrement ».

La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), dans une déclaration du 17 mars, exprime sa consternation devant les attaques dont cinq mosquées ont fait l’objet dans les communes de Bassam, d’Abobo et de Yopougon à Abidjan et face au meurtre d’un Imam dans la commune de Yopougon. Des partenaires du CCFD-Terre Solidaire redoutent une stratégie délibérée visant à créer des tensions interreligieuses au sein de la population.

Devant cet engrenage de la violence, nos associations appellent instamment la communauté internationale à ne pas se désintéresser de ce conflit et à imposer des solutions réellement contraignantes qui empêchent la guerre civile et permettent de protéger les populations civiles.

Nos associations appellent l’ensemble des populations locales, quelque soit leur confession, à ne pas céder à l’intimidation de la violence et à ne pas se laisser récupérer par des politiques partisanes. Nous assurons de notre soutien les communautés chrétiennes et musulmanes qui continuent à œuvrer pour la paix et l’unité nationale dans ce climat de tension qui fait peser une si lourde menace sur la population.

 

Contacts-presse

CCFD-Terre Solidaire :

 Véronique de La Martinière 01 44 82 80 64 - v.delamartiniere@ccfd.asso.fr  

 

Secours catholique Caritas France :

 Sophie Rebours 01 45 49 73 23 ou 07 86 39 43 02 - sophie.rebours@secours-catholique.org  

Défap-service protestant de mission :

 Linda Caille 01 42 34 55 55 - defap.mission@protestants.org  

 

Secours Islamique France :

 Olivier Chouquet 06 24 10 25 95 - chouquet@secours-islamique.org  

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Les Gens du Livre
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 19:24

shahbaz-bhatti-afp-640x480

 

Le ministre pakistanais des Minorités religieuses a été assassiné mercredi à Islamabad par des inconnus qui ont criblé de balles la voiture de ce catholique militant pour la suppression de la peine de mort en cas de blasphème et défenseur de la minorité chrétienne.

Trois ou quatre hommes à bord d'une voiture ont tiré en plein jour sur le véhicule de Shahbaz Bhatti dans un quartier chic de la capitale, alors qu'il sortait de la maison de sa mère, a indiqué le chef de la police d'Islamabad, Wajid Durrani. Les assaillants ont réussi à prendre la fuite.

"Il était mort à son arrivée", a déclaré à l'AFP le Dr Azmatullah Qureshi, porte-parole de l'hôpital le plus proche.

Une lettre a été trouvé sur les lieux du crime, attribuée à des partisans d'Al-Qaïda et des talibans pakistanais revendiquant l'assassinat, a indiqué la police.

La voiture a été criblée d'au moins 25 balles d'armes automatiques, selon le chef de la police. Shahbaz Bhatti a demandé à son escorte habituelle de l'attendre à son bureau plutôt que de venir le chercher chez sa mère, chez qui il se rendait fréquemment sans gardes du corps, a assuré M. Durrani.

Ce meurtre survient en pleine controverse dans ce pays musulman sur des velléités d'amendement d'une loi prévoyant la peine de mort en cas de blasphème et deux mois après l'assassinat d'un gouverneur qui avait pris la défense d'une chrétienne condamnée à la peine capitale pour avoir "insulté" le prophète Mahomet.

L'assassinat de Shahbaz Bhatti a provoqué une vague de réactions indignées. L'ONU a appelé à réformer la loi sur le blasphème tandis que l'Union européenne a dénoncé "le climat d'intélorance et de violence" au Pakistan. Le Vatican a condamné un "acte de violence inqualifiable" et les Etats-Unis, la France et l'Italie ont fait part de leur indignation.

Deux mois auparavant, le 4 janvier, devant un complexe commercial du centre d'Islamabad, Salman Taseer, le gouverneur du Pendjab, la province la plus peuplée, avait été criblé de balles par un policier du commando d'élite chargé de sa protection.

L'assassin --qui avait invoqué le fait que Salman Taseer défendait Asia Bibi, une chrétienne condamnée à mort pour avoir "insulté" le prophète Mahomet, et se faisait l'avocat d'un amendement de la loi contre le blasphème--, est devenu un "héros" aux yeux d'une grande partie de la population de la République Islamique du Pakistan.

A 42 ans, Shahbaz Bhatti, qui était aussi l'un des défenseurs de l'amendement et multipliait les déclarations sur les violences et intimidations dont est victime notamment la minorité chrétienne, se disait régulièrement menacé.

