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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 09:30

lamour du prophete a loccasion du mawlid

 

Le Mawlid (mouloud) (en arabe : المَوْلِد النَبَويّ [al-mawlid an-nabawîy], la naissance du prophète) est la fête musulmane qui commémore la naissance du Prophète Mahomet.

Elle se célèbre pendant généralement le jour proprement dit qui est fixé le 12 du premier mois de Rabi` (
رَبيع الأَوَّل [rabī` al-awwal], le premier printemps), troisième mois de l'année musulmane.

Sens de la fête de Mawlid : Mohammed est né à La Mecque, an 570 ap.J.C. La célébration de la naissance du Prophète n’était pas connue dans les premières années de l’Histoire Islamique. Cette fête a été instituée au XIème siècle en Égypte. Certains la considèrent comme une innovation. Maintenant c'est une fête nationale dans la plupart des pays arabes.

Célébration de la fête de Mawlid L'anniversaire de la naissance du prophète se fête par des processions, des conférences et des récits sur la vie du Prophète. C'est aussi, en Algérie et en Afrique, une grande fête populaire qui anime de gaieté, de lumières et de chants tout un quartier jusqu’à l’aube."

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 20:52

Christophe Roucou-copie-1

 

Que d’événements en deux mois à peine ! A Assise (Italie), le 27 octobre, le rassemblement d’hommes et de femmes de toutes les religions du monde et d’humanistes invités par Benoît XVI, 25 ans après le geste prophétique de Jean-Paul II, rassemblement précédé et suivi de multiples initiatives en France et à l’étranger ; à Amman (Jordanie) le 2° forum catholico-musulman, à la suite de « La Lettre des 138 » ;  à Lyon, le 1° forum islamo-chrétien en France, les 26 et 27 novembre. Au même moment, se déroulaient les premières élections libres en Tunisie, puis en Egypte, après des décennies de dictature. Mais quels échos les Medias ont-ils donné au grand public de ces différents événements ?

        Plus de mille personnes de différentes religions, juifs, musulmans, bouddhistes, chrétiens de différentes confessions, sikhs, ont marché ensemble le long du Rhône à Lyon ou à Evry d’un lieu de culte à l’autre, plusieurs centaines à Cannes, à Marseille, de la Défense et Puteaux (dans les Hauts de Seine) ou encore dans les rues de Paris, sans compter les veillées ou rassemblements comme à Paris sur le Parvis des droits de l’homme. Mais cela n’a pas fait « la Une » du journal de 20 h ou celle des quotidiens nationaux. La marche de croyants ensemble en pèlerins de la paix n’intéresse pas. Mais des propos ou des attitudes de religieux qui font peur sont largement répercutés.

        En Europe, nous ne mesurons pas assez ce que représente pour des millions de citoyens de Tunisie ou d’Egypte de pouvoir voter librement, de croire qu’un bulletin mis dans une urne peut avoir une réelle influence. Des résultats peuvent inquiéter, notamment le score de groupes salafistes, mais nous oublions qu’il a fallu un siècle en France pour passer de la monarchie à la démocratie. Sommes-nous capables de changer de regard vis-à-vis des peuples arabes, du chemin qu’ils débutent seulement vers la démocratie ? Acceptons-nous de faire confiance à nos frères et sœurs qui vivent là-bas, tels les évêques du Maghreb (cf. page 5) ? Comment faisons-nous pression comme citoyens pour que la France et l’Europe accompagnent ces premiers pas fragiles vers la démocratie, soutiennent l’économie de ces pays pour que les jeunes puissent y trouver du travail, même lorsque le sous-sol ne contient pas de pétrole ?

        Les relations interreligieuses ne peuvent pas se tisser en oubliant les enjeux économiques et politiques actuels. Elles ne seront solides et ajustées que si elles servent la justice et la dignité, en particulier celle des pauvres et des exclus. Il en va de notre fidélité à Dieu.

        Au Forum islamo-chrétien de Lyon, nous avons fait l’expérience que les liens de confiance tissés durant plusieurs années entre responsables chrétiens et musulmans permettent d’échanger dans la franchise et la fraternité à propos de la laïcité, des mariages mixtes, des aumôneries de prisons ou d’hôpitaux.

        A Bethléem, selon les Evangiles de Luc et de Matthieu, des bergers puis des mages venus d’Orient se sont laissés surprendre par la révélation inattendue de Dieu dans la naissance de Jésus. Puissions-nous recevoir ainsi le message de Noël comme une invitation regarder l’autre avec confiance et espérance pour accueillir la révélation de Dieu qui ne cesse de surprendre les hommes de bonne volonté !

Christophe Roucou

Directeur du Service des Relations avec l’Islam de la Conférence des Evêques de France

Lettre du SRI n°109, décembre 2011 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 11:08

ramadan 2

 

"Chrétiens et musulmans, promouvoir la dimension spirituelle de l'homme"

 

Chers Amis musulmans,

 

1. La conclusion du mois du Ramadan fournit au Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux l’agréable occasion de vous adresser ses voeux les plus cordiaux afin que les efforts généreusement consentis durant ce mois portent tous les fruits spirituels escomptés.

 

 

2. Cette année, nous avons pensé opportun de privilégier le thème de la dimension spirituelle de la personne humaine. Il s’agit là d’une réalité que nos deux religions considèrent de première importance, face aux défis posés par le matérialisme et la sécularisation. Le rapport de tout homme avec la transcendance n’est pas un moment de l’histoire, il appartient à la nature humaine. Nous ne croyons pas au hasard, nous sommes convaincus – nous en faisons l’expérience – que Dieu fait notre route !

 

3. Chrétiens et musulmans, au-delà de leurs différences, reconnaissent la dignité de la personne humaine dotée de droits et de devoirs. Ils pensent que l’intelligence et la liberté sont autant de dons qui doivent inciter les croyants à reconnaître ces valeurs qui sont partagées parce qu’elles sont fondées sur la même nature humaine.

 

4. Voilà pourquoi la transmission de ces valeurs humaines et morales aux jeunes générations constitue une préoccupation commune. Il nous appartient de leur faire découvrir qu’il y a le bien et le mal, que la conscience est un sanctuaire à respecter, que cultiver la dimension spirituelle rend plus responsable, plus solidaire, plus disponible pour le bien commun.

 

5. Chrétiens et musulmans sont trop souvent témoins de la violation du sacré, de la méfiance dont sont l’objet ceux qui se disent croyants. Nous ne pouvons que dénoncer toutes les formes de fanatisme et d’intimidation, les préjugés et les polémiques comme les discriminations dont sont parfois l’objet les croyants dans la vie sociale et politique comme dans les mass media.

 

6. Nous vous sommes spirituellement proches, chers Amis, demandant à Dieu de vous donner des énergies spirituelles renouvelées et nous vous présentons nos meilleurs voeux de paix et de bonheur.

 

Jean-Louis Cardinal Tauran

Président

 

Mgr Pier Luigi Celata

Secrétaire

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Praedicatho
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 17:35

Ramadan_1.jpg

 

Ce lundi 1er Août 2011 nos amis Musulmans s'engagent pour un mois de prière, de jeûne et de partage : le mois de Ramadan qui est un mois privilégié d'expression de foi et de retour vers Dieu pour les croyants de l'Islam.

Je viens les assurer de ma solidarité car je sais que pour tous les Musulmans sincères c'est une contribution à la Paix et à l'Amour entre les hommes. Dieu Grand et Miséricordieux accueille ce travail des hommes, femmes et enfants qui désirent que l'Amour sauve le monde.

Comment ne pas se sentir proche de tous ces croyants qui veulent donner le meilleur d'eux-mêmes ?

Je me souviens du témoignage d'un jeune ami Imam qui dans une rencontre inter-religieuse répondait à cette question : Pourquoi Dieu a t'il accepté plusieurs religions ? Tout simplement pour que les hommes "rivalisent" dans le bien !!

Bon et Saint mois de Ramadan à tous mes amis Musulmans !

 

Que Dieu vous bénisse et que son "visage s'illumine pour vous " !

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Les Gens du Livre
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 09:03

Frère Jean-Pierre Schumacher

Tibhirine

Il y a 15 ans, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines trappistes du Monastère de Tibhirine, en Algérie, sont enlevés lors de la guerre civile algérienne. Deux frères sont oubliés au monastère. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, le seul rescapé (Frère Jean-Pierre, 87 ans) témoigne.


Le frère Jean-Pierre, moine trappiste (ordre cistercien de la stricte observance), s’occupait notamment de la liturgie, et des services administratifs au monastère Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine (Algérie). Il y était arrivé en 1964, en provenance de l’abbaye Notre-Dame de Timadeuc, dans le Morbihan. Après le drame de 1996, il s’est replié au Maroc voisin, d’abord à Fès, puis, en 2000, sur les hauteurs de l’Atlas, à Midelt, dans un monastère qui cultive l’esprit de Tibhirine. Jean-Pierre Schumacher est né en 1924 en Moselle, à Buding, près de Thionville - son père était artisan meunier. Interrogé par «Le Progrès» sur ses liens avec notre région, il révèle que son «attachement à la Vierge» l’avait conduit à faire son séminaire à Lyon, où il a été ordonné prêtre en 1955, avant de partir en Bretagne.

 

Les sept martyrs

Sept moines trappistes, sur les neuf présents cette nuit-là avec d’autres personnes à l’abbaye de Tibhirine, sont enlevés par un commando la nuit du 26 au 27 mars 1996 : frère Christian (Christian de Chergé), le prieur, frère Luc (Paul Dochier), le médecin, frère Paul (Paul Favre-Miville), frère Michel (Michel Fleury), frère Christophe (Christophe Lebreton), frère Bruno (Christian Lemarchand) et frère Célestin (Célestin Ringeard). Le 21 mai 1996, un communiqué attribué au GiA annonce l’exécution des moines. Seules les têtes sont retrouvées. Les obsèques ont lieu le 4 juin à Tibhirine.

 

L’enquête

Une instruction est toujours en cours. Elle est menée par le juge parisien Marc Trévidic, qui poursuit ses auditions. Contactée par «Le Progrès», la soeur de l’un des moines tués salue «l’acharnement» de ce magistrat….

 

Lyon se recueille

A l’initiative du cardinal Barbarin, un temps de recueillement islamo-chrétien sera organisé samedi 26 mars, à partir de 22h15, près de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, à la mémoire des moines de Tibhirine.  Le rendez-vous est donné à 22 heures place Saint-Jean. Sont attendus, outre quelques proches des moines, des responsables musulmans (Azzedine Gaci, Kamel Kabtane...) qui avaient fait le déplacement à Tibhirine avec le cardinal Barbarin en février 2007.

Nicolas Ballet

Voici un extrait de l’interview de Frère Jean-Pierre :

Pourquoi avez-vous accepté de nous livrer votre témoignage ?

C’est un devoir de faire connaître cette histoire. Peut-être est-ce pour cela que le Seigneur m’a gardé en vie. Je souhaite, entre autres, répondre aux questions que les gens peuvent se poser. Ce qui s’est passé est l’œuvre de Dieu. Il ne serait donc pas délicat de le cacher. Je parle pour la mémoire de mes compagnons et parce qu’il serait beau que leur expérience soit connue, aimée…

Ressentez-vous de la tristesse à l’approche du 26 mars ?

La mort des frères nous avait bouleversés et je ne peux oublier ces événements traumatisants. Mais il ne s’agit pas de tristesse, non. A Fès, au Maroc, où nous nous étions repliés après le drame, nous avions réagi en disant : « Nous ne célébrerons pas une messe en noir ou en violet (couleur du deuil-ndlr), mais une messe en rouge (couleur des martyrs-ndlr)». Nous sommes heureux de renouveler le souvenir de ces vies offertes pour Dieu et pour l’Algérie, dans la joie et la reconnaissance. Le 26 mars sera pour moi un moment de recueillement encore plus profond.

 

 

Vous trouverez la suite de l’interview en suivant le lien :

 

 

 

Interview du Frère Jean Marie

 

 

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 10:11

 

Tareq Oubrou 

 

Tareq Oubrou, est un imam français né au Maroc de parents enseignants et francophones. À 19 ans, il arrive à Bordeaux afin de poursuivre un cursus en biologie et médecine. Mais très vite il est happé par les besoins de la communauté musulmane de France pour exercer le rôle d'imam.

Il se rendra ainsi dans plusieurs villes françaises de taille moyenne telles Nantes, Limogesou encore Pau. Après une dizaine d'années passées "au chevet de la communauté", il revient à Bordeux pour s'y installer durablement et diriger les prières (salat) et les sermons (khutba), au sein de la mosquée al Huda, rue Jules Guesde, dans le quartier populaire de Saint Michel.

 

Il entame alors une vaste réflexion théologico-canonique sur les conditions de l'expression et de la pratique musulmane dans un espace sécularisé, renouant avec la tradition des fuqaha (juristes) qui pensaient le droit musulman en prenant en considération leur contexte historique et culturel. Il donne le nom de shari'a de minorité aux premiers fruits de cette réflexion. Selon lui, elle n'a pas vocation ni à se substituer au droit positif français, ni à s'y opposer.

L'esprit de ce travail en cours traverse déjà le premier opuscule d'une série de dix volumes. Il est intitulé L'Unicité de Dieu. Des Noms et Attributs divins, éditions Bayane, 2006. Il tente notamment d'y restituer le contexte anthropologique et historique de la Révélation coranique chez les Bédouins de la péninsule sudarabique du VIIe siècle. Il note que ce sont des convertis, de culture Perse principalement, qui formalisent et perfectionnent le droit grâce à la principologie (usûl el fiqh), science qui n'existait pas chez les Arabes du moment coranique pour la raison (entre autres) qu'ils disposaient, selon Oubrou, d'une compréhension immédiate des significations du Coranet de la Sunna "qu'ils communiquèrent spontanément à leurs disciples (at-tâbi'un)"(p. 62).

Oubrou fait donc de la principologie la pierre angulaire de son travail de revisite de la Tradition qui dit prendre en considération (mais dans un rapport sélectif) les réalités philosophiques, juridiques et même sociologiques à la base de la civilisation européenne moderne, sans transiger avec ce qu'il conçoit être les enseignements fondamentaux du Coran et de la Sunna. Ce n'est donc pas en intellectuel, mais du point de vue religieux qu'il s'exprime, même s'il possède un bagage culturel d'autodidacte en sciences positives et en sciences humaines, dont les multiples disciplines sont fréquemment convoquées dans ses travaux herméneutiques.

Il est membre de l'AMG (Association des musulmans de la Gironde) affiliée à l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) et préside actuellement l'association "Imams de France".

 

Tareq Oubrou sur Wikipédia

 

Voici une "belle interview de Tariq Oubrou lors d'une rencontre avec des Chrétiens de Marseille :

 

 


Interview de l'imam Tareq Oubrou - Diocèse de Marseille
envoyé par DChautard. - L'actualité du moment en vidéo.

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 08:43

 

"Il faut à la fois témoigner notre solidarité aux chrétiens d’Orient

et poursuivre le dialogue avec les croyants musulmans. "

 Justice

Interview de Mgr Michel Santier, Evêque de Créteil et Président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques catholiques  de France.

 

 Beaucoup d'émotion, le vendredi 19 novembre en fin de matinée, dans la cathédrale de Créteil (Val-de-Marne) où avait lieu une célébration eucharistique « en lien avec les chrétiens d'Irak ». Au premier rang de l'assemblée se trouvaient des parents de victimes du massacre du 31 octobre dans l'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Bagdad - notamment la mère et la sœur d'un jeune prêtre tué - ainsi que des blessés qui ne sont plus hospitalisés. C'est en effet à Créteil qu'avaient été accueillis les 150 victimes et proches de victimes de l'attentat, invitées par le gouvernement français.

L'évêque de Créteil, Michel Santier, présidait la concélébration à laquelle ont participé des prêtres du diocèse et d'autres venus de paroisses catholiques orientales de la région parisienne. La cathédrale était pratiquement pleine. Bien que cette messe ait été célébrée un jour de semaine, de nombreux chrétiens irakiens et proche-orientaux résidant en Région parisienne, ainsi que beaucoup de catholiques du diocèse, avaient tenu à prier avec leurs frères martyrs et persécutés. L'iman de la mosquée de Créteil a adressé un message de solidarité aux participants.

Dans l'interview qu'il a bien voulu nous accorder, le Père Santier explique pourquoi il a organisé cette célébration  et pourquoi la solidarité active avec les chrétiens du Proche-Orient n'est pas en contradiction avec ce dialogue en vérité qu'il entend continuer à promouvoir avec les croyants musulmans. Un dialogue dont il est expressément en charge au sein de l'épiscopat français. Précisons que depuis l'an dernier, le Père Santier est membre du réseau Chrétiens de la Méditerranée.

 

Pourquoi avez-vous organisé cette célébration dans votre cathédrale de Créteil ? Quelle signification avez-vous voulu lui donner ?

 

Lorsque j’ai appris que des chrétiens, des catholiques de Bagdad qui avaient vécu le massacre dans l’Eglise de Notre Dame du Perpétuel Secours, étaient arrivés à Créteil, je me suis dit aussitôt en mon nom personnel et au nom de tous les évêques de France, et donc de tous les catholiques : « ils sont nos frères, nous ne pouvons les laisser seuls, je vais allez les visiter ».

Le samedi 13 novembre au matin, je leur ai rendu visite au centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Créteil. Le mercredi après-midi 17 novembre, à l’hôpital Henri Mondor de Créteil,  je suis allé visiter la maman du Père Taer qui a été assassiné, ainsi  qu’un autre de ses fils. Je me suis rendu ensuite au chevet d’un jeune catéchiste de 19 ans, très affecté par le décès du Père Taer, qui vivait un ministère en proximité avec les familles les plus pauvres.

En réponse à la question « Que pouvons nous faire pour vous ? » par l’intermédiaire d’un interprète, ils ont répondu qu’il voulaient venir prier pour leurs martyrs et blessés avec les catholiques de Créteil. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de célébrer une eucharistie en leur présence à la Cathédrale de Créteil le 19 novembre au matin. Pourquoi le matin ? Pour leur permettre de pouvoir visiter les membres de leurs familles encore hospitalisés. C’est une manière pour nous, chrétiens d’Occident, de montrer que nous comprenons leur souffrance insoutenable, que nous sommes en communion avec eux par la prière.

 

 Plus largement, comment les chrétiens et les communautés chrétiennes de France peuvent-ils manifester leur solidarité avec leurs frères chrétiens du Proche-Orient aujourd’hui menacés ?

 

Nos frères Irakiens sont traumatisés par ce qu’ils viennent  de vivre. Nous avons à être proches d’eux ; mais n’avons pas de leçon à leur donner sur un éventuel retour au pays. Ce sont eux qui nous donnent des leçons de courage et de foi. Pour qu'ils aient la possibilité de  retourner à Bagdad, il faut que la communauté internationale puisse leur assurer la sécurité dans leur propre pays.  La situation créée par les deux guerres en Irak, menées par l’Occident, qui aboutit à un conflit violent entre musulmans chiites et sunnites, se retourne contre les chrétiens en Irak et ailleurs. La communauté internationale, selon les différents appels du pape Benoît XVI et du récent Synode des évêques du Moyen-Orient, doit dépasser des intérêts économiques et financiers pour faire pression sur les gouvernements de cette région afin que la liberté de conscience, la liberté religieuse et pas seulement de culte, soient assurée à tous les chrétiens et aux croyants des autres religions.

 

Au sein de l’épiscopat français, vous êtes chargé du dialogue interreligieux et en conséquence d’accompagner le dialogue avec les musulmans ; comment concilier notre solidarité avec les chrétiens eu Proche-Orient et un dialogue vrai avec les musulmans ?

 

La solidarité avec les chrétiens du Proche-Orient est une obligation pour les catholiques d’Occident car ils sont situés à la source de la révélation évangélique. Ils nous l’ont transmise à travers la vie des différentes Eglises depuis 2000 ans. Si nous les abandonnons, les Eglises de ces pays vont devenir des musées, car leurs fidèles sont conduits par désespoir à quitter la région. Cette solidarité s’exerce aussi chez nous en France, comme par exemple dans le diocèse de Créteil nous avons créé des liens de fraternité forte avec les responsables et les membres de la communauté copte de Villejuif. Comme évêque, que j’ai aussi reconnu comme association privée de fidèles, l’Association Notre-Dame-de-Kabylie qui regroupe des nouveaux chrétiens venant de la Kabylie et issus de la religion musulmane.

Cela n’est pas en contradiction avec le dialogue avec les croyants musulmans, car nous ne dialoguons pas avec un système mais avec des personnes. Dans sa récente exhortation synodale Verbum Domini au n° 118, le Pape Benoît XVI, dit ceci : « le Synode demande aux conférences épiscopales là ou cela apparaît opportun et probable de favoriser des rencontres pour que chrétiens et musulmans se connaissent mutuellement afin de promouvoir les valeurs dont la société a besoin pour une coexistence pacifique et positive ».

Je ne nie pas que depuis quelques temps, ce dialogue est devenu plus difficile, car des durcissements venus de certains courants, se font jour ainsi que des peurs chez nos concitoyens.

Le dialogue suppose de se situer en vérité, de ne pas cacher ce qui nous fait vivre comme croyants ; mais il est nécessaire que les religions participent à la construction de la paix toutes ensemble, sinon elles apparaissent comme facteurs de guerre et fabriquent des incroyants, alors qu’elles peuvent témoigner de l’importance de la foi en  Dieu et de la vie spirituelle dans une société sécularisée.

 

Propos recueillis par Aimé Savard, ancien rédacteur en Chef au journal La Vie, le 24 novembre 2010

 

http://www.chretiensdelamediterranee.com

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 15:17

Kaaba

 

Très bonne fête de l'Aïd El Adha !

Au moment où vous célébrez la Fête du sacrifice, l'Aïd el kebîr, en commémoration du geste d'Abraham, Ibrahim, père dans la foi des croyants juifs, chrétiens et musulmans, Monseigneur Michel Santier, évêque de Créteil et président du Conseil pour les relations interreligieuses et moi-même, nous tenons à vous adresser nos meilleurs vœux, au nom de l'Eglise catholique en France.

Qu'en ce jour de fête et de prière où vos frères et sœurs sont nombreux réunis à La Mecque pour le pèlerinage, nous puissions les uns et les autres, les uns pour les autres, demander à Dieu qu'Il nous aide à vivre dans la paix, la justice et le respect des convictions de chacun.

Les massacres récents, en Irak, de prêtres et de chrétiens durant la prière dans une église de Bagdad sont un drame horrible qui, hélas, renforce les peurs et semble donner raison à ceux qui pensent que des relations fraternelles sont impossibles entre musulmans et chrétiens. Beaucoup de responsables musulmans français ont condamné vigoureusement ces actes insensés. Comme vous, nous mesurons le mal que font ceux qui instrumentalisent l'islam au service de buts terroristes. Nous ne pouvons pas oublier que ce même terrorisme fait aussi de nombreuses victimes parmi la population musulmane d'Irak. Avec vous, nous en appelons aux gouvernements ici et là-bas qui ont la responsabilité que tous les irakiens puissent vivre enfin en paix.

Nous prions Dieu afin qu'Il convertisse nos cœurs pour qu'ensemble, dans notre pays, nous sachions prendre les initiatives qui font reculer la peur, qu'Il nous donne la force de tisser, malgré tout, là où nous vivons des liens de fraternité, de paix entre croyants de différentes traditions religieuses et avec tous nos concitoyens, que Son Esprit nous aide à espérer contre toute espérance

Bonne fête,

Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, président du Conseil pour les relations interreligieuses
P. Christophe Roucou, directeur du Service national pour les Relations avec l'Islam, S.R.I.

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 17:11
Aid.gif
 
Ce vendredi 10 septembre 2010 les Musulmans de France fêtent La fin du ramadan 2010 (Aid Al Fitr 1431)
La paix soit avec vous  
 
A l’occasion de la fête de fin du ramadan, la cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, adresse un message des chrétiens aux musulmans du monde entier

Chers Amis Musulmans,


1. 'Id al-Fitr, qui conclue le Ramadan, constitue, encore une fois, une occasion propice pour vous faire parvenir les vœux amicaux de sérénité et de joie du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux.
Tout au long de ce mois, vous vous êtes engagés à prier, jeûner, venir en aide aux plus nécessiteux et fortifier les rapports de parenté et d'amitié. Dieu ne manquera pas de récompenser ces efforts!

 

2. Je me réjouis aussi de savoir que des croyants d'autres religions, surtout des chrétiens, vous sont spirituellement proches en ces jours, comme en témoignent les rencontres amicales qui souvent donnent lieu également à des échanges de nature religieuse. Il m'est agréable également de penser que ce Message pourra être une contribution positive à vos réflexions.


3. Le thème retenu cette année par le Conseil Pontifical, Chrétiens et Musulmans : ensemble pour vaincre la violence interconfessionnelle, est malheureusement d'actualité, du moins dans certaines régions du monde. Le Comité Mixte pour le Dialogue du Conseil Pontifical et du Comité Permanent d'al-Azhar pour le Dialogue entre les Religions Monothéistes l'avait d'ailleurs choisi comme sujet d'étude, de réflexion et d'échange à l'occasion de leur dernière réunion annuelle (Le Caire, 23 - 24 février 2010). Je me permets de partager avec vous quelques unes des conclusions publiées à la fin de cette rencontre.


4. Parmi les causes de la violence entre croyants se trouve la manipulation de la religion à des fins politiques ou autres; la discrimination basée sur l'ethnie ou l'identité religieuse; les divisions et les tensions sociales. L'ignorance, la pauvreté, le sous-développement, l'injustice sont encore autant de sources directes ou indirectes de la violence entre les communautés religieuses, mais aussi à l'intérieur d'elles-mêmes. Puissent les autorités civiles et religieuses apporter leur concours afin de remédier à tant de situations en vue du bien commun de toute