Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 22:27

JeudiSaint

 

Où est-il ton Dieu ?

 

Le voici, il s’est levé de table, il a pris un linge, un bassin.

Il a pris de l’eau.

Peut-être ses disciples ont-ils cru qu’il allait une fois encore changer l’eau en vin !

Il s’est agenouillé devant ses disciples, doucement, humblement,  de peur de les effaroucher !

 Il a versé l’eau dans le bassin, et s’est mis à leur laver les pieds.

 

Il est là sans mot.

Il sait la douceur de ce geste. Marie vient de lui offrirce service, il y a quelques jours seulement, à Béthanie.

Il a appris d’elle la beauté du geste, la délicatesse du toucher.

 

Où est-il ton Dieu ?

Là, baisse les yeux, regarde, à hauteur du pauvre, du petit !

Là, à genoux devant toi, mendiant ton accueil.

 

Oui, ton Dieu a retroussé ses manches, et s’est mis au service.

Il n’a pas choisi, il ne s’est pas dit : «  Celui-là il est avare, un jour il va me vendre. Celui-là, c’est un lâche. Celui-là, cinq contre un qu’il me laissera tomber ! Alors, je passe leur tour ! »

 

A tous, il a lavé les pieds, simplement, tout bonnement, avec la tendresse de son cœur pour seul parfum.

 

Il est là à tes pieds.

Il mendie ton accueil. Qu’as-tu à lui donner ?

Il voudrait l’espace de ton cœur,

Il voudrait le creux de ta vie,

Il voudrait verser sur tes plaies, l’eau de son amour,

 

Il voudrait te partager son pain, et son vin!

Il voudrait te confier sa vie !

 

Thérèse Marie DUPAGNE, Moniale et Prieure Bénédictine

Monastère Notre Dame d’Hurtebise (Ardennes Belges)

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 16:51

assise

 

Message pour la Fête du Vesakh/Hanamatsuri 2012 A.D. / 2555 B.E.

Chrétiens et Bouddhistes : partager la responsabilité de l’education des jeunes generationsà la justice et à la paix par le dialogue interreligieux

Chers Amis bouddhistes,

 1. Au nom du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux, je suis heureux de vous présenter, cette année encore, de sincères félicitations à l'occasion du Vesakh/Hanamatsuri. Je forme des vœux pour que cette fête annuelle puisse apporter, à vous tous de part le monde, la joie et la sérénité du cœur.

 2. Aujourd'hui, dans les salles de classe des écoles et des universités du monde entier, de plus en plus d’étudiants appartenant à diverses religions et croyances sont assis côte à côte et apprennent ensemble, les uns des autres. Cette diversité suscite des défis et appelle à une réflexion plus profonde sur la nécessité d'instruire les jeunes à respecter et à comprendre la croyance religieuse et les pratiques des autres, à grandir dans la connaissance de leur propre foi, à se développer en tant qu'êtres humains responsables tout en demeurant prêts à tendre la main aux étudiants d'autres religions pour résoudre les conflits et promouvoir l'amitié, la justice, la paix et le développement humain authentique.

 3. Avec Sa Sainteté le pape Benoît XVI, nous reconnaissons que l'éducation vraie nous ouvre à la transcendance ainsi qu’à ceux qui sont autour de nous. Là où l'éducation est une réalité, elle est aussi une opportunité de dialogue dans l’interaction et dans l’écoute réceptive de l’autre. Dans une telle atmosphère, les jeunes sentent qu'ils sont appréciés pour ce qu’ils sont et pour la contribution qu’ils peuvent apporter ; l'estime de leurs frères et sœurs dont la croyance et les pratiques religieuses sont différentes des leurs sont une occasion de croissance. Ce climat est alors porteur de joie car ils se découvrent comme des personnes capables de solidarité et de compassion, appelées à construire une société juste et fraternelle, ce qui leur apporte l'espérance en l'avenir (cf. Message pour la Journée mondiale de la Paix, 1er janvier 2012).

 4. En tant que bouddhistes, vous transmettez aux jeunes une sagesse : s'abstenir de nuire aux autres et vivre dans la générosité et la compassion, pratique digne d’estime et de reconnaissance, don précieux pour la société. Voilà une expression concrète à travers laquelle une religion contribue à instruire les jeunes générations, dans le partage des responsabilités et la coopération avec d'autres.

