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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:37

 guidorenistjosephjesus5

 

Le grand silencieux

 

Dans les Évangiles, nous ne trouvons pas un mot prononcé par saint Joseph. Mais son silence n’en est pas un du vide. Il renferme un des plus grands secrets de l’histoire du salut. Averti par un ange dans son sommeil, il sait que sa fiancée, Marie, porte en elle un enfant conçu par l’opération du Saint-Esprit (Matthieu 1,20-22). À son réveil, il ne dit mot et prend chez lui sa fiancée enceinte. Il a désormais chez lui le Messie attendu depuis des siècles et sa Mère. Il garde le secret, mais, dans sa prière et sa méditation, il entre dans les vues que les Écritures annonçaient à propos de cet enfant. Joseph est un grand contemplatif. Mais il est aussi un grand débrouillard qui a su prendre les mesures pour obéir promptement aux ordres venus du Ciel.

 

Le Père de Jésus

 

On a donné toutes sortes de qualificatifs à la paternité de saint Joseph envers Jésus. Imitons la belle simplicité de celle qui a vécu la situation. En le retrouvant au Temple après trois jours de recherches, Marie s’adresse à Jésus en lui disant : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous. Ton père et moi nous te cherchions tout angoissés » (Luc 2,48), « ton père ». Saint Joseph a été le père de Jésus en tout sauf sous l’aspect biologique. Il l’a aimé, il l’a nourri, il lui a appris à parler, il l’a éduqué, il lui a montré à prier, il lui a enseigné un métier. Il a été l’image humaine du Père éternel qui s’est révélé à l’homme Jésus au moment approprié. Si nous avons eu un bon père, l’image de celui-ci nous aide à habiller de façon humaine l’idée que la foi nous donne de notre Père céleste. Jésus n’a pas échappé à notre condition humaine. Il a donné à saint Joseph le même vocatif, ABBA, Papa, qu’il a adressé plus tard à son Père éternel.

 

Le patron de la bonne mort

 

Saint Joseph a fait une sortie discrète comme l’accomplissement de sa vocation. On ne sait pas quand ni comment il est décédé. Les Évangiles ne nous disent pas ce qui n’est pas essentiel à la connaissance salvatrice du mystère. On imagine qu’il a quitté la vie mortelle en compagnie de Jésus et de Marie. C’est pourquoi on l’invoque comme le Patron de la bonne mort.

 

Un grand saint

 

Personne n’a aimé Jésus et Marie autant que lui. Personne n’a été aimé autant que lui par notre Sauveur et sa Mère. La sainteté, c’est aimer Dieu et accueillir son amour. Ce n’est pas à nous de mesurer le degré de sainteté des amis de Dieu. Mais nous pouvons, dans la liste des saints, placer Joseph tout de suite après son Épouse. Dans son encyclique Redemptoris Custos (Le Gardien du Rédempteur), le pape Jean-Paul II nous dit que « dans l’écoute religieuse de la Parole de Dieu, Joseph est dans cette ligne, après Marie ou avec elle – le plus parfait modèle. »

 

Une dévotion progressive

 

L’Église a gardé saint Joseph dans sa mémoire, mais elle a ruminé longtemps son rôle et son témoignage avant d’en expliciter toute la richesse. La dévotion populaire à ce grand saint a précédé les actes du Magistère. En 1872, Léon XIII l’a proclamé « Patron de l’Église catholique ». En 1955, Pie XII a institué la fête de « Saint Joseph artisan » pour affirmer la valeur sanctifiante du travail. En 1962, Jean XXIII l’a fait entrer dans le Canon de la messe (la prière eucharistique) jusque-là hermétique, à côté de la Mère de Dieu, avant les Apôtres et les autres saints. En 1989, Jean-Paul II lui consacrait une magnifique lettre encyclique « Redemptoris  Custos » mentionnée plus haut.

 

Depuis les derniers siècles, les sanctuaires dédiés à saint Joseph se sont multipliés dans le monde. Grâce au zèle de l’humble saint Frère André, nous avons, à Montréal, le plus monumental sanctuaire au monde érigé en l’honneur de ce grand saint. Faisons en sorte que ce signe de notre dévotion traditionnelle à saint Joseph nous aide à conserver celle-ci dans notre mémoire et notre foi.

 

 + Robert Lebel

Évêque émérite

Diocèse de Valleyfield

 

Lien à la Source

 

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commentaires

claudine onfray 18/03/2012 09:04


MERCI Denis


oui Saint Joseph est un oublié de nos communautés


quand on ne donne pas à Marie comme époux le Saint Esprit!!!!dans certains cantiques encore chantés en france


son oui est aussi grand que celui de Marie ....en effet voyons les choses dans leur réalité , à cette époque que serait devenue Marie et l'enfant qu'elle portait sans le oui de Joseph ??


lapidée, au mieux rejetée....l'enfant serait mort avec sa mère...


de plus un sourire ...en Eglise Joseph n'a pas été dit immaculé conception....en toute logique son oui n'en a que plus de valeur...


pour moi je le vois ainsi : un oui d'un couple ....le oui de toute l'humanité à Dieu