Quantcast

Présentation

Catégories

Calendrier

Juin 2013
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Recherche

Recommander

Concours

migrants

Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 09:04

Sinaï

Près de 400 migrants seraient toujours prisonniers dans le Sinaï. Enfermés dans de petites cabanes au milieu du désert, proies faciles des trafiquants, ils sont victimes de nombreuses exactions. Parmi les personnes et organisations qui tentent de sauver ces Erythréens pris en otage et torturés par leurs ravisseurs, et de prévenir de nouveaux rapts : le Cheik Mohammed Ali Hassan Awwad. Il était en mai dernier en Italie, invité par la communauté Sant'Egidio et soutenu par le gouvernement italien. Cet Egyptien salafiste de 32 ans appartient à une tribu respectée du Sinaï, établie non loin du point de passage de Rafah. Marie Duhamel l’a rencontré.  

« Les trafiquants ont commencé par obliger les migrants à rester trois parfois six heures debout sans pouvoir bouger, sans résultat. Ils ont commencé à utiliser le bâton, exigeant ente 1 000 et 3 000 dollars. Alors les Africains ont fait payer leur famille. Le début d’un cercle vicieux. 

La torture fonctionnant pour obtenir les rançons, les ravisseurs ont demandé toujours plus d’argent, réclamant jusqu’à 30 000 dollars. 

La torture elle-même évoluant. On brûle du plastique sur leur corps, les femmes sont violées. Parfois, ils attachent plusieurs personnes ensemble, raconte le cheik Hassan Awwad.

Leurs ravisseurs les arrosent d’eau, pour ensuite les électrocuter. « A peine torturés, on leur passe un téléphone pour qu’ils appellent leurs proches ». Payer la rançon exigée ne fait qu’empirer les choses, constate le salafiste. Les familles qui payent n’ont pas pour autant retrouver leurs proches, vendus à d’autres trafiquants.

Autre cercle vicieux dont sont victimes ces migrants : retenus prisonniers dans des cabanes au milieu du désert, certains parviennent à échapper à la garde des trafiquants, mais, libres, les voilà qui errent dans le désert, sans eau ni nourriture. Et s’ils arrivent jusqu’à la frontière entre l’Egypte et Israël, ils peuvent essuyer les tirs des soldats égyptiens ou se faire arrêter et finir en prison. L’entrée en Israël leur est toujours refusée

Plus chanceux certains otages ont rencontré le cheik Hassan Awwad. Certains parlent de réseaux encore solides, mais selon lui, il n’y aurait plus qu’une vingtaine de preneurs d’otages. Des jeunes d’une vingtaine d’année qu’ils ont mis en quarantaine. Dans le Sinaï, « Nous ne sommes pas tous mauvais ». « Dans chaque peuple, il y a des bons et des méchants », explique cheik Hassan Awwad.

Sa voiture a été incendiée et sa maison a essuyé des tirs. Au risque de sa vie 

Cheik Hassan Awwad aide ces migrants à 90% chrétien « pour Dieu, pour empêcher l’injustice ».

Lien à la Source

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Refaire le Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 21:53

              Parvis

Pendant trois jours, une cinquantaine de jeunes, issus du pourtour méditerranéen, ont débattu sur le vivre-ensemble et l’avenir de la Méditerranée. 

Lorsque Khalil a su qu’il partageait sa chambre avec Amir, il s’est demandé si ce jeune Israélien de 27 ans aurait « peur de lui ». Une discussion franche sur le conflit israélo-palestinien plus tard, ce Gazaoui de 30 ans a été aussi étonné que rassuré : « Amir est contre la politique menée par son gouvernement. Des juifs ont envie de trouver la paix. Nos échanges montrent qu’une amitié est possible. »

Une belle « découverte » pour ce chrétien orthodoxe qui a, lui aussi, surpris Amir : « Un Palestinien aurait toutes les raisons de me détester. Or Khalil m’a accueilli gentiment et s’est montré disponible pour évoquer sa vie quotidienne. Même si cela peut sembler une goutte d’eau, cela donne de l’espoir », réalise cet étudiant israélien en théâtre de 27 ans, venu de Tel-Aviv.