 5. En fait, les jeunes sont un atout pour toutes les sociétés. Par leur authenticité, ils nous encouragent à trouver une réponse aux questions les plus fondamentales au sujet de la vie et de la mort, sur la justice et la paix, la signification de la souffrance et les raisons de l'espérance. Ainsi, ils nous aident à progresser dans notre pèlerinage vers la Vérité. Par leur dynamisme, comme constructeurs du futur, ils nous contraignent à abattre tous les murs qui, malheureusement, nous séparent toujours. Par leurs interrogations, ils stimulent le dialogue entre les religions et les cultures.

 6. Chers amis, nos cœurs sont à l’unisson des vôtres et nous prions pour que, ensemble, nous soyons en mesure de guider les jeunes par notre exemple, aptes à leur enseigner à devenir des instruments de justice et de paix. Partageons la responsabilité commune que nous avons envers les générations présentes et futures en les éduquant à être pacifiques et constructeurs de paix.

Joyeux Vesakh / Hanamasutri !

 Jean-Louis Cardinal Tauran Président

Archevêque Pier Luigi Celata Secrétaire

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 08:53

Isidore

Notre cher papa, parti au ciel le 20 juin 2001, se prénommait « Isidore », ses proches l’appelaient, dans l’intimité » : « doré » et il aimait qu’on parle de sa maison à la manière d’une phrase musicale : « domicile à doré » !

Son saint patron était « Isidore, évêque de Séville et Docteur de l’Eglise » mort en 636 et fêté ce 4 Avril.

Mais plutôt qu’à ce saint patron illustre notre cher papa avait choisi de configurer sa vie à celle d’une autre Isidore, Espagnol également, marié avec des enfants ( ce qui est assez rare chez les saints !), (1080 – 1130), mais beaucoup plus humble : Isidore, le laboureur.

Isidore le Laboureur :

Placé très jeune comme ouvrier agricole, il travaille pour plusieurs maîtres. Devant l'arrivée des Sarrazins, il fuit la région de Madrid, et continue ailleurs son humble métier.

On raconte qu'il est l'objet de la jalousie des autres ouvriers, qui l'accusent de préférer prier plutôt que de travailler la terre comme eux. Chaque dimanche, avec sa femme Maria Toribia, il chantait au lutrin pendant la grand-messe et passait en prières le reste de la journée. Toutefois, son dernier patron, Juan de Vargas, fait de lui son régisseur.

Ce dernier le guette pour vérifier les assertions des autres ouvriers : il le surprend en prière, en extase tandis que les bœufs continuent à tirer la charrue, comme s'ils étaient conduits par deux anges. Ébloui, Juan de Vargas se convertit.

Son culte

Les miracles de guérison se multipliant sur sa tombe à la collégiale Saint-André-de-Madrid (devenue collégiale Saint-Isidore) ou encore en buvant l'eau de la fontaine[1]. que sa prière aurait fait jaillir du sol un jour de grande sécheresse[2] , le roi Philippe III d'Espagne, qui avait été guéri par son intercession, demanda sa canonisation, qui eut lieu, décidée par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622 (il avait été béatifié en 1619), en même temps que celles d'Ignace de Loyola, de Thérèse d'Avila, de François-Xavier et de Philippe Néri[1].

Parti d'Espagne, son culte s'est diffusé en Bretagne, en Franche-Comté et au Tyrol. Selon Yves-Pascal Castel, qui a consacré un livre à Saint Isidore en Bretagne, il est le 35e saint le plus représenté dans les églises du diocèse de Quimper et de Léon.

« Une population essentiellement rurale ne pouvait qu'être heureuse de réserver dans ses sanctuaires une place au valet de ferme qui, sous le tranchant de sa bêche vit jaillir une bonne source. Le paysan ahanant au long de son sillon enviait aussi sans doute le mystique laboureur qu'un ange mystérieux relayait au mancheron de la charrue pendant qu'il tombait en extase. Par suite, quoi de plus parlant que de présenter au paysan chrétien, le saint paysan accompagné d'attributs on ne peut plus symboliques: bêche, faucille, charrue miniature, gerbe de blé. Mieux encore, saint Isidore endosse le costume rural, devenant souvent vrai paysan breton[3]. »

On trouve des traces de son culte dans 33 églises et chapelles du Morbihan, 17 du Finistère, dans 6 des Côtes-d'Armor, 3 de Loire-Atlantique[3] dont un tableau du peintre Meuret dans l'église paroissiale de Rougé[4] et une en Ille-et-Vilaine à Baguer-Morvan où un vitrail[5] représentant saint Isidore fut offert à l'église en 1881 par les cultivateurs de la paroisse[6].

