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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:12

Croix

 

Je viens vous faire part du décès mercredi 25 janvier 2012  de Julie GERVAIS, 39 ans, épouse de Pierre Henri GERVAIS et maman de Benoit, Manon et Camille.

Elle est fille de mes amis Hilde et Gérard DEMAEGDT de Romilly sur Andelle et la plus jeune  sœur de Luc, Stéphane et Céline.

Elle a été emportée en une semaine et en pleine vie par une maladie foudroyante.

Je pense à toute leur famille déjà durement éprouvée par la vie. Je pense à Pierre Henri et à leurs enfants… je pense à Gérard et Hilde.

Les funérailles de Julie seront célébrées ce lundi 30 janvier 2012 à 10h30 en l’église de Romilly sur Andelle.

MERCI pour vos prières, votre soutien, votre solidarité et votre affection.

 

« Seigneur Aide-nous à accepter ce que nos cœurs ne peuvent pas comprendre »

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Praedicatho
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 10:36

taize berlin or

 

Voici la lettre de la communauté de Taizé qui a été remise aux 30.000 jeunes participants à la rencontre Européenne de Berlin du 28 décembre au 1er janvier derniers :

 

Vers une nouvelle solidarité

 

Pour qu'une nouvelle solidarité entre les humains s'épanouisse à tous les niveaux, dans les familles, les communautés, les villes et les villages, entre les pays et les continents, des décisions courageuses sont nécessaires.

Conscients des périls et des souffrances qui pèsent sur l'humanité et sur la planète, nous ne voudrions pas nous laisser aller à la peur et à la résignation.

Pourtant le bel espoir humain est sans cesse menacé par le désenchantement. Les difficultés économiques de plus en plus lourdes, la complexité parfois écrasante des sociétés, l'impuissance face aux catastrophes naturelles, tendent à étouffer les pousses d'espérance.

Pour créer de nouvelles solidarités, le temps n'est-il pas venu de dégager davantage les sources de la confiance ?

Aucun être humain, aucune société ne peut vivre sans confiance.

Les blessures d'une confiance trahie laissent des traces profondes.

La confiance n'est pas une naïveté aveugle, elle n'est pas un mot facile, elle provient d'un choix, elle est le fruit d'un combat intérieur. Chaque jour nous sommes appelés à refaire le chemin de l'inquiétude vers la confiance.

 

CONFIANCE ENTRE LES HUMAINS

 

Ouvrir des chemins de confiance répond à une urgence : malgré les communications de plus en plus faciles, nos sociétés humaines restent cloisonnées et morcelées.

Des murs existent non seulement entre peuples et conti­nents, mais aussi tout près de nous, et jusque dans le cœur humain. Pensons aux préjugés entre peuples différents. Pensons aux immigrés si proches et pourtant souvent si loin. Entre religions demeure une ignorance réciproque, et les chrétiens eux-mêmes sont séparés en de multiples confessions.

La paix mondiale commence dans les cœurs.

Pour amorcer une solidarité, allons vers l'autre, parfois les mains vides, écoutons, essayons de comprendre celui ou celle qui ne pense pas comme nous... et déjà une situation bloquée peut se transformer.

Cherchons à être attentifs aux plus faibles, à ceux qui ne trouvent pas de travail... Notre attention aux plus pauvres peut s'exprimer dans un engagement social. Elle est, plus profondément, une attitude d'ouverture envers tous : nos proches sont aussi, en un certain sens, des pauvres qui ont besoin de nous.

Face à la pauvreté et aux injustices, certains sont gagnés par la révolte, ou même tentés par la violence aveugle. La violence ne peut pas être un moyen de changer les sociétés. Mais soyons à l'écoute des jeunes qui expriment leur indignation, pour en comprendre les raisons essentielles.

L'élan vers une nouvelle solidarité se nourrit de convictions enracinées : la nécessité du partage en est une. C'est un impératif qui peut unir les croyants des différentes religions, et aussi les croyants et les non croyants.

 

CON FIANCE EN DIEU

 

La solidarité entre humains pourrait trouver dans une référence à Dieu un solide fondement, mais voici que la confiance en Dieu est souvent mise en question. Beaucoup de croyants en font l'expérience difficile dans leurs lieux de travail ou d'étude, parfois dans leur famille.

Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas croire en un Dieu qui les aime personnellement. Nombreux aussi ceux qui, avec grande honnêteté, se posent cette question : comment savoir si j'ai la foi ?

La foi se présente aujourd'hui comme un risque, le risque de la confiance.

Elle n'est pas en premier lieu l'adhésion à des vérités, mais une relation avec Dieu. Elle nous appelle à nous tourner vers la lumière de Dieu.

Loin de rendre servile ou d'étouffer l'épanouissement personnel, la foi en Dieu rend libre : libre de la crainte, libre pour une vie au service de ceux que Dieu nous confie.

Plus grandit la confiance en Dieu, plus le cœur s'élargit à tout ce qui est humain, partout dans le monde, dans toutes les cultures. Il devient accueillant aussi envers les sciences et les techniques qui permettent d'alléger les souffrances et de développer les sociétés.

Dieu, comme le soleil, est trop éblouissant pour que nous puissions le regarder. Mais Jésus laisse transparaître la lumière de Dieu. Toute la Bible nous entraîne vers cette confiance : le Dieu absolument transcendant entre dans notre réalité humaine et vient nous parler en un langage accessible.

Quelle est la spécificité de la foi chrétienne ? La personne de Jésus, et une relation vivante avec lui. Nous n'aurons jamais fini de le comprendre.

 

LE CH RIST DE COMMUNION

 

Tous nous sommes des pèlerins, chercheurs de la vérité. Croire au Christ ne signifie pas posséder la vérité, mais se laisser saisir par lui, qui est la vérité, et cheminer vers sa pleine révélation.

Ce qui est et restera la grande nouveauté, surprenante, c'est que Jésus a communiqué la lumière de Dieu à travers une vie toute simple. La vie divine le rendait encore plus humain. En s'exprimant pleinement dans la simplicité d'une vie humaine, Dieu renouvelle sa confiance en l'humanité, il nous donne de croire en l'homme. Depuis lors, nous ne pouvons plus désespérer ni du monde ni de nous-mêmes.

En acceptant la mort violente sans répondre par la violence, Jésus a porté l'amour de Dieu là où il n'y avait que la haine. Sur la croix, il a refusé le fatalisme et la passivité. Jusqu'au bout il a aimé et, malgré le caractère absurde et incompréhensible de la souffrance, il a gardé confiance que Dieu est plus grand que le mal et que la mort n'aura pas le dernier mot. Paradoxalement sa souffrance sur la croix est devenue le signe de son amour infini.

Et Dieu l'a ressuscité. Le Christ n'appartient pas seule­ment au passé, il est là pour nous dans chaque aujourd'hui. Il nous communique l'Esprit Saint qui nous fait vivre de la vie de Dieu.

Le centre de notre foi, c'est le Ressuscité, présent au milieu de nous, qui a un lien personnel d'amour avec chacun. Regarder vers lui éveille un émerveillement et une compréhension plus profonde de notre existence.

Quand, dans la prière, nous regardons vers sa lumière, elle nous devient peu à peu intérieure. Le mystère du Christ devient le mystère de notre vie. Nos contradictions intérieures, nos peurs, ne se dissolvent peut-être pas. Mais, par l'Esprit Saint, le Christ pénètre ce qui nous inquiète de nous-mêmes, au point que les obscurités sont illuminées.

La prière nous conduit vers Dieu et vers le monde en même temps.

Comme Marie-Madeleine qui, au matin de Pâques, voit le Christ vivant, nous sommes appelés à partager cette bonne nouvelle avec d'autres.

La vocation de l'Église, c'est de rassembler dans la paix du Christ des femmes et des hommes et des enfants de toutes langues, de tous peuples, à travers le monde. Elle est le signe que l'Évangile dit vrai, elle est le Corps du Christ, tout animé par l'Esprit Saint. Elle rend présent le « Christ de communion ».

