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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:53

Bernard Perret   

"Le respect, autre enjeu du débat sur le mariage

"Le débat sur le « mariage pour tous » s’est focalisé, comme il est normal, sur les conséquences juridiques et symboliques de la réforme – la déconstruction de la famille comme institution liant vie de couple et filiation.

"Mais, en toile de fond, la question de l’acceptation de l’homosexualité par la société demeure bien présente.

"Autant il est injustifié de qualifier d’homophobes les arguments des opposants à la loi, autant il serait vain de nier que le regard porté sur le fait homosexuel reste une pierre d’achoppement.

"Les textes critiquant le projet de loi, certes, prennent bien soin de préciser que l’homosexualité elle-même n’est pas en cause, que la société se doit de respecter cette réalité, voire de l’instituer en offrant, au-delà du pacs, un cadre pour des engagements plus durables.

"Tel est le sens, parmi d’autres contreprojets, du contrat d’union civile défendu par l’Unaf.

"Mais la volonté achée de se tenir sur le terrain du droit cache beaucoup de non-dits.

Il ne faut pas gratter longtemps le vernis du politiquement correct pour voir surgir des considérations d’une autre nature sur la différence homosexuelle, ses causes et ses implications psychologiques, son infériorité vis-à-vis de l’amour hétérosexuel, etc.

"Comment pourrait-il en être autrement ?

"Rappelons que l’homosexualité est encore réprimée dans 76 pays du monde et que, jusqu’en 1990, elle était inscrite par l’OMS sur la liste des maladies mentales.

               "Prétendre que tout cela est derrière nous serait un gros mensonge.

"Sous les apparences d’une banalisation, l’homosexualité reste une source de perplexité et de malaise et, trop souvent, l’objet d’un mépris larvé.

"Faute de pouvoir s’exprimer ouvertement, cette homophobie latente prend la forme de stéréotypes anodins ou dévastateurs que l’on véhicule sans y penser.

"Elle prend aussi, parfois, le visage de l’apitoiement affecté, qui voit les homosexuels comme des personnes interdites de vrai bonheur, vouées à l’instabilité affective et à la marginalité

"Mais leur mal-être – qui, rappelons-le, conduit un nombre élevé d’adolescents au suicide – est d’abord la conséquence de l’opprobre sournois dont ils sont les victimes.

"Quoi qu’on pense de l’homosexualité, force est d’admettre que les homosexuels ne veulent plus de nos regards condescendants.

"Leur revendication d’égalité vis-à-vis du mariage et de l’adoption procède pour une bonne part d’une demande irrécusable de respect.

"Le « mariage pour tous » est une mauvaise réponse à une vraie question, un effet collatéral regrettable d’une guerre pour la reconnaissance dont nous sommes tous les protagonistes.

"On ne refait pas l’histoire, mais il faudra se demander un jour si elle n’aurait pas pu s’écrire autrement.

"Pour un chrétien, cette interrogation a une résonance particulière.

"Rappelons que le catéchisme de l’Église qualifie les actes homosexuels d’«intrinsèquement désordonnés», dans la ligne d’une longue tradition de condamnations.

"Mais ce langage est susceptible d’évoluer. Le texte publié en septembre 2012 par le Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France marque d’ores et déjà une inflexion sensible.

"Tout en rappelant la position de l’Église, il prend acte positivement de l’évolution des mentalités et reconnaît la nécessité de « prendre au sérieux les aspirations de celles et ceux qui souhaitent s’engager dans un lien stable ».

"Il est dommage que ce texte n’ait pas été davantage mis en avant.

"Aux chrétiens comme aux autres, l’évolution de la société pose une question qui ne peut plus être éludée :

"Sommes-nous disposés à porter un regard respectueux et empathique, non seulement sur les personnes homosexuelles, mais aussi sur leur vie affective et sexuelle ?

"Que l’homosexualité soit souvent vécue comme un problème par les intéressés eux-mêmes, c’est certain.

Qu’elle soit placée sous le signe du manque au regard de la procréation, c’est évident.

"Mais cela n’autorise pas à les regarder de haut, ni de biais, ni même à penser que leurs histoires d’amour sont moins belles que les nôtres.

"Il faudrait beaucoup de témérité à un hétérosexuel, fût-il marié, pour prétendre que ses pulsions sexuelles et ses élans amoureux sont toujours placés sous le signe du don de la vie.

"Et ce ne sont pas les couples, de plus en plus nombreux, qui se forment après l’âge de la procréation qui diront le contraire.

Il est temps de reconnaître dans l’homosexualité une facette de la nature humaine et une richesse pour la société.

Bernard PERRET. 

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Published by Denis CHAUTARD - dans famille
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Olivier C 10/03/2013 00:50


"Rappelons que l’homosexualité est encore réprimée dans 76 pays du monde et que, jusqu’en 1990, elle était inscrite par l’OMS sur la liste des maladies mentales."


 


Le DSM III donc, pour lequel le diagnostic d'"Orientation sexuelle égodystonique" a été retiré sur vôte, après 3 années de pression des lobbies gay aux USA. Bel exemple de critère scientifique.


 


"Il est temps de reconnaître dans l’homosexualité une facette de la nature humaine et une richesse pour la société."


 


Il est une chose de reconnaitre une personne hommosexuelle dans toute la dignité de son humanité, une autre de reconnaitre le phénomène homosexuel comme modèle social.


 


Quoi qu'il en soit, le ramdam actuel autour du "mariage pour tous" n'est que l'arbre qui cache la forêt de la Gender theory.