Une semaine d’échanges initiée par le diocèse de Marseille, sur le modèle du Parvis des gentils

Comme eux, une cinquantaine de jeunes du pourtour méditerranéen ont participé samedi aux Rencontres mosaïques, qui ont clos le Parvis du cœur. Cette semaine d’échanges initiée par le diocèse de Marseille, sur le modèle du Parvis des gentils, avait pour thème « Humanisme et religions ». Elle s’est achevée sur le thème « Vivre ensemble, cela s’apprend ».

Un tel mouvement « se construit », affirme le P. Jean Marc Aveline, directeur de l’Institut catholique de la Méditerranée. « Respecter l’autre, apprendre ce qu’il a à me dire, s’apercevoir que son identité se construit dans cette acceptation est un long chemin. La meilleure école est celle de l’amitié. »

Un étudiant tunisien de 23, venu montrer que « les Tunisiens ne sont pas des terroristes

À l’issue des Rencontres mosaïques, chacun est reparti avec un carnet bourré d’e-mails et de numéros de téléphone. « Lorsque j’entendrai parler d’un événement, je contacterai les membres du groupe », sourit ce Tunisien de 23 ans, venu montrer que « les Tunisiens ne sont pas des terroristes ». « Pendant trois jours, j’ai cherché les points communs entre nous tous ici. J’ai découvert que la culture rom était plus proche de la culture arabe que je ne l’envisageais », explique cet étudiant en environnement.

« Dans une Méditerranée au dialogue interculturel et interreligieux en panne, il faut soutenir les relations interpersonnelles, qui sont à même de récréer le goût de l’altérité, de l’apprentissage », insiste Katerina Stenou, directrice de la Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel à l’Unesco. Comment encourager ce goût de l’autre ? « Un professeur de mathématiques peut glisser que les chiffres, l’algèbre, la chimie sont des mots arabes et donner un respect envers cette civilisation », dit-elle.

« La formation professionnelle et la mobilité géographique sont essentielles pour donner le goût de toutes les cultures », souligne Michèle Gendreau Massaloux, responsable de pôles (formation, enseignement supérieur et recherche) à la délégation interministérielle à la Méditerranée. Celle-ci travaille à un projet d’office méditerranéen de la jeunesse.

Corinne Boyer, à Marseille

 

Lien à la Source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 06:44

1---rwanda.jpg   

A l'occasion de l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, sur le thème « La sollicitude pastorale de l'Eglise face aux migrations forcées », le Pape François a condamné la traite des êtres humains, invité les chrétiens à plus d'attention envers les migrants et appelé la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour protéger leurs droits.

Il faut le répéter avec force, a dit le Pape François, "la traite des êtres humains est une activité ignoble, une honte pour un monde qui se prétend civilisé. Les exploiteurs de tout type et leurs clients devraient faire un sérieux examen de conscience, devant Dieu. L'Eglise relance un vibrant appel pour que la dignité et le caractère prioritaire de la personne, et ses droits fondamentaux, soient toujours respectés... Et si possible, ces droits doivent être étendus partout où des millions de femmes et d'hommes en sont privés" de par le monde. "Combien de fois, dans une société où l'on parle beaucoup de droits, voit-on la dignité humaine piétinée... Comme si le droit suprême était l'argent! Oui, nous vivons dans une société et dans une culture dominées par le fétichisme de l'argent".