« Quand inlassablement l'Église écoute, guérit, réconcilie, elle devient ce qu'elle est au plus lumineux d'elle-même, une communion d'amour, de compassion, de consolation, limpide reflet du Christ ressuscité. Jamais distante, jamais sur la défensive, libérée des sévérités, elle peut rayonner l'humble confiance de la foi jusque dans nos cœurs humains. »

 

CHERCHER À ÊTRE « SEL DE LA TERRE »

 

Le Christ de communion n'est pas venu pour constituer les chrétiens en une société isolée et mise à part, il les envoie servir l'humanité comme ferment de confiance et de paix. Une communion visible entre chrétiens n'est pas un but en soi mais un signe dans l'humanité : « Vous êtes le sel de la terre. »

Par sa croix et sa résurrection le Christ a instauré une nouvelle solidarité entre tous les humains. En lui la fragmentation de l'humanité en groupes opposés est déjà dépassée, en lui tous constituent une seule famille. La réconciliation avec Dieu implique la réconciliation entre les hommes.

Mais si le sel perdait sa saveur. Nous devons reconnaître que nous les chrétiens, nous obscurcissons souvent ce message du Christ. En particulier, comment pouvons-nous rayonner la paix en restant divisés entre nous ?

Nous sommes à un moment de l'histoire où il s'agit de revivifier ce message d'amour et de paix. Ferons-nous tout pour qu'il soit libéré des malentendus et resplendisse dans sa simplicité première ?

Pourrons-nous, sans imposer quoi que ce soit, cheminer avec ceux qui ne partagent pas notre foi mais qui cherchent de tout leur cœur la vérité ?

Frère Aloïs

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 19:25

Taizé1

 

30 000 jeunes vont se rassembler à Berlin du 28 décembre au 1er janvier pour la 34ème étape du « pèlerinage de confiance » animée par la communauté de Taizé. Accueillis par les églises et les habitants de Berlin, les jeunes venus de toute l’Europe et aussi des autres continents vont chercher un élan vers une nouvelle solidarité. Les prières communes, des réflexions et échanges sur divers thèmes spirituels, sociaux, artistiques, politiques et économiques vont marquer cette rencontre qui se déroulera pour la première fois dans la capitale allemande.

A l’arrivée, les jeunes recevront une lettre de frère Alois, prieur de la Communauté de Taizé, intitulée « Vers une nouvelle solidarité » : « Si la solidarité humaine a toujours été nécessaire, elle a besoin d’être constamment renouvelée, rajeunie à travers de nouvelles expressions », écrit frère Alois dans cette lettre qui sera traduite dans plus de cinquante langues. Face aux ébranlements de l’économie mondiale, aux changements des équilibres géopolitiques, à l’accroissement des inégalités, le prieur de Taizé lance une question : « Serait-ce une raison de nous interroger davantage sur les options à prendre pour notre vie ? » Chaque matin, les jeunes vont se réunir dans les 160 paroisses d’accueil et partager avec les Berlinois qui les accueillent sur les différents thèmes de cette lettre de Taizé pour 2012 : confiance entre les humains, confiance en Dieu, le Christ de communion, chercher à être « sel de la terre ».

Pour les après-midi du 29 et du 30 décembre, le programme de la rencontre propose une liste d’une quinzaine de thèmes au choix. Dans un de ces carrefours, deux frères de la communauté parleront de la vie et de la vision de frère Roger, fondateur de Taizé (1915-2005). Dans un autre, les participants à la rencontre pourront rencontrer des témoins de l’époque du mur de Berlin et visiter le lieu avec des Berlinois. Découvrir un service de soutien aux réfugiés, visiter le « Bode Museum », écouter un concert ou échanger sur la place des jeunes dans la société d’aujourd’hui seront aussi des possibilités proposées. La phrase de Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) : « Devant Dieu et avec Dieu nous vivons sans Dieu » est le thème choisi pour un carrefour avec ceux qui voudront parler de la foi dans un monde où Dieu n’a apparemment plus de rôle à jouer.

L’après-midi du 31 décembre il y aura des rencontres par pays ou région d’origine. Ces rencontres, animées par des frères de Taizé, permettront de chercher comment continuer un « pèlerinage de confiance » de retour chez soi et comment avancer ensemble vers une nouvelle solidarité.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Praedicatho
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 17:57

 

yves-patenotre

S'il déclare ne plus mettre son nez rouge depuis qu'il est évêque, Monseigneur Yves Patenôtre (Archevêque de Sens et d’Auxerre et Evêque de la Mission de France) a gardé sa valise de clown. Un personnage qui le fait vibrer depuis l'enfance et dont il a longtemps revêtu l'habit, alors qu'il était prêtre. « Son clown » à lui, c'est l'auguste, le perturbateur qui déstabilise le « clown blanc » en faisant des pitreries et en le singeant.

J'ai commencé à m'intéresser au clown car il me permettait de ne pas être trop moi. Le clown est une sorte d'exutoire, c'est lui qui prend les coups... comme le Christ qui a pris sur lui la misère du monde et a dû mourir avec ce manteau rouge qu'on lui avait jeté. J'ai toujours été frappé par les Miserere de Rouault : on y voit des visages d'Arlequin et de Christ humilié. Sous l'un des Arlequins, un peu grave, un peut triste, il est écrit : « Qui ne se grime pas ?». On voudrait toujours être un autre, apparaître autre... pour échapper à soi, à la réalité.

Si le clown se grime, pourtant, ce n'est pas pour se cacher mais au contraire pour être homme et femme à la fois, représenter l'humanité dans son ensemble. Le clown n'est ni jeune premier ni vieillard, il est tous et autre en même temps. Il échappe aux cadres, il sera toujours insaisissable et imprévisible, poète... Quand j'entends un clown jouer du saxophone, j'ai les larmes aux yeux tant il donne des notes que l'on croirait tout droit sorties du coeur de l'homme.

J'aime les clowns car ils me font rejoindre le côté dérisoire de la vie, abracadabrantesque. Ils nous ramènent à l'humilité, l'humus, la terre, la mort. Quand on réussit à rire du dérisoire de la vie, on est sur le bon chemin ! Ce chemin d'humilité c'est celui du Christ qui nous met dans sa vérité. Ainsi, le clown est grave car il rejoint la gravité de notre finitude. Mais il la prend sur lui de manière un peu dérisoire et par le rire, il ouvre l'Espérance.

Par ailleurs, il n'est jamais  vulgaire. Il nous invite à redevenir des enfants comme Jésus laissait venir à lui les petits enfants. Le Mystère des portes du Royaume de Jésus est qu'elles s'ouvrent devant ceux qui ont gardé un coeur d'enfant. Le clown nous pousse dans nos retranchements, nous déstabilise comme la parole d'Evangile qui nous arrive dessus et nous interpelle en voulant nous rendre autre et meilleur. La force de la parole imprévisible qui est celle du clown et du Christ est qu'elle touche le coeur de l'homme. Quand le Christ arrivait, lui aussi ébranlait toutes les certitudes, il était souvent question et interrogeait sans cesse. Le Christ aussi avait de l'humour ! Au sens où l'humour c'est l'humilité mêlée à l'amour.

Le clown influence ma manière d'être prêtre. Je fais sérieusement ce que j'ai à faire mais sans me prendre au sérieux. Je crois que le clown nous ouvre au Christ car il nous permet de retrouver l'étonnement et la perméabilité du coeur.

Marie-Lucile Kubacki

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 10:04

le-hasard

 

Le prix 2012 de la Bande Dessinée Chrétienne d'Angoulême est décerné aux albums de la série :

 « LES INDICES PENSABLES » de Brunor :
Un Os dans Evolution T2
Le Hasard n'écrit pas de Messages T3

Parmi les 17 albums sélectionnés, le jury de la bande dessinée chrétienne d'Angoulême, réuni à la Conférence des Evêques de France à Paris le lundi 5 décembre 2011, sous la présidence du Père Michel Boullet, a choisi après trois tours de scrutin, de primer :
Un Os Dans Evolution et Le Hasard n'écrit pas de messages.

Le jury a apprécié le lien entre la foi et la raison. Brunor a ce talent de présenter des choses complexes en les rendant accessibles. Le message religieux est au cœur de toutes les évolutions, de toute la recherche scientifique. Les croyants y trouvent des lumières profondes pour leur foi.
Croire et être soucieux de la raison est un message de Benoit XVI.
Cet album appartient à cet art séquentiel propre à la bande dessinée : la continuité des images, et le dessin sont nécessaires à la compréhension de l'histoire.

Le Prix sera remis pendant le Festival le jeudi 26 janvier 2012 à 15h à l'église Saint-Martial d'Angoulême
 

 «Le Hasard n'écrit pas de messages», dernier album paru :

Bien sûr, le hasard joue un grand rôle dans l'histoire de l'Univers, mais les jeunes Tom et Marine se demandent si ce hasard aveugle, sourd et idiot, est capable de rendre compte, seul, de nouveautés imprévisibles, comme le commencement de l'Univers, de la vie, puis de la pensée.
Les lecteurs y croiseront l'histoire authentique de la découverte du Big Bang, le langage du message génétique et l'énigme de l'apparition de la pensée, en croisant Aristote, Parménide, et Darwin........ Une initiation vivante à l'Histoire de la pensée pour permettre à chacun de tirer ses propres conclusions en toute liberté et de mieux comprendre pourquoi l'on peut dire : « il n'existe aucune incompatibilité entre création et évolution » (Benoît XVI octobre 2008)


L'AUTEUR : BRUNOR
Scénariste et dessinateur depuis 25 ans, ancien rédacteur en chef des pages BD de Tintin Reporter,
Il a reçu le Prix International de la Bande dessinée Chrétienne au Festival d'Angoulême en 2005 et 2010. Bien connu des lecteurs de La Croix où il dessine depuis 12 ans, ses derniers titres ont été salués par l'Express et le Figaro Magazine, KTO, RCF, RND, RMC...

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 17:40

 

JMP

Jean-Marie Petitclerc, prêtre salésien et éducateur en banlieue parisienne. Né en 1953, il est entré à l’École polytechnique à 18 ans. Après un accident de sport, il découvre sa vocation de prêtre. Il rentre alors chez les salésiens. Devenu éducateur spécialisé, médiateur, il est actuellement directeur d’un Centre d’aide à des jeunes en difficultés.Cconjuguer avec eux « Amour et Foi » telle est sa mission. L’éducateur est un accompagnateur qui chemine auprès de l’enfant, lui permettant d’entrer dans l’âge adulte, lui permettant de devenir autonome. Il se réfère à ce verset d’évangile. « Celui qui accueille cet enfant en mon nom c’est moi qu’il accueille ».

Il est au Val. d’Argenteuil. Le Centre s’appelle le Centre de Valdocco. 500 jeunes sont rejoints dans leur milieu de vie : la famille, l’école, la rue, avec leurs équipes de soutien scolaire, et de formations professionnelles. Dans l’évangile, Jésus conclut la rencontre avec les enfants par ces trois verbes : bénir, embrasser, imposer les mains. Bénir, c’est dire du bien, c’est la valorisation – embrasser, c’est manifester de l’affection – imposer les mains, c’est sécuriser. Jean-Marie Petitclerc nous dit que les bébés du 21ème siècle ne naissent pas plus violents que ceux du 20ème. Il s’agit de gérer le conflit des jeunes. C’est l’éducation qu’ils doivent recevoir. Le Père Jean-Marie Petitclerc dit l’urgence de réinvestir une fonction éducative dans l’espace public. C’est la mission évangélique que se sont donnés les responsables de ce Centre pour les jeunes en difficulté. C’est la manière à lui, Jean-Marie, de témoigner de Dieu, de sa foi, en projetant sur tous ces jeunes, l’Amour de Dieu. On doit faire comprendre à l’enfant, qu’il doit respecter la loi. Conjugaison de l’Amour et de la loi. La prière de Jean-Marie est celle-ci : « Seigneur, donne-moi un peu de tes yeux, pour que je puisse regarder ce jeune, comme tu le regardes. » L’originalité de la démarche salésienne c’est que la relation avec les jeunes est une relation de fraternité et non de maître à disciple. La prière de Jean-Marie, pour conclure : « Dieu, Toi l’au-delà de tout, aucun mot ne t’exprime. Un jour Jésus a dévoilé ton nom à ses amis. Mais un jeune qui n’a jamais connu son père, pourra-t-il dire à Dieu " Père " . Notre mission n’est-elle pas d’être pour les jeunes porteurs de l’Amour de Dieu pour eux ? »

Monette Lécuyer, Diocèse de Chalons en Champagne

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 08:44

 

 

Dépêchons-nous de ralentir ! Tel est le mot d'ordre lancé par les jeunes du MRJC (Mouvement rural de jeunesse chrétienne), alors que s'ouvre aujourd'hui la Semaine européenne de la mobilité, jusqu'au 22 septembre. Dans le cadre d'une campagne de sensibilisation à la question de la mobilité, 2000 militants du mouvement ont organisé en juillet dernier un flashmob', qui a pris la forme d'une sieste géante. L'association dénonce ainsi les méfaits de la vitesse et de la productivité à tout prix, et formule des propositions.

Un nouveau modèle énergétique à construire
Il s'agit d'engager la réduction des besoins en énergie. Il n'est plus possible de fonder uniquement notre avenir énergétique sur le progrès technologique. Nos modes de vie ont abouti à de nombreux gaspillages ; nous avons l'obligation de les résorber. Si les énergies renouvelables locales sont dorénavant incontournables, il convient à chaque fois d'en mesurer les conséquences environnementales. Nous mettons ainsi en garde contre l'utilisation des terres arables destinée à la production des agrocarburants.

Relocaliser l'économie dans nos territoires
Les crises actuelles nous invitent à relocaliser et opter pour une économie de proximité. Sans nier les enjeux des échanges mondiaux, il s'agit de repenser l'activité humaine à une échelle locale. Enclencher ce mouvement, c'est une façon de se réapproprier l'économie. Aujourd'hui, une économie démocratique, éthique et locale reste à construire. Le principe d'égalité dans les politiques d'aménagement du territoire doit être réaffirmé. Les politiques d'aménagement du territoire privilégient trop souvent la vitesse et la rentabilité, au détriment de l'accessibilité et des services publics. Éducation, emploi et loisirs sont souvent conditionnés par la qualité de l'offre de transports. Changer notre rapport au temps nous permettra d'adapter nos rythmes de vie et nos exigences de nouvelles mobilités.

Le permis de conduire, sésame pour l'autonomie des jeunes en milieu rural
Nous devons améliorer l'accès au permis de conduire par des mesures très concrètes : une augmentation du nombre d'inspecteurs pour éviter l'engorgement à l'examen, l'instauration d'un prix variable en fonction du quotient familial pour réduire les inégalités, l'introduction du code de la route au sein du système scolaire dans les lycées. C'est un levier essentiel pour la promotion des usages alternatifs de la voiture, comme l'auto-stop et le covoiturage.

Il y a urgence à réintroduire de la lenteur et des repères là où règnent la vitesse et l'instabilité. C'est en changeant nos modes de déplacement et nos modes de consommation que nous pourrons construire une mobilité durable. Bougeons autrement !

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 10:41

coupe-du-monde-rugby-2011 

 

Originaire de Privas, Chef Lieu de l’Ardèche qui vient de fêter cette année les « 100 ans » de son club de Rugby, né dans une famille de rugbymen (un père capitaine de l’équipe première puis dirigeant, un frère qui a donné 23 ans de sa vie à ce sport) alors que vient de débuter la Coupe du monde en Nouvelle Zélande avec le premier succès de l’équipe de France, je vous confie cette réflexion de Gérard Ducrozet qui développe une « petite théologie du Rugby » que je trouve bien suggestive.

  

Les valeurs du rugby

 

Derrière une image de sport de contact, le rugby a des valeurs éducatives propres au bon développement de ceux qui le pratiquent...

J'ai deux passions: le rugby et Jésus-Christ.  Je trouve qu'il y a des valeurs évangéliques dans le rugby. Et je ne pense pas à la 3ème mi-temps même si, quand je lis les Evangiles, je vois que Jésus aimait la convivialité et la fête et qu'il n'a pas appelé les chrétiens à une vie triste et austère. Au risque de choquer je dirais même qu'il serait peut être plus à l'aise aujourd'hui devant la main courante d'un stade de rugby que dans le choeur de certaines églises. Mais que peut-il donc y avoir de commun entre les valeurs du rugby et la foi chrétienne ?

Humilité.

Une des valeurs fondamentales dans le jeu de rugby c'est l'humilité. Dès lors qu'un joueur oublie cette vertu il met son équipe en danger. Je trouve qu'un entraîneur de rugby pourrait avantageusement s'appuyer sur l'exemple de Jésus pour montrer à son équipe ce qu'est la véritable humilité. Lui, le Fils de Dieu n'a pas hésité à quitter sa gloire céleste pour venir sur la terre se mettre au service des hommes.

Imaginez l'unité et la cohésion d'une équipe de rugby où chacun des joueurs mettant en oubli son intérêt personnel et sa propre gloire serait habité par cet état d'esprit du Christ-Serviteur. "Que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au dessus de vous-mêmes" dit la Bible. On pourrait afficher ce verset dans les vestiaires pour un sport qui ne peut se vivre que par l'entraide et la solidarité. "Jouez l'un pour l'autre", "penser à faire jouer les autres", "aller à la corne pour libérer des espaces", "soyez disponibles au soutien de vos équipiers "... C'est l'âme du rugby et c'est le caractère de Jésus-Christ.

Le rugby est une formidable école de vie et de socialisation et ceux qui le pratiquent ne se rendent pas compte qu'il véhicule les valeurs d'humilité et de solidarité que Jésus veut pour notre monde et qu'il a lui-même portées jusqu'à la perfection.

Diversité et complémentarité

Ce que je trouve aussi admirable dans le rugby c'est la diversité des compétences et des talents qu'il fédère sur un terrain, plus qu'aucun autre sport me semble-t-il. L'efficacité dans la diversité. La force dans la différence et la complémentarité. Une place pour chacun: les petits et les grands, les trapus et les longilignes, les adroits et les forts, les rapides et les endurants... Chacun à son niveau peut trouver sa place et chacun en développant ses compétences spécifiques sera utile à tous.

C'est une belle image de ce que Jésus voudrait réaliser dans notre monde. Donner une valeur et une place à chaque personne et que chacun se sente utile et nécessaire aux autres. Une des images que la Bible donne de l'Eglise que Jésus-Christ souhaite construire est celle du corps humain dans lequel chaque organe a sa fonction et si l'un d'eux est défaillant c'est le corps tout entier qui souffre. Comme dans une équipe de rugby.

Dans la pensée de Dieu la diversité est source d'unité et l'engagement collectif tire sa force de la complémentarité des individus. Dans une société trop marquée par l'intolérance, l’individualisme et qui tend à uniformiser les modèles et les standards, le rugby illustre, sans le savoir, le modèle évangélique d'un engagement collectif fondé sur le respect des différences et la complémentarité.

......

 

Finalement, en regardant ces hommes un peu "fous" courir après ce ballon aux rebonds si capricieux, je me dis que ce sport, quand il est joué dans le respect des règles et de l'adversaire, est une formidable école de la vie pour apprendre l'humilité, l'entraide, le respect de l'autre, le don de soi... Autant de valeurs fondamentales de la foi chrétienne. Mais aussi belles et nobles que soient les valeurs d'un sport, ce sont toujours les hommes qui leur donnent vie et sens sur le terrain. Il en est de même de la foi chrétienne. Elle doit s'incarner dans le quotidien de la vie et le croyant est invité à suivre Jésus-Christ, qui a incarné toutes ces valeurs à la perfection dans son amour inconditionnel pour nous.

 

Gérard Ducrozet

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Refaire le Monde
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 20:29

rentrée 

 

Il y a bien longtemps que les moissons sont terminées et que les greniers sont remplis.

Cette année même les vendanges ont été précoces

Le vin promet d’être un excellent cru.

Les pommiers croulent sous le poids des pommes.

Les noisetiers donnent à profusion et la cueillette des champignons s’annonce abondante.

Lundi 5 septembre les écoliers retrouveront leurs maîtresses, les lycéens leurs livres et les collégiens leurs cahiers.

Il y a de la nostalgie en cette période : les jours déclinent et la douceur du moment  ne fait pas oublier qu’une nouvelle saison arrive à grands pas : De quoi aurons-nous besoin pour tenir bon dans les nuits et le froid de l’hiver ? Comment faire pour accepter le temps qui passe…si vite et inexorablement ?

En cette Rentrée 2011 je vous invite à relire avec nos écoliers la première des Fables de Jean de La Fontaine. Chacun d’entre nous se reconnaîtra : ou bien cigale ou bien fourmi !

La cigale aime jouer, chanter, danser… elle fait comme les oiseaux ou comme les lys des champs de l’Evangile… Elle ne se soucie pas du lendemain ! Elle vit « au présent » !

La fourmi est besogneuse ! Elle travaille et accumule des provisions pour l’hiver, elle fait des économies ! Elle agit, prévoyante, en bon père de famille pour pouvoir faire face au aléas de la vie et aux frimas. Mais, peut-être, en oublie t’elle de vivre, tout simplement !

La « morale » de cette fable serait-elle si évidente et si immédiate… en donnant trop vite raison à la fourmi contre la cigale qui, elle, serait « volage » ?

A la lecture de l’Evangile, je ne le crois pas !

Pour plusieurs poètes la fourmi représente la Raison et la cigale la Foi. Ces deux piliers de l’existence humaine sont indispensables l’un à l’autre. (comme Marthe et Marie dans l’Evangile de Luc 10/38-42).

« Agis comme si tout dépendait de toi, et Prie comme si tout dépendait de Dieu » écrivait Ignace de Loyola.

Les premiers mots de l’encyclique « Foi et Raison » du pape Jean-Paul II, encyclique du 14 septembre 1998, l’expriment si bien : «  La Foi et la Raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité ».

En retournant à nos études ou à notre travail en cette rentrée 2011 recevons cette double invitation :

 -    Réfléchir, Etudier, Travailler, Grandir….

ET

-     Respirer, Prier, Chanter, Danser, s’Emerveiller…

 

Le bonheur consiste à ne rien manquer… suivre en même temps la cigale et la fourmi, Marthe et Marie…

Bonne rentrée à tous !

Avec mon amitié

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 18:23

«L’interreligieux est l’un des premiers défis de votre génération»

 

coexister

Dans l’église Notre-Dame de la Fuentes, des Rwandais, des Congolais et des Français de tous horizons, métropole et outre-mer, ont écouté Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, leur parler des racines de la foi. Au milieu, la vingtaine de jeunes du groupe Coexister étaient présents. A la fin, les jeunes organisateurs, venus avec la paroisse parisienne Saint-Léon, ont récolté les questions des pèlerins. Beaucoup portaient sur l’interreligieux. Morceaux choisis des réponses de Mgr Pontier.

« Pour l’Eglise catholique, le dialogue avec les autres religions est sûrement le plus grand défi à relever pour votre génération. Depuis quelques temps et lors des décennies à venir, nous aurons à traverser de manière juste la proximité avec les juifs et les musulmans. C’est un travail complexe. Le concile Vatican II a abordé le sujet dans les années 1960 et le texte Nostra Aetate pose des bases qui n’ont rien perdu de leur actualité.

Pour nous chrétiens, la personne du Christ est le salut de tous. Le chemin qui conduit à Dieu passe par ce moment où l’Eternel se fait homme. Pour autant, la manière dont le Christ lui-même s’est situé avec les croyants de son temps nous montre que ceux qui ne sont pas chrétiens peuvent croire en Dieu. Jésus lui-même loue les païens dans l’évangile de Matthieu : « Je n'ai pas trouvé une plus grande foi en tout Israël » (Mt, 8 : 10).

‘Si Dieu est unique, pourquoi tant de différence dans la manière de vivre sa religion monothéiste ?’ me demandez-vous. Chers amis, c’est ce que je lui demanderais quand j’arriverai là-haut. Quel mystère ! Ce que je sais c’est que l’existence des juifs et des musulmans nous maintient dans l’humilité. D’ailleurs de grands saints ont été bousculés par des figures de ces religions.

(…) Dans le dialogue interreligieux, je pense qu’il y a des choses importantes à avoir en tête. On ne peut pas chercher à être de tous les dialogues, à tous les niveaux. Car il y a plusieurs niveaux. Il y a celui de l’amitié qui se traduit par une relation personnelle, ou par petits groupes. On échange alors sur sa façon de vivre sa foi, comment tu pries, que veux-tu dire en utilisant ce mot.

Ensuite, il y l’action. Faire des choses ensemble permet de souder des relations. Par exemple, nous avons le projet, l’an prochain, de proposer à un groupe de jeunes chrétiens, juifs et musulmans de faire un voyage en Israël et en Palestine. Je ne dis pas pèlerinage car il peut avoir un autre sens pour nos frères juifs et musulmans. Ceci est un parfait exemple qu’il faut faire attention à chaque mot, ils sont souvent piégés.

Pour finir, il y a le niveau théologique. Là, cela nous dépasse [NDLR : il s'adresse à des jeunes chrétiens de moins de 30 ans]. A travers des colloques, des rencontres internationales, de grandes écoles théologiques des trois religions se retrouvent régulièrement. Le dialogue est compliqué mais il est nécessaire. Nous pouvons, pour le mener, nous appuyer sur Dieu car notre Dieu est un Dieu venu dialoguer avec l’humanité. »

Sophie Lebrun

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L’association « Coexister » a participé aux JMJ

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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