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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 09:11

Samedi 20 Juin 2009 à 11h en l’église Abbatiale de Pontigny (Yonne) Jean-Christophe HOUOT et Jacques DUPLESSY ont été ordonnés diacres en vue d’être prêtres par Yves PATENOTRE, Evêque de la Mission de France et du Diocèse de Sens – Auxerrre.

L’un des gestes les plus « forts » de la liturgie demeure celui de la « prostration ».

Voici comment Yves Petiton, responsable du séminaire de la Mission de France rend compte de ce moment extraordinaire de la liturgie :

 


La prostration et la litanie des saints
Ce geste est une forme traditionnelle de la prière. On le retrouve dans d’autres religions.
Pendant que le futur diacre ou prêtre est allongé sur le sol, l’assemblée chante l’invocation des saints. La prostration et la litanie des saints sont simultanées, les deux gestes prennent leur sens l’un par l’autre.
L’assistance est surtout frappée par le signe de total abandon que fait percevoir cette attitude, un geste rare dans notre culture occidentale, et donc fort. « L’ordinand s’allonge sur le sol, non pour s’écraser mais pour offrir toute son existence, la remettre à plat pour s’abandonner à Dieu dans la confiance. » Il s’agit de marquer le choix de laisser à Dieu toute la place, mais en étant enveloppé, porté par la présence de toute la communauté.
Par le chant de la litanie des saints, est évoquée la longue histoire des chrétiens, rappelant la présence de ces hommes et ces femmes qui nous ont précédés dans la foi et qui nous la rendent possible aujourd’hui encore. La communauté fait mémoire de la foule des témoins de Jésus-Christ qui nous ont précédés que nous appelons saints et saintes de Dieu.
Être à terre est aussi la position de la mort. Le geste de la prostration dit quelque chose du mystère de Pâques, du passage de la mort à la Résurrection, mystère de mort et de vie. Le mouvement du passage de la mort à la vie peut se lire ainsi : « s’allonger pour s’abandonner, se relever et respirer à plein poumon et recevoir, par l’imposition des mains, l’Esprit qui est vie. »
….

Pour celui qui est ordonné, pendant ce moment où il est allongé au sol, face contre terre, il a le souffle court, il peut juste respirer. Il ne peut pas chanter, il fait l’expérience d’être porté par la prière et par le chant des autres. Dorénavant il sait que ce n’est pas son affaire personnelle, il est porté par d’autres dans cette nouvelle responsabilité qui est confiée.

On retrouve l’expression du passage de la mort à la vie dans l’évolution même de la liturgie ; aussitôt après la prostration vient le geste de l’imposition des mains pour recevoir l’Esprit.

 












http://catholique-mission-de-france.cef.fr/pages/decouvrez/devenir/seminaire/lesrites.html

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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