Patronage

Il est le saint patron de Madrid, de León, de Saragosse, de Séville, etc.., mais aussi le saint patron des laboureurs, des agriculteurs, des ouvriers journaliers et des charretiers.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 10:46

Passion

 

Les yeux fixés sur le Seigneur, entrons dans le combat de Dieu.

Ces mots, pour une part inspirés de la lettre aux Hébreux, nous servent de refrain invitatoire tous les matins de ces jours saints, ils ouvrent notre journée.

Entrons dans le combat de Dieu...

Ne nous trompons pas d’adversaire ! Contre qui Dieu combat-il ? contre qui devons-nous devenir ses alliés ? contre le mal qui écrase et opprime, contre le mal qui tue l’homme !

Pas contre l’homme !

Dieu, en son Fils Jésus, est venu nous le dire avec la force de sa faiblesse, nous le contemplons crucifié-ressuscité : il est venu prendre le parti de l’homme, résolument, définitivement.

Jésus en partageant notre condition humaine, nos chemins de joie et de peine, a lutté toute sa vie, pour Dieu et pour l’homme. Jamais il n’a accepté de prendre parti pour l’un contre l’autre. En lui humanité et divinité sont en parfaite alliance. Sans cesse ce fut un seul et même combat ! Celui de la vie. 

En cette Semaine Sainte, nous pouvons reprendre le signe de la croix, et le méditer... Pourquoi avoir associé à la croix, les paroles « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ?

N’est-ce pas révélation suprême de l’amour des trois ? Du don de chacun en une unique offrande ? Jésus est crucifié ? Le Père l’est tout autant ! Jésus est livré ? L’Esprit l’est avec lui !

Entrons dans cette voie de l’amour jusqu’au bout ! Devenons avec Jésus, enfants du Père, habités par l’Esprit.

Jésus a pris notre humanité, devenons participant de sa divinité.

  

Thérèse Marie DUPAGNE, Moniale et Prieure Bénédictine

Monastère Notre Dame d’Hurtebise (Ardennes Belges)

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 17:07

Raoul Castro 

 

« La dignité de l’homme, de l’être humain » : c’est l’élément « principal » que le président Raul Castro retient du message de Benoît XVI à Cuba.

Le président Castro a en effet adressé à Benoît XVI un discours d’au revoir ce 28 mars, à l’aéroport de La Havane, dans un salon, et non sous l’auvent préparé en plein air, en raison d’une pluie intermittente et par moments torrentielle. Mais « la pluie est nécessaire », a fait observer le président au début de son allocution.

Le pape a été accueilli à Cuba avec « des sentiments de respect et d’affection » et sa visite a été marquée par une « atmosphère de compréhension mutuelle », a-t-il constaté avec satisfaction.

Il a salué la « justesse des propos » du pape, dont le « principal » est, dit-il, « la pleine dignité de l’homme, de l’être humain ».

Une société, a-t-il fait observer, ne se construit pas seulement sur des valeurs matérielles, mais elle a besoin de « valeurs spirituelles », notamment,  la « solidarité », « l’altruisme », la « justice », la « vérité ».

Il a cité le P. Felix Varela (1788-1853), auquel le pape a fait allusion dans son homélie disant qu’il montre « le chemin d’une vraie transformation sociale » : le président Castro a souligné l’aspiration de ce prêtre à « conquérir la justice ».

Mais parmi ces valeurs, il a aussi cité la « suprême importance de la famille », le « rôle privilégié des parents dans l’éducation des enfants » et le fait que les jeunes sont « la plus grande espérance » de Cuba.

Puis il a évoqué, notamment, ce qu’il appelle la « contribution patriotique de l’émigration cubaine » à l’édification de la nation, faisant observer les « efforts » consentis pour une « normalisation plénière entre Cuba et son émigration ».

Après le discours du pape, et l’au-revoir des personnes de la suite du pape et de la délégation présidentielle, le pape et le président ont eu un entretien privé, puis ils se sont dirigés, à l’abri des parapluies, vers l’avion qui attendait sur le tarmac fouetté par le vent.

 

Anita Bourdin

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : Refaire le Monde
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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 16:24

Préjugés 

Le dossier du XXIème rapport sur l’immigration (Caritas/Migrantes, 2011) en Italie, présente un panorama global de ce que l'on pourrait définir aujourd’hui comme « un pays de migrants », explique, dans cet article, Igiea Lanza di Scalea, chercheuse en criminologie en Calabre, et engagée dans la collecte de livres pour les prisonniers à Rome.

