Pape François-Coeur

Pour le pape François, il manque encore "une théologie profonde de la femme" qui ne soit pas une instrumentalisation de la femme, mais une réflexion à nouveaux frais, à partie du rôle de Marie au milieu des apôtres.

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Le pape a dit sa conviction que la réflexion doit être menée dans ce domaine: "Je crois qu’il faut aller plus loin dans l’explicitation de ce rôle et ce charisme de la femme. On ne peut pas comprendre une Église sans femmes, mais des femmes actives dans l’Église, avec leur profil, qui font avancer."

Il a dit sa conviction: "Je crois que nous n’avons pas encore de théologie profonde sur la femme, dans l’Église. Elle peut seulement faire ceci, elle peut faire cela, maintenant elle fait l’enfant de chœur, maintenant elle lit les Lectures, elle est présidente de la Caritas… Mais il y a davantage ! "

A propos de la participation des femmes à la vie de l'Eglise, il a ajouté: "La participation des femmes dans l’Église : on ne peut pas se limiter à ce qu’elle fasse l’enfant de chœur, ou la présidente de la Caritas, la catéchiste… Non ! Elle doit être davantage, mais profondément davantage, et même mystiquement davantage, c’est ce que j’ai voulu dire en parlant de la théologie de la femme. "

Mais pour l'ordination réclamée parfois, il tranche: "En ce qui concerne l’ordination des femmes, l’Église a parlé et dit : « Non ». C’est Jean-Paul II qui l’a dit, mais il l’a formulé de manière définitive. Cette porte-là est fermée, mais à ce sujet, je veux te dire une chose. Je l’ai dit, mais je le répète. La Vierge Marie était plus importante que les apôtres, les évêques, les diacres et les prêtres. La femme, dans l’Église, est plus importante que les évêques et les prêtres. Comment ? C’est ce que nous devons chercher à mieux expliciter parce que je crois qu’il manque encore une explicitation théologique."

La dignité de la femme selon Jean-Paul II

Jean-Paul II présentait sa réflexion dans le sillage de celle du concile Vatican II, ‘dans une lettre apostolique "Mulieris Dignitatem" sur la "Dignité de la femme", publiée le 15 août 1988 (dont nous fêtons le 25ème anniversaire), en l'année mariale, en disant: "LA DIGNITÉ DE LA FEMME et sa vocation - objets constants de la réflexion humaine et chrétienne - ont pris ces dernières années un relief tout à fait particulier. On le constate, entre autres, dans les interventions du Magistère de l'Eglise, reprises par divers documents du Concile Vatican II, qui a ensuite affirmé dans son Message final: «L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude, l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'esprit de l'Evangile peuvent tant pour aider l'humanité à ne pas déchoir». Les paroles de ce Message résument ce qui avait déjà été exprimé par l'enseignement du Concile, notamment dans la constitution pastorale Gaudium et Spes et dans le décret sur l'apostolat des laïcs Apostolicam Actuositatem".

On connaît aussi les accents de la conclusion du document, où le bienheureux pape polonais écrit: "L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine.

"L'Eglise demande en même temps, a ajouté Jean-Paul II, que ces inestimables «manifestations de l'Esprit» (cf. 1 Co 12, 4 ss.), données avec une grande générosité aux «filles» de la Jérusalem éternelle, soient attentivement reconnues, mises en valeur, afin qu'elle concourent au bien commun de l'Eglise et de l'humanité, spécialement à notre époque. Méditant le mystère biblique de la «femme», l'Eglise prie pour que toutes les femmes se retrouvent elles-mêmes dans ce mystère, pour qu'elles retrouvent leur «vocation suprême»."

Anita Bourdin, le 15 août 2013

 

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