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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 07:37

vieil homme   

Dans ce monde où la perte d’autonomie devient vite dégradante cette lettre nous redit des mots « d’amour » bien ajustés !

"Si un jour tu me vois vieux, si je me salis quand je mange et que je ne réussis pas à m’habiller, sois compréhensif, souviens toi du temps que j’ai passé à t’apprendre.

Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes.

Quand je ne veux pas me laver, ne me fais pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant mille excuses pour que tu ailles au bain.

Quand tu vois mon ignorance pour les nouvelles technologies, donne-moi le temps nécessaire et ne me regarde pas avec ce sourire ironique, j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet.

Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir ou que je perds le fil de la conversation, donne-moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerve pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir là à m’écouter.

Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considère pas comme un boulet, viens vers moi et offre-moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas.

Quand je dis que j’aimerais être mort, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vit pas on survit.

Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route.

Donne-moi un peu de ton temps, donne-moi un peu de ta patience, donne-moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.

Aide-moi à avancer, aide-moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurai que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.

Je t’aime mon fils" 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Refaire le Monde
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Mardi 19 février 2013 2 19 /02 /Fév /2013 17:53

Bernard Perret   

"Le respect, autre enjeu du débat sur le mariage

"Le débat sur le « mariage pour tous » s’est focalisé, comme il est normal, sur les conséquences juridiques et symboliques de la réforme – la déconstruction de la famille comme institution liant vie de couple et filiation.

"Mais, en toile de fond, la question de l’acceptation de l’homosexualité par la société demeure bien présente.

"Autant il est injustifié de qualifier d’homophobes les arguments des opposants à la loi, autant il serait vain de nier que le regard porté sur le fait homosexuel reste une pierre d’achoppement.

"Les textes critiquant le projet de loi, certes, prennent bien soin de préciser que l’homosexualité elle-même n’est pas en cause, que la société se doit de respecter cette réalité, voire de l’instituer en offrant, au-delà du pacs, un cadre pour des engagements plus durables.

"Tel est le sens, parmi d’autres contreprojets, du contrat d’union civile défendu par l’Unaf.

"Mais la volonté achée de se tenir sur le terrain du droit cache beaucoup de non-dits.

Il ne faut pas gratter longtemps le vernis du politiquement correct pour voir surgir des considérations d’une autre nature sur la différence homosexuelle, ses causes et ses implications psychologiques, son infériorité vis-à-vis de l’amour hétérosexuel, etc.

"Comment pourrait-il en être autrement ?

"Rappelons que l’homosexualité est encore réprimée dans 76 pays du monde et que, jusqu’en 1990, elle était inscrite par l’OMS sur la liste des maladies mentales.

               "Prétendre que tout cela est derrière nous serait un gros mensonge.

"Sous les apparences d’une banalisation, l’homosexualité reste une source de perplexité et de malaise et, trop souvent, l’objet d’un mépris larvé.

"Faute de pouvoir s’exprimer ouvertement, cette homophobie latente prend la forme de stéréotypes anodins ou dévastateurs que l’on véhicule sans y penser.

"Elle prend aussi, parfois, le visage de l’apitoiement affecté, qui voit les homosexuels comme des personnes interdites de vrai bonheur, vouées à l’instabilité affective et à la marginalité

"Mais leur mal-être – qui, rappelons-le, conduit un nombre élevé d’adolescents au suicide – est d’abord la conséquence de l’opprobre sournois dont ils sont les victimes.

"Quoi qu’on pense de l’homosexualité, force est d’admettre que les homosexuels ne veulent plus de nos regards condescendants.

"Leur revendication d’égalité vis-à-vis du mariage et de l’adoption procède pour une bonne part d’une demande irrécusable de respect.

"Le « mariage pour tous » est une mauvaise réponse à une vraie question, un effet collatéral regrettable d’une guerre pour la reconnaissance dont nous sommes tous les protagonistes.

"On ne refait pas l’histoire, mais il faudra se demander un jour si elle n’aurait pas pu s’écrire autrement.

"Pour un chrétien, cette interrogation a une résonance particulière.

"Rappelons que le catéchisme de l’Église qualifie les actes homosexuels d’«intrinsèquement désordonnés», dans la ligne d’une longue tradition de condamnations.

"Mais ce langage est susceptible d’évoluer. Le texte publié en septembre 2012 par le Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France marque d’ores et déjà une inflexion sensible.

"Tout en rappelant la position de l’Église, il prend acte positivement de l’évolution des mentalités et reconnaît la nécessité de « prendre au sérieux les aspirations de celles et ceux qui souhaitent s’engager dans un lien stable ».

"Il est dommage que ce texte n’ait pas été davantage mis en avant.

"Aux chrétiens comme aux autres, l’évolution de la société pose une question qui ne peut plus être éludée :

"Sommes-nous disposés à porter un regard respectueux et empathique, non seulement sur les personnes homosexuelles, mais aussi sur leur vie affective et sexuelle ?

"Que l’homosexualité soit souvent vécue comme un problème par les intéressés eux-mêmes, c’est certain.

Qu’elle soit placée sous le signe du manque au regard de la procréation, c’est évident.

"Mais cela n’autorise pas à les regarder de haut, ni de biais, ni même à penser que leurs histoires d’amour sont moins belles que les nôtres.

"Il faudrait beaucoup de témérité à un hétérosexuel, fût-il marié, pour prétendre que ses pulsions sexuelles et ses élans amoureux sont toujours placés sous le signe du don de la vie.

"Et ce ne sont pas les couples, de plus en plus nombreux, qui se forment après l’âge de la procréation qui diront le contraire.

Il est temps de reconnaître dans l’homosexualité une facette de la nature humaine et une richesse pour la société.

Bernard PERRET. 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Refaire le Monde
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 08:31

 

Conversation à Londres d’Anthony Robbins avec une survivante de l’holocauste Alice Herz Sommer (âgée de 108 ans en 2011) : « une extraordinaire leçon de vie » !

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Dimanche 30 décembre 2012 7 30 /12 /Déc /2012 17:34

SainteFamille

Pourquoi me cherchiez-vous ?

              Noël est traditionnellement, une fête de famille. Même si tous les membres ne sont pas d’accord sur la manière de se comporter dans la vie ou sur leurs choix politiques ou religieux, on fait l’effort de se retrouver autour du sapin ou de la crèche.

              C’est vrai, les familles ne sont jamais telles que nous les voudrions et il est parfois difficile d’accepter l'autre tel qu'il est, tel qu'il est devenu ou qu’il veut devenir ? De bonne foi, parce qu’on l’aime, ’’pour son bien’’, on le voudrait davantage conforme à nos attentes. Et pourtant, nous savons bien que l’amour vrai renonce à tout pouvoir sur l’autre, que l’amour sincère est  inconditionnel. Si on aime quelqu’un ‘’à condition que…’’ , ‘’sauf si…’’, ‘’ à moins que…’’ on ne l’aime pas vraiment.

            Jamais les parents n'ont les enfants dont ils rêvaient... et les enfants n'ont jamais les parents qu'ils souhaitent. On choisit ses amis mais pas ses enfants, ni ses parents, ni ses frères et sœurs ! Ils sont donnés avec la vie. Faire ce constat sereinement est signe de sagesse.

            En conséquence, la famille est fondamentalement un lieu où on s’adopte les uns les autres ! Les parents doivent apprendre à adopter leurs enfants, pourtant nés de leur chair, qui veulent vivre leur vie et aspirent légitimement à être singuliers, indépendants et autonomes. De même un fils, une fille doit un jour adopter ses parents car, à sa naissance, il ne les a évidemment pas choisis. On peut dire qu’on est vraiment devenus adultes quand peut affirmer sincèrement que c’est eux qu’on aurait choisis comme parents, si on en avait eu la possibilité.

           En ce sens, la famille de Jésus est très proche de nos familles et peut nous servir de modèle car l'amour d'adoption y est réussi.

           Joseph et Marie perdent leurs rêves sur Jésus quand ils le perdent au Temple. Ils perdent leur ‘’petit Jésus’’ et trouvent le Fils de Dieu. C’est difficile de donner simplement la main à son enfant sans que ce soit une main - mise sur lui ! Marie et Joseph, humblement et dans la foi, sans comprendre, vivent le deuil d'une certaine manière d'être parents.

-                                « Nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi. »

-                                « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »

            Dans le Temple, maison de Dieu, Joseph devient vraiment père adoptif de Jésus, et Marie réentend que Jésus lui a été donné par la puissance du Très Haut. Trois jours d’inquiétude ont été nécessaires pour renoncer à une image de Jésus avant de le retrouver tout autre.

           Plus tard, lors d'une autre fête de Pâque, Jésus sera aussi perdu dans la mort durant trois jours, avant d'être retrouvé ressuscité, retournant à son Père.

Oui, le mystère de Pâques est au cœur de la fête de Noël et de la Sainte Famille car il n'y a pas d'amour sans perdre les images que nous nous faisons des autres, pour les accepter tels qu'ils sont. C'est une mort et une résurrection.

Nous rêvons d'un monde et d'une Église où l'on se choisit. Or Jésus nous demande de nous accueillir, de nous aimer différents. Aujourd’hui, devenus minoritaires, les chrétiens risquent de céder à la tentation de rester bien ensemble, au chaud, entre eux. Souvenons-nous de l’orientation première du Synode diocésain qui invite tous les chrétiens, plutôt que de rester entre eux, à s’ouvrir le plus possible à toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui travaillent déjà à la croissance de l’homme’’  L'Esprit Saint, nous demande de vivre en frères et sœurs avec des traditions, des races et des couleurs différentes.

            Un missionnaire raconte : Dans une toute petite église, au Vietnam il y avait une de Sainte Thérèse, style Saint Sulpice… Une main malhabile avait repeint le visage de Thérèse et lui avait fait des yeux bridés… Ste Thérèse avait été adoptée par les vietnamiens, elle était devenue une Vietnamienne parmi les Vietnamiens. »

Et nous connaissons tous les Vierges Marie noires et les Enfants - Jésus crépus, des crèches africaines. Ils sont tous de notre famille. Nous retrouvons cette étrangeté et ces différences dans nos familles humaines. Et c’est bien ainsi : l’arc-en-ciel est fait de couleurs différentes et contrastées qui se côtoient et s’allient et nous donnent ainsi la lumière.

             Nous vivons maintenant dans l'Eucharistie ce mystère de l'union dans la différence. Ce matin, dans cette église de Giverny, nous sommes une famille diverse dans ses membres, convoquée par le Père, en son Fils Jésus, dans un même Esprit d'adoption, Esprit qui nous fait dire Notre Père.

            Dans la prière eucharistique pour la Réconciliation, on peut lire  « Daigne Seigneur, rassembler un jour, les hommes de tout pays et de toute langue, de toute race et de toute culture, au banquet de ton Royaume ; alors nous pourrons célébrer l’unité enfin accomplie et la paix définitivement acquise, par Jésus le Christ, Notre Seigneur »

           C'est la Bonne Nouvelle de Noël que saint Paul précise: « Vous n'avez pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte, vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait crier Père »  (Romains 8,15).

           Roland Chesne, prêtre à Vernonnet (Diocèse d’Evreux)

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 10:29

van gogh nuit etoilee1

Voici la lettre  reçue suite à mon message pour « l’entrée en Avent. » de mon ami Dimitri, qui a dû quitter son pays, le Liban, lors de la guerre de 1994,

« Je l'attends comme toi tous les jours, je le découvre au détour d'un chemin, d'une discussion, d'un partage et à partir de ce jour on l'attendra encore plus fort. Bonne lumière de l'Avent. On prie avec toi. Nous irons à Marseille pour Noël chez Raphaël, pour un Noël de Provence. Et toi, Restes-tu sur place ? Quelles Célébrations ? Toute la famille t'embrasse. J'essaie d’apprendre à attendre à ma femme et à mes enfants. Quand tu es terré dans l'abri sous les bombes dans l’obscurité, tu apprends à attendre la Lumière et tu es Heureux quand tu sors à l'extérieur pour la voir. Je l'appelle toujours, depuis, la Lumière de Dieu. »

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 23 novembre 2012 5 23 /11 /Nov /2012 17:01

Semaines Sociales

 

La promotion de l’égalité des hommes et des femmes est une évolution positive, mais tellement rapide que des inquiétudes se manifestent. C’est sur cette problématique que les Semaines sociales de France vont se pencher en cette fin de semaine, du 23 au 25 novembre, au parc floral de Paris autour du thème : « Hommes et femmes, la nouvelle donne ».

Comment penser la différence entre les deux sexes dans le travail, au sein de la famille ou de l’Église aujourd’hui ? Autant de questions qui animeront les nombreux débats proposés pour cette 87e session, à laquelle participeront, entre autres, la vice-présidente de la Commission européenne, en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté Viviane Reding et la présidente du Medef, Laurence Parisot. Des associations et mouvements, comme le Secours catholique, seront invités à parler de leurs actions ou réflexions.

La dynamique de l'égalité a ébranlé les conceptions traditionnelles

La dynamique de l’égalité hommes-femmes dans les sphères économiques, sociales et politiques a bouleversé en quelques décennies une hiérarchie plus que millénaire entre les sexes. Le président des Semaines sociales, Jérôme Vignon, relève que le principe de cette égalité fait désormais partie des droits fondamentaux en démocratie. Pourtant les résistances sont nombreuses : les stéréotypes ont la vie dure, la parité en politique tarde à s’accomplir, l’éducation reste marquée par des spécificités masculines et féminines. Cela est vrai également pour l’Église catholique où l’accès aux ministères est fortement différencié.

Le président des Semaines sociales de France se demande si ces résistances révèlent la nostalgie d’une société patriarcale ou si elles sont le signe d’une résistance à une uniformisation des sexes. De fait, un trouble certain gagne la société, alimenté par les idées qui accompagnent les analyses du « genre » comme pure construction sociale. Si l’identité des sexes n’est que le fruit de la culture dominante, que veut dire alors être homme, être femme ? Les différences hommes/femmes seraient-elles contingentes ? Pour Jérome Vignon, le défi est de se libérer des peurs et des rapports de domination et de progresser vers l’égalité tout en prenant acte des différences.

 

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Les Semaines Sociales de France

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Refaire le Monde
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Lundi 12 novembre 2012 1 12 /11 /Nov /2012 09:07

Union2 

Il y avait deux manières de vivre la soirée du mardi 31 octobre, à sainte Clotilde, paroisse du 7e arrondissement parisien. De l’extérieur, c’est-à-dire sur le parvis de l’église, tenu par quelques militants du mariage homosexuel, dont deux femmes, habillées en mariées. Pour eux, tonnent-ils, il y a là sujet à scandale : « Monsieur » Vingt-Trois a « convoqué » les parlementaires à une messe contre le mariage homosexuel, en dehors de tout respect de la laïcité.

D’ailleurs, nombre de nouveaux députés, peu au courant des coutumes du Parlement, auraient, disent-ils, été très choqués par cette convocation à une messe. En plus, elle a lieu juste avant la présentation par le gouvernement du projet de loi sur le « mariage pour tous ». Enfin, « Monsieur Vingt-Trois » profite de cette tribune pour lire un texte qui donne la « vision rétrograde » du mariage de l’Église, à savoir que la femme doit être soumise au mari. Voilà donc, pour ces militants, la mise en oeuvre d’une stratégie redoutable contre le projet de mariage pour tous, preuve, une nouvelle fois, de l’intolérance de l’Église catholique.

« Lettre de saint Paul aux Éphésiens »

On pouvait aussi vivre la soirée du dedans : comme chaque année, le Service Pastoral d’Études Politiques, dont l’existence remonte à 1992 propose aux parlementaires qui le souhaitent – qui, pour parlementaires, n’en sont pas moins hommes aux yeux de l’Église- , une messe de rentrée. Comme chaque fois encore, c’est l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, qui préside la célébration. Cette messe de rentrée a eu lieu cette année le 31 octobre, parce que le cardinal a été retenu à Rome trois semaines, pour cause de synode.

Quant à la lecture du texte de saint Paul, sur les relations entre les époux, c’était tout simplement la lecture prévue par l’Église catholique, lue dans les paroisses du monde entier – et même là où on ne sait pas ce que signifie le « mariage pour tous » ! – ce mardi de la trentième semaine du temps ordinaire, extraite de la lettre de saint Paul aux Éphésiens. Et si le texte demande effectivement à la femme d’être soumises à son mari, il dispose un peu loin que l’homme aussi, doit aimer sa femme « comme son propre corps », et, comme l’a assez justement noté Mgr Vingt-Trois, en la matière, les hommes ont aujourd’hui encore, plus à faire que les femmes pour y arriver…

Pour autant, il faut bien dire que, stratégie préméditée ou simple hasard – on pourrait presque dire providence ! – le texte du jour tombait bien. Il a permis au cardinal Vingt-Trois de rappeler que l’Église avait sans doute proposé à travers ce texte un chemin de conjugalité qui pouvait présenter un certain intérêt face aux situations humaines. Et de dire aux hommes politiques présents que « dans la vie politique, il y a des enjeux pour lesquels c’est à la conscience personnelle d’exercer ses choix avec liberté et courage », le texte sur le mariage homosexuel, qui « engage la vie personnelle des citoyens » en étant un.

Dans cette soirée à double faces, on ne peut donc regretter qu’une chose : que les personnes sur le parvis n’aient pas voulu entrer dans l’église pour écouter. Ou bien, que les textes et l’homélie lus à l’intérieur de l’église n’aient pu être entendus sur le parvis. Bref, que l’extérieur et l’intérieur de sainte Clotilde, ce soir-là, ne soient pas parvenus à dialoguer ensemble.

Isabelle de Gaulmyn

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 8 novembre 2012 4 08 /11 /Nov /2012 22:00
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 23 octobre 2012 2 23 /10 /Oct /2012 21:47

EvêquesNormands   

 

L'ouverture au mariage et à l'adoption pour les personnes de même sexe fera l'objet d'un projet de loi présenté en octobre en Conseil des ministres puis débattu au printemps 2013. L'examen par les députés français de ce projet de loi, prévu pour la mi-décembre, pourrait être reporté à fin janvier. De nombreux évêques, réunis en provinces, se sont récemment exprimé pour demander un débat.

 

"Un indispensable débat", par les évêques de la province de Rouen

 

Pour répondre à la demande de personnes homosexuelles, les responsables politiques de notre pays envisagent de réviser la législation concernant le mariage civil et l'adoption des enfants. Il appartient au pouvoir politique d'entendre cette demande. Néanmoins, nous affirmons qu'il serait hasardeux et dangereux de modifier le code civil sur ce sujet. Il n'est pas raisonnable de toucher à l'institution du mariage en mésestimant les conséquences fâcheuses que cela aurait sur l'équilibre de la vie familiale et la lisibilité de la filiation des enfants.

 

Nous considérons qu'une telle décision instaurant une véritable rupture de civilisation ne peut s'appuyer sur le seul principe de l'égalité et de la non-discrimination. Nous sommes convaincus que la différence fondamentale homme/femme est bonne et structurante pour la vie du couple, nécessaire pour l'ouverture à la vie, vitale pour offrir aux enfants un cadre éducatif stable, et déterminante pour une vie sociale harmonieuse. La famille est la cellule de base de notre société.

 

Les enjeux de la réforme envisagée sont nombreux et décisifs pour l'avenir de la famille et de la société.

 

C'est pourquoi les évêques des diocèses de la Province de Normandie demandent que soit organisé un débat public afin de permettre à l'ensemble des citoyens d'y réfléchir et d'exprimer leur avis.

 

Le 9 octobre 2012

 

Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen

 

Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux

 

Jean-Luc Brunin, évêque du Havre

 

Jacques Habert, évêque de Séez

 

Stanislas Lalanne, évêque de Coutances

 

Christian Nourrichard, évêque d'Evreux

 

 

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 19 octobre 2012 5 19 /10 /Oct /2012 11:22

GrandRabbinFrance

Il veut faire "émerger un véritable débat", sortir du "tribunal des bonnes consciences et des caricatures disqualifiantes". Le grand rabbin de France, [invité d'Europe 1 jeudi à 18h35], s'est exprimé publiquement, pour la première fois jeudi, sur le mariage et l'adoption des couples gays. Dans un texte qu'Europe1 s'est procuré, il explique pourquoi il y est opposé.

"C’est au nom de l’égalité, de l’ouverture d’esprit, de la modernité et de la bien-pensance dominante qu’il nous est demandé d’accepter la mise en cause de l’un des fondements de notre société", y explique-t-il. Selon le religieux, "la loi sur le mariage homosexuel et l'adoption ne résiste pas longtemps à l'analyse". Quels sont ces arguments ? Morceaux choisis.

SUR LE MARIAGE

• Le mariage pour tous "n'est qu'un slogan". Pour Gilles Bernheim, l'amour n'est pas le seul critère pour un mariage."Ce n’est pas parce que des gens s’aiment qu’ils ont systématiquement le droit de se marier ", avance le Grand Rabbin. "Des règles strictes délimitent et continueront de délimiter les alliances interdites au mariage. Un homme ne peut pas se marier avec une femme déjà mariée, même s’ils s’aiment. De même, une femme ne peut pas se marier avec deux hommes", développe-t-il. Pour le religieux, "le mariage pour tous est uniquement un slogan car l’autorisation du mariage homosexuel maintiendrait des inégalités et des discriminations à l’encontre de tous ceux qui s’aiment, mais dont le mariage continuerait d’être interdit."

• Contre le mariage homo, par les homos. Gilles Bernheim ne critique pas les relations amoureuses entre homosexuels. "L’enjeu n’est pas ici l’homosexualité qui est un fait, une réalité, quelle que soit mon appréciation de Rabbin à ce sujet", précise-t-il dans le texte. Selon lui, les couples gays doivent simplement défendre "l'union libre" et non le mariage.

Le Grand Rabbin s'appuie sur sa définition même du mariage : "c'est l’institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec la succession des générations. C’est l’institution d’une famille, c’est-à-dire d’une cellule qui crée une relation de filiation directe entre ses membres. C’est un acte fondamental dans la construction et dans la stabilité tant des individus que de la société."

"Enfin, j’ajouterai que ma vision biblique du monde, où la justice est un principe central, me conduit naturellement à condamner et à combattre avec force les agressions physiques et verbales dont sont victimes les personnes homosexuelles, au même titre que je condamne et combat avec force les actes et propos racistes et antisémites", ajoute le Grand Rabbin.

• Pas d'avantages financiers. Le religieux réfute également l'argument économique. "Une analyse, ligne à ligne, des tableaux comparatifs montre que l’écart entre le mariage et le Pacs est limité. Dans le cas du PACS comme dans celui du mariage, l’héritage reçu par le conjoint est exonéré de droits de succession par exemple."

Gilles Bernheim reconnaît toutefois quelques inégalités, comme dans le cas de "la prestation compensatoire en cas de séparation entraînant une perte significative de niveau de vie pour l’un des conjoints". Il demande alors que "des solutions techniques soient trouvées pour mettre au même niveau la protection du conjoint marié et celle du conjoint pacsé."

SUR L'ADOPTION

 

• Risque de perte d'identité pour l'enfant. Pour Gilles Bernheim, "résumer le lien parental aux facettes affectives et éducatives, c’est méconnaître que le lien de filiation est un vecteur psychique et qu’il est fondateur pour le sentiment d’identité de l’enfant."

Et de s'expliquer : "l’enfant ne se construit qu’en se différenciant, ce qui suppose d’abord qu’il sache à qui il ressemble. Il a besoin, de ce fait, de savoir qu’il est issu de l’amour et de l’union entre un homme, son père, et une femme, sa mère, grâce à la différence sexuelle de ses parents."

• Le droit à l'enfant "n'existe pas". "Le droit à l'enfant n'existe ni pour les hétérosexuels ni pour les homosexuels. Aucun couple n'a droit à l'enfant qu'il désire, au seul motif qu'il le désire. L'enfant n'est pas un objet de droit mais un sujet de droit", explique le Grand Rabbin au sujet de l'adoption.

Pour le religieux, la loi française permet d'ailleurs déjà de s'organiser et de permettre aux couples homosexuels de s'occuper d'enfants sans être dans l'illégalité. "Devant le phénomène croissant des familles recomposées, le droit (Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale) donne désormais au juge aux affaires familiales la possibilité d’organiser, pour les besoins d’éducation de l’enfant et avec l’accord des parents, le partage de l’exercice de l’autorité parentale. (article 377-1 du Code civil). Un tel partage permet d’associer un tiers à l’exercice de l’autorité parentale sans que cela entraine, pour le parent, la perte de prérogatives."

En clair, selon Gilles Bernheim, le dispositif inventé pour les familles recomposées pourraient faire participer un homosexuel à l'éducation d'un enfant, tout en préservant les droits pour le père et la mère. "Mieux informer sur ce dispositif permettrait de l’utiliser pleinement et de trouver aussi des solutions souples", conclut-il.

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Refaire le Monde
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