Depuis deux mois, les manifestations de soutien au policier meurtrier et hostiles à toute modification de la loi se multiplient. Le gouvernement, sous la pression de la rue, répète inlassablement qu'il n'a aucune intention de soutenir l'amendement présenté par certains parlementaires.

La peine de mort n'a jamais été appliquée pour blasphème depuis que la loi l'a prévue en 1986. Mais des dizaines de personnes --chrétiens, musulmans et hindous-- accusés d'avoir profané l'islam et le Coran ont été tuées, en prison par des policiers ou des gardiens, ou dans la rue une fois relâchées.

Fin novembre, une alliance de partis et associations musulmans sunnites avait averti qu'une éventuelle grâce pour Asia Bibi déclencherait l'anarchie dans le pays, après que Shahbaz Bhatti eut présenté au président Asif Ali Zardari une demande de clémence pour cette femme.

Les chrétiens représentent moins de 2% des quelque 170 millions de Pakistanais. Ils sont majoritairement pauvres et cibles de vexations et de persécutions fréquentes

 

L'article dans son contexte

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 16:52

Assise

 

Après Nantes, Strasbourg, Albi, la commission doctrinale de la  Conférence des Evêques de France (CEF) propose sa session annuelle de formation à Lyon : près de la moitié des évêques français se réuniront donc cette année du 14 au 16 février au Domaine Lyon - Saint-Joseph sur le thème : « Foi chrétienne en Dieu et dialogue interreligieux: Quelle théologie du dialogue ? ».

Si le sujet est sensible, les questions posées ne doivent pas empêcher le dialogue, mais au contraire permettre de prendre du recul pour intensifier celui-ci.

Cette rencontre proposera aux évêques présents les interventions de :

• Mgr Michel Santier, évêque de Créteil et président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux, sur le travail du conseil et les relations interreligieuses de l'Eglise Catholique en France.
• P. Michel Quesnel, oratorien, bibliste et théologien, recteur de l'Université Catholique de Lyon, autour de la question : Confronté aux dieux païens comment Paul parle-t-il de Dieu ?
• P. Michel Fédou, jésuite, professeur de patristique et de théologie dogmatique au Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris, sur la foi chrétienne en Dieu dans le monde de l'antiquité et dans le contexte des relations avec d'autres croyants.
• P. François Bousquet, théologien et historien des religions, vice-recteur à la recherche et directeur de l'école doctorale de l'Institut Catholique de Paris, sur les questions : Quel Dieu, quel homme ? Foi Chrétienne en Dieu devant le pluralisme des religions ?
• P. Jean-Marc Aveline, théologien,  vicaire général du diocèse de Marseille et directeur de l'Institut Catholique de la Méditerranée, sur la théologie du dialogue interreligieux aujourd'hui.
• ainsi qu'un dialogue entre le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et Azzedine Gaci, président du Conseil Régional du Culte Musulman / Rhône-Alpes.
 

Les évêques participants rencontreront les élus locaux lors d'une réception à l'Hôtel de Ville et d'un dîner à l'Hôtel du Département, ainsi que les catholiques de Lyon lors d'une messe à la primatiale Saint-Jean (et les journalistes qui le souhaitent) le mardi 15 février à 19h.


Mgr Bernard Bodvin
Porte-parole des évêques de France
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 13:43

Hiver 54

Henri, Marie, Antoine Grouès, dit L’Abbé Pierre

(5 août 1912 - 22 janvier 2007)

  abbe-pierre.jpg

Prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur du Mouvement Emmaüs (organisation laïque de lutte contre l'exclusion).

Le lundi 1 février 1954, Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère, sur Radio Luxembourg (RTL).

Cet appel à "l’insurrection de bonté" intervient juste après le décès d’une femme, morte de froid dans la rue.

Cette année-là, l’hiver est particulièrement rigoureux et s’apprête à faire d’autres victimes.

Le fondateur d’Emmaüs incite tous les Français à recueillir les sans-logis chez eux, à donner des couvertures, de la nourriture et du temps afin de sauver la vie de dizaine de milliers de personnes :

Mes amis, au secours...
Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard de Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée.
Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure.
Je vous en prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela.
Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France, merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abri.
Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : 5 000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques.
Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse, ne couchera ce soir sur l’asphalte ou les quais de Paris.
Merci.

 

L’appel est entendu et la France assiste à l’un des plus grands élans de générosité de son histoire.

Le mouvement aboutira au vote d’une loi interdisant l’expulsion des locataires en hiver.

 

Pour mieux connaître l’Abbé Pierre

Un dernier "A-Dieu" :

 


Adieu l'abbé Pierre
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