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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:23

Jacques Sommet

Durant ma formation au ministère avec la Mission de France (1973-1976) j’ai eu la chance de participer à l’équipe "scientifique" de la Mission dont Bernard Boudouresques était le responsable et à laquelle coopérait Jacques Sommet. J’ai été impressionné par l’humilité, le poids d’expérience humaine, ainsi que les connaissances monumentales de l’homme……. la foi d’une très grande ouverture du chrétien, ainsi que l’engagement « missionnaire » du prêtre   

Le Père Jacques SOMMET, jésuite, est né le 30 décembre 1912 dans une famille de soyeux lyonnais. Diplômé d’une Grande Ecole Lyonnaise en 1931, il a occupé très jeune des responsabilités industrielles avant d'entrer en 1934 dans la Compagnie de Jésus. Il fut déporté en 1943 avec Edmond MICHELET, futur ministre du Général de Gaulle, au camp de Dachau.

Premier d’une longue série d’engagements : d’abord dans la Résistance, qui le conduit à participer à la fondation de l’hebdomadaire Témoignage chrétien puis dans l’aventure des prêtres ouvriers, à laquelle il apporte la profondeur de sa réflexion. Le P. Sommet veut ouvrir l’Église sur la société, y compris dans des univers apparemment hostiles. Affecté à la formation des jeunes jésuites dans les années 1950, il leur fait connaître la pensée marxiste et noue de nombreuses amitiés avec des personnalités communistes. Son jugement aiguisé et son intelligence vive lui font prédire « l’éclatement des marxismes » dès les années 1970…

Confronté au Mal absolu, le premier directeur du Centre Sèvres à Paris (la « faculté jésuite ») n’avait jamais cédé au repli sur soi. Au contraire, ses amis lui reconnaissaient une empathie jamais assouvie pour ses contemporains, quelle que soit la diversité de leurs options politiques ou philosophiques. Et un intérêt jamais altéré pour la marche du monde, qu’il sillonna de part en part.

La question de l’absence de conviction spirituelle ne pouvait que hanter celui qui dirigea le service Incroyance et foi de la Conférence des évêques de France. Parce que c’est dans la foi en Dieu et dans la capacité de pardonner que cet homme épris de liberté avait trouvé le socle de son existence. « Si Dieu est, affirmait-il à La Croix en 1987, il passe par l’autre. Je ne peux me passer d’aucun homme : toujours, fût-il le plus avili, il a quelque chose à me dire de Dieu. »

Une messe sera dite en mémoire du Père Jacques Sommet
ce jeudi 8 novembre 2012 à 18h 30 à l’église St Ignace
33 rue de Sèvres 75006 à Paris (Métro Sèvres-Babylone

Bruno BOUVET

www.la-croix.fr

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commentaires

claudine onfray 06/11/2012 07:44


merci denis


qu'il continue auprès du Père


claudine