Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 13:49

 

Bible-de-gutenberg-

Bible de Gutenberg

 

Né vers 1394 à Mayence (Allemagne) - mort le 3 février 1468 à Mayence (Allemagne)

Graveur sur bois à Mayence et Strasbourg, Gutenberg (en allemand : Johannes Gensfleisch) a perfectionné un vieux procédé de gravure à base de caractères mobiles en plomb et ainsi inventé l’imprimerie. Celle-ci a mis la lecture à la portée de tous en abaissant considérablement le coût de fabrication des livres… Avec l'imprimerie, les hommes ont aussi découvert l'utilité de mécaniser le travail manuel !

Au début du Moyen Âge, les livres étaient recopiés un à un dans des monastères spécialisés comme on en voit dans le film de Jean-Jacques Annaud, Le nom de la Rose. À partir des années 1200, les monastères ont abandonné cette activité à des ateliers laïcs installés près des universités. À la fin du Moyen Âge, la copie de manuscrits n'est plus en état de satisfaire les besoins de lecture et d'apprentissage d'un nombre croissant d'étudiants et d'érudits. L'invention de Gutenberg vient à point. Elle fait l’effet d’une révolution... Tirée à quelques dizaines d'exemplaires en 1455, la première Bible imprimée par Gutenberg recueille un succès immédiat. Et dès avant 1500, quinze à vingt millions de livres ont déjà pu être imprimés en Europe !

Avec les livres imprimés se répandent l'instruction et plus encore l'esprit critique. C'est ainsi qu'un demi-siècle après l'invention de l'imprimerie se produit la première grande fracture intellectuelle dans la chrétienté occidentale avec la Réforme de Martin Luther et l'émergence du protestantisme.

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:44

  logoMobilisation

 

Exigeons des candidats à l’élection présidentielle qu’ils s’engagent à :

 

1)      Produire suffisamment de logements accessibles

Programmer 500 000 logements par an, pendant 5 ans, dont 150 000 logements vraiment sociaux.

Imposer des contreparties sociales aux aides publiques.

Lutter contre la vacance injustifiée des logements.

Libérer des terrains à bâtir à un prix raisonnable.

 

2)      Réguler les marchés et maîtriser le coût du logement

Encadrer les loyers.

Réguler les prix de l’immobilier.

Revaloriser les aides personnelles au logement.

Lutter contre la précarité énergétique.

 

3)      Moins d’injustice et plus de solidarité

Intervenir massivement contre l’habitat indigne.

Enrayer les impayés de loyer et prévenir les expulsions locatives.

Donner une priorité absolue à l’accès au logement des personnes en difficulté.

Offrir des solutions dignes d’hébergement et d’accompagnement aux personnes les plus défavorisées.

 

4)      Construire une ville équitable et durable : un impératif pour vivre ensemble

Renforcer les obligations de la “loi SRU” en imposant 25 % de logements sociaux.

Instaurer des “secteurs de mixité urbaine et sociale”.

Sécuriser l’accession à la propriété et recentrer les aides sur les classes modestes et moyennes.

Corriger les inégalités entre territoires et mener une politique de la ville ambitieuse.

 

http://www.mobilisationlogement2012.com/

 

Fondation APlogo efranceSecours

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:12

Croix

 

Je viens vous faire part du décès mercredi 25 janvier 2012  de Julie GERVAIS, 39 ans, épouse de Pierre Henri GERVAIS et maman de Benoit, Manon et Camille.

Elle est fille de mes amis Hilde et Gérard DEMAEGDT de Romilly sur Andelle et la plus jeune  sœur de Luc, Stéphane et Céline.

Elle a été emportée en une semaine et en pleine vie par une maladie foudroyante.

Je pense à toute leur famille déjà durement éprouvée par la vie. Je pense à Pierre Henri et à leurs enfants… je pense à Gérard et Hilde.

Les funérailles de Julie seront célébrées ce lundi 30 janvier 2012 à 10h30 en l’église de Romilly sur Andelle.

MERCI pour vos prières, votre soutien, votre solidarité et votre affection.

 

« Seigneur Aide-nous à accepter ce que nos cœurs ne peuvent pas comprendre »

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Praedicatho
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 09:46

  Famille ROM

 

            Ce mercredi, quatre cars de police se sont garés devant le squat de la rue Revel à Rouen et vingt-cinq policiers ont procédé à l'interpellation de Mariana et de ses deux enfants, cette famille rom de Roumanie ayant reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français et ne s’y étant pas soumise. La mère et les deux enfants (une fille de onze ans et un garçon de quatorze ou quinze ans) ont aussitôt été embastillés au Centre de Rétention de Oissel.

            Jeudi matin, une manifestation où figurait Eric de Falco, Conseiller Général socialiste, parrain d’un des enfants, dénonçait cette situation devant les grilles du Centre. L’après-midi, la Police emmenait les membres de cette famille à l’Ambassade de Roumanie à Paris où leur était fourni des passeports pour ce pays. La famille était ensuite ramenée à Oissel.

            Vendredi midi, à l’appel du Réseau Education Sans Frontières et de Droit au Logement, je suis devant le Tribunal Administratif de Rouen qui doit statuer sur la régularité de la présence de Mariana et de ses enfants au Centre de Rétention. Le fourgon de police arrive, d’où descendent la famille et une femme mongole, elle aussi retenue à Oissel.

            Nous sommes nombreux à attendre dans la grande salle d’audience (il faut même ajouter quelques chaises). Certains des policiers mangent des kebabs dans une petite salle à côté. L’une de nous, prof à la retraite, retrouve deux de ses anciennes élèves : une parmi les soutiens et une devenue policière. Le Juge et sa greffière se présentent un peu après treize heures.

            Le cas de la femme mongole est d’abord évoqué, laquelle a également fait une demande d’asile en Pologne avant d’arriver en France. Son avocat tente de la sortir de ce mauvais pas. Maître Demir intervient ensuite pour Mariana et ses enfants. Il s’appuie évidemment sur l’arrêt Popov de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui vient de condamner la France pour la rétention d’enfants à Oissel. « C’est une bombe dans la justice administrative », déclare-t-il. Il cite le point quatre-vingt-quinze de cet arrêté qui décrit le lieu où sont enfermés les enfants à Oissel et parle de situation inhumaine et dégradante. Il reproche à la Préfecture de ne pas avoir cherché une autre solution, assignation à domicile ou à l’hôtel.

            La représentante de la Préfecture explique la rétention par le risque de fuite de cette famille dont le concubin de la mère (qui n’est pas le père des enfants) n’a pu être arrêté, pas plus qu’un autre enfant majeur. Elle affirme que le Centre de Rétention c’est mieux qu’un squat. « Un squat n’est pas un domicile », dit-elle. Elle ajoute que cette mère de famille s’est mise elle-même dans cette situation en refusant l’aide au retour et en ignorant l’Obligation de Quitter le Territoire Français. « La Préfecture a tout fait afin de raccourcir l’expulsion, l’avion c’est pour dimanche » dit-elle. Elle évoque le risque de disparition dans la nature en cas de libération.

            Le juge se retire pour délibérer. Nous sortons prendre l’air. Un jeune homme en profite pour photographier les deux policières qui n’aiment pas ça du tout. Elles lui demandent d’effacer la photo. Il refuse et préfère partir. Elles vont voir une fille qui était assise près de lui et qui leur dit qu’elle ne le connaît pas.

            Quand le Juge revient, il annonce qu’il confirme la rétention de la femme mongole qui sera expulsée vers la Pologne (premier pays d’Europe où elle a fait une démarche) et qu’il annule celle de la famille roumaine. Il dira plus tard s’il s’appuie pour cela sur l’arrêt Popov ou sur le fait que la Préfecture n’ait pas cherché de solution alternative ou sur les deux. Il rappelle que cette famille rom est dans l’obligation de retourner en Roumanie.

            L’autre solution pour elle sera de se cacher.

            Grâce à madame la représentante de la Préfecture de Rouen, j’apprends comment on nomme les embastillés des Centres de Rétention : des rétentionnaires.

            Ce même jour, Dominique Baudis, Défenseur des Droits, invité des Matins de France Culture, commente l’arrêt Popov. Il est lui aussi contre l’enfermement des enfants en Centre de Rétention, il faut assigner les familles à domicile ou à l’hôtel.

 

Michel Perdrial

 

Réseau Education Sans Frontières

 

 

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Refaire le Monde
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 21:07

Benoit XVI

Le dimanche 20 mai prochain sera la Journée Mondiale des Communications Sociales. Anticipant cette date, le pape Benoît XVI vient de rendre public un texte étonnant, détonant même, puisqu’il y fait l’éloge du silence ! Ou plus exactement, de l’alliance nécessaire du silence et de la parole pour enrichir nos rapports aux autres et notre relation à Dieu.

Maître reconnu en théologie et en liturgie, le pape révèle avec ce texte un autre trait de sa personnalité si riche et complexe. Il est aussi un maître de silence : un maître d’humilité capable aussi de reconnaître avoir été bluffé par le silence que firent avec lui plus d’un million de jeunes pendant les Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid en Août 2011, en août 2011. L’originalité et la force de ce texte tiennent à ce que son auteur est un homme qui, toute sa vie, a fait du silence son compagnon d’étude et de méditation.

"Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister", écrit le pape Benoît XVI dans ce document qui fera sans doute encore moins de "bruit" que les autres, et c’est bien dommage !  Car le pape propose une éthique de la communication, simple et accessible à tous, quand tant de personnes souffrent actuellement du vacarme, du stress et de la solitude dans nos sociétés prétendument dites de communication, mais qui génèrent des armées de solitaires et de soliloques enchaînés à leurs portables... Ce pape dont on répète à l’envi qu’il est déconnecté du réel propose à ses contemporains de  retrouver la voie mesurée et raisonnable d’une communication authentiquement humaine, source d’échange et de rencontre.

D’abord, en considérant le silence comme l’antichambre d’une écoute féconde et d’un dialogue véritable: "Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes... Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible", écrit Benoît XVI. Dans un monde médiatisé et saturé d’informations mais aussi d’insignifiance, le pape conseille de faire silence pour discerner justement l’essentiel de l’accessoire, le factice de la vérité. Enfin, ce pape si pudique évoque le langage silencieux des amoureux : "Dans le silence, écrit-il joliment, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment : le geste, l’expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne". 

Ensuite, le pape invite les chrétiens à ne pas céder à la mode du bavardage pour témoigner de leur foi. Les mots manquent, leur rappelle-t-il, pour dire la beauté, la grandeur et la miséricorde de Dieu. Aussi, Benoît XVI leur propose-t-il de faire l’expérience de la contemplation silencieuse qui peut aider à entendre "le silence de Dieu". 

Pour Benoît XVI, un dosage équilibré de silence et de parole est nécessaire dans la communication de l’Eglise. C’est pour lui une condition du renouveau de l’évangélisation dans le monde contemporain. Mais qui ne voit que son appel à concilier parole et silence pourrait aussi être utile à nos décideurs politiques et économiques ? Et à nous-mêmes emportés dans le tourbillon d’une communication devenue folle ? Alors un effort : pour une fois lisez du Ratzinger : vous y  découvrirez un étonnant maître de silence.

Michel COOL

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 06:10

dragon5

 

Plus d'un milliard d'Asiatiques fêtaient lundi à coups de pétards et en famille l'entrée dans l'année du Dragon, en espérant profiter de son influence bénéfique, notamment sur le plan professionnel.
De la Malaisie à la Corée du Sud, des millions de gens ont parcouru d'énormes distances pour se réunir avec leurs proches pour ce nouvel an lunaire, la fête la plus importante du calendrier pour un grand nombre en Asie.


Ils ont pris part aux traditionnels banquets familiaux, assisté aux danses du lion, distribué cadeaux aux enfants et souhaité bonne chance aux aînés.
Alors que minuit sonnait à Pékin, le ciel de la capitale chinoise s'est illuminé de milliers de fusées, dans un concert étourdissant de pétards censés éloigner les mauvais esprits. Une fête qui s'est répétée ainsi à travers tout le pays.
Les niveaux de pollution atmosphérique dans la mégalopole, un sujet de préoccupation croissant, ont bondi dans les premières heures de lundi matin en raison des particules des feux d'artifice, avant de retomber, ont montré des statistiques officielles.
Aux Philippines, les noceurs pouvaient lundi faire la grasse matinée, le nouvel an lunaire étant devenu pour la première fois férié, grâce à une réforme qui a été vilipendée par des membres de la communauté des affaires.
L'année du Dragon, qui a suivi celle du Lapin, est considérée dans le zodiaque chinois comme la plus propice pour s'enrichir et se réaliser sur le plan personnel. De nombreux couples essaieront de mettre au monde un enfant sous ce signe très favorable.
Ainsi en Chine, une hausse de 5% des accouchements est prévue en 2012, selon l'agence de presse Chine nouvelle. Le même phénomène est attendu à Hong Kong, Taïwan et Singapour.
Dans la cité-Etat, le Premier ministre Lee Hsien Loong a même appelé les habitants à profiter de l'année du Dragon pour relancer le taux de natalité obstinément bas. Ceci dans une tentative de réduire la forte dépendance du gouvernement aux travailleurs étrangers.
"Je souhaite ardemment que cette année soit une importante année pour les bébés dragons. Cela est crucial pour préserver le coeur singapourien de notre société", a-t-il dit dans ses voeux de nouvel an.
Ailleurs sur le continent, de grandes villes modernes se sont vidées de leurs résidents, qui ont pris le chemin des temples, des pagodes et des berceaux familiaux à la campagne.
Par exemple les autoroutes de Malaisie, où un quart de la population est d'origine chinoise, ont été saturées durant tout le week-end, alors que la capitale Kuala Lumpur était presque déserte.
En Corée du Sud, plus de la moitié de la population a aussi pris la route pour ces congés du nouvel an lunaire. Mais les commerces de la capitale, Séoul, ont été pris d'assaut par des milliers de touristes chinois, qui profitaient de leurs rares vacances.
"J'ai l'impresssion de marcher dans la rue en Chine. Il y a tellement de Chinois", a confié à l'AFP Park Eun-Yong, un étudiant sud-coréen.
Les visiteurs chinois ont aussi afflué à Tokyo. Dans le grand magasin Mitsukoshi, l'un des plus prestigieux du Japon, des interprètes étaient à pied d'oeuvre pour aider la clientèle, tandis que des annonces en mandarin étaient diffusées dans les étages.

 

Mohd Rasfan

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Refaire le Monde
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 13:56

  Philippe Barbarin

 

Tous nous serons transformés

Mille questions habitent le cœur des hommes. Avec émerveillement, nous les voyons venir très tôt sur les lèvres des enfants, des interrogations profondes sur la vie, l’avenir et le monde, toujours exprimées avec une clarté qui ne laisse pas d’échappatoire.

Avec les adultes, quand la discussion se prolonge, ces difficultés s’estompent, et il n’en reste plus qu’une, essentielle. Derrière le mal, la misère et la violence se profile la plus cruelle de toutes les souffrances, celle de la mort. Elle est perçue comme la plus grande énigme ou la pire injustice. C’est d’elle que viennent tous les doutes. La disparition d’un être cher provoque en nous comme un effondrement intérieur, qui, parfois, remet tout en cause. Au fond, les hommes ne portent en eux qu’une seule question : Est-il vrai que la mort n’est pas l’horizon ultime ? Est-il certain que la vie triomphera ?

Ni les philosophes, ni les hommes politiques, aussi intelligents ou dévoués soient-ils, n’ont pu chasser cette angoisse, ni ne parviendront jamais à donner une réponse satisfaisante. Qu’il fasse attention, celui qui voudrait se hâter de réconforter autrui par des formules faciles : « C’est Rachel qui pleure ses enfants et elle ne veut pas qu’on la console. » (Mt 2, 18)

C’est pour ne pas nous laisser dans cette tragique impasse que Dieu a fait le grand voyage de l’Incarnation. La toute-puissante Parole d’amour, qui est la source de la vie, est venue jusqu’à nous. Elle est entrée dans la fragilité de notre chair à Nazareth, pour refaire et parfaire l’homme, ainsi que tout le monde créé. Dès le début, les attaques ont déferlé, à commencer par la rage meurtrière d’Hérode, dès qu’il a appris la naissance du Roi. « Pourquoi as-tu peur, Hérode ? Le Christ n’est pas venu pour ravir la gloire d’autrui, mais pour nous faire don de la sienne. Tu commandes d’assassiner ces faibles corps, car la peur assassine ton cœur ! »

Tout au long de sa vie, Jésus a parcouru le monde en faisant le bien. (cf. Ac 10, 38) Mais comment a-t-on pu lui vouloir tant de mal ? Quand il monte au Golgotha, nous avons l’impression que son histoire résume toutes les contradictions de notre humanité. Quand il rend son dernier souffle, nous l’entendons prier : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » (Lc 23, 46) Et de ces mains nous viendra la lumière. La résurrection de Jésus est la réponse de Dieu à toutes les questions des hommes. Lui seul pouvait nous la donner : « Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. »

Voilà qui nous permet de comprendre enfin que la vocation de l’homme se résume dans le verbe aimer. Comme nos divergences entre chrétiens paraissent dérisoires tout d’un coup ! Et révoltants, nos conflits historiques, sans parler de la division des églises qui nous fait honte, puisque nous proclamons tous que l’Eglise est une et sainte. Mais pourquoi donc n’en donnons-nous pas le témoignage ? Ce qui est sûr, et vraiment joyeux, c’est qu’aujourd’hui, nous sommes unis par un amour fraternel qui traverse allègrement les prétendues frontières de nos églises. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour travailler à l’unité, convaincus de l’importance de cet enjeu, selon la parole du Seigneur : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35)

Même si nous n’arrivons pas à démêler les nœuds accumulés par l’histoire, nous sommes sûrs que le Seigneur nous fera ce cadeau quand il voudra. L’unité des chrétiens ne sera pas le fruit de recherches savantes, encore moins de négociations habiles. Nous l’attendons comme un événement de grâce. Ne perdons pas de temps à nous lamenter sur les divisions du passé ou du présent, et faisons tout pour en éviter de nouvelles dans le futur… Lançons-nous hardiment dans l’œuvre de transformation que la Résurrection rend possible : « Tous, nous serons transformés. » Il s’agit de notre propre conversion à mettre en œuvre tout de suite. « Il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable. » (1 Co 15, 51 et 53)

Mais puisque l’Apôtre avertit que : « La chair et le sang ne sont pas capables d’avoir part au Royaume de Dieu », où donc allons-nous en trouver la force ? Dans le pain vivant de l’Eucharistie, comme nous l’a enseigné Jésus : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement (…) Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6, 51-54) Le Nouveau Testament lie la Résurrection à l’Eucharistie. Et celle-ci est encore le lieu douloureux de notre division, alors qu’elle porte le nom de « communion ». Quand ce pain devient le corps du Christ, il se trouve entraîné dans l’aventure du mystère pascal et nous ouvre à la lumière de la Résurrection. Voilà le levier de toutes les transformations et de la transfiguration du monde. Nous sommes envoyés pour proclamer ce message de consolation aux hommes, car ils méritent plus d’amour que le monde ne peut leur en donner : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu (…) et criez-lui » (Is 40, 1), la victoire de notre Seigneur Jésus Christ.

Consolation et Résurrection sont un même mot hébreu dans nos Bibles. Que la puissance de ce Mystère nous illumine et nous convertisse. Alors, nous saurons comment travailler ensemble à transformer le monde, pour que son Règne vienne !

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Les Gens du Livre
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 06:09

Esteville

 

Ouverture au public

Le 22 janvier 2012

Du Centre Abbé Pierre – Emmaüs

Lieu de mémoire, Lieu de Vie

Date anniversaire des 5 ans

du décès de l’abbé Pierre

Année du centenaire

de sa naissance

Un espace d’exposition de 450 m² sur 10 salles

Dédié à l’abbé Pierre et à Emmaüs

Dans la maison où il aimait vivre

A Esteville où il est inhumé

Aux côtés des compagnons d’Emmaüs

Un Lieu de mémoire qui est aussi Lieu de vie

Centre culturel

Centre d’hébergement

Pour personnes en situation d’exclusion

280, Route de Cailly

76690 – ESTEVILLE

 

www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 06:22

  Costa Concordia

 

Le rôle des aumôniers de croisière

 

ROME, mercredi 18 janvier 2012 (ZENIT.org) – Les bateaux de croisières qui sillonnent la Méditerranée, sont montrés, dans les publicités, comme de grands centres ludiques. Et sous certains côtés, ils le sont. En attendant, avec le naufrage du Navire Costa Concordia, beaucoup ont appris que ces « villes flottantes » ont aussi un aumônier à bord.
Le P. Raffaele Malena, était l’aumônier du bateau. Il était sur le bateau au moment du drame et porté secours aux naufragés, avec l’aide de l’abbé Lorenzo Pasquotti, curé de la paroisse de l’Ile du Giglio, sur la côte ouest de l’Italie, en face de laquelle est arrivé l’accident, et celle du P. Giacomo Martino, directeur de la Pastorale de la mer au sien de l’Eglise italienne, qui coordonnait l’assistance au sol.
Selon un bilan encore provisoire, le bilan officiel du naufrage s'est aggravé pour atteindre mardi 11 morts et 24 disparus. L'opération de sauvetage continue.
Interrogé par Radio Vatican, l’aumônier de bord, a raconté comment s’étaient passé les faits, accident et évacuation, décrivant le climat de panique qui s’est emparé des passagers et tous les moyens mis en œuvre par les membres de l’équipage qui, contrairement aux rumeurs « ont tout fait pour leur porter secours », dit-il.
L’aumônier, qui a lui-même aidé les passagers à affronter ces durs moments, a qualifié son intervention de « normale », un aumônier étant appelé, a-t-il dit, à « aller là où il est appelé pour apporter courage et réconfort ».
Il a tenu à remercier le curé du Giglio, le P. Lorenzo Pasquotti, qui a immédiatement ouvert les portes de son église pour accueillir les rescapés.
Sur le rôle d’un aumônier dans une croisière, ZENIT a interrogé le P. Giacomo Martino, directeur du bureau chargé de la pastorale du personnel naviguant au sein de la Conférence épiscopale italienne:

Le rôle d’un aumônier à bord
« A bord, l’aumônier fait l’homme de Dieu », a répondu le P. Giacomo, et « sans faire de différence entre les passagers et l’équipage, même si sa tâche principale concerne le secteur de l’équipage ».
Et ces travailleurs, précise-t-il, « comptent sur la présence d’un aumônier, même s’ils proviennent d’autres confessions religieuses ». En période de Ramadan, par exemple, souligne-t-il, « il arrive que l’on me demande de faire la prière finale ».
Car les personnes de l’équipage, poursuit-il, sont des personnes de différentes nationalités, donc de religions différentes, qui apportent chacune leurs propres compétences professionnelles ».
« Ce qui me plaît chez ces personnes, a-t-il dit, c’est leur manière naturelle d’entrer en relation avec Dieu » qui vient de ce « qu’ils vivent la dimension religieuse comme n’importe quelle autre activité.
 « Ils ont en eux une culture religieuse et une profonde connaissance des différences », a expliqué le P. Giacomo. « Ils savent que je suis un prêtre catholique. Et grâce à cette conscience qu’ils ont de la différence, leur union est parfaite. Il n’y a ni confusion, ni l’idée d’une foi qui serait un mélange de tout. Non, pas ici. »
« Qui est à bord, est presque obligé de souligner ce qui unit et non ce qui divise » a conclu le P. Giacomo en comparant cette attitude à celle que l’on a quand on regarde la mer de la terre ferme : « On pense que la mer nous divise, alors que le marin qui est sur le bateau dit au contraire : non la mer nous unit ».


Messages de l'équipage
Le directeur du Bureau pour la pastorale du personnel navigant a communiqué à ZENIT certains messages reçus des membres de l’équipage après la tragédie.
Un de ces messages dit: « Ciao don Giacomo. Tu sais à quoi je pense quand j’entends les nouvelles ? On dit du mal de l’équipage, que tous les autres ont été braves et bons… que notre équipage devient un bouc émissaire. J’espère que quelqu’un de la compagnie prendra la défense des membres de l’équipage. Nous allons mal. Tous… car nous entendons des accusations contre l’équipage et seulement ça. J’ai lu un article sur un journal (…): Les gens cassaient les armoires en verre pour voler les bouées de sauvetage ? Mais enfin… depuis quand on tient des bouées de sauvetage dans les vitrines en verre des couloirs? Crois-moi, tous dans l’équipage se sentent mal. Nous avons, nous avons perdu quelqu’un, nos amis aussi souffrent et on ne les trouve pas. Quelqu’un prendra-t-il notre défense ? Excuse mon défoulement…. Ciao ».
Un autre message d’un camarade de mission dit : « Chers confrères. Nous vivons des moments de grande peine pour ce qui est arrivé au Concordia, un navire que je porte dans mon cœur, car il est pour moi le premier amour, ayant fait déjà fait 8 mois à bord, entre mars et novembre 2011. Savoir qu’il y a maintenant des victimes et d’autres personnes disparues est une grande souffrance pour nous, nous souffrons de cette situation! (…) Nous constatons une grande attention des membres de l’équipage à notre égard, on le remarque vraiment. Nous voyons bien que les gars sont troublés, on voit bien leur inquiétude et leur souffrance, c’est pourquoi nous devons être les premiers à être forts et ensuite être proches de leur situation de désorientation actuelle. Que le Seigneur nous donne la force pour exercer notre délicate mission d’aumôniers de bord et de la vivre de la meilleure des façons (…). Je tiens à rappeler un passage de l’Evangile d’Emmaüs qui, en quelque sorte, explique notre état à bord des navires: ‘Jésus s’approcha des deux disciples et marcha à leurs côtés!’. Je vous salue et vous dis merci pour tout, que le seigneur nous bénisse ».

Propos recueillis par H. Sergio Mora
Traduction de l’italien par Isabelle Cousturié

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 13:21

COE

Quelques dates importantes
dans l’histoire de la Semaine
de prière pour l’unité
des chrétiens

1740 env. : En Ecosse, naissance d'un mouvement pentecôtiste avec des liens en Amérique du Nord, dont le message pour le renouveau de la foi appelle à prier pour toutes les Eglises et avec elles.

1820 : Le Révérend James Haldane Stewart publie : Conseils pour l'union générale des chrétiens, en vue d'une effusion de l'Esprit (Hints for the outpouring of the Spirit).

1840 : Le Révérend Ignatius Spencer, un converti au catholicisme romain, suggère une ‘Union de prière pour l'unité’.

1867 : La première assemblée des évêques anglicans à Lambeth insiste sur la prière pour l'unité, dans l'introduction à ses résolutions.

1894 : Le Pape Léon XIII encourage la pratique de l'Octave de la Prière pour l'unité dans le contexte de la Pentecôte.

1908 : Célébration de «l'Octave pour l'unité de l’Eglise» à l'initiative du Révérend Père Paul Wattson.

1926 : Le Mouvement «Foi et Constitution» commence la publication de ‘Suggestions pour une Octave de prière pour l'unité des chrétiens’.

1935 : En France, l'abbé Paul Couturier se fait l'avocat de la «Semaine universelle de prière pour l'unité des chrétiens sur la base d'une prière conçue pour l'unité que veut le Christ, par les moyens qu'Il veut».

1958 : Le Centre «Unité chrétienne» de Lyon (France) commence à préparer le thème pour la Semaine de prière en collaboration avec la Commission «Foi et Constitution» du Conseil œcuménique des Eglises.

1964 : A Jérusalem, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras Ier récitent ensemble la prière du Christ «que tous soient un» (Jn 17).

1964 : Le Décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II souligne que la prière est l'âme du mouvement œcuménique, et encourage la pratique de la Semaine de Prière.

1966 : La Commission«Foi et Constitution» et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens (aujourd’hui Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens) de l'Eglise catholique décident de préparer ensemble le texte pour la Semaine de Prière de chaque année.

1968 : Pour la première fois, la Semaine de prière est célébrée sur la base des textes élaborés en collaboration par «Foi et Constitution» et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens (aujourd’hui Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens).

1975 : Première célébration de la Semaine de prière à partir de textes préparés sur la base d’un projet proposé par un groupe œcuménique local. Ce nouveau mode d’élaboration des textes est inauguré par un groupe œcuménique d’Australie.

1988 : Les textes de la Semaine de prière sont utilisés pour la célébration inaugurale de la Fédération chrétienne de Malaisie rassemblant les principaux groupes chrétiens de ce pays.

1994 : Le groupe international ayant préparé les textes pour 1996 comptait entre autre des représentants de la YMCA et de la YWCA.

2004 : Accord entre Foi et Constitution (Conseil œcuménique des Eglises) et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (Eglise catholique) pour que le livret de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens soit officiellement conjointement publié et présenté sous un même format.

2008 : Célébration du centenaire de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (l’Octave pour l’unité de l’Eglise, son prédécesseur, fut célébrée pour la première fois en 1908).

Lien à la source

La semaine de l’Unité dans le Diocèse d’Evreux

Cette semaine nous prions pour:

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Les Gens du Livre
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