Rappelant l'attention de ses hôtes à la solidarité internationale et aux programmes de protection des populations victimes de conflits, le Pape François a dit sa reconnaissance au dicastèreet encouragé son action au service des plus marginalisés. "L'Eglise est tout particulièrement attentive, de manière maternelle, à ceux qui sont contraints de fuir leur pays pour vivre entre déracinement et intégration. Un pareil déchirement détruit les personnes... La compassion chrétienne, ce partage de la souffrance, ce souffrir avec, induit avant tout de connaître les raisons qui poussent à abandonner sa patrie. Elle se manifeste en prêtant sa voix à tous ceux qui, souffrants et opprimés, ne parviennent pas à se faire entendre. Il s'agit d'un devoir important puisqu'il tend aussi à sensibiliser les communautés chrétiennes à la détresse de nos frères blessés, objets de violences et de menaces, coupés de leurs liens d'affection, traumatisés par la fuite et l'abandon du foyer pour un avenir incertain dans des camps d'accueil. Tout ce qui déshumanise doit pousser les chrétiens à plus d'attention et plus d'action concrète".

Contribuer à nourrir l'espérance d'une vie meilleure

Puis le Pape a encouragé l'assemblée à reconnaître aussi dans les yeux des personnes déplacées "la lumière de l'espérancequi vit dans les attentes d'un avenir, de tisser des amitiés, de prendre part à la vie sociale du pays d'accueil, notamment par l'apprentissage de sa langue, l'accès à l'emploi et l'instruction des enfants. C'est pourquoi j'admire le courage de qui espère reprendre graduellement une vie normale, revenir à la joie de vivre ensemble. Nous devons tous nourrir cette espérance".

En conclusion, il a lancé un appel aux responsables politiques et législatifs de la communauté internationale, pour des initiatives efficaces de défense de la dignité des migrants et de leur qualité de vie. "Il est nécessaire de répondre aux enjeux que posent ces nouvelles formes de persécution, d'oppression et d'esclavage. Nous avons affaire à des êtres humains! Ils réclament solidarité et assistance, ont des besoins urgents et attendent surtout compréhension et bonté. Leur condition ne saurait nous laisser indifférents. L'Eglise doit se souvenir que c'est en soignant les blessures des réfugiés et des victimes de trafic qu'elle met en pratique le commandement que Jésus nous a laissé lorsqu'il s'est identifié à l'étranger, à qui souffre, à toutes les victimes innocentes... Je tiens à rappeler l'attention que chaque pasteuret chaque communauté doivent porter à la vie spirituelle des chrétiens" réfugiés et déracinés. Ils doivent être l'objet d'une pastorale respectueuse de leurs traditions, capable de les accompagner vers une correcte intégration aux réalités ecclésiales des pays d'accueil. N'oublions pas la chair du Christ présente dans celle des réfugiés !" 

Lien à la Source

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 29 mai 2013 3 29 /05 /Mai /2013 06:07

DANA-COVACI 19fevrier13

© Dana Covaci, à Ris-Orangis, le 19 février 2013.

Ni victime, ni objet. Pour une fois, l’objectif est inversé. Des Roms photographient leur quotidien en France en région parisienne. Ce sont eux qui cadrent, qui posent, qui éclairent, qui décident de sourire ou pas, qui déclenchent.

Dans leurs caravanes ou sur les trottoirs, ils passent trop fréquemment de l’ombre à la lumière, du silence au fracas médiatique, sans pouvoir maîtriser leur image.

Comme souvent les pauvres parmi les pauvres, ils sont généralement filmés dans leur misère, à leur insu, expulsés, sous toutes les coutures, photos volées, visages floutés, comme d’étranges étrangers.

ABEL-COVACI 04mars2013 

© Abel Covaci, à Ris-Orangis, le 4 mars 2013.

Cette fois-ci, leurs yeux apparaissent. Bleus, marron, noirs, gris-vert. Et leur regard aussi. Documentaristes et sujets en un seul geste. La place Ris Orangis, proposé par les éditions illimitées, est un livre de photographies rassemblant des portraits en forme d’état des lieux (cliquer sur ce lien pour se le procurer, sachant que les droits d'auteur sont reversés aux familles ayant participé au projet). Les résidents de l’ex-campement de la N7 de Ris-Orangis en Essonne se présentent tel qu’en eux-mêmes. Ou tel qu’ils veulent se donner à voir. Certains prennent les photos, d’autres posent. Et inversement.

