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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:56

ibrahimi

Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit réagir à la situation en Syrie qui ne cesse de se dégrader après le massacre de nombreux jeunes à Alep le 29 janvier, a déclaré l’émissaire spécial de l’ONU et de la Ligue des Etats Arabes Lahdar Brahimi à l’issue d’une séance du Conseil de Sécurité à huis clos. Il a également appelé à surmonter la situation qui fait que l’ONU est pratiquement condamnée à l’inaction en raison du manque d’unité dans la question du règlement en Syrie.

On a appris par ailleurs que Brahimi a fait aux membres du Conseil de Sécurité cinq à six propostions qui pourraient selon lui revitaliser les accords de Genève du 30 juin 2012. Vitali Tchrkine, représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU n’a pas exclu quant à lui que ces propositions pourraient servir de base à la résolution du Conseil de Sécurité sur la Syrie.

Moscou a confirmé il y a quelques jours sa position à savoir que les accords de Genève restent la base du règlement de la crise syrienne, ce qui a été reconnu à son tour par Lahdar Brahimi. Ces accords prévoient la création des conditions d’ouverture d’un dialogue entre Damas et l’opposition, la création d’un gouvernement de transition et le départ du président Bachar Assad. Ce sont ces éléments que fait valoir le politologue du portail Internet Regnum Stanislav Tarassov :

« Ce mécanisme existe mais, malheureusement, l’ancienne administration US représentée par l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton, la Turquie et quelques autres États, se sont dressés contre ces accords. »

Suite à cette position, la situation en Syrie ne cesse de s’aggraver et, comme l’a avoué Lahdar Brahimi, aucun des pays voisins n’est prémuni contre les conséquences de l’escalade de la crise. Oleg Fomine, co-président du Comité russe de solidarité avec le peuple syrien partage cette préoccupation de Brahimi et situe les maillons les plus faibles dans la zone de déstabilisation

« Il y a aura des répercussions négatives sur le problème palestinien parce que la Syrie a toujours défendu le droit des Palestiniens de disposer d’un État national. Le Liban est le prolongement direct de la Syrie. Si le régime d’Assad tombe, la Syrie sombrera dans le chaos de la lutte interconfessionnelle et le Liban s’embrasera à son tour. La situation politique intérieure s’aggravera également en Turquie en raison de la question kurde. En effet, les Kurdes sont une force considérable en Syrie et Turquie et les deux communautés sont liées entre elles. »

L’escalade de la crise en Syrie jette également sur les routes des milliers de réfugiés. Ils sont déjà plus de 700 000 et leur nombre ne cesse de croître dramatiquement.

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