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pays du monde

Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 11:50

CAN-2012 

 

Depuis le samedi 21 janvier, et jusqu’au 12 février prochain où la Côte d'Ivoire et la Zambie joueront la finale, le Gabon et la Guinée équatoriale abritent la 28ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). La plus importante compétition internationale de football en Afrique. L’Église du Gabon a choisi de placer cet évènement sportif sous la protection de Dieu. Elle a ainsi délivré une exhortation dans laquelle elle invite à vivre la compétition comme une occasion de rencontre et de dialogue. Mgr Patrick Nguéma Edou, vicaire général de l’Archidiocèse de Libreville, au Gabon, a présenté cette exhortation qui souligne l’importance du sport. Il rappelle quels peuvent en être les bienfaits :

« Au cours de cette célébration interreligieuse nous nous unissons, comme un chœur grandiose, pour exprimer à travers la prière, le chant, le mouvement, un hymne de louange et d'action de grâce au Seigneur. C'est l'occasion propice pour rendre grâce à Dieu pour le don du sport, dans lequel l'homme exerce le corps, l'intelligence, la volonté, en reconnaissant dans ces capacités tout autant de dons de son Créateur.

Le sport revêt aujourd'hui une grande importance, car il peut favoriser chez les jeunes l'affirmation de valeurs importantes telles que la loyauté, la persévérance, l'amitié, le partage, la solidarité, la fraternité.
Ce sont là des défis que notre Société à le devoir de relever. Car notre Vivre ensemble en a besoin.
Le sport s'est diffusé dans tous les lieux du monde, dépassant la diversité de cultures et de nations.

La responsabilité des sportifs dans le monde est grande en ce qui concerne la dimension planétaire prise par cette activité. Nous sommes appelés à faire du sport une occasion de rencontre et de dialogue, au-delà de toute barrière de langue, de race, de culture, de religion. En effet, le sport peut apporter une contribution valable à l'entente pacifique entre les peuples et contribuer à l'affirmation dans le monde de la nouvelle civilisation de l'amour.

En accueillant ce grand rendez vous de la CAN, nous sommes invités, tous et chacun, à un sérieux chemin de réflexion et de conversion.

Le monde du sport peut-il s'abstenir de ce providentiel dynamisme spirituel? Non! Au contraire, l'importance que le sport revêt aujourd'hui invite précisément ceux qui y participent à saisir cette opportunité pour effectuer un examen de conscience. Il est important de remarquer et de promouvoir les nombreux aspects positifs du sport, mais il faut également se rendre compte des situations illicites auxquelles il peut conduire.

Les potentialités éducatives et spirituelles du sport doivent conduire les croyants et les hommes de bonne volonté à s'unir de façon ferme pour combattre tout aspect déviant qui pourrait s'y insérer, reconnaissant par là un phénomène contraire au plein développement de la personne et à sa joie de vivre. Tous les soins sont nécessaires pour protéger le corps humain de tout atteinte portée à son intégrité, de toute exploitation, de toute idolâtrie.
[…]

 Nous sommes donc invités à quitter nos peurs, nos peurs de l’autre qui se manifeste dans le racisme, le tribalisme, la xénophobie et toutes autres formes d’exclusion. Cette même peur est bien source de violence, et donc ne peut que être une menace pour un meilleur vivre ensemble.

Par ce rendez vous de la CAN, nous avons à construire notre vivre ensemble est à travers de nouveaux espaces de socialisation. Ceux-ci doivent être des lieux privilégiés par lesquels nous pouvons transmettre une réelle capacité de comprendre et d’accepter la diversité. Une occasion de découvrir et d’apprécier, d’acquérir et de développer une manière d’être et de raisonner qui favoriseront une civilisation de l’amour ou l’homme n’est pas un loup pour l’homme, mais ou Dieu est une bénédiction pour tous.

Célébrons par la CAN la fête de la rencontre et devenons des Semeurs de la paix et de l’amour dans un monde fraternel. »

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 13:49

 

Bible-de-gutenberg-

Bible de Gutenberg

 

Né vers 1394 à Mayence (Allemagne) - mort le 3 février 1468 à Mayence (Allemagne)

Graveur sur bois à Mayence et Strasbourg, Gutenberg (en allemand : Johannes Gensfleisch) a perfectionné un vieux procédé de gravure à base de caractères mobiles en plomb et ainsi inventé l’imprimerie. Celle-ci a mis la lecture à la portée de tous en abaissant considérablement le coût de fabrication des livres… Avec l'imprimerie, les hommes ont aussi découvert l'utilité de mécaniser le travail manuel !

Au début du Moyen Âge, les livres étaient recopiés un à un dans des monastères spécialisés comme on en voit dans le film de Jean-Jacques Annaud, Le nom de la Rose. À partir des années 1200, les monastères ont abandonné cette activité à des ateliers laïcs installés près des universités. À la fin du Moyen Âge, la copie de manuscrits n'est plus en état de satisfaire les besoins de lecture et d'apprentissage d'un nombre croissant d'étudiants et d'érudits. L'invention de Gutenberg vient à point. Elle fait l’effet d’une révolution... Tirée à quelques dizaines d'exemplaires en 1455, la première Bible imprimée par Gutenberg recueille un succès immédiat. Et dès avant 1500, quinze à vingt millions de livres ont déjà pu être imprimés en Europe !

Avec les livres imprimés se répandent l'instruction et plus encore l'esprit critique. C'est ainsi qu'un demi-siècle après l'invention de l'imprimerie se produit la première grande fracture intellectuelle dans la chrétienté occidentale avec la Réforme de Martin Luther et l'émergence du protestantisme.

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 06:10

dragon5

 

Plus d'un milliard d'Asiatiques fêtaient lundi à coups de pétards et en famille l'entrée dans l'année du Dragon, en espérant profiter de son influence bénéfique, notamment sur le plan professionnel.
De la Malaisie à la Corée du Sud, des millions de gens ont parcouru d'énormes distances pour se réunir avec leurs proches pour ce nouvel an lunaire, la fête la plus importante du calendrier pour un grand nombre en Asie.


Ils ont pris part aux traditionnels banquets familiaux, assisté aux danses du lion, distribué cadeaux aux enfants et souhaité bonne chance aux aînés.
Alors que minuit sonnait à Pékin, le ciel de la capitale chinoise s'est illuminé de milliers de fusées, dans un concert étourdissant de pétards censés éloigner les mauvais esprits. Une fête qui s'est répétée ainsi à travers tout le pays.
Les niveaux de pollution atmosphérique dans la mégalopole, un sujet de préoccupation croissant, ont bondi dans les premières heures de lundi matin en raison des particules des feux d'artifice, avant de retomber, ont montré des statistiques officielles.
Aux Philippines, les noceurs pouvaient lundi faire la grasse matinée, le nouvel an lunaire étant devenu pour la première fois férié, grâce à une réforme qui a été vilipendée par des membres de la communauté des affaires.
L'année du Dragon, qui a suivi celle du Lapin, est considérée dans le zodiaque chinois comme la plus propice pour s'enrichir et se réaliser sur le plan personnel. De nombreux couples essaieront de mettre au monde un enfant sous ce signe très favorable.
Ainsi en Chine, une hausse de 5% des accouchements est prévue en 2012, selon l'agence de presse Chine nouvelle. Le même phénomène est attendu à Hong Kong, Taïwan et Singapour.
Dans la cité-Etat, le Premier ministre Lee Hsien Loong a même appelé les habitants à profiter de l'année du Dragon pour relancer le taux de natalité obstinément bas. Ceci dans une tentative de réduire la forte dépendance du gouvernement aux travailleurs étrangers.
"Je souhaite ardemment que cette année soit une importante année pour les bébés dragons. Cela est crucial pour préserver le coeur singapourien de notre société", a-t-il dit dans ses voeux de nouvel an.
Ailleurs sur le continent, de grandes villes modernes se sont vidées de leurs résidents, qui ont pris le chemin des temples, des pagodes et des berceaux familiaux à la campagne.
Par exemple les autoroutes de Malaisie, où un quart de la population est d'origine chinoise, ont été saturées durant tout le week-end, alors que la capitale Kuala Lumpur était presque déserte.
En Corée du Sud, plus de la moitié de la population a aussi pris la route pour ces congés du nouvel an lunaire. Mais les commerces de la capitale, Séoul, ont été pris d'assaut par des milliers de touristes chinois, qui profitaient de leurs rares vacances.
"J'ai l'impresssion de marcher dans la rue en Chine. Il y a tellement de Chinois", a confié à l'AFP Park Eun-Yong, un étudiant sud-coréen.
Les visiteurs chinois ont aussi afflué à Tokyo. Dans le grand magasin Mitsukoshi, l'un des plus prestigieux du Japon, des interprètes étaient à pied d'oeuvre pour aider la clientèle, tandis que des annonces en mandarin étaient diffusées dans les étages.

 

Mohd Rasfan

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Refaire le Monde
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 06:22

  Costa Concordia

 

Le rôle des aumôniers de croisière

 

ROME, mercredi 18 janvier 2012 (ZENIT.org) – Les bateaux de croisières qui sillonnent la Méditerranée, sont montrés, dans les publicités, comme de grands centres ludiques. Et sous certains côtés, ils le sont. En attendant, avec le naufrage du Navire Costa Concordia, beaucoup ont appris que ces « villes flottantes » ont aussi un aumônier à bord.
Le P. Raffaele Malena, était l’aumônier du bateau. Il était sur le bateau au moment du drame et porté secours aux naufragés, avec l’aide de l’abbé Lorenzo Pasquotti, curé de la paroisse de l’Ile du Giglio, sur la côte ouest de l’Italie, en face de laquelle est arrivé l’accident, et celle du P. Giacomo Martino, directeur de la Pastorale de la mer au sien de l’Eglise italienne, qui coordonnait l’assistance au sol.
Selon un bilan encore provisoire, le bilan officiel du naufrage s'est aggravé pour atteindre mardi 11 morts et 24 disparus. L'opération de sauvetage continue.
Interrogé par Radio Vatican, l’aumônier de bord, a raconté comment s’étaient passé les faits, accident et évacuation, décrivant le climat de panique qui s’est emparé des passagers et tous les moyens mis en œuvre par les membres de l’équipage qui, contrairement aux rumeurs « ont tout fait pour leur porter secours », dit-il.
L’aumônier, qui a lui-même aidé les passagers à affronter ces durs moments, a qualifié son intervention de « normale », un aumônier étant appelé, a-t-il dit, à « aller là où il est appelé pour apporter courage et réconfort ».
Il a tenu à remercier le curé du Giglio, le P. Lorenzo Pasquotti, qui a immédiatement ouvert les portes de son église pour accueillir les rescapés.
Sur le rôle d’un aumônier dans une croisière, ZENIT a interrogé le P. Giacomo Martino, directeur du bureau chargé de la pastorale du personnel naviguant au sein de la Conférence épiscopale italienne:

Le rôle d’un aumônier à bord
« A bord, l’aumônier fait l’homme de Dieu », a répondu le P. Giacomo, et « sans faire de différence entre les passagers et l’équipage, même si sa tâche principale concerne le secteur de l’équipage ».
Et ces travailleurs, précise-t-il, « comptent sur la présence d’un aumônier, même s’ils proviennent d’autres confessions religieuses ». En période de Ramadan, par exemple, souligne-t-il, « il arrive que l’on me demande de faire la prière finale ».
Car les personnes de l’équipage, poursuit-il, sont des personnes de différentes nationalités, donc de religions différentes, qui apportent chacune leurs propres compétences professionnelles ».
« Ce qui me plaît chez ces personnes, a-t-il dit, c’est leur manière naturelle d’entrer en relation avec Dieu » qui vient de ce « qu’ils vivent la dimension religieuse comme n’importe quelle autre activité.
 « Ils ont en eux une culture religieuse et une profonde connaissance des différences », a expliqué le P. Giacomo. « Ils savent que je suis un prêtre catholique. Et grâce à cette conscience qu’ils ont de la différence, leur union est parfaite. Il n’y a ni confusion, ni l’idée d’une foi qui serait un mélange de tout. Non, pas ici. »
« Qui est à bord, est presque obligé de souligner ce qui unit et non ce qui divise » a conclu le P. Giacomo en comparant cette attitude à celle que l’on a quand on regarde la mer de la terre ferme : « On pense que la mer nous divise, alors que le marin qui est sur le bateau dit au contraire : non la mer nous unit ».


Messages de l'équipage
Le directeur du Bureau pour la pastorale du personnel navigant a communiqué à ZENIT certains messages reçus des membres de l’équipage après la tragédie.
Un de ces messages dit: « Ciao don Giacomo. Tu sais à quoi je pense quand j’entends les nouvelles ? On dit du mal de l’équipage, que tous les autres ont été braves et bons… que notre équipage devient un bouc émissaire. J’espère que quelqu’un de la compagnie prendra la défense des membres de l’équipage. Nous allons mal. Tous… car nous entendons des accusations contre l’équipage et seulement ça. J’ai lu un article sur un journal (…): Les gens cassaient les armoires en verre pour voler les bouées de sauvetage ? Mais enfin… depuis quand on tient des bouées de sauvetage dans les vitrines en verre des couloirs? Crois-moi, tous dans l’équipage se sentent mal. Nous avons, nous avons perdu quelqu’un, nos amis aussi souffrent et on ne les trouve pas. Quelqu’un prendra-t-il notre défense ? Excuse mon défoulement…. Ciao ».
Un autre message d’un camarade de mission dit : « Chers confrères. Nous vivons des moments de grande peine pour ce qui est arrivé au Concordia, un navire que je porte dans mon cœur, car il est pour moi le premier amour, ayant fait déjà fait 8 mois à bord, entre mars et novembre 2011. Savoir qu’il y a maintenant des victimes et d’autres personnes disparues est une grande souffrance pour nous, nous souffrons de cette situation! (…) Nous constatons une grande attention des membres de l’équipage à notre égard, on le remarque vraiment. Nous voyons bien que les gars sont troublés, on voit bien leur inquiétude et leur souffrance, c’est pourquoi nous devons être les premiers à être forts et ensuite être proches de leur situation de désorientation actuelle. Que le Seigneur nous donne la force pour exercer notre délicate mission d’aumôniers de bord et de la vivre de la meilleure des façons (…). Je tiens à rappeler un passage de l’Evangile d’Emmaüs qui, en quelque sorte, explique notre état à bord des navires: ‘Jésus s’approcha des deux disciples et marcha à leurs côtés!’. Je vous salue et vous dis merci pour tout, que le seigneur nous bénisse ».

Propos recueillis par H. Sergio Mora
Traduction de l’italien par Isabelle Cousturié

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 20:15

Peu de choses ont changé en deux ans. Nombreux sont ceux qui vivent dans des camps de fortune sans travail, sans ressources dans des villes en ruines et dans des conditions d'hygiène invraisemblables ! Pourtant des associations et des Haïtiens se mobilisent et la vie, l'espoir gagnent peu à peu. Voici le témoignage de Caritas et du secours Catholique sur place :

 


Haïti 2 par DChautard

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 15:09

En période de crise économique, de chômage et de dette comment retrouver l’espoir ? Un espoir qui ne soit pas illusions ou chimères ?

D’autres peuples ont éprouvé cette réalité avant nous. Je vous propose de nous laisser guider par leur sagesse et leur humour ! Ils nous éviteront bien des déboires !

 


Belle et Heureuse Année 2012 par DChautard

 

 

(mettez le son et la vidéo ci dessus en plein écran)

 

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 16:24

 Guantanamo-Prisonnier-1-5

 

Benoît XVI a rendu visite ce dimanche matin, 18 décembre, aux prisonniers de la prison romaine de Rebibbia, en l’église dédiée au Père céleste. Le pape a lancé un appel contre la surpopulation des prisons, et pour des peines alternatives à la réclusion ou de réclusion différente. Le pape a dit à tous sa proximité.

Le nombre des prisons est de 206 en Italie. Le nombre des places de 40 000 et le nombre des prisonniers est d'environ 68.000.

Voici la traduction de nombreux extraits du discours de Benoît XVI en italien. Le pape a ensuite répondu d’abondance du cœur aux questions de plusieurs détenus.

Chers frères et sœurs,

C’est avec une grande joie et une grande émotion que je suis ce matin au milieu de vous pour une visite bien à sa place à quelques jours de la célébration de la Nativité du Seigneur. ...

« J’étais en prison et vous êtes venus me visiter » (Mt 25, 36). Les paroles du jugement final, rapporté par l’évangéliste Matthieu, expriment pleinement le sens de ma visite d’aujourd’hui au milieu de vous. Partout où il y a un affamé, un étranger, un malade, un prisonnier, là il y a le Christ lui-même qui attend notre visite et notre aide. C’est la raison principale qui fait que je suis heureux d’être ici pour prier, dialoguer et écouter. L’Eglise a toujours reconnu, parmi les œuvres de miséricorde corporelle la visite aux prisonniers (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, 2447). Et celle-ci, pour être complète, requiert la pleine capacité d’accueillir le détenu, « en lui faisant de la place dans notre temps, nos maisons, nos amitiés, nos lois, nos villes (cf. CEI, Evangélisation et témoignage de la charité, 39). Je voudrais en effet pouvoir me mettre à l’écoute des histoires personnelles de chacun, or cela ne m’est pas possible ; mais je suis venu vous dire simplement que Dieu vous aime d’un amour infini. Le Fils de Dieu lui-même, le Seigneur Jésus, a fait l’expérience de la prison, il a été soumis à un jugement devant un tribunal, et il a subi la condamnation la plus féroce, à la peine capitale.
.....
Chers frères et sœurs, la justice humaine et la justice divine sont très différentes. Certes, les hommes ne sont pas en mesure de mettre en application la justice divine, mais ils doivent au moins regarder vers elle, chercher à accueillir l’esprit profond qui l’anime, afin qu’elle éclaire aussi la justice humaine, pour éviter – comme il arrive hélas souvent – que le détenu ne soit exclu. En effet, Dieu est celui qui proclame la justice avec force, mais qui, en même temps, soigne les blessures avec le baume de la miséricorde.

La parabole de l’évangile de Matthieu (20, 1-16) sur les travailleurs appelés pour la journée [à travailler] dans la vigne, nous fait comprendre en quoi consiste cette différence entre la justice humaine et la justice divine, parce qu’elle rend explicites les rapports délicats entre justice et miséricorde. La parabole décrit un agriculteur qui embauche des ouvriers dans sa vigne. Mais il le fait à différentes heures du jour, si bien que l’un travaille toute la journée et l’autre seulement une heure. Au moment de la remise du salaire, le patron suscite la stupeur et fait naître une discussion entre les ouvriers. La question porte sur la générosité – considérée comme une injustice – du propriétaire de la vigne qui décide de donner la même paye aux travailleurs du matin et aux derniers travailleurs de l’après-midi. Dans une optique humaine, cette décision est une injustice authentique, dans l’optique de Dieu, c’est un acte de bonté, parce que la justice divine donne à chacun ce qui lui revient, et comprend, en outre, la miséricorde et le pardon.

Justice et miséricorde, piliers de la doctrine sociale de l’Eglise, ne sont deux réalités différentes que pour nous les hommes qui distinguons attentivement un acte juste d’un acte d’amour. Pour nous, est « juste » « ce qui est dû à l’autre », alors qu’est « miséricordieux » « ce qui est donné par bonté ». Mais pour Dieu il n’en est pas ainsi : en Lui, la justice et la charité coïncident ; il n’y a pas d’action juste qui ne soit aussi un acte de miséricorde et de pardon et, en même temps, il n’y a pas d’action miséricordieuse qui ne soit parfaitement juste.

Comme la logique de Dieu est loin de la nôtre ! Comme sa façon d’agir est différente de la nôtre ! Le Seigneur nous invite à saisir et à observer le vrai esprit de la loi, pour en donner le plein accomplissement dans l’amour, pour qui se trouve dans le besoin. « La plénitude de la loi, c’est l’amour », écrit saint Paul (Rm 13,10): notre justice sera d’autant plus parfaite qu’elle sera plus animée par l’amour de Dieu et des frères.

...
Je sais que la surpopulation et la dégradation des prisons peuvent rendre la réclusion encore plus amère : différentes lettres de détenus qui soulignent cela me sont parvenues. Il est important que les institutions promeuvent une analyse attentive de la situation carcérale aujourd’hui, vérifient les structures, les moyens, le personnel, de façon à ce que les détenus ne purgent pas une « double » peine ; et il est important de promouvoir un développement du système carcéral qui, tout en respectant la justice, soit toujours plus adéquat aux exigences de la personne humaine, avec le recours aussi à des peines qui ne soient pas de réclusion, ou à des modalités différentes de réclusion.
...
Je voudrais terminer en vous disant que l’Eglise soutient et encourage tout effort visant à garantir à tous une vie digne. Soyez sûrs que je suis proche de chacun de vous, de vos familles, de vos enfants, de vos jeunes, de vos personnes âgées, et je porte tous dans mon cœur devant Dieu. Que le Seigneur vous bénisse ainsi que votre avenir !


© Copyright du texte original italien : Libreria Editrice Vaticana
Traduction française de Zenit (Anita S. Bourdin)

 

www.zenit.org

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 11:24

RDC-copie-1

 

Le Cardinal MONSENGWO de Kinshasa a fait une déclaration très courageuse sur les résultats controversés des élections présidentielles en République Démocratique du Congo :

 

« Mesdames et Messieurs de la Presse,

1. Dimanche 4 décembre 2011, la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) dans une conférence de presse et moi-même à l'Eglise Sainte Anne avons dans un appel demandé à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) que soit proclamée impérativement la vérité des urnes.

2. A cet effet, comme souhaité par le peuple, la CENCO a publié les conclusions de son observation et de plusieurs observateurs nationaux et internationaux. Toutes ces observations posent sérieusement une question de crédibilité de cette élection, comme vient de l'attester le rapport du centre Carter.

3. A l'analyse des résultats rendus publics par la CENI ce vendredi 9 décembre 2011, il y a lieu réellement de conclure que ces résultats ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice. Comment, par exemple, comprendre que le 6 décembre, Monsieur TSHISEKEDI qui avait 5.927.728 voix sur 17.329. 137 suffrages exprimés, ait le 9 décembre 5.863.745 voix sur 18.144.154 suffrages ? Il perd par conséquent 64.000 voix alors qu'on venait d'ajouter 34.000 bureaux ...

4. Mais puisque les résultats sont provisoires et doivent être confirmés par la Cour suprême de justice, nous demandons aux contestataires d'interjeter appel, de recourir aux voies de droit et de ne pas se livrer à la violence. Dix-huit morts pour des élections, c'est trop !

5. Dans ce cadre, l'Eglise est moralement tenue à offrir son aide à la justice pour établir la vérité des urnes là où ont été ses observateurs. Que la Cour suprême se sente donc en conscience interpellée par le peuple Congolais tout entier. »

Fait à Kinshasa, le 12 décembre 2011
+ L.Card. MONSENGWO PASINYA
Archevêque métropolitain de Kinshasa

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Praedicatho
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 11:53


Fête des lumières 2011 par ville-de-lyon

 

La Fête des lumières de Lyon est une manifestation populaire qui se déroule dans toute la ville le soir du 8 décembre. A cette occasion, la ville de Lyon s’illumine pour plusieurs jours tandis que des festivités sont organisées dans les différents quartiers.

 
L’histoire de la Fête des lumières de Lyon est intiment liée à l’histoire religieuse lyonnaise.
Depuis le Moyen Âge, la ville de Lyon vénère la Vierge Marie, mais c’est plus précisément en 1643, lors d’une épidémie de peste, que la cité lyonnaise s'est placée sous la protection de la Vierge.

Les notables, les échevins de Lyon et le prévôt des marchands firent alors vœu de rendre hommage à la Vierge chaque année, si la peste cessait.
Depuis, un cortège solennel se rend chaque année à la basilique Notre-Dame de Fourvière depuis la Cathédrale Saint-Jean, le 8 septembre jour de consécration de la ville à la Vierge.

En 1852, une statue de la Vierge Marie érigée sur la chapelle de la colline de Fourvière devait être inaugurée le 8 septembre, mais une crue de la Saône empêcha que la cérémonie ait lieu.
L'inauguration fut reportée à la date du 8 décembre, le jour de la fête de l'Immaculée Conception.
C’est à cette occasion que la population lyonnaise, d'un geste spontané, illumina pour la première fois ses fenêtres le soir du 8 décembre : la Fête des lumières était née !
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 05:58
« Le canari ne porte que ses ailes, mais ses ailes le portent. »

de Wole Soyinka

Quelques images pour nous dire la beauté du monde avec un brin d'humour ...


Les oiseaux par DChautard

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Passeurs d'espoirs
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