Ils nous guident à travers leur terrain, nous invitent à l’intérieur de leurs cabanons. Ils préparent le dîner, montrent leurs peluches et leurs décorations. Les poêles fument, les postes de télévision sont éteints, les piécettes étalées sur une table, des vêtements suspendus. Ils exposent leur environnement, feuillages, bouquets, détritus. Aucun voyeurisme dans ce tour. Personne ne fait irruption chez eux. Ils ne cherchent ni à plaire, ni à déplaire.

MURECHEANKA-COVACI 28fevrier2013 

© Murecheanka Covaci, à Ris-Orangis, le 28 février 2013.

Ils nous montrent mais aussi nous regardent, et ce faisant, loin des clichés, interrogent les représentations que nous avons d’eux.

Les appareils photo ne sont pas tombés du ciel. Ils leur ont été prêtés dans le cadre d’un projet au long cours baptisé PEROU pour Pôle d’exploration des ressources urbainesqui s’est étiré du 22 décembre 2012 au 3 avril 2013, date de l’évacuation des habitants et de la destruction de leurs maisons.

Catherine Fouteau 

Lien à la Source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Refaire le Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 11 avril 2013 4 11 /04 /Avr /2013 07:11

logo-centro-astalli   

Le pape François souhaite visiter le centre Astalli, à Rome. Il l’a personnellement annoncé par téléphone au père Giovanni La Manna, responsable de ce centre dirigé par des jésuites et qui vient en aide à des milliers de sans papiers. Le pape, qui est lui-même jésuite, a appelé le père La Manna sur son portable. Depuis 1980, le centre Astalli offre aux réfugiés des soins de santé, une assistance psychologique et légale, des repas, des douches.

La plupart des immigrés qui s’adressent au centre Astalli sont des musulmans qui ont fui le Moyen-Orient ou l’Afrique, souvent parce que leur vie était en danger. Leur histoire est souvent tragique, souligne le père La Manna. Il y a aussi des femmes qui ont fui une situation familiale dramatique.

Avec le soutien de volontaires, le centre Astalli les aide conformément à l’Evangile, sans distinction de race, de langue et de religion. Le centre de Rome accueille environ 400 personnes par jour. Dans son rapport 2013, présenté le 9 avril, le centre d’accueil a indiqué que les demandes d’asile avaient baissé mais que la distribution des repas reste la même. 

Lien à la Source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 février 2013 2 19 /02 /Fév /2013 16:03

immigrationUSA   

La Maison Blanche prépare un texte de réforme sur l'immigration prévoyant un parcours administratif de huit ans pour les clandestins avant d'obtenir un statut de résident légal aux Etats-Unis, c’est ce qu’a rapporté dimanche 17 février le journal américain Today. Mardi dernier lors de son discours sur l'état de l'Union, le président américain Barak Obama avait appelé le Congrès à adopter une loi « globale » de réforme du système d'immigration « au cours des prochains mois ». Huit sénateurs - quatre démocrates et quatre républicains - ont présenté fin janvier un plan visant à offrir, sous conditions, la perspective d'une régularisation voire d'une naturalisation aux clandestins vivant sur le sol américain.

              La réforme sur l’immigration : un« premier pas important » selon l'Eglise américaine

              La Conférence épiscopale des Etats-Unis avait qualifié, dans un communiqué en janvier dernier, le récent accord portant sur la réforme de la loi sur l’immigration intervenu au Congrès américain de « premier pas important ». L’Archevêque de Los Angeles, Mgr José H. Gomez, Président de la Commission sur la migration de la Conférence épiscopale avait alors indiqué la nécessité de « prendre en considération un parcours permettant aux immigrés sans papiers de sortir de l’ombre et d’avoir la possibilité de devenir citoyens américains de manière à donner de l’espoir à des millions de personnes ». Quelle est le poids de l’Eglise de ce débat ? Les Etats-Unis s’orientent-ils à brève échéance, vers une réforme de l’immigration ? Le père German Sanchez est délégué de la pastorale francophone à Los Angeles, en Californie, et consultant auprès du Service de « Migration et Réfugiés » de la Conférence épiscopale américaine. Il est interrogé par Hélène Destombes

