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Samedi 15 juin 2013 6 15 /06 /Juin /2013 22:19

    nuit-2-c1294

 

L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) organise dans la nuit du 22 au 23 juin la Nuit des Veilleurs. Plus de 250 rassemblements sont prévus dans toute la France afin de soutenir par la prière dix victimes de tortures, à l’occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le 26 juin.

L’ACAT propose à tous les chrétiens à travers le monde de porter par la prière dix victimes de tortures et d’envoyer des messages de soutien aux familles et avocats de plusieurs d’entre eux, seuls ou lors d’événements locaux. En Chine, en Erythrée, en Guinée, au Mexique, au Bahreïn, au Maroc, en Biélorussie et au Vietnam, ces personnes ont été battues, torturées et emprisonnées pour leur engagement en faveur des droits de l’homme, leur engagement politique, pour avoir protégé les plus pauvres, ou pour le choix de leur orientation sexuelle.

Gao Zhisheng, avocat chinois converti au christianisme, a été condamné à trois ans de prison en décembre 2011, détenu illégalement à plusieurs reprises et torturé par les autorités chinoises en raison de son travail de défense des minorités religieuses et ethniques.

Naama Asfari, défenseur des droits de l’Homme et militant pour l’autodétermination du Sahara occidental, a été condamné à 30 ans d’emprisonnement le 16 février 2013, à la suite d’un procès marqué par la prise en compte d’aveux arrachés sous la torture.

Selon François Picart, président de l’ACAT, « Cette nouvelle édition est l’occasion de souligner la vocation originelle des veilleurs : se mobiliser par la prière en solidarité avec victimes au nom des droits de l’homme, dans un esprit de communion et d’universalité. »

Au fil des années, la Nuit des veilleurs connaît une augmentation constante du nombre d’événements organisés et une présence géographique accrue. Sont notamment organisés des nuits de prière, veillées de feu, célébrations œcuméniques, concerts, processions ou marches aux lanternes. Rassemblés autour du thème « La nuit comme le jour est lumière », tous les veilleurs mettront en lumière ces violations des droits de l’homme et participeront ainsi à la protection des victimes. En sensibilisant les chrétiens et les Églises aux violations des droits fondamentaux de tout individu, cette chaîne de prière participe à l’œuvre œcuménique de l’ACAT. 

Nuit des Veilleurs dans l’Eure :

Veillée de prière - Les Andelys

Veillée de prière organisée par le groupe local Acat de Vernon et Vexin normand.

22 juin 2013 à 21:00

Eglise Saint-Sauveur Le Petit Andelys

27700 Les Andelys

Veillée de prière œcuménique le 22 juin de 20h30 à 22h

au Temple 5 rue du Chantier à Evreux.

27000 EVREUX

 

 Veillée de prière œcuménique

à Notre Dame de la Couture à Bernay le 22 juin de 19h30 à 20h30

http://www.nuitdesveilleurs.fr

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 16:36

1311617310 SANCTUAIRE-NOTRE-DAME-DE-LA-SALETTE

Colloque : Réconcilier la République avec les religions : former à la culture éthique et religieuse

12- 15 juillet 2013- La Salette (Isère)

Le sanctuaire de la Salette, haut lieu spirituel de l’Isère, accueillera la 8e édition du Colloque œcuménique international, du 12 au 15 juillet prochain.

A ce jour la République Française ne reconnait aucun culte mais garantit la liberté d’exercice (loi de 1905). N’est-elle pas mûre pour reconnaitre les religions en tant que sujet de droit public comme c’est le cas au niveau européen ? N’est-il pas temps de pratiquer une laïcité ouverte, de bonne intelligence ?

Le rapport Peillon, qui préconise d’introduire la morale dans les programmes scolaires, met  au cœur de l’actualité la question de l’intégration des religions dans ces cours, comme le recommandele Conseil de l’Europe.

Dans ce contexte, la réflexion sur la formation à la culture éthique et religieuse est fondamentale et urgente.

Lors de ce colloque,  experts et participants réfléchiront aux rapports entre la République et les religions, sous l’angle de l’enseignement.

- Les rapports État, religions et biens communs

Intervenants : Philippe Pouzoulet, Mgr  Philippe Brizard, Emmanuelle Mignon, Carol Saba

- Les principes de l’enseignement de la culture religieuse

Intervenants : Antoine Arjakovsky, Charles Coutel, Thibault Tekla, Charles Conte

- L’enseignement de l’histoire des religions :

Des spécialistes du christianisme (catholique et orthodoxe), du judaïsme, de l’islam et de l’hindouisme exposeront comment enseigner l’histoire de leur religion.

(François Staniul, Antoine de Romanet, Antoine Arjakovsky, Franklin Rausky, Tarik Bengaray, Swamini Umananda)

Le nouveau programme de formation à distance à la culture éthique et religieuse – ayant reçu l’accord de l’ensemble des représentants des cultes – sera présenté par le Collège des Bernardins. Les conclusions du colloque seront apportées par Mgr Jérôme Beau président du Collège des Bernardins.

Ouvert à tous, ce colloque  intéressera tout particulièrement les enseignants, souvent démunis face aux problématiques religieuses.

Colloque organisé avec le soutien du Collège des Bernardins, l’ARES, le CICC, l’Institut d’Etudes œcuméniques de Lviv, l’Œuvre d’Orient,

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 3 juin 2013 1 03 /06 /Juin /2013 16:18

Parvis

Le Parvis du Cœur : une semaine d’échanges et de rencontres pour écouter battre le cœur de Marseille !Un cœur qui, à l’image de la ville, s’échauffe et s’enflamme parfois, mais sans jamais exploser ! Un cœur qui, comme souvent en Méditerranée, sait se mettre en scène et vous « fendre le cœur », comme pour mieux cacher sa pudeur et sa tendresse. Un cœur qui cherche de toutes les forces de son humanité à écouter en lui les battements du cœur de Dieu et à s’y ajuster, avec confiance et humilité.Une ville à cœur ouvert Le cœur de Dieu ! Chaque année, au soir de la Vigile de Pentecôte, quand l’archevêque appelle par leur prénom les adultes qui vont recevoir la confirmation, l’Église de Marseille prend conscience qu’en elle, le cœur de Dieu bat au rythme de multiples cultures et parle de nombreuses langues. Marseille, comme la Galilée d’autrefois, est un carrefour des nations, un pont entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident, une ville « à cœur ouvert », qui peut tout aussi facilement sombrer dans la violence qu’inviter au partage des talents sur le quai de la Fraternité ! Paradoxe de Marseille qui, vue de loin, est une belle mosaïque dont les contours exotiques peuvent faire rêver, mais vue de près, est faite aussi de souffrances, de soucis et de peurs, de « cœurs en bandoulière », entre lesquels se glissent pourtant, à la faveur de nombreux gestes tout simples de solidarité et d’entraide, de belles et chaudes lueurs d’espérance.

De grands élans de charité
Marseille n’a jamais eu de grande école de théologie, mais elle a su avoir de grands élans de charité, de multiples initiatives faites « de bon cœur », à chaque époque de son histoire. Que l’on pense aux multiples œuvres de l’abbé Fouque pour les pauvres et les malades, aux créations originales de Jean-Joseph Allemand et de Timon-David pour la jeunesse, à ce qui se vit aujourd’hui comme présence solidaire et apostolique dans certains quartiers pauvres de Marseille. L’un des évêques qui a le plus marqué notre ville, Mgr Jean-Baptiste Gault, n’y resta que quelques mois, en 1643. Refusant tout honneur, il se fit proche des pauvres, spécialement des forçats qui travaillaient et mouraient sur les galères, et mourut lui-même d’une maladie contractée en les soignant.
Pas étonnant que les Marseillais aient eu très tôt, avant même les grandes révélations de Paray-le-Monial, une forte dévotion au Sacré Cœur ! Pas étonnant que sœur Anne-Madeleine Rémuzat ait pu inspirer à Mgr de Belsunce, lors de l’épidémie de peste en 1720, l’idée de consacrer le diocèse de Marseille au Sacré Cœur, ce qui fut une « première mondiale » !

 Oui, Dieu a du cœur ! Et l’Église qui est à Marseille sait que ce cœur sacré l’invite à avoir du cœur elle aussi, un cœur qui la pousse à la solidarité et au dialogue, à la bonté et à l’écoute, au partage et au pardon. Voilà tout le sens du « Parvis du Cœur » !

Jean-Marc Aveline

Directeur de l’Institut catholique de la Méditerranée

Le centre le Mistral, la bibliothèque de l’Alcazar, l’abbaye de St Victor, la basilique du Sacré-Coeur, la cathédrale de la Major, des lieux où l’on pourra vivre de grands moments.

 

Le programme de la semaine

 

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Les Gens du Livre
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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 19:26

 

Le Freez’Mob lors du rassemblement Diaconia2013 vendredi 10 mai à 13h45 : 3 minutes d’immobilisation et de silence aux sanctuaires, dans tous les lieux du rassemblement et même dans la ville de Lourdes, le chant de l’Ave Maria puis un geste de partage : un moment magique entre la beauté d'une voix, la beauté de la nature et surtout la beauté d'un geste humain collectif extra-ordinaire pour manifester "la force de la fraternité contre toute forme d'exclusion".

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 22:17

 

Armelle Charrier reçoit le père Paolo Dall’Oglio, un prêtre jésuite italien qui a passé plus de trente ans à promouvoir le dialogue inter-religieux en Syrie, au sein du monastère de Mar Moussa, au nord de Damas. Dès les débuts de la révolution syrienne, il apporte son soutien à l’opposition au régime. Cette prise de parti entraîne son expulsion du pays en juin 2012.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 06:44

Mur Israélien

Le verdict a été rendu deux mois après la dernière audience du 12 février, et après sept années de procédure : la justice israélienne a confirmé le tracé d’une nouvelle portion du mur de séparation dans la vallée palestinienne de Crémisan, près de Bethléem.

Cette vallée, poumon vert de la région, célèbre pour ses vignobles cultivés depuis des générations par les familles chrétiennes de la région, sera annexée au territoire israélien. 58 familles de Beit Jala, ainsi que les couvents salésiens de la région, seront ainsi privés de leurs terres, et donc, de leurs revenus.

La société Saint-Yves, qui lutte pour les droits civils et sociaux des habitants de Terre Sainte sous le patronage du patriarcat latin de Jérusalem, dénonce une décision « problématique et injuste », et a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait la Cour Suprême israélienne de cette affaire.

Une lettre adressée par les chrétiens palestiniens au Pape François

L’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte, déjà opposée à ce projet, a publié un communiqué aujourd’hui, demandant à changer le tracé du mur, selon la fameuse « ligne verte ».

              Le pape François, qui doit justement recevoir la visite ce mardi 30 avril, du président israélien, Shimon Peres. Au programme des discussions : la paix au Proche-Orient, les avancées du processus de paix israélo-palestinien, les liens entre le Saint-Siège et l’Etat hébreu, etc. Peres doit ensuite se rendre à Assise, où il sera fait Citoyen d’Honneur de la ville, en raison de son engagement pour la paix et le dialogue.

Nous avons pu joindre Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem ; écoutez sa réaction, recueillie par manuella Affejee  

Ecouter l’interview avec Real Audio

 

Ecouter l’interview en MP3

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Refaire le Monde
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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 20:51

Je vous propose 9 minutes de lumière et de beauté : mettez la vidéo en plein écran et branchez le son, vous ne serez pas déçus !


Monet et Shakespeare par DChautard

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Refaire le Monde
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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 08:26

logo 50 ans

En fondant la paix sur la vérité, la justice, la charité, la liberté… et le droit, l’encyclique transforme la façon dont l’Eglise se situe vis-à-vis du monde.

Le 11 avril 1963, il y a juste cinquante ans, le pape Jean XXIII publiait l'encyclique Pacem in Terris. Elle porte la trace de deux urgences. D'abord, celle de l'histoire. Au cours du mois d'octobre 1962, la crise des missiles de Cuba conduit le monde au bord d'un troisième conflit mondial. Cet automne-là, la Guerre froide, qui oppose l'URSS et le bloc de l'Est et les États-Unis et les nations de l'Ouest faillit devenir chaude. Tandis que les 2500 Pères conciliaires débattaient de questions de liturgie et de latin dans l'enceinte de Saint-Pierre de Rome, le pape Jean XXIII tentait de jouer les bons offices pour stopper l'escalade entre les deux grandes puissances, toutes deux disposant d'armes atomiques capables d'exterminer une large part de la population mondiale. L'autre course contre la montre est celle que le pape mène contre le cancer qui va l'emporter le lundi de Pentecôte 1963.

On dit souvent que cette encyclique fut le testament du pape Jean ; en rigueur de terme, ce fut un legs. La question de la paix habitait Angelo Roncalli depuis longtemps. Le mot figure d'ailleurs dans sa devise : « Paix et obéissance». Mais, surtout, il avait fait par deux fois l'expérience de la guerre. Enrôlé dans les troupes italiennes pendant la Première Guerre, il avait été directement au contact des blessés. Et lors de la Seconde Guerre, sa position de nonce en Turquie et en Grèce l'avait de nouveau confronté à l'horreur.

Dès le mois de novembre 1962, sachant que les mois lui sont comptés, il engage le travail de composition de l'encyclique. Ce n'est pas la première fois qu'un pape forme des vœux de paix et de concorde. Mais cette fois, le souverain pontife adresse son texte non seulement à l’ épiscopat, au clergé et aux fidèles du monde entier, mais aussi à tous les «hommes de bonne volonté'». Jean XXIII s'en explique en ces mots : «La paix universelle est un bien qui intéresse tous les hommes, et c'est donc à tous, indistinctement, que nous avons ouvert notre cœur. »

Justice et paix

En l'occurrence, et de façon tout à fait déterminée, le texte pontifical ne s'appuie pas sur la Révélation chrétienne mais sur le droit naturel. Et, en présentant la paix non comme l'absence de guerre mais comme l’«objet du désir profond de l'humanité de tous les temps», il abandonne la problématique de la guerre juste développée à partir de saint Thomas d'Aquin. Le caractère profondément novateur de l'encyclique est qu'elle traite des conditions de la paix. A ce titre, elle plaide pour le désarmement non seulement matériel mais aussi «intégral», qui touche aussi les âmes: «Il faut s'employer unanimement et sincèrement à y faire disparaître la peur et la psychose de guerre. » Mais le pape n'oublie pas un autre aspect de la paix, celui qui tient au développement. Il n'y a pas de paix sans justice, aussi les nations les plus riches doivent-elles assistance aux nations en voie de développement. Mais, avec vigueur et lucidité, le texte rappelle que «l'aide apportée à ces peuples ne peut s'accompagner d'aucun empiétement sur leur indépendance. Ils doivent d'ailleurs se sentir les principaux artisans et les premiers responsables de leur progrès économique et social» et les nations riches doivent «s'interdire à leur égard le moindre calcul de domination». Les moyens de la paix indiqués par le pape ne sont pas moins étonnants, et ils ont passablement dérangé la vieille garde de la théologie romaine. En effet, le pape promeut les droits humains, n'hésite pas à citer la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'Onu et appelle de ses vœux l'établissement d'une autorité «universelle» qui puisse garantir ces droits.

Pacem in Terris est surtout un texte souche qui transforme la façon dont l'Église se situe vis-à-vis du monde. Les auteurs de la déclaration conciliaire Dignitatis Humana, sur la liberté religieuse, trouveront dans ce texte leur source. Ceux qui composeront Gaudium et Spes reprendront les fameux « signes des temps » que liste l'encyclique et où l'on trouve pour la première fois une appréciation positive de «l'entrée de la femme dans la vie publique », regardée comme un fruit produit par «la civilisation chrétienne ». En ce printemps 1963, le vieux pape offre un texte prophétique qui est très loin d'avoir donné tous ses fruits. Sa publication fut à l'époque fracassante, au point que le musicien Darius Milhaud en composa une symphonie chorale. Le pape Paul VI y gagna son billet pour l'Onu où, en octobre 1965, il prononça le célèbre discours « Plus jamais la guerre ! ». Il n'est pas présomptueux de penser qu'à cinquante ans de distance, l'encyclique pourrait être un témoin que le pape Jean passerait au pape François.

Christine PEDOTTI

TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN

N° 3535 du 11 avril 2013

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 19 avril 2013 5 19 /04 /Avr /2013 10:08

monseigneur-andre-vingt-trois

Président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a prononcé ce discours à la clôture de l'Assemblée plénière des évêques de France à Paris le 18 avril 2013.

« Malgré sa brièveté, notre assemblée a été laborieuse et efficace. Nous avons voté le statut de l'Enseignement Catholique. Nous avons avancé notre travail sur un certain nombre de questions en suspens et nous avons procédé aux élections prévues. Mais, - et c'est peut-être le plus important -, nous avons surtout renforcé les liens de notre communion. Dans un moment où beaucoup de nos compatriotes connaissent une réelle angoisse face à l'avenir, nous voulons être auprès d'eux des témoins d'espérance. Nous ne croyons pas à une fatalité qui rendrait vaines les tentatives d'améliorer les conditions du vivre ensemble et qui réduirait la parole publique à un exercice médiatique pour se contenter de gérer les tensions.

Notre conviction que chacune et chacun de nos contemporains peut faire quelque chose pour les autres, et qu'il le doit, ne relève pas de la méthode Coué. Elle s'enracine et s'alimente dans l'expérience que nous faisons chaque jour à travers nos rencontres pastorales.

- Nous connaissons tous des hommes et des femmes qui affrontent les difficultés de la vie en refusant de se replier sur leur seul intérêt personnel.

- Nous connaissons des acteurs politiques honnêtes et sincères qui sont animés par des convictions et qui ont le courage de les défendre, quoi qu'il leur en coûte.

- Nous connaissons des gens qui sont animés par le souci du bien commun et qui acceptent de donner généreusement de leur temps pour y travailler.

- Nous connaissons des familles dans lesquelles les engagements pris sont tenus et fournissent la base d'un véritable épanouissement pour chacun de leurs membres.

- Nous connaissons des jeunes qui cherchent avec passion le chemin de réalisation de leur vie et qui ne choisissent pas la violence pour exprimer leurs convictions.

- Nous connaissons toute sorte de personnes animées d'un esprit de solidarité et qui font passer leurs désirs et leurs droits après leur devoir de servir les autres.

Nous pourrions tous allonger cette liste. Pour aucun d'entre eux la vie n'est facile. Mais leur foi les rend capables de faire face sans fléchir.

Ces hommes et ces femmes, nous voulons les encourager dans le témoignage qu'ils rendent à l'Evangile. Nous rendons grâce à Dieu pour le signe qu'ils donnent de la primauté de l'amour et de la miséricorde. En nous appuyant sur leur engagement et leur témoignage, nous osons rappeler la mission fondamentale de notre Église : annoncer la bonne nouvelle aux pauvres et proclamer une année de grâce de la part du Seigneur (cf. Luc 4, 18-19). C'est le fondement permanent de notre attention aux plus démunis et aux plus exposés de notre société, c'est le fondement de notre engagement à leur service. C'est la source principale de nos appels à la raison. Notre approche des problèmes n'est jamais conduite par un désir de dominer les contradicteurs par la violence, qu'elle soit verbale ou physique. Au contraire, nous essayons d'éveiller nos semblables à leur responsabilité en misant sur la capacité de la conscience humaine de connaître et de choisir ce qui est le meilleur.

Nous ne pouvons pas encourager une action publique qui détournerait les enjeux du débat pour en faire un moyen de déstabiliser le pouvoir politique. Le modèle de notre mission dans le monde n'est pas celui des zélotes, c'est celui du Christ qui s'est toujours gardé de laisser occulter son appel à la vie parfaite par la recherche du pouvoir. Aucune action guidée par la haine, aucune action qui suscite la haine, ne peut se revendiquer de l'Evangile du Christ. Elle ne peut pas prétendre à se réclamer de l'Eglise. Au contraire, elle en défigure l'image parmi les hommes. »

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Refaire le Monde
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 06:33


SOUS LE FIGUIER - Bande-annonce VF par CoteCine

 

Réalisé par Anne-Marie Étienne, le film raconte l'ultime été d'une nonagénaire. Un hymne à la vie, à la lumière de la mort. Avec la merveilleuse Gisèle Casadesus.

Depuis les années 2000, le cinéma a offert une nouvelle jeunesse à Gisèle Casadesus: ses quatre-vingt-dix printemps éclairent Les Enfants du Maraiset La Tête en frichede Jean Becker, traversent Le Grand Appartement de Pascal Thomas ou Palais-Royalde Valérie Lemercier. Elle revient cette ­semaine dans Sous le figuier, d'Anne-Marie Étienne, un de ses plus jolis rôles d'aïeule.

Sous le nom de Selma, elle incarne la grand-mère idéale, que tout le monde rêverait d'avoir: sa douceur et son sourire sont un refuge, elle diffuse un charme malicieux et une sagesse délicate. Elle s'éloigne sans bruit, dans le frou-frou d'un long passé qui laisse à ceux qui la suivent la petite musique d'une vie accomplie. Une mélodie légère qu'on a envie de chanter à son tour, qui parle d'amour fidèle et de vie sereine.

Gisèle Casadesus règne sur le film avec une grâce exquise. On ne saurait trop remercier Anne-Marie Étienne de l'avoir posée comme une pierre précieuse au cœur de son histoire toute simple.

Tempéraments très divers

Parce que, après tout, Sous le figuier est une comédie de vacances et un film de groupe comme il en arrive souvent. Autour de Selma, la réalisatrice a réuni trois adultes et quelques enfants. Nathalie (Anne Consigny), femme indépendante et solitaire, tout comme Christophe (Jonathan Zaccaï), père divorcé stressé entre son travail et ses filles, sont des amis proches de la vieille dame. Ils ont décidé de passer auprès d'elle ce qu'ils devinent être son dernier été, dans une maison de campagne.

Joëlle (Marie Kremer), toute jeune femme qui s'occupe de service auprès des personnes âgées, rejoint cette petite bande qui réunit ainsi des générations et des tempéraments très divers. Avec tout de même un point commun chez les adultes: ils sont à un moment de crise, pleins d'interrogations sur eux-mêmes, mais trop agités par l'activité immédiate pour les exprimer, sinon les résoudre.

Selma va leur apprendre à ralentir pour se mettre à son rythme, à se poser sous le figuier pour faire la sieste, à faire la paix avec eux-mêmes pour retrouver leur chemin.

Rêverie méditative

Cette jolie comédie de vacances au bord de la mort est une leçon de vie. Qui n'a rien d'un cours magistral: au contraire, elle est disséminée dans les choses familières, le jardin ensoleillé et la pénombre des chambres, les goûters d'enfants, les chapeaux de paille, le châle qu'on apporte avec prévenance, les souvenirs qu'on évoque avec légèreté, les ombres qui s'allongent avec sérénité.

La mise en scène d'Anne-Marie Étienne se sert des charmes sensibles d'une maisonnée bien vivante pour nous faire entrer dans une rêverie méditative.

Elle compose «un petit hymne à la vie en parlant de la mort», dit-elle. «C'était en tout cas mon ambition: dire qu'il est possible de bien finir son existence, que la vieillesse n'est pas forcément un naufrage. C'est ce que j'appelle la reliance.»

Le mot est joli, et dit bien l'âme secrète du film. Quelque chose relie la vie qui s'affaiblit à la mort qui s'approche, comme Selma relie ses amis à eux-mêmes et entre eux. On sort de ce film lumineux avec le sentiment qu'il vaut la peine de faire confiance à la vie.

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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