Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 11:06

Dieu de la Vie 

Je marcherai en présence de Dieu, sur la terre des vivants !   

C’est bien ce que nous venons de chanter avec le psalmiste ! Mais cela ne vous pose pas question... en présence de quel Dieu sommes-nous décidés à marcher ? Quelle est cette terre des vivants ?

Un Dieu qui ne nous a pas refusé son Fils nous répond st Paul. Un Dieu du don total, absolu, sans réserve ! Et une terre de vie : Jésus est mort, plus encore il est ressuscité, continue st Paul en n’arrêtant pas son regard pour cette vie seulement mais sur l’éternité que Jésus partage avec son Père, d’où il intercède pour nous.  Il est assis à la droite de Dieu, précise st Paul, c'est à dire que Jésus est à pied d’égalité avec lui. Et nous, où est-on dans tout cela ? Dieu sera pour nous, atteste st Paul... Bon ! Et ça veut dire quoi ?   

C’est là qu’il nous faut sans doute revenir au texte de la Genèse qui ouvrait la liturgie de la Parole. Et je reconnais volontiers que là, nous sommes en droit de nous poser quelques questions... A première écoute, j’entends un Dieu qui, pour éprouver Abraham, n’hésite pas à lui réclamer en sacrifice son enfant unique !!! L’enfant promis par Dieu ! Alors quel Dieu ? Souhaitons-nous marcher en présence d’un tel Dieu ? On a quand même envie de mettre quelques réserves, non ? Mais… Bien sûr qu'il y a un "mais…", que devient notre regard sur Dieu si nous scrutons le texte plus à fond ! Tout d’abord, il faut bien accepter que la liturgie ne sait pas nous offrir un texte en son intégralité, sous peine d’être bien plus longue... donc, nous avons ici, un petit morceau, quelques versets choisis au sein d’un récit... il faudra peut-être prendre le temps cette semaine, pour aller relire l'ensemble du cycle d’Abraham (prenez la Genèse chapitre 12, ou déjà fin chapitre 11 pour écouter la généalogie dans laquelle Abraham s’inscrit). Aujourd’hui, le texte commence par Dieu mit Abraham à l’épreuve... Il lui dit : « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac »... Il n’y a pas à hésiter. Dieu sait exactement la situation. Abraham a un fils, unique, bien-aimé qui porte le nom d’Isaac. Et Dieu continue : va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en sacrifice sur la montagne que je t’indiquerai. Bon, vous êtes toujours d’accord de marcher avec ce Dieu ? est-ce vraiment sur la terre des vivants qu’il entraîne Abraham ???

Alors il faut creuser. Il faut tenter de comprendre. André Wénin, bibliste de renom s'il en est, nous met une première chose en évidence : la traduction liturgique a simplifié le texte hébreu. Il faudrait écrire nous dit-il : Prends ton fils, ton unique... et fais-le monter là pour un holocauste. Rien dans la demande ne dit qu’il s’agit de sacrifier Isaac. Mais comme le souligne André Wénin, la demande est ambiguë, et dans une société où les sacrifices des premiers-nés sont encore, sinon pratiques courantes, au moins dans l’air du temps, Abraham a dû réfléchir pour comprendre la demande de Dieu. S’agissait-il de monter offrir son fils en holocauste, ou s’agissait-il d’aller avec son fils, offrir un holocauste ? Ce qui, vous en conviendrez, n'est pas vraiment la même chose !   

Le texte ensuite trace de façon très poignante la manière dont père et fils gravissent la montagne, et on devine toute l’angoisse d’Abraham, qui doit se demander, si vraiment Dieu veut son fils...

Et puis vient le dénouement que nous avons entendu... lorsqu’Abraham élève le couteau pour offrir son fils, lorsqu’il est prêt à offrir à Dieu ce qu’il a de plus cher, Dieu l’arrête ! Non, n’immole pas l’enfant !

Alors quel Dieu ? Un Dieu qui refuse le sacrifice d’un être humain ! Un Dieu qui veut des êtres libres : Abraham doit abandonner ce pouvoir de vie et de mort qu’il avait sur son fils, le délier et le laisser aller. Et effectivement si vous regardez la suite du texte, vous le verrez descendre la montagne seul... son fils est allé son chemin...

Quel Dieu ? un Dieu dont Abraham devient peu à peu l’image : un Père aimant, qui ne retient pas son fils ! Qui le laisse libre de tracer son chemin...

 

Dans l’évangile, Jésus partage avec quelques disciples un moment privilégié de sa communion en Dieu. Il est en prière sur la montagne, lieu de la rencontre avec son Père, et il en est transfiguré. Jésus partage ainsi à ses proches ce qu’il a de plus cher, et qui lui donne la force d’affronter son destin : sa communion au Père. Et lorsque Pierre a bien envie de s’arrêter là, sur la montagne de lumière, Jésus l’invite à partager le chemin qui est le sien... Cette communion au Père, il faut la vivre dans le quotidien de son existence, dans la fidélité à sa mission. Il faut redescendre pour marcher jusqu’à la Pâque, porte vers la terre des vivants.

 

Aujourd’hui, notre Dieu, ami des hommes se fait connaître :

Par Abraham, sur le mont Moriah, il a révélé le vrai visage du Père qui aime et veut la vie.

  Par Jésus transfiguré sur la montagne, il révèle le visage du Dieu qui est communion d’amour et de lumière.

Par st Paul, méditant sur le mont Golgotha, il révèle le visage d’un Dieu qui nous a tout donné en nous donnant son fils, d’un Dieu qui nous offre sa terre d’éternité en partage.

 Et par nous, aujourd’hui, quel visage sera révélé ?

 

Thérèse Marie DUPAGNE, Moniale et Prieure Bénédictine

Monastère Notre Dame d’Hurtebise (Ardennes Belges)

  

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 19:18

 

  CCFD 1

 

Cette année encore, le CCFD-TERRE SOLIDAIRE du diocèse d’Evreux se prépare à accueillir du 15 au 19 mars 2012 la représentante d’une association partenaire. Cette année il s’agit d’une femme togolaise, Adjoavi ABA de l’association ECHOPPE qui a mis au point un programme d’appui aux femmes en situation d’extrême pauvreté par l’octroi de microcrédits. Adjoavi ABA viendra témoigner de l’implication de son association dans le développement local au Togo.

 

Affiche-careme-2012 

 

http://www.echoppe.org/

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 10:08

bousse-SAub aubin17

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).

Saint Aubin (+ 550)

Evêque et confesseur. Originaire de Vannes, en Bretagne, il fut d’abord abbé de Nantilly, près de Saumur. Il devint évêque d’Angers dont il est le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l’un des principaux promoteurs du troisième concile d’Orléans, qui réforma l’Eglise franque avec une grande fermeté. Il sut se dresser devant l’injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l’époque mérovingienne, n’hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Beaucoup d’évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au concile d’Orléans.

 

"A l’affamé appartient le pain que tu mets en réserve ; à l’homme nu, le manteau que tu gardes dans tes coffres ; au va-nu-pieds, la chaussure qui pourrit chez toi ; au besogneux, l’argent que tu conserves enfoui. Ainsi tu commets autant d’injustices qu’il y a de gens à qui tu pourrais donner."

(Saint Basile - Commentaire sur l’évangile de saint Luc)

 Lien à la Source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 10:26

www.rarediseaseday.org

 

Aujourd'hui 29 février 2012 c'est la 5ème journée internationale des maladies rares.

Un jour rare pour des maladies rares qui concernent tout de même 3 millions de personnes en France, 30 millions en Europe. Des centaines de groupes de malades de plus de 50 pays et leurs partenaires organiseront, durant cette journée, des actions pour donner un formidable coup de projecteur sur la cause des maladies rares et une forte résonance au slogan « rares mais forts ensemble ». La Plateforme Maladies Rares qui rassemble les acteurs majeurs des maladies rares en France et en Europe (associations de malades, professionnels de santé et acteurs publics) se mobilise pour ce jour exceptionnel. La Journée internationale des maladies rares est coordonnée tous les ans par EURORDIS, l'Organisation Européenne des Maladies Rares. Elle a été créée en 2008, à l'initiative de celle-ci et de son Conseil d'Alliances Nationales.

 

Un rassemblement symbolique dans un lieu symbolique !

Ce 29 février, au même moment à travers le monde, tous les acteurs des maladies rares se rassembleront dans un lieu symbolique pour leur pays afin de démontrer que « nos maladies sont rares mais que nous sommes forts ensemble ». C'est à 13h00 à Paris que les bénévoles, les malades, les professionnels de santé et les salariés de la Plateforme Maladies Rares se retrouveront sur le parvis des Droits de l'Homme (Trocadéro) face à la Tour Eiffel. Parce que la France a donné l'impulsion de la mobilisation européenne pour les maladies rares, relevons le défi et soyons les plus nombreux possible !

Rendez-vous à 13h00,  sur le parvis des Droits de l'Homme au Trocadéro pour le rassemblement des malades et des acteurs de maladies rares et découvrez le clip de la Journée Maladies Rares 2012 :

 

Un happening original au service de l'information

A Marseille et Paris, des comédiens ont investi des rames de transports en commun et ont interprété des scénettes humoristiques pour sensibiliser, avant le 29 février, le grand public aux maladies rares. A l'issu de ce « happening », une carte avec les coordonnées de Maladies Rares Info Services et d'Orphanet a été remise aux voyageurs. Son but ? Favoriser l'accès à l'information, un enjeu majeur pour les personnes touchées par les maladies rares ! Dès le 24 février, les vidéos sont visibles sur :

 

Maladies rares 

 

Sensibilisation du grand public dans les iDTGV

Le 29 février, dans les voitures bar des trains iDTGV des 6 grandes lignes (Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Strasbourg et Toulouse), les passagers découvriront une exposition photos sur les maladies rares. Ils pourront tester leurs connaissances à travers un quizz et tenter de remporter des cadeaux. Des animateurs seront présents pour répondre à leurs questions.

Un Observatoire national des maladies rares pour disposer de données objectives

Les maladies rares touchent 30 millions de personnes en Europe et près de 3 millions en France. Or, aujourd'hui disposer de données objectives et partagées pour les maladies rares est une difficulté majeure. C'est pourquoi, Maladies Rares Info Services a mis en place l'Observatoire des maladies rares. Trois thématiques ont été étudiées en 2011. Les données complètes seront publiées au mois d'avril prochain mais, en avant première, des premiers résultats pour chaque thématique :

 

-          « L'errance diagnostique » : pour rechercher le diagnostic, 50% des participants à l'enquête déclarent avoir consulté entre 2 et 5 médecins de ville et la même proportion de médecins hospitaliers.

-          « L'accès à l'information » : 40% considèrent avoir une information partielle sur la maladie et 9% aucune information.

-          « Le remboursement des soins, produits et prestations » : 48% déclarent avoir des frais restant à leur charge après remboursements.

 

29 février 2012

Lancement officiel de la FONDATION maladies rares

L'élan qui s'est créé en France autour de la recherche et du soin dans le domaine des maladies rares a permis de grandes avancées scientifiques et médicales au cours des dernières années. Il existe cependant une grande hétérogénéité de l'état des recherches et peu de traitemen ts disponibles. La Fondation maladies rares aura pour mission de promouvoir, fédérer et financer la recherche sur les maladies rares.

 

Reposant sur la volonté conjointe de l'Association Française contre les Myopathies, l'Alliance Maladies Rares, l'Inserm, la Conférence des Directeurs Généraux de Centres Hospitaliers Universitaires et la Conférence des Présidents d'Université, ce modèle unique de coopération permettra de fédérer les compétences et de créer des synergies favorisant l'émergence de thérapeutiques.

Contact presse :

AFM - Anne-Sophie Midol, Stéphanie Bardon, Géraldine Broudin Tél : 01.69.47.28.28 / 06.45.15.95.87 / presse@afm.genethon.fr


 Depuis 2001, la Plateforme Maladies Rares est un lieu qui rassemble une centaine de salariés et de nombreux bénévoles, mobilisés pour faire avancer la cause des maladies rares et améliorer la vie des personnes malades et de leurs familles.

 

Les six acteurs de la Plateforme :

-  L'Alliance Maladies Rares, collectif français de plus de 200 associations de malades.

-  L'Association Française contre les Myopathies qui est à l'origine de la création de la Plateforme en 2001 et en est le principal financeur grâce aux dons du Téléthon.

-  EURORDIS, fédération européenne qui rassemble plus de 500 associations de malades.

-  La Fondation maladies rares réunit les acteurs de la recherche et du soin (publics, privés et associatifs) afin de favoriser tous les axes de recherche au bénéfice des malades.

-  Maladies Rares Info Services, le service d'information et de soutien sur les maladies rares.

-  Orphanet, le portail de référence sur les maladies rares et les médicaments orphelins, créé et développé par l'Inserm.

Découvrez le nouveau site internet de la Plateforme :

 

www.plateforme-maladiesrares.org

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 10:23

Durant ce temps du Carême, « quarante jours pour apprendre à aimer », nous pouvons nous mettre à l’école de ceux qui oeuvrent pour la Paix au Proche Orient et en particulier l’Association Italienne « Pont de Paix ».

« Le blé qui pousse fait moins de bruit que les murs qui s’écroulent » Proverbe Chinois

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Praedicatho
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 09:30

                                                        Christophe Roucou-copie-1

                                                             50ème ANNIVERSAIRE DU CONCILE VATICAN II

Première conférence

                                                                  Jeudi 1er mars 2012

Salle Notre Dame - 20h30

33, rue d’Albuféra 27200 – VERNON

« Chrétiens et musulmans, les enjeux d'un dialogue »

Avec Christophe ROUCOU

Prêtre de la Mission de France,

Responsable du « Service des relations avec l'Islam »

 

« Nous ne devons pas nous rencontrer comme de simples touristes mais comme des pèlerins qui vont chercher Dieu non dans des édifices de pierre mais dans Le coeur des hommes » Paul VI

                                            

Paroisse Saint Louis pays de Vernon -1 bis rue du chapitre - 27200 VERNON

Tel : 02 32 51 03 81

 

 

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 06:05

Hélène2 

 

Pour sa famille et ses nombreux amis je mets en ligne sur ce blog les lectures bibliques et l’homélie du dernier A-Dieu à Hélène ce jeudi 23 février à la Collégiale de Vernon où elle était entourée de plus de 400 personnes :

 

Lecture : Vocation du prophète Jérémie 1, 4-10

Le Seigneur m'adressa la parole et me dit :

« Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ;avant que tu viennes au jour,je t'ai consacré ;je fais de toi un prophète pour les peuples. »

Et je dis : « Oh ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je ne suis qu'un enfant ! »

Le Seigneur reprit : « Ne dis pas : 'Je ne suis qu'un enfant !' Tu iras vers tous ceux à qui je t'enverrai, tu diras tout ce que je t'ordonnerai.

Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer, déclare le Seigneur. »

Puis le Seigneur étendit la main, il me toucha la bouche et me dit : « Ainsi, je mets dans ta bouche mes paroles !

Sache que je te donne aujourd'hui autorité sur les peuples et les royaumes, pour arracher et abattre, pour démolir et détruire, pour bâtir et planter.

 

Evangile de Matthieu 22/34-40

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve :

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

Voilà le grand, le premier commandement.

Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements.»

 

Homélie :

Il y a un seul commandement : l’Amour et l’Amour est justement ce qui ne se commande pas !

Aimer son prochain, Aimer ses frères, Aimer ses semblables, Aimer aussi ceux qui sont différents, Aimer ceux qui sont autrement c’est éclairer sa route c’est illuminer sa vie et c’est même être dans le « cœur de Dieu ».

L’Amour c’est le secret du bonheur ! L’Amour c’est grand, c’est fort, c’est transcendant !

C’est à la force et à la qualité de l’Amour que l’on reconnait celles et ceux qui viennent « d’en haut ».

« Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». C’est le témoignage même de Jésus dans l’Evangile ! Et Hélène est de cette « trempe » là !

Tous ceux qui l’ont connue, côtoyée, rencontrée en témoignent : Hélène aimait la vie, Hélène aimait les gens, Hélène était « partante » pour tout : la plongée, le catamaran, la musique, la danse, les claquettes, le théâtre, les rencontres, le service des autres (et ce n’est pas pour rien qu’elle avait choisi une formation aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration !)

Elle était régulièrement déléguée de classe et dernièrement même déléguée de son établissement. Elle a été élue au Conseil Municipal Junior de Vernon. Dès l’âge de 13 ans on lui confiait des responsabilités d’une jeune de 18 ans !

Hélène ne parlait jamais des autres en terme de copains, de copines, c’étaient toujours ses « amis » !

Proche de son dernier souffle alors qu’elle souffrait déjà énormément et qu’elle avait un mal fou à lever le bras, elle a accueillie la jeune infirmière venue pour lui prélever du sang en lui posant affectueusement la main sur l’épaule pour la soutenir et lui donner confiance.

Je ne peux m’empêcher de citer le mot qu’a mis l’un de ses professeurs sur sa page Facebook :

« S'il existe un ailleurs meilleur où ceux qui nous quittent continuent le voyage, alors tu y es et j'envie ceux qui t'ont accueillie ! Eux seuls maintenant peuvent profiter de ton regard espiègle et de ton sourire venant du cœur...car, et ce n'est pas donné à tout le monde, tu souriais avec le cœur et personne ne résistait à ce sourire !

Ton combat est fini mais compte sur nous pour nous montrer dignes de toi et de ton amitié. Nous continuerons à faire notre possible pour aider et aimer tous ceux qui comme toi ne baissent jamais les bras... »

Je vous propose ce proverbe Chinois : « Tous les hommes sont mortels, mais toutes les morts n’ont pas le même poids ».

Hélène avait « une mission » parmi nous, cette mission qui est si bien exprimée dans la lecture qu’a donnée Suzanne tout à l’heure du texte de la Bible : la « vocation du prophète Jérémie ».

Le prophète est celui qui annonce que l’Amour est plus fort que la mort, que rien de ce qui est beau et grand en amour ne sera perdu. Le prophète est venu semer cette petite graine de « l’espérance ».  L’espérance est la plus petite des graines du potager, la plus fragile aussi. Mais c’est aussi la plus forte, celle qui nous conduit le plus haut et le plus loin, car elle nous fait faire, comme Hélène l’a fait très souvent fait dans sa vie : de vrais « miracles » !

 « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant » dit l’ange aux femmes venues au tombeau de Jésus le matin de Pâques.

Le mot « ressusciter » veut dire « se relever » ! Voilà une invitation à nous libérer des peurs et des angoisses qui nous paralysent et nous enferment. La vie est un « défi » permanent. La vie gagne sur la mort chaque fois que nous nous relevons, chaque fois que nous nous remettons en route, chaque fois que nous misons sur la confiance.

Le Christ est vraiment ressuscité. C’est lui notre joie et notre espérance.

Hélène nous le croyons entre maintenant dans la Vie avec Dieu.

 

Denis Chautard

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 05:46

Careme 

 

« Il  n'y a plus de Carême, dans le sens traditionnel de privations et de restrictions alimentaires, imposées à tout chrétien pour toute la durée de la sainte quarantaine. 

Les quelques jours de jeûne qui subsistent ne correspondent plus aux pressants appels de la Liturgie qui nous donnent un visage de pénitent et l'on éprouverait quelque confusion à les lire, si la pénitence se confondait avec l’abstention ou la réduction du boire ou du manger.

En réalité, la pénitence signifie et comporte un changement de coeur qui implique un renouvellement de toute la vie, dans la perspective de la Résurrection, qui est comme la Terre Promise de l'itinéraire spirituel que l'Église nous invite à parcourir, en revivant les quarante jours que Jésus passa au désert avant d'entrer dans sa vie publique.

Le plus sûr moyen de participer à ce Carême du Seigneur est évidemment de nous rappeler ce qu'il fût pour Lui. Les trois tentations qui résument ce temps d'épreuve, dans le récit que Lui-même en dût faire à ses disciples, nous laissent clairement entendre qu'Il eût à choisir, dans un combat qui préfigurait celui de Son Agonie, de boire jusqu'à la lie le calice de la Nouvelle Alliance qui ne pouvait être scellée que dans Sa crucifixion.

Il suffit de se souvenir de la prière de l'Agonie: " Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi ", pour deviner ce que signifia réellement pour Lui, le refus d'un messianisme triomphant, à coup de miracles, de tous les obstacles opposés au règne de Dieu.

Le Carême nous invite à méditer sur cette douleur que le Christ a assumée, pour nous, en s'identifiant avec nous et à en tarir la source, en nous ouvrant à Sa Lumière, en nous laissant envahir par Son Amour.

C'est pourquoi notre premier souci doit être de faire du silence en nous, de nous recueillir chaque jour, quelques minutes, pour entendre Son appel et apprendre à vivre Sa vie comme la notre. Car le Règne de Dieu, c'est justement, comme le suggère un grand poète, de Le Laisser vivre dans la vie qu'Il répand.

Si nous pouvions ainsi, chaque jour un peu mieux, nous effacer en Lui et Le laisser transparaître en nous, ce Carême serait le plus beau des miracles. Selon la mesure de notre amour, le Christ cesserait d'être en nous le Seigneur crucifié, pour y devenir le Seigneur ressuscité.

Pâques ne serait plus alors le simple rappel d'un événement passé, mais la plus actuelle réalité de notre vie.

C'est ainsi que Pascal comprenait la vocation du chrétien, lorsqu'il écrivait ces mots qui expriment magnifiquement le sens de notre Carême

" Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde; " il ne faut pas dormir pendant ce temps-là."

(Le Mystère de Jésus. Br.553)

S'Il choisit la Croix, c'est que la Rédemption exigeait autre chose qu'une manifestation de puissance, c'est que le Règne de Dieu ne pouvait s'établir par des prodiges capables d'éblouir les yeux et de susciter des acclamations, sans changer le coeur des témoins appelés à Le suivre.

Jésus ne séduira pas les foules : Il préfère l'échec à ce succès équivoque. Il se fait une autre idée de l'homme, comme Il apporte une nouvelle Révélation de Dieu. Il dira un jour à Pilate, qu'Il est venu pour rendre témoignage à la Vérité et que Sa Royauté se situe sur ce plan, comme elle ne peut être reconnue que par les amis de la Vérité.

Mais, nous en faisons chaque jour l'expérience, la Vérité ne peut pas être posée devant nous comme un objet, comme un bijou dans un écrin ou un verre d'eau sur la table, la Vérité ne peut nous atteindre qu'en devenant lumière en nous, par une transformation qui nous identifie avec elle en nous délivrant de tous nos préjugés et de tous nos partis pris jusqu'au degré de transparence indispensable à sa manifestation.

Si le Carême de cette année nous appelle, une fois de plus, à ce royaume de la Vérité qui occupait la pensée de Jésus durant sa retraite au désert, on voit, tout de suite, que les prescriptions alimentaires sont chose secondaire. Il s'agit, en réalité, d'une conversion, d'une transformation radicale de nous-mêmes, dans la lumière de cette "flamme d'amour" qui est la Vérité même, telle qu'elle vit au coeur de l'éternelle Trinité.

Nous n'avons donc pas à faire la grimace d'une pénitence ostentatoire, en feignant une mortification extérieure que l'Église renonce à nous demander. Ce qui nous est proposé, c'est littéralement, de changer de coeur, en renonçant, sans biaiser, à tout ce que notre amour-propre entraîne d'opacité et d'obscurité, de limites et de partialités, d'étalage de nous-mêmes et de mépris d'autrui.

La nuit de l'Agonie du Seigneur, comme le combat qu'Il soutint au désert, était un corps à corps avec cette mort qui a le visage du péché, qui a ses racines dans tous les refus d'amour que l'humanité n'a jamais cessé d'opposer à la tendresse divine, qui n'a jamais cessé de luire dans nos ténèbres. »

Maurice Zundel, Prêtre Suisse, 1897-1975

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 17:05

 

Hélène2

 

Notre chère amie Hélène DENONCIN POMMIER, née le 23 mai 1993 à Vernon (Eure), est décédée ce matin à l’hôpital Becquerel à ROUEN.

Elle s’est battue pour vivre et elle s’est battue jusqu’au bout. Elle a pris le risque d’une greffe de mœlle osseuse, greffe qui était pour elle,  pour sa famille et ses amis un immense espoir pour vaincre cette maladie qui la rongeait.

Je la confie à vos prières et à votre affection.

Je vous confie également Agnès sa maman, une amie, qui s’est battue jusqu’au dernier souffle d’Hélène à ses côtés. Je vous confie son papa Guy, ses soeurs Aurélie et Delphine, son frère Florent et toute sa famille ainsi que la communauté scolaire de Saint Adjutor où Agnès travaille.

Nous sommes tous dans la douleur et dans la peine.

Je demande au ciel qu’il nous donne la force de l’espérance et de la paix.

Nous sommes désormais héritiers de cette force de Vie, de cet amour de la Vie qu’Hélène avait au cœur.

Ses funérailles seront célébrées jeudi 23 février 2012 à 15h à la Collégiale de Vernon (Eure)

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Praedicatho
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 11:54

  Grèce

En Grèce, le salaire mensuel le plus élevé de la fonction publique est passé de 2 700 € à 1 700 €. Le plus faible a été abaissé à 450 €. Plus de 200 000 personnes ont quitté Athènes à cause du coût de la vie. Un tiers des commerces y sont fermés. Pharmacies et hôpitaux ne sont plus alimentés en médicaments. Jenny Kremastinou, directrice du centre de prévention d’Athènes, tire la sonnette d’alarme : si le taux de VIH en Grèce a augmenté de 50 % en un an, ce serait aussi parce que des jeunes s’inoculent le VIH pour pouvoir bénéficier des allocations réservées aux séropositifs (600 €/mois), les seules qui n’aient pas encore été supprimées. Athènes renoue avec le désastre humanitaire des années 1940, et apprend, au prix d’une immense souffrance, le mode de survie d’un pays « en voie de développement » subsaharien.

Certes, il y a de la corruption dans l’administration grecque mais la moitié de la population active voit ses revenus imposés à la source, et ne peut donc pas frauder le fisc. Certes, les comptes publics ont été travestis lors de l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001. Nul n’en avait conscience ? Il suffisait pourtant d’examiner les adjudications hebdomadaires du Trésor athénien pour s’en rendre compte.

Les ménages grecs ne sont pas endettés : leur ratio d’endettement par revenu disponible (40 % en 2009) est l’un des plus faibles de l’Union européenne. Et les dépenses publiques ne représentent que 48 % du PIB grec, contre plus de 52 % au Royaume-Uni ou en France. Quant à la « paresse » des Grecs, c’est une légende : ils ont travaillé en moyenne 40,9 heures par semaine en 2010, contre une moyenne de 36,6 dans la zone euro. Leur productivité a plusieurs fois dépassé celle de l’Allemagne au cours des dix dernières années.

Si l’État grec s’est considérablement endetté depuis son entrée dans l’euro, à qui la faute ? Le traité de Lisbonne dit explicitement que les dettes publiques des pays membres de l’euro ne sont plus garanties par la Banque centrale européenne. L’entrée dans l’euro de la Grèce aurait donc dû faire augmenter son taux d’emprunt sur les marchés financiers. Au contraire, les prêteurs privés ont accepté de prêter à l’État grec à un taux inférieur à celui qui prévalait avant l’entrée dans la zone ! Y ont-ils été contraints ? À présent, les plans d’austérité draconiens infligés à l’économie grecque ne sont d’aucune utilité pour stabiliser la dette publique athénienne, qui continuera d’augmenter du fait de la récession (-6 % du PIB)... Quant aux quelques milliards cédés par le FMI et l’Europe en échange de ces sacrifices inutiles, ils servent en majorité à renflouer les créanciers.

Ceux-ci ignoraient-ils, entre 2001 et 2007, que la Grèce ne pourrait pas rembourser ses emprunts ? Est-ce aujourd’hui qu’ils découvrent que ses seules ressources sont le tourisme et le commerce maritime ? Certains avouent avoir fait le pari que l’économie grecque connaîtrait un « miracle ». Ce pari, qui promettait de rapporter gros, était facile à prendre : l’argent, durant cette période coulait à flot dans les banques. Est-ce aux chômeurs grecs de faire les frais de ces stratégies de casino ?

D’autres prêteurs reconnaissent qu’ils escomptaient être remboursés, au besoin, par les autres contribuables européens. Ce que confirme le blocage des négociations sur la restructuration de 25 % de la dette, pourtant décidée le 26 octobre dernier. Or la dette grecque (environ 300 milliards) est détenue pour près de 80 % par des non-résidents, très majoritairement des institutions financières – et pour 50 %, au moins, par des banques. On peut donc souhaiter que la décision du 26 octobre soit mise en œuvre, et ne soit pas la dernière du genre. Réduire la Grèce à l’état d’un pays subsaharien parce que les banques européennes rechignent à participer à l’effort de solidarité en vue d’éviter l’implosion de l’Euro, est-ce moralement acceptable ? Est-ce au contribuable français de payer à leur place ?

Certes, certaines banques sont elles-mêmes proches de la faillite. Mais la Banque centrale européenne leur accorde des crédits quasi illimités, dans des conditions inouïes. En outre, le plus grand danger provient de certains fonds spéculatifs qui spéculent sur la dette grecque tout en se couvrant via des CDS [1], avec le secret espoir qu’Athènes fera défaut. Cette stratégie, quoique légale, est inacceptable. Le cynisme de ces fonds, qui se sont développés avec l’aide des banques, pourrait induire l’implosion de la zone euro.

Espérons que les négociations franco-allemandes parviendront aux solutions de financement durables que le sommet du 9 décembre n’a pas permis d’atteindre. Si ce compromis devait tarder, seule la contribution des créanciers permettra de faire cesser le vain martyre de la Grèce et de sauver l’euro. Il n’est pas injuste d’obliger le secteur financier à assumer en partie la responsabilité de ses propres choix hasardeux. Cela provoquerait la faillite de certaines institutions financières ? C’est donc le secteur financier qu’il faut réformer d’urgence.

 

 Max de Chantérac

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : économie - Communauté : Passeurs d'espoirs
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