Ecouter l’interview à l’aide de Real Player

Ecouter l’Interview en MP3

Le 7 février les responsables des principales confessions chrétiennes des Etats-Unis avaient publié un communiqué au terme de la réunion annuelle des Christian Churches Together, appelant à mettre fin à « la souffrance des immigrés » « Chaque jour, dans nos congrégations et communautés, se manifestent les effets d’un système qui perpétue la séparation des familles et porte à l’exploitation, à l’abus et à la mort des migrants » avaient déploré les leaders chrétiens.

 Lien à la Source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 22:44

Mélodie 2

Dondu (c’est son prénom Turc) – Mélodie (c’est son prénom Français) est secrétaire de Direction dans le Lycée Professionnel où je travaille. Elle vient de recevoir ce jeudi 14 février 2013 cette « haute distinction de l’Education Nationale » : « Chevalier des Palmes Académiques ». Je trouve notre institution très « inspirée » en honorant cette personne et son parcours particulièrement exemplaire.

              Voici le « compliment écrit par mes collègues » :

              « C'est l'histoire d'une petite fille « Dondu » née en Turquie en 1964 sans le savoir dans la maison de son futur mari. Elle grandit dans un petit village et dans un foyer modeste mais entourée d'amour. Son papa part en France pour y travailler avec sa maman et les 2 plus jeunes enfants.

              Dondu reste en Turquie avec son frère âgé d'un an de plus qu'elle. Ils vivent chez leur tonton militaire pendant une année. C'est une élève studieuse et sérieuse.

              Puis ses parents les font venir en France en 1976 alors qu’elle a juste 12 ans. Dondu ne parle pas du tout le français, alors, son papa lui donne 3 mots : adresse, partir et ici. Il lui dit « si je ne suis pas là quand vous arrivez à Paris, prends un taxi et dis ces 3 mots en montrant le papier que je t'ai envoyé ». Elle arrive à l'aéroport à Paris avec son frère et finalement son papa est là.

              Elle intègre l'école d’un village de l’Eure :  La Neuve Lyre ou elle habite avec sa famille. Comme elle ne parle pas du tout Français, elle est scolarisée en CP. Elle est bonne élève et continue au collège. En 4ème, elle se trouve trop grande par rapport aux autres et décide d'arrêter ses études. Mais les professeurs demandent à ses parents de lui faire suivre des cours car elle est douée. Dondu reprend des études de secrétariat.

             Elle repart en Turquie pour les vacances et fait la connaissance d'ALI qui va devenir son mari.

             Elle répond à une petite annonce pour un emploi de secrétariat. Le jour de son entretien, tout se passe bien et, au moment de signer son contrat, elle demande ce que veut dire « matrimoniale ». En effet, elle a postulé dans une agence matrimoniale sans connaître la signification de ce mot. La patronne lui explique et lui demande de changer son prénom pour un prénom Français. Elle lui propose Mélodie, celui qu’elle porte aujourd’hui.

            Puis, elle change d'emploi et se retrouve à l'Inspection académique puis au Lycée Augustin Hébert. Durant toute cette période, Mélodie s'investit beaucoup pour les autres.

            Elle est médiatrice pour l’association « Evreux plus ». Elle avait pour mission d'aider à l'intégration des personnes de la communauté Turque en France.

            Aujourd'hui, nous la remercions pour sa gentillesse et son dévouement.

            Nous sommes très fiers de la voir décorée « chevalier des palmes académiques » et la félicitons. 

            Bravo Mélodie, bonne continuation. »

            Dans ses remerciements ce jeudi 14 février Mélodie a cité un proverbe du  prophète Ali : « Je serai esclave de celui qui m’apprendra une lettre » pour exprimer son désir de toujours apprendre qui l’a conduite jusque là. Puis en ce jour de la Saint Valentin, à sa façon, elle nous a parlé d’amour : « : le secret du bonheur c’est d’aimer et d’aimer son métier »……

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 21:24

Migrants

ROME, 13 janvier 2013 "Comme Jésus, soyons proches de ceux qui souffrent et n’ont pas de voix pour se faire entendre", a dit Benoît XVI, en français, après l'angélus de ce dimanche 13 janvier 2013, à l'occasion de la Journée du migrant et du réfugié.

              "Chers pèlerins francophones, a dit le pape, la fête du Baptême de Jésus nous fait souvenir de notre baptême. Ce jour-là, nous sommes devenus enfants de Dieu, appelés à être dans le monde des témoins de l’amour de Dieu pour chaque personne. Cette mission est importante alors que nous célébrons la Journée internationale des migrants et des réfugiés. Que partout, ces personnes puissent être accueillies et aidées pour qu’elles aient chacune, ainsi que leur famille, une existence digne. Comme Jésus, soyons proches de ceux qui souffrent et n’ont pas de voix pour se faire entendre. Il bénira chaque geste de charité. Bon dimanche à tous !"

              Le pape a également rappelé, en italien, ce qu'il avait déclaré dans son message pour la journée du migrant : "Celui qui quitte sa terre le fait parce qu'il espère un avenir meilleur, mais il le fait aussi parce qu'il fait confiance à Dieu qui guide les pas de l'homme, comme Abraham".

              "Ainsi, a-t-il estimé, les migrants sont porteurs de foi et d'espérance dans le monde".

Lien à la Source

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 08:30


Rendez-vous avec la Pastorale des Migrants par infocomnimes

                Jean-Paul HAVARD, Prêtre de la Mission de France et Responsable Diocésain à Nîmes présente le Service de la Pastorale des Migrants et la Journée Mondiale des Migrants qui est célébrée ce dimanche 13 janvier.

Pour le Diocèse d’Evreux la « Messe des Peuples » est célébrée ce matin à l’église de la Fraternité à Val de Reuil

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 novembre 2012 3 21 /11 /Nov /2012 10:02

 

KitSurvie

 

En juin 2011, Médecins du Monde saisissait le Défenseur des droits, en parallèle d’autres associations, pour dénoncer le comportement des services de police vis-à-vis des migrants et les difficultés rencontrées par les associations de soutien aux Migrants à Calais.

Aujourd’hui le Défenseur des droits confirme le constat de Médecins du Monde. Il a rendu vendredi dernier une décision qui dénonce le harcèlement des forces de police par « des visites répétées sur des lieux de vie, à toute heure du jour et de la nuit » ainsi que les entraves à l’aide humanitaire par les « destructions de dons humanitaires et d’effets personnels ».

Cette décision rappelle également la vulnérabilité des migrants en situation régulière et irrégulière et appelle au respect de la dignité humaine.

Le Défenseur des droits a adressé sa décision au Ministre de l’Intérieur afin qu’il fasse « connaître les suites qu’il donnera à ces recommandations » d’ici trois mois.

De son côté, Médecins du Monde et les associations d’aide aux migrants, 10 ans après la fermeture de Sangatte, continuent d’appeler l’Etat à : 

- Arrêter les expulsions des lieux de vie sans solution alternative d’hébergement dans le respect du volet prévention de la circulaire du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuations des campements illicites.

- Faciliter l’aide à l’ouverture des droits des demandeurs d’asile et leur accès à l’hébergement, et proposer de manière inconditionnelle l’hébergement aux migrants en transit, quel que soit leur statut administratif, et dans le respect de la dignité humaine.

- Mettre un terme aux obstacles établis à l’encontre des associations venant en aide aux migrants, comme la destruction des kits de première nécessité par les forces de police après la récente évacuation d’un campement à Calais.

 

Lien à la Source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés