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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:39


Cette homélie a été donnée au cours de la fête de mes 60 ans à Saint Privat (Ardèche). L’Evangile proposé était
Jean 15 : 9-17. Le ‘thème » choisi pour cette liturgie était « le bonheur » !

Je vais assurer par ma voix, le côté sonore de cette homélie. C’est Edwin qui va être chargé de la mettre « en images » au fur et à mesure !

 

Certains pensent que le bonheur est au bout de la route

Nous savons, nous croyants, que le bonheur c’est la route elle-même

Certains pensent que le bonheur c’est d’être né sous une bonne étoile,

Et que c’est réservé à quelques personnes !

Nous croyons et nous pensons que tout homme est fait pour le bonheur même si la vie est parfois bien cruelle !

 

Durant cette année j’ai rencontré par mon travail professionnel ou par mes responsabilités dans l’Eglise trois groupes de personnes « en souffrance »

-                Des jeunes des cités : blacks, blancs, beurs en échec scolaire 

-                Des étrangers « sans papiers »

-                Des hommes et des femmes marqués par la séparation et le divorce..

 

J’ai fait l’expérience à leur contact que si dans la plupart des cas je ne pouvais pas faire de « miracle » pour eux (à part dans quelques cas isolés) et même souvent je ne pouvais pas faire grand-chose, je pouvais au moins les accueillir, les écouter, être solidaire dans l’épreuve pour alléger un peu le fardeau de leur vie…

 

Pour accompagner nos frères sur le chemin de la souffrance il nous faut vraiment avoir « vocation au bonheur ». Sinon que peut-on proposer à nos frères ? : la révolte mais la révolte contre qui : la révolte contre Dieu que l’on considèrerait comme responsable de nos échecs et la révolte contre Dieu conduit au délire et à la démence, ou bien la révolte contre la société responsable de tous nos maux ? Mais qui peut vivre en conflit  avec tout le monde et dans une névrose permanente ? Ou bien, et c’est encore pire, la révolte contre nous-mêmes et cette révolte là conduit – presque à coup sûr – à tellement d’autodestructions ou de suicides !

Croire au bonheur, même dans les situations les plus exposées, les plus difficiles, c’est le meilleur cadeau que l’on puisse faire à nos frères. Et pour croire au bonheur,, il faut déjà en vivre soi-même : ce n’est pas par l’étalage de notre beauté, de notre richesse, de notre diplômes ou de notre carte de relations que l’on a accès au bonheur.

C’est par la foi : Oh pas une foi désincarnée, complètement aseptisée ou déconnectée de la vie quotidienne et ordinaire de nos concitoyens ! Non mais la foi comme on dit « chevillée au corps », c'est-à-dire une foi qui reconnaît les échecs qui sait en prendre son parti et ne pas les ignorer, mais une foi qui croit que le meilleur est toujours possible même dans les moments d’épreuves.

La foi est une force au cœur de notre faiblesse. C’est elle qui fait dire à Saint Paul : « ma faiblesse est ma force ». Le premier « moteur » de notre vocation au bonheur, c’est la foi !

 

Le second « moteur » de notre vocation au bonheur c’est « l’espérance ».

 






Bien sûr, je suis comme vous : je suis rempli de questions et je n’ai guère de certitudes ! Je suis sujet d’angoisses et de peurs ! Mais j’en ai l’expérience : l’espérance c’est ce sans quoi il n’y aurait plus rien : plus de foi et plus d’amour ! L’espérance c’est ressentir dans notre cœur, grâce à la foi, que nous ne sommes pas nés pour aller à la destruction ou au néant, mais que le meilleur de notre être, notre âme comme disaient les anciens, mais aussi le souffle de notre esprit, l’intelligence de nos mains, la douceur et la force de notre corps sont appelés à une vie nouvelle et que la mort n’est pas la fin de notre vie, mais le passage vers une vie nouvelle, meilleure et extra-ordinaire !

C’est Joseph Joubert (ami de Chateaubriand et secrétaire de Diderot) qui a cette formule magnifique : « l’espérance c’est un emprunt fait au bonheur ! ». Je traduirai cela par : l’espérance c’est croire que le bonheur est possible et tout faire pour qu’il advienne !

 





Le troisième et le plus fort des « moteurs » qui est la source du bonheur, c’est l’Amour !

 

L’Amour est un mot « fourre-tout », galvaudé. Pourtant l’Amour c’est la réalité au sommet de notre foi, de notre espérance et de notre vie d’homme et de femme. Pour nous croyants, « Dieu est Amour ». Avec Jésus Dieu se donne à nous et Dieu veut notre bonheur : « il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » C’est une parole de Jésus dans l’Evangile de Saint Jean que nous venons d’entendre.

Je crois vraiment qu’aimer c’est d’abord vouloir le bonheur de l’autre. En faisant le bonheur de l’autre, notre bonheur à nous s’épanouit ! C’est là le secret du bonheur ! C’est le pape Jean-Paul II qui a eu cette formule :  Toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour : "Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es". (Jean-Paul II)

Comme l’écrit Saint Paul : « il y a trois trésors dans l’Evangile du Christ : la Foi, l’Espérance et l’Amour. Mais des trois c’est l’Amour qui est le plus grand et l’Amour ne passera jamais ! »

J’ajouterai avec Marthe Robin, une femme pas ordinaire qui a vécu à Chateauneuf de Galaure, un village de la Drôme proche d’ici et qui est à l’origine des « foyers de charité » :

« Chercher Dieu, c’est la Foi, le trouver, c’est l’Espérance, le connaître c’est l’Amour » 

 

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Published by Denis CHAUTARD - dans foi
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