Il y a en effet plus de 4, 5 millions  de résidents étrangers en Italie, dont environ un million de mineurs. En moyenne, on compte un étranger pour 12 résidents ; en tout, 1/8e sont de la seconde génération : des Italiens de fait mais non de droit, nés en Italie et malgré cela « différents » parce qu’enfants d’immigrés.

L’étranger peut être considéré comme le symbole le plus représentatif de l’éclatement social, qui se reflète dans la difficulté à accepter et à  construire des formes sociales différentes et néanmoins partagées. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité, affirme l’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et pourtant, l’étranger, en étant porteur de valeurs, d’usages, de coutumes « différentes », engendre des distances morales, sociales et surtout culturelles.

Rapidement « étiqueté » déviant, l’étranger est – littéralement – « celui qui prend un autre chemin » quant à la représentation sociale partagée. La personne différente provoque de la crainte, une tension, une distance, ou une agressivité « défensive ».

Dans ce sens, le British Council, en analysant un échantillon de 3500 jeunes d’âge scolaire (de neuf pays européens), a montré que les étrangers ont 30% de probabilité en plus de subir des agressions (13% contre 9%) et de faire l’objet de moqueries (24% contre 16% pour les autochtones).

Une étude récente sur la perception du préjugé envers les étrangers, de la chaire de méthodologie et technique de la recherche sociale, de l’université La Sapienza de Rome, menée en 2011 dans le contexte spécifique des résidences universitaires, a mis en lumière la tendance des Italiens à privilégier, en général, les relations avec leurs compatriotes, générant ainsi le fameux phénomène de l’ « homophilie nationale ».

En ce sens, selon la littérature dominante, nos compatriotes italiens souffriraient du « syndrome de l’agression », manifeste dans le renforcement des dynamiques in-group vs out-group, pour la « sauvegarde » de leurs frontières identitaires.

Le prae-iudicium est une pensée simple: il surgit à la maison, à l’école, au bureau, dans les cantines des entreprises. C’est un préjugé que de refuser un sourire, de détourner son regard ou, pire encore, de ne pas serrer la main de celui qui vous la tend.

De plus, contrairement à l’opinion commune qui situe l’étranger « au centre » de l’action criminelle italienne, le dossier sur l’immigration Caritas/Migrantes note que le « taux de criminalité » des immigrés réguliers en Italie est « seulement légèrement plus élevé que celui des Italiens » (entre 1,23% et 1,40% contre 0,75%).

Le rapport met aussi en évidence la fonction complémentaire des travailleurs immigrés qui permet de favoriser de meilleures opportunités de travail pour les Italiens : c’est pour cette raison que, si ces travailleurs immigrés venaient à manquer dans les secteurs de productions considérés comme « non attractifs » par les Italiens (l’agriculture, l’industrie, le bâtiment etc.), le pays serait dans l’impossibilité d’affronter son avenir.

Malgré cela, il semblerait que la société refuse a priori toute diversité, la considérant comme la cause de maux inexistants. La diversité est dynamique, évolutive et elle pousse à s’améliorer : l’homogénéité est statique et régressive. La diversité est éducative : docet et discet (qui enseigne apprend, ndlr) afin d’ex-ducere (é-duquer, ndlr), de « tirer à l’extérieur » ce qui est dans la personne, en mettant en valeur ses potentialités.

« Erfahrung », expérience, « Verständnis », compréhension, « Mitgefühl », compassion, concepts-clés de l’historicisme contemporain allemand (Dilthey), enseignent à re-vivre et à re-construire le soi dans l’autre, dans cet « être égaux et différents » à l’intérieur d’un système inclusif et pluraliste.

« La dignité de toute personne humaine ne peut faire l’objet a priori de préjudices et de discriminations », a rappelé Mgr Mariano Crociata, à l’occasion de la présentation du communiqué final du Conseil permanent des évêques italiens. Malgré cela, l’étranger est actuellement perçu par la plupart comme un « envahisseur », un ennemi, ou pire, un criminel tout simplement.

Traduction d’Hélène Ginabat

Rome, mardi 27 mars 2012

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Les Gens du Livre
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 22:00

  Annonciation

 

En cette fête de « l’Annonciation »,( à 9 mois de Noël, ça ne s'invente pas !)  où nous fêtons le OUI de Marie en réponse à l’ange Gabriel qui lui demandait si elle acceptait de porter en son sein puis de mettre au monde son fils, Jésus, le Sauveur du monde, je vous propose ce poème de Jean Debruynne, Prêtre de la Mission de France, qui nous invite à nous laisser « habiter » !

 

Entre donc chez moi

 

Seigneur, si tu passes par là, viens chez moi, entre donc.

Mais il vaut mieux que tu le saches :

tu trouveras sûrement ma porte fermée.

J´ai toujours peur, alors je mets le verrou.

Mais toi tu sais bien comment entrer,

surtout quand ma porte est fermée.

Tu arrives à passer même quand il n´y a pas de porte.

J´aime mieux te dire, Seigneur, si tu viens chez moi

tu ne trouveras pas grand’chose.

Si tu veux de l´Amour, il vaudrait mieux que tu en amènes.

Tu sais, mon amour à moi, il est plutôt rassis,

ce serait mieux que tu en apportes du "frais".

Emballe-le bien en le transportant, c´est si fragile l´amour !

Si tu avais aussi un peu d´Espérance, de la "vivace",

de celle de ton jardin, ce serait bien d´en prendre un bouquet.

J´en ai tant besoin pour fleurir mon regard.

Et si encore tu avais un peu de Foi pour moi,

rien "qu´un peu", pas plus gros qu´un grain de moutarde,

alors je déplacerais les montagnes.

Viens chez moi, aujourd’hui.

Au cœur de ma faiblesse, je T’attends !

 

Jean Debruynne (1925-2006)

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 19:24

  Claude Baty

 

 

Tout d'abord je tiens à vous remercier pour votre invitation à participer à la célébration du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. C'est un privilège d'être avec vous aujourd'hui.
Les Églises protestantes, particulièrement en France, ont perçu
Vatican II comme l'ouverture de l'Église catholique romaine aux autres Églises et communautés chrétiennes. Cette ouverture a été marquée symboliquement par l'invitation d'observateurs qui ne sont pas restés, me semble-t-il, longtemps de simples observateurs mais qui ont été de vrais témoins. Il y a donc eu dès le départ une ouverture confiante qui, à nos yeux, marque nos relations jusqu'à aujourd'hui.
C'était une façon de dire que nous avions un témoignage commun à rendre à Dieu qui ne cesse de parler à travers son Fils Jésus Christ et qui pour cela nous appelle à l'unité. Ce que je dis là n'est pas très original aujourd'hui, mais il y a cinquante ans, ce qui paraît banal aujourd'hui dans nos relations, était presque inimaginable : travail commun de responsables œcuméniques, collaboration entre chrétiens sur divers projets, rencontre régulière des responsables. Comme cela nous a été rappelé, c'est une relation de confiance qui s'est installée progressivement depuis le
Concile Vatican II.

Quand, en 1959, le pape Jean XXIII annonce le
Concile, il déclare que « l'unité de l'Église » en est une des motivations majeures. Cette annonce même du Concile Vatican II marque le début d'une nouvelle dimension dans la perspective œcuménique de l'Église catholique.
C'est pourquoi, une année avant le
Concile, en 1961, des observateurs catholiques officiels avaient été envoyés pour la première fois à l'assemblée du Conseil œcuménique des Églises à New-Delhi. Et cela a créé les conditions de réciprocité permettant d'inviter le COE qui a pu alors à son tour envoyer des observateurs au Concile et ont été présents orthodoxes, anglicans et protestants. C'est ainsi que le pasteur Hébert Roux, de l'Église réformée de France, a assisté aux deux premières sessions du Concile, comme représentant de l'Alliance réformée mondiale et ensuite aux suivantes, comme représentant de la Fédération protestante de France. Il a été rejoint par un de mes prédécesseurs, le pasteur Marc Boegner président de la FPF, acteur œcuménique important au niveau national et international. Et il a siégé à la troisième et quatrième session. Le Concile Vatican II n'est donc vraiment pas inconnu à la Fédération protestante de France.

En quelques minutes je ne peux qu'évoquer trois aspects de
Vatican II :

1) le décret sur l'œcuménisme (Unitatis redintegratio) car il a permis de changer profondément les relations entre nos Églises. Je suis persuadé quoi qu'il en soit de l'avenir, qu'il sera impossible de revenir à la situation d'avant le
Concile. Ce décret nous a mis en route ensemble, et nous maintient en mouvement. L'entrée de l'Église catholique dans la dynamique œcuménique moderne, dynamique inaugurée à Édimbourg en 1910, a aussi permis la prise en compte des personnes qui, à l'intérieur de l'Église catholique, plaidaient et œuvraient pour un œcuménisme de relations et de spiritualité. L'abbé Paul Couturier en est le représentant le plus connu.
Le décret sur l'œcuménisme a également permis l'établissement du comité mixte entre l'Église catholique romaine et le Conseil œcuménique des Églises, et l'ouverture de dialogues officiels avec d'autres communions chrétiennes. Le plus connu de ces dialogues est certainement celui avec la Fédération luthérienne mondiale qui a débouché sur la Déclaration commune sur la doctrine de la justification en 1999.
Beaucoup a été accompli pendant ces cinquante ans, mais il reste encore à faire et nos communautés locales nous stimulent en particulier pour aller plus loin sur les questions qui les touchent de près :
baptêmes, mariages, célébration du repas de notre Seigneur.

Ma prière est que l'esprit de
Vatican II continue à souffler pour la réception du travail accompli par les comités mixtes, mais aussi pour qu'il permette la prise en compte des aspirations spirituelles et théologiques du peuple de Dieu.

2) Le deuxième sujet que j'aimerais aborder ne vous surprendra pas, et il serait étonnant qu'un protestant ne le fasse pas, c'est la revalorisation de la Parole de Dieu par
Vatican II avec Dei verbum. La lecture de la Bible, et spécialement la lecture commune de la Bible, a permis finalement qu'une instance extérieure et supérieure nous réunisse. Je n'insiste pas tant ce point est de l'ordre de l'évidence aujourd'hui, je rappelle quand même le miracle de la TOB ; les initiateurs de cette traduction œcuménique ont commencé par la lettre aux Romains, comme un test, et si cela passait, tout serait possible. Mais aujourd'hui on ne s'étonne pas du succès de ZeBible, une Bible pour les jeunes. Beaucoup de choses ont été faites, il faut garder en mémoire ce qui en est miraculeux. De la même manière, la coopération académique dans la recherche biblique ne pose plus de problème. Profitons donc encore et sans cesse de la Parole de Dieu, parole de vie.

Le théologien Karl Barth s'intéressait en particulier à cet aspect du travail de
Vatican II, y voyait un vrai processus de renouveau de l'Église catholique et se demandait s'il ne constituait pas aussi un défi pour les autres Églises qui devaient s'engager, à l'écoute la Parole de Dieu, dans ce processus. La Parole de Dieu reste une source d'interpellation, de vérité et d'encouragement pour des chrétiens de toutes les confessions.

3) Le dernier sujet que j'aborderai est la déclaration sur la liberté de conscience ou la liberté religieuse (Dignitatis humanae) : une déclaration fondamentale, à mes yeux, dont on mesure sans doute, aujourd'hui encore plus qu'alors, l'importance. C'est une prise en considération de la diversité du monde et c'est un questionnement sur le pouvoir et la religion. Nous en sommes bien convaincus, aucun pouvoir temporel ou spirituel ne doit ni ne peut contraindre la conscience d'un être humain. Nous sommes dans un temps où les chrétiens souffrent beaucoup de persécutions. Et aujourd'hui, nous nous préoccupons à juste titre du sort de ces chrétiens qui, à travers le monde, n'ont pas le droit de pratiquer leur religion. J'espère que nous nous préoccupons tout autant de la liberté de conscience et de culte de ceux qui ne sont pas chrétiens. Les rencontres interreligieuses qui existent aujourd'hui sont une nécessité, notamment quand la religion est sans cesse instrumentalisée.
L'esprit de l'Évangile est clair, je le vois en particulier dans les Béatitudes, puisque notre Seigneur déclare heureux les ouvriers de paix et ceux qui souffrent pour son nom. Il ne promet nul bonheur aux violents.

Conclusion
En guise de conclusion, permettez-moi, dans la tradition des observateurs des autres Églises il y a cinquante ans, de partager joie et
espérance. Je veux vous encourager à rendre l'esprit de Vatican II plus vivant et vivifiant encore. Pour ceux qui connaissent mal l'Église, il est évidemment difficile de comprendre qu'on parle encore d'un Concile qui a 50 ans. Mais ce Concile est jeune. L'esprit de Vatican II a soufflé fort à l'époque mais cet esprit doit aussi entraîner de nouvelles générations. Pour les hommes et femmes de nos différentes Églises aujourd'hui, il faut savoir interpréter, dans la continuité et dans le renouveau, la pertinence pour notre temps des chantiers ouverts par ce grand Concile.

Hébert Roux, notre observateur protestant français au
Concile, terminait son analyse de Vatican II avec trois mots : mouvement, ouverture, interrogation.

Par le
concile Vatican II, l'Église catholique est entrée en mouvement avec des chrétiens de différentes confessions. Il ne faut pas rester sur ces « acquis » ; en effet, il ne s'agissait pas d'atteindre un certain niveau et de s'arrêter - d'ailleurs certains estiment qu'il est atteint depuis longtemps - mais de se mettre en route ensemble et de poursuivre le chemin jusqu'à la fin. Le mouvement œcuménique d'aujourd'hui a besoin de nous pour trouver un nouvel élan.

L'ouverture reste un mot d'ordre pour notre témoignage commun à Jésus Christ dans notre société ; l'ouverture à la Parole de Dieu, aux autres dans le respect de ce qu'ils sont, permet à l'
espérance que Dieu place au cœur de notre vie chrétienne de produire de beaux fruits. Il faut laisser l'initiative à Dieu, c'est là notre espérance.

L'interrogation est là pour que nous gardions les pieds sur terre. Nous sommes questionnés, parfois vigoureusement ; cela nous oblige au moins à ne pas faire de la religion une préoccupation qui serait limitée à l'ordre du privé. Notre spiritualité est aux prises avec les questions et interpellations de notre époque. Nous avons besoin d'écouter et de poser des questions à nos contemporains, à la société et aussi à nos Églises. Il se trouve que c'est un chantier magnifique. Dans toutes ces tâches, qui sont aussi les tâches du Royaume, les déclarations de
Vatican II et la continuité de leur réception gardent leur pertinence et leur actualité. Que Dieu vous soit en aide. Que Dieu nous soit en aide. Pour Sa seule gloire.

Pasteur Claude Baty
Président de la Fédération protestante de France

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 11:21

arcabas lavement pieds m-abe51 

Nous voudrions voir Jésus !  Tel est le désir exprimé par quelques grecs dans l’évangile. Ils ont entendu parler de lui, peut-être ont-il entendu parler du dernier signe accompli par Jésus : la résurrection de Lazare.

Ne sommes-nous pas nous aussi travaillés par ce désir ? Voir Dieu, voir Jésus ! Pouvons-nous le voir ?

 

Le renard nous dirait, comme il l’a dit au petit Prince : l’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur ! Et Dieu expliquera à son prophète Samuel qu’il ne regarde pas avec les yeux, mais avec le cœur !  Le cœur au sens biblique est le lieu de l’intelligence, de la volonté et non uniquement le lieu du sentiment. Le cœur est le centre intime de la personne.

 

Pouvons-nous regarder avec le cœur ?

Nous avons demandé avec le psalmiste : Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau. Crée en moi un cœur pur.

Le cœur pur, détaché de lui-même, est tout œil ! Le cœur pur, à l’image du cœur de Dieu, garde les yeux fixés sur l’autre sans plus aucun repli sur soi.

Donne-nous Seigneur un cœur nouveau ! Rends-nous la joie d’être sauvé ! Que nous puissions voir Jésus !

 

Souvent nous espérons par nos efforts obtenir un cœur pur, nous nous y épuisons. Et nous nous décourageons lorsque nous constatons que toujours nous échouons. Jérémie nous montre la voie : c’est Dieu lui-même qui vient convertir nos cœurs. Il vient offrir une alliance nouvelle. Pourvu que nous acceptions de l’accueillir ! Et il semble que le premier article de cette alliance, ne soit autre que l’amour de Dieu qui se manifeste en son pardon. Nous voudrions voir Jésus ? Accueillons cette alliance de pardon !

 

Oui, Dieu va conclure avec nous une nouvelle alliance et pour cela, il va graver sa loi non plus sur des tables de pierre, mais en nos cœurs. Il va nous donner d’intérioriser sa loi, au point qu’elle habite nos cœurs, éclaire nos décisions et nos choix, au point qu’elle forme en nous l’amour, réponse à l’amour premier de Dieu. Il sera notre Dieu, nous serons son peuple. Jésus en son discours d’adieu dira : si quelqu’un garde ma parole, mon Père l’aimera, nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure. La loi nouvelle, inscrite en nos cœurs, n’est autre que la présence, la vie de la Trinité, en nous ! Cette présence ne va-t-elle pas transfigurer mon regard, transfigurer ma vie ?

 

Et alors, quel Jésus se donne à contempler ?

La lettre aux Hébreux, nous parle de l’agonie de Jésus, de son combat, pour demeurer fidèle à sa mission jusqu’au bout, quelle qu’en soit la difficulté. Elle nous invite à reconnaître en ce chemin de Jésus, la voie de l’amour.

Elle nous le présente, partageant notre condition humaine, assumant la souffrance, par désir de vivre selon la loi d’amour gravée en son cœur ! par fidélité à l’alliance nouvelle. Ne faut-il pas un cœur nouveau, pour comprendre ce mystère pascal que nous sommes invités à revivre au long des jours qui viennent ?

 

Hérode voulait voir Jésus, pour le plaisir de le voir accomplir quelques miracles... il cherchait du spectacle. Il n’a pas regardé avec les yeux du cœur, il n’a vu qu’un homme bafoué, livré à la dérision, crucifié.

 

Nous voulons voir Jésus ? Contemplons-le avec le cœur ! Découvrons dans le grain de blé qui meurt, l’annonce d’une vie nouvelle. Contemplons Jésus, crucifié et ressuscité, élevé sur la croix, et élevé dans la gloire du Père tout à la fois.

 

Tu veux voir Jésus ?

 

Laisse le Père graver en ton cœur sa loi nouvelle, Il est amour et pardon,

Accompagne le Fils en son chemin pascal, il est don de soi sans compter,

Partage sa souffrance et sa mort, non par dolorisme, mais avec lui par amour, par fidélité au Royaume et communion à l’humanité entière,

Laisse l’Esprit transfigurer ta mort en vie,

 

Alors tu verras Jésus.

 

Tu le verras élevé de terre, en un acte d’amour qui t’enveloppe et t’entraîne.

Tu le verras, comme un appel à marcher avec lui, toujours.

Tu le verras, en celui qui te tend la main, et en appelle à ton amour ! à ta compassion.

 

Tu le verras pain rompu pour la vie du monde, et tu deviendras ce que tu reçois, corps du Christ pour la vie de tes frères et sœurs en humanité.

 

Lève les yeux, regarde : c’est le crucifié ressuscité qui aujourd’hui s’offre à toi.

 

Thérèse Marie DUPAGNE, Moniale et Prieure Bénédictine

Monastère Notre Dame d’Hurtebise (Ardennes Belges)

 

Lien à la Source

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 22:10

  MRJC

   Avec une dizaine de propositions portées par une candidature symbolique, le Mouvement des jeunes chrétiens ruraux (MRJC) veut inciter les politiques à s’intéresser à l'emploi des jeunes.

    Vendredi 16 mars, Adeline Groff 26 ans, chômeuse et « candidate» du Mouvement des jeunes chrétiens ruraux (MRJC) à l’élection présidentielle, a débarqué au Conseil constitutionnel. En guise des 500 signatures de soutien, la jeune femme avait amené avec elle 500 CV de jeunes chômeurs, étudiants et salariés précaires. Cette arrivée impromptue, parfaitement mise en scène, a fait son effet auprès des journalistes présents sur place. C’était le but.

     Après le collectif Génération précaire et son projet Young & Poor, le MRJC pointe ainsi le bout de son nez dans une campagne polluée par la crise de la dette et la question de l’immigration.   

    L’objectif: inciter les candidats à s’intéresser aux problématiques liées à la jeunesse, et plus particulièrement celles de l’insertion sociale et professionnelle. Ce happening médiatique est le fruit d’une réflexion entamée il plusieurs mois suite à une enquête nationale menée auprès de 2000 jeunes âgés 16 à 30 ans. Cette dernière révèle notamment que 21 % d’entre eux estiment que personne ne peut lutter contre le chômage des jeunes. Sur la base de ces résultats, les jeunes militants ont planché avec, en autres, Benoit Borrits, membre du conseil scientifique d’Attac, Mireille Bruyère, du collectif des Économistes atterrés, et le sociologue Bernard Friot, pour fournir dix propositions. Parmi elles, la limitation écarts de salaires, une refiscalisation des heures supplémentaires et la mise en place d’une allocation jeunesse dès l’âge de 18 ans. En janvier et février, des responsables du mouvement ont rencontré les équipes de campagne de l’UMP, du PS, du Front de gauche, du Modem et d’Europe Écologie - Les Verts.

     « L’écoute a été assez inégale. Nous avons eu de bonnes surprises mais nous n’avons pas réussi pour autant à ce que nos propositions soient intégrées. Le but était surtout de nous faire identifier », rapporte Jérémie Godet, président du MRJC. Le vrai combat, les jeunes chrétiens ruraux comptent le mener au niveau local, auprès des candidats aux élections législatives.

      Benjamin Sèze

 

    Témoignage Chrétien n° 3485 du 22 mars 2012

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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