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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 19:09

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Saint Vincent de Paul, la vocation de la charité

par Claude Lautissier cm et Eric Madre

Saint Vincent de Paul a profondément marqué de son empreinte la France du XVIIème siècle. Sa vie est toute donnée au service de la charité et du salut des âmes des pauvres. Et son oeuvre ne cesse de s’étendre aujourd’hui encore.

Le grand saint Vincent de Paul naît dans une famille de paysans des Landes. C’est le 24 avril 1581 qu’il voit le jour, dans le village de Pouy, près de Dax. Ses parents sont pauvres sans être misérables. L’enfant est intelligent : son père le pousse à faire des études et l'envoie au collège de Dax. Puis Vincent est orienté vers la prêtrise. A cette époque, être clerc c’est avoir une situation qui le met, lui et ses proches, à l'abri du besoin. A quinze ans, il part donc pour Toulouse étudier la théologie. Il est ordonné prêtre à dix-neuf ans, à Château-l’Évêque, le 23 septembre 1600, par Mgr de Bourdeilles, évêque de Périgueux.

Commence alors pour Vincent une longue période de flottement et de maturation. Prêtre, âgé d'à peine vingt ans, il n'a pas encore trouvé sa véritable vocation. Il part sans succès à la recherche d'un bénéfice ecclésiastique, notamment à Bordeaux, puis à Rome. Au cours d'un voyage, il est enlevé par des pirates turcs et réduit en esclavage à Tunis pendant deux ans.

Il monte à Paris en 1608 et devient ami avec le secrétaire de l'ancienne reine, Marguerite de Valois. Celle-ci le nomme aumônier, chargé de distribuer ses libéralités. Il visite alors les pauvres malades de l'hôpital de la Charité et parcourt les salles où s'entassent les malheureux. Comment ne pas être alors choqué par le scandale de la pauvreté, quand la plupart des Parisiens vivent dans des lieux sordides, dépourvus de la moindre hygiène ?

Rencontre avec les grands spirituels français

Vers 1610, il rencontre Pierre de Bérulle qui fondera, l'année suivante, la congrégation de l'Oratoire de France. Vincent le prend comme conseiller spirituel. Il se familiarise avec le mouvement de spiritualité qu'on appellera plus tard l'École Française de Spiritualité, qui marque si profondément la France religieuse du XVIIème siècle. Il y rencontre François de Sales.

Vincent traverse à cette période une profonde crise intérieure de doutes contre la foi. Il partage durant quelques mois la vie et les exercices de l’Oratoire. Bérulle l’invite à prendre une cure de campagne proche de Paris, à Clichy. Le jeune prêtre restaure l'église en mauvais état et se met avec enthousiasme au service spirituel de ses fidèles, visite les malades, prêche avec ardeur et cherche à rendre la foi à ses six cents paroissiens ruraux. L'année suivante, Bérulle lui procure la charge de précepteur chez Philippe-Emmanuel de Gondi, Général des galères, l'une des plus riches familles de France. Outre ses obligations dans la famille, Vincent se met à évangéliser les populations de leurs fiefs.

Quand tout bascule

 

1617 est l'année où tout va basculer dans sa vie. Un jour de janvier, alors que Vincent accompagne madame de Gondi au château de Folleville, en Picardie, arrive la nouvelle qu’un paysan moribond désire le voir. Vincent accourt immédiatement au chevet du malade et lui fait faire une confession générale qui libère cet homme des fautes les plus graves de sa vie qu’il n’avait jamais avouées. Pour Vincent, c'est une révélation : il découvre la misère spirituelle des gens de la campagne qui représentent l'immense majorité de la population. Madame de Gondi constate et s'interroge : "Que d’âmes se perdent ! Quel remède à cela ?". À Folleville, près d'Amiens, Vincent prêche sur la confession générale et y invite les fidèles. L'affluence est telle qu'il faut appeler d'autres prêtres à la rescousse.

En juillet, il se retrouve dans les Dombes, à Châtillon, comme curé. Là, c'est la misère corporelle des pauvres et le peu d'organisation des secours qu'il découvre. Pour y remédier, il crée la première Confrérie de la Charité, avec des dames de diverses conditions sociales. De retour chez les Gondi, il va désormais s'adonner entièrement aux missions populaires. Son projet de service corporel et spirituel des "pauvres gens des champs" va remplir toute sa vie.

En 1619, Monsieur Vincent est chargé de l'aumônerie générale des galères : les missions se feront aussi dans les bagnes ! Mais il n'a que des coopérateurs occasionnels et un homme seul ne peut suffire à la tâche. Le projet d'une association plus stable germe peu à peu. En 1625, grâce à la fortune des Gondi, il crée une société de prêtres missionnaires dont il sera le supérieur. Le but est simple : "Suivre le Christ évangélisateur des pauvres".
La Congrégation de la Mission sera approuvée par l'archevêque de Paris en 1626 et par Rome en 1633. Comme ils sont installés depuis 1632 dans l'ancienne léproserie de Saint-Lazare, on appellera ces premiers missionnaires les lazaristes. La simplicité, l'humilité, la douceur, la mortification et le zèle sont, pour Vincent de Paul, les vertus principales de ces missionnaires : "Les cinq belles petites pierres avec lesquelles on peut vaincre l'infernal Goliath."

Au secours du clergé français

En juillet 1628, la préoccupation de l’évêque de Beauvais face à l'ignorance des prêtres le pousse à inviter Monsieur Vincent à réfléchir au meilleur moyen de régénérer le clergé de France. Il inaugure des retraites d'ordinands pour préparer les futurs prêtres à recevoir les ordres. En 1633, il met sur pied les Conférences des mardis, destinées aux prêtres souhaitant "s'entretenir des vertus et des fonctions de leur état". "Quand attentifs, nous l'écoutions parler dans quelque conférence, nous sentions s'accomplir en lui ce mot de l'apôtre : si quelqu'un parle, que ses paroles soient comme des paroles de Dieu", témoigne Bossuet.

En 1641, Monsieur Vincent ouvre un grand séminaire à Annecy, sensiblement en même temps que la fondation de la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice par Jean-Jacques Olier. Pour Vincent, le prêtre a pour mission non pas de rappeler au peuple les pratiques de la religion, mais plutôt de les inviter à persévérer dans la fidélité à leurs devoirs.
Entre temps, grâce aux missions, les Confréries de la Charité se sont multipliées. Pour aider les Dames dans le service corporel des pauvres, de simples "filles de village" se sont présentées. Louise de Marillac les regroupe en novembre 1633 ; ce seront les Filles de la Charité (appelées aussi soeurs de Saint-Vincent-de-Paul).

À partir de 1632, les guerres dévastent les provinces, la Lorraine d'abord, puis l'Ile-de-France, la Picardie, la Champagne. Monsieur Vincent y organise inlassablement les secours. Dès 1639, il recueille les enfants trouvés – un par jour en moyenne –, crée un foyer pour les mendiants et un autre pour les vieillards. Il se lance dans des fondations en Irlande et en Pologne. Les terres non chrétiennes l'appellent : l'Afrique du Nord, puis Madagascar. La reine Anne d’Autriche l’appelle au Conseil de Conscience qui nomme évêques et abbés.

L'oeuvre de Vincent de Paul s'est construite sans plan d’ensemble, sans illumination miraculeuse. Travaillant passionnément à partir des réalités qui s’imposent à lui, toujours en lien avec d’autres, hommes et femmes, il cherche simplement à répondre aux besoins de son temps, notamment dans deux secteurs décisifs pour tout l’apostolat de l’Église : les pauvres et le clergé.

 

Contre les grands sentiments

Monsieur Vincent cherche à se rendre totalement présent à la misère humaine, en s'appuyant sur Dieu et non sur lui-même. Durant toute sa vie, il dénonce sans ménagement les grands sentiments et les bonnes intentions sans engagement tangible. Convaincu que "les vertus méditées et non pratiquées sont plus nuisibles qu’utiles", il invite à joindre l’amour du prochain à l’amour de Dieu, à unir l’amour affectif et l’amour effectif : la charité pour le prochain tient une place essentielle dans la vie spirituelle.

Le corps épuisé, mais l'esprit et le cœur toujours vifs et inventifs – "L'amour est inventif jusqu'à l'infini", dit-il à propos de l’eucharistie - il meurt, à 79 ans, le 27 septembre 1660. Sa mort est ressentie par tous comme celle d’un saint et une foule nombreuse, mêlant aristocrates et gens du peuple, se presse à ses obsèques. "Il a presque changé le visage de l'Église !", résume Henri de Maupas du Tour dans son oraison funèbre. Vincent est béatifié, puis canonisé par le pape Benoît XIII en 1737 et déclaré patron des instituts de charité.

Les œuvres de Vincent de Paul ont continué leur prodigieux développement au cours des siècles, se propageant dans le monde entier. Les prêtres de la Congrégation de la Mission et les Filles de la Charité travaillent aujourd’hui sur tous les continents. Partout des bénévoles réunis en confréries de la Charité, comme les Équipes Saint-Vincent, la Société de Saint-Vincent-de-Paul, fondée par Frédéric Ozanam, et bien d’autres, se mettent au service des plus pauvres pour évangéliser en paroles et en actes.

 

Lien à la Source

 

 

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riviere 27/09/2013 20:15


razac : Notre-Dame de Grâce











Des moines bénédictins viennent s’installer à Conques sur Tarn et créent un oratoire situé au milieu des collines et des vallons loin de l’agitation du monde, où les habitants de cet
endroit prennent l’habitude de venir prier avec eux. 
Après le départ des moines vers le premier tiers du XVIe siècle cet oratoire
agrandi en une modeste chapelle devient un lieu de culte pour les hameaux des alentours et l’on y vient aussi de loin pour honorer Notre Dame.








Vincent de Paul naît en 1581 à côté de Dax (Landes) dans la famille d’un pauvre laboureur, il commence ses études à Dax et se destinant à la prêtrise les poursuit à l’université de
Toulouse, très importante en Europe. Sans moyens financiers, il est obligé de prendre un poste de précepteur à Buzet-sur-Tarn pour faire l’éducation de plusieurs enfants ; c’est là
sans aucun doute, qu’il connaît et aime la chapelle dédiée à la Vierge située à une distance de 3 km sur la hauteur et dont l’accès se faisait au sortir du pont de Buzet par un chemin
serpentant à travers les bois.














Vincent est ordonné prêtre le 30 septembre 1600 et vient dire sa première messe à la chapelle Notre-Dame de Grâce dans ce lieu si serein et d’une beauté si naturelle. C’est ce que disent
les écrits du XVIIIe et la tradition transmise de père en fils dans les
familles qui vivent là depuis longtemps. Puis Vincent quitte la région et commence son apostolat auprès des pauvres et des grands de l’époque.








Au XVIIe et XVIIIe siècle on continue de prier la Vierge avec une vénération particulière pour “Monsieur Vincent", canonisé en
1737. La Révolution arrive et la chapelle subit des dommages mais est sauvée grâce à l’intervention d’une famille voisine. En 1825 on inaugure officiellement et avec solennité le culte de
saint Vincent à la chapelle ; puis en 1842 on se mobilise pour la réparer et l’agrandir par l’ajout de deux chapelles latérales consacrées au grand saint. 
Un pèlerinage mené par le supérieur des Lazaristes a lieu en 1851, et depuis l’on continue à venir de partout, de la région, de France et du monde entier pour associer “Vincent" au culte de
Marie.


Tableau représentant saint Vincent
avec Louise de Marillac, fondatrice de la société de vie apostolique des filles de la Charité





Secteur Moyenne Vallée du Tarn


Une trentaine de frères Lazaristes sur le chemin de vie de saint Vincent de Paul,
le 21 mai 2010


  

riviere 27/09/2013 20:13


notre dame de grace pres de mezens,là ou il fit ,sa premiere messe


 


je vous envoie le lien c'est une chapelle que j'aime simple simple