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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 14:28

“Le 9 dicte le neuf. Faire du neuf le 9.9.9 peut donc avoir du sens”

Alexis Robert in revue Silence!

 

Ce mercredi , nous sommes le 9/9/9. Certains entendent faire de cette date le symbole du début d’un nouveau monde. Si le bug de l’an 2000 n’a pas eu lieu, la crise de 2008 aura alerté sur le pourrissement d’un modèle (financier, productiviste, inégalitaire…).

Alors, c’est purement fictif, mais pourquoi pas : et si le début du nouveau modèle (à construire), c’était le 9-9-9 ? C’est au moins l’occasion de dynamiser notre imaginaire ce jour-là : c’est quoi le monde neuf que je veux ?

Sur le net, certains vont plus loin. La révolte des fourmis blanches (!) voit dans le 999, l’envers du chiffre diabolique 666 : “Disons NON au Nouvel Ordre Mondial ! Non au capitalisme mondialisé, non au pouvoir centralisé, non au pouvoir grâce à l’argent et l’argent uniquement.” Ils appellent à tous nous vêtir de blanc ce jour-là, et de sortir dans la rue, simultanément, sur les coups de 13h. Pour signifier qu’une armée de consciences silencieuses et pacifistes est en marche.

Dans une veine encore plus messianique, des écologistes radicaux sacralisant “le vivant” appellent au démarrage, ce 9 septembre, d’une “marche permanente pour la paix”, avec charrettes à bras et village nomade. Nom de code : “Marche ton rêve“.

Plus simplement, ce 9.9.9 peut tout simplement être l’occasion de créer des discussions autour de nos désirs individuels et collectifs. Qu’est-ce qui est dans l’œuf du 9, qu’est-ce que nous voulons faire germer ce jour-là et ceux qui suivent ?

http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/2009/09/03/le-9-9-9-premier-jour-dun-monde-neuf/

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 16:33

Je vous remercie. Bonjour à tous. C'est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu'est le Caire et d'être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d'un siècle, l'université du Caire est une source de progrès pour l'Égypte. Ensemble, vous représentez l'harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)

Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier - tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l'islam et l'Occident se caractérisent par des siècles de co-existence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s'est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l'Occident un élément hostile aux traditions de l'islam.

Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d'une minorité de musulmans, qui pour être réduite n'en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l'islam inévitablement hostile non seulement à l'Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l'homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.

Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.

Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.

Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d'entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.

Cette conviction s'enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j'ai passé plusieurs années en Indonésie où j'ai entendu l'appel à la prière (azan) à l'aube et au crépuscule. Jeune homme, j'ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j'ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.

Féru d'histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l'islam. C'est l'islam - dans des lieux tels qu'Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) - c'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l'algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l'écriture et de l'imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l'élan des flèches de pierre vers le ciel, l'immortalité de la poésie et l'inspiration de la musique, l'élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l'histoire, l'islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l'égalité raciale. (Applaudissements)

Je sais aussi que l'islam a de tout temps fait partie de l'histoire de l'Amérique. C'est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n'ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »

Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l'un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)

J'ai donc connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l'Amérique et l'islam doit se fonder sur ce qu'est l'islam, et non sur ce qu'il n'est pas, et j'estime qu'il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent. (Applaudissements)

Or ce même principe doit s'appliquer à la façon dont l'Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l'Amérique n'est pas le stéréotype grossier d'un empire qui n'a d'autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l'une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d'une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l'idéal de l'égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots - sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul »

 http://fr.allafrica.com/stories/200906050460.html

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 19:59

Jérusalem - La visite du pape au Proche-Orient suscite de nombreuses craintes de «récupération» politique d’Israël, estime Jean-Michel Poffet. Mais le dominicain suisse est prêt à se «laisser surprendre», attendant des «gestes forts» de Benoît XVI en faveur de la «Justice». Même si la première partie du voyage papal, en Jordanie, devrait permettre d’évoquer le dialogue avec l’islam, «pour beaucoup, c’est Israël qui est au premier plan», affirme l’ancien directeur de l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem, interrogé à la veille de l’arrivée du pape en Terre Sainte.
Et d’évoquer les craintes -notamment chez les Palestiniens- de «récupération» de cette visite par l’Etat hébreu, dont l’image s’est sérieusement dégradée à la suite des guerres au Liban et à Gaza, et de la persistance du conflit israélo-palestinien.  “Ce pays est en quête permanente de reconnaissance. Les Juifs ont sans cesse besoin d’être rassurés face aux remises en cause de leur présence ici», affirme-t-il. Dans ce contexte, «une telle visite pontificale honore Israël. Le pape sera-t-il assez libre dans ces conditions pour parler non seulement de paix, mais aussi de justice?», s’interroge M.Poffet. “D’un autre côté, je crois qu’il faut laisser un peu de place pour se laisser surprendre», nuance-t-il aussitôt. «C’est précisément parce que la situation est difficile qu’il y a de la place pour l’espérance». “On ne peut que souhaiter qu’il y ait (de la part de Benoît XVI) des gestes, des paroles fortes… Le pape vient appeler à la réconciliation et à la paix. Comment ne pas y croire, au moins un peu!», lance-t-il. Le bibliste suisse, qui se dit «partagé» par cette visite, souligne par ailleurs «la tension entre l’aspect politique de ce voyage qui inspire surtout les médias et son aspect religieux auquel le pape tient beaucoup». Mais, pour Rome, «il y a un autre enjeu en arrière-plan: consolider la présence des communautés chrétiennes qui sont très fragiles… Notamment les chrétiens d’Israël, pour qui se pose encore la question du statut juridique et fiscal de leurs institutions», ajoute-t-il. Israël et le Vatican ont annoncé la semaine dernière avoir enregistré des «progrès significatifs» dans leurs négociations sur ces dossiers. De nouvelles discussions sont prévues le 10 décembre au Vatican, ont indiqué les deux parties, décidées à «accélérer les discussions en vue de conclure un accord le plus rapidement possible». Reste que les chrétiens de Terre Sainte «ont le sentiment que ce n’est pas eux qu’on vient voir», conclut Jean-Michel Poffet.

Serge Ronen

 

http://religions.blog.lenouvelliste.ch/2009/05/07/le-pape-au-proche-orient-entre-craintes-d%e2%80%99une-recuperation-et-l%e2%80%99espoir-de-%c2%abgestes-forts%c2%bb/

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Praedicatho
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 13:27

"Vivre c'est apprendre à Aimer" (Henri GROUES, l'Abbé Pierre)
Vivre c'est aussi apprendre à Pardonner et à demander Pardon pour tous nos manques d'Amour.
En ce temps du Carême, temps de la Conversion et du Pardon, je vous confie cette "prière" de Johnny :



Pardon
Je viens vous demander
Pardon pour tous les hommes
Qui n'ont jamais appris
Le verbe aimer

Qui n'ont jamais compris
La force de l'amour
La beauté de la vie

Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui ne savent pas aimer
Oh ! Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui n'ont jamais aimé
Oh ! Pardon

Pardon
Je viens vous demander
Pardon pour tous les hommes
Qui ignorent le prix
De l'amitié

Qui n'ont jamais connu
Les larmes d'un enfant
Le sourire d'une femme

Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui ne savent pas aimer
Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui n'ont jamais aimé
Oh ! Pardon

Donne-moi ton regard
Donne-moi ta lumière
Donne-moi de l'amour
Sans quoi, oui, je désespère

Apprends-moi à aimer
Apprends-moi la tendresse
Détruits mes habitudes
Détruits ma solitude

Oh ! Pardon

Pardon
Je viens vous demander
D'accorder votre grâce
A ceux que la vie
A blessé

Et lorsque le temps passe
Ils se retrouvent nus
Perdus désespérés

Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui ne savent pas aimer
Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui n'ont jamais aimé
Oh ! Pardon
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Praedicatho
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 15:41

Lettre du secrétaire général du COE aux Eglises membres au Moyen-Orient

Genève, le 7 janvier 2009

 

Chers frères et sœurs en Christ,

La grâce et la paix de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ soient avec vous. Nous envoyons cette lettre, que nous partageons avec les Eglises membres du monde entier, pour apporter des paroles d'encouragement aux Eglises du Moyen-Orient.

La famille œcuménique internationale a entendu vos appels et écoute avec attention vos préoccupations concernant la crise de Gaza. Il se trouve que le cycle de prière œcuménique invite en ce moment les croyants à prier pour les Eglises du Moyen-Orient et pour tous les peuples parmi lesquels vous officiez. Que la terre natale de Jésus trouve la paix promise dans le message de Noël et que Dieu vous protège et protège tous vos prochains de la spirale de violence, d'antagonisme et de châtiment à laquelle Gaza et Israël sont aux prises.

Nous avons entendu l'appel à la paix dans la récente déclaration des patriarches et responsables d'Eglise de Jérusalem et reconnaissons que les deux parties au conflit se doivent de "revenir à la raison et d'empêcher tout acte de violence, qui ne conduit qu'à la destruction et à la tragédie". Nous nous joignons aux Eglises de Jérusalem pour appeler la communauté internationale à résoudre une fois pour toutes "le conflit israélo-palestinien par une solution juste et globale fondée sur les résolutions internationales."

Accompagné des Eglises membres, d'autres agences œcuméniques et de partenaires de la communauté internationale, le Conseil œcuménique des Eglises appelle à mettre fin aux hostilités et à s'investir une nouvelle fois dans la négociation d'un accord garantissant une paix juste et durable pour les Palestiniens et les Israéliens. Cette paix doit susciter le respect de la part des autorités envers le droit international, car il s'applique aux droits de la personne, à l'aide humanitaire et à la protection des civils dans les zones de conflit. Elle doit réinstaurer le cessez-le-feu des deux côtés de la frontière et accélérer la levée du blocus sur Gaza.

Toutes celles et tous ceux qui reçoivent cette lettre sont invités à faire une prière pour la paix de Palestine et Israël (voir à la fin de cette lettre, ou sur le site web). Veuillez faire connaître cette prière autour de vous, afin que notre communauté prie Dieu d'une seule voix.

Le COE demande également aux Eglises et aux ministères de donner des informations sur les mesures qu'ils prennent en ce moment pour promouvoir la paix et la justice.

Nous allons continuer à défendre la cause d'une action concrète en faveur de la paix auprès des gouvernements, de la Ligue arabe, de l'Union européenne et des Nations unies. "Joignez votre voix à la nôtre quand nous interpellons les pouvoirs et osons mettre un nom sur les injustices que nous constatons et que nous subissons", nous demande l'Appel d’Amman. "L’occupation illégale a volé la vie de deux générations … et menace la prochaine de sombrer dans le désespoir et la rage", poursuit-il, rappelant qu'à l'heure actuelle la moitié du million et demi d'habitants de Gaza a moins de 18 ans.

La crise actuelle va bien plus loin que les tirs de roquettes et les représailles. Comme l'avait souligné le Comité central du Conseil œcuménique des Eglises au début de l'année dernière:

Depuis des années, la situation humanitaire, politique et des droits humains de la population de Gaza est grave et ne cesse de se détériorer. L’enchaînement des mesures imposées à ce minuscule territoire ne connaît pas de fin. En outre, l’ordre public est toujours plus menacé par les pressions de l’intérieur. Pour les habitants de cette région, qui connaît l’une des plus fortes densités démographiques de la planète, l’horizon semble se rétrécir de jour en jour.

A mesure que l'année 2008 avançait, la situation s'est aggravée. Aujourd'hui, nous appelons les chrétiens du monde entier à prier pour la paix et, dans la mesure du possible, à inspirer et encourager leurs dirigeants à œuvrer de façon constructive pour dépasser l'inimitié et parvenir à la réconciliation. A l'aube de cette nouvelle année, nous prions pour vous avec une prière de Palestine et Israël.

Dieu de miséricorde et de compassion,
De grâce et de réconciliation,
Verse ton pouvoir sur tous tes enfants au Moyen-Orient.

Que la haine se transforme en amour, la peur en confiance,
Le désespoir en espoir, l'oppression en liberté,
L'occupation en libération,
Que les violents affrontements soient remplacés par des étreintes d'amour,
Et que chacun connaisse la paix et la justice. Amen

Tiré de "Imaginer la paix", un recueil liturgique de la Décennie "vaincre la violence", 2008.

 

Avec mes cordiales salutations dans l'amour et le service chrétiens,

 

Pasteur Samuel Kobia
Secrétaire général

 

CC: Eglises membres du COE hors du Moyen-Orient

http://www.oikoumene.org/fr/

 

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Communauté spirituelle
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 09:06

Meilleurs Vœux pour 2009 !


 

Je pourrais vous souhaiter ce que vous « voulez»… ce qui vous ferait plaisir, les vœux les plus communs : « santé, argent, bonheur» !!!!

Mais qu’est-ce que cela veut dire souhaiter cela aux personnes démunies, malheureuses ou malades ?

C’est même choquant lorsque celui qui adresse ses vœux est bien portant, est entouré d’amis et d’une famille et dispose de quoi vivre !

Aucun de nous n’est magicien capable de transformer d’un coup de baguette la misère en beauté, le désespoir en lumière…

Et si les souhaits au lieu d’être purement inaccessibles, purement virtuels étaient des vœux à notre portée et qui nous engagent :

Souhaiter aux personnes seules, isolées, de trouver un peu d’amitié et de réconfort !

Souhaiter aux demandeurs d’emploi de trouver un job et une reconnaissance sociale !

Souhaiter aux étrangers qui sont déboutés de leurs droits élémentaires qu’ils puissent au moins être « accueillis », « reconnus » comme des personnes « à part entière » !

Et si nos vœux étaient à chaque fois un peu pour nous un passage aux « actes » : donner de notre temps et de notre amitié à ceux qui sont seuls, de notre réseau de relations à ceux qui cherchent un emploi, de notre courage et de notre énergie aux « sans papiers » et aux « sans abris » !

Je nous souhaite pour 2009 plus de fraternité, de solidarité et de partage pour que le monde en 2009 grandisse dans la Justice et dans la Paix … à la grâce de Dieu !

 

Avec toute mon amitié

 

Denis


Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 08:57
Message de la nuit de Noël à Saint Jean Baptiste de Vernon :
 

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »

Le messie qui vient nous sauver, ce Prince de la Paix, grâce à qui, selon Isaïe, « la paix sera sans fin pour David et pour son Royaume… Ce nouveau né…sera solidement établi sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. »

La nuit de Noël, c’est une joie immense qui se répand parmi les croyants mais aussi parmi « tous les hommes de bonne volonté ». La promesse rapportée par les prophètes, annoncée par les sages et les anciens du Peuple d’Israël est en train de se réaliser : avec la naissance de Jésus, l’Emmanuel, « Dieu avec nous » : la Paix est venue habiter sur terre !

Comment pouvons-nous croire cela en cette fin d’année 2008 alors que tant de conflits ensanglantent le monde en Palestine, en Afghanistan, en Irak, au Congo, au Soudan … ?

Comment pouvons-nous croire cela alors que dans nos propres cités et dans nos quartiers le « vivre ensemble » est encore si fragile ? Comment pouvons-nous croire à la Paix alors que tant de personnes sont victimes des injustices, du racisme ou de la violence ? Comment pouvons-nous croire la Paix possible alors que chacun d’entre nous a bien du mal encore à en trouver le chemin pour lui-même : que nous sommes pris dans des courants contraires : entre d’un côté la course à l’argent, à la consommation, le « toujours plus » et de l’autre la solidarité, l’ouverture aux autres ?

Le contraire de la Paix c’est la Division. La division naît de l’injustice qui provoque d’un côté l’égoïsme, le repli sur soi (pour ceux qui sont les plus nantis) et de l’autre côté la jalousie, la haine, la révolte et même la vengeance (pour les victimes de l’injustice) !

Ces divisions se traduisent par des ghettos ou même des camps où l’on a enfermé par exemple les Palestiniens spoliés de leur terre, mais aussi parfois de véritables « ghettos » que l’on a laissé se développer, en fermant les yeux, à la périphérie de nos villes. Ces divisions qui sont à l’origine de bien des exclusions ou des rejets (des étrangers ou des plus pauvres de nos sociétés d’abondance !)

Ces divisions se traduisent par des murs que l’on a construits (pour des raisons de sécurité dit-on !) entre les communautés ou entre les peuples. Ces murs qui en réalité attisent les haines !

Ces divisions nous les trouvons chacun de nous aussi à l’intérieur de nous-mêmes : la peur de l’avenir, la peur des autres, la peur de nous-même. La peur nous paralyse ou bien nous conduit à des réactions irrationnelles : la violence, la dépression, la drogue… Personne, riche ou pauvre, savant ou illettré, n’échappe au défi de sa « paix intérieure » et de sa « raison de vivre » !

Je ne ferai pas plus longtemps le panégyrique de nos problèmes personnels ou sociaux en cette nuit de Noël. Car l’heure n’est pas à la tristesse ! Mais pour apercevoir la portée de l’évènement de cette nuit, il nous faut voir ce qu’il vient bouleverser. En effet l’Emmanuel, le Prince de la Paix vient réellement habiter parmi nous en plein cœur de nos problèmes, de nos souffrances, de nos espoirs et de nos joies et c’est cela qui change tout !

En cette nuit de Noël, « l’Emmanuel », « Dieu avec nous », vient sauver l’homme de son plus grand péché : « la Division ».

Lui, riche de tout, s’est fait le plus pauvre et il n’a pas considéré la pauvreté comme un motif de haine, de révolte et de violence.

Lui, pauvre parmi les pauvres, a manifesté une autorité et un pouvoir « incomparables » : il nous a montré le véritable pouvoir, la véritable puissance : celle de l’Amour.

Jésus a emprunté le chemin du « serviteur », un chemin de la réconciliation entre les hommes, mais aussi le chemin de la réconciliation en chacun de nous.

Durant toute sa vie il a été à la rencontre des lépreux (les bannis de la société), des publicains et des pêcheurs. Il a remis « les exclus » au cœur de la ville et au cœur de la communauté.

Les paroles et les actes de la vie de Jésus ont toujours été des ponts (ce qui relie les hommes) et jamais des murs (ce qui les sépare) !

Jésus a vécu lui-même l’épreuve de la division : les « tentations » : course à la richesse, au pouvoir et à la domination. Mais  il était habité par l’Esprit, garant de l’unité et de la paix !

Désormais nous avons la force de l’Esprit pour vaincre nos divisions : « en toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour. Appliquez-vous à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix.. » (Ephésiens 4/2-3)

En cette nuit de Noël, les premiers à reconnaître « le Prince de la Paix » sont les bergers et les mages. Les bergers, ces exclus de la communauté qui vivent à l’extérieur de la ville. On pourrait les comparer aux gitans et aux gens du voyage d’aujourd’hui. Les mages, ces étrangers, venus de loin qui ont vu se lever l’étoile, ce signe réel mais perceptible qu’à ceux qui sont réellement en attente, en « recherche » !

 

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »

Désormais la Paix est venue habiter sur terre.

Saurons-nous l’accueillir en cette nuit de Noël ?

La réponse appartient à chacun d’entre nous.

 

 

 
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Praedicatho
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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 15:29
Avec le départ de Soeur Emmanuelle, comme après le départ de l'Abbé Pierre, ces deux grandes figures de l'engagement pour les pauvres, nous sommes à la fois "orphelins" et héritiers" !


Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Communauté spirituelle
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 11:13
En ce jour de la Fête de Saint François je me rappelle avec lui que notre plus grand défi est celui de la Paix :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en oubliant qu’on se retrouve soi-même,
c’est en pardonnant que l’on obtient le pardon,
c’est en mourant que l’on ressuscite à la Vie.

Prière de Saint François
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Praedicatho
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 14:41
La Journée internationale de prière pour la Paix est pour les Eglises du monde entier l'occasion de prier et d'agir ensemble pour favoriser une paix durable. « Témoigner de la paix de Dieu » est le thème retenu cette année. 

Partout dans le monde, les paroisses sont invitées à former des groupes de discussion qui s'efforceront de distinguer les différentes manières dont la violence les touche. Pax Christi France propose aux paroisses et aux communautés d'organiser des offices ou des vigiles et d'inclure des prières pour la paix dans les célébrations.

La campagne pour la Journée de prière est menée cette année par On Earth Peace, une organisation basée aux Etats-Unis. "Nous espérons que les communautés participantes décideront d'établir des relations œcuméniques et interreligieuses au niveau local ou d'approfondir celles qui existent, afin de se trouver dans une position plus forte pour faire face à la violence dans leur contexte de façon plus systématique", explique Matt Guynn, coordinateur du programme "Témoignage pour la paix" de l'organisation On Earth Peace.

L'idée d'une Journée internationale de prière pour la paix a été proposée en 2004 lors d'une rencontre entre le secrétaire général du COE, le
pasteur Samuel Kobia, et le secrétaire général des Nations Unies de l'époque, Kofi Annan. La Journée est célébrée le 21 septembre (ou le dimanche le plus proche de cette date) et coïncide avec la Journée internationale de la paix des Nations Unies. Elle s'inscrit parmi les initiatives lancées par la Décennie du COE "vaincre la violence" (DVV).

 

Quelques actions concrètes

La Coordination française pour la Décennie organise et promeut des événements dans toute la France. Elle encourage médias, politiques, institutionnels, à montrer leur attachement, leur engagement et leur volonté à évoluer vers plus de justice et de paix. Cela passe notamment par le développement de l'éducation à la non-violence et à la paix.

Aux Etats-Unis, près de 140 communautés paroissiales organiseront des manifestations publiques de prière.

Les Eglises de neuf pays, Samoa américaines, Canada, Fidji, Indonésie, Nouvelle-Zélande, Norvège, Samoa, Tuvalu et Etats-Unis, seront reliés par une chaîne de prière de 24 heures.

 http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/actualites/prier-pour-la-paix-le-21-septembre.html

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Communauté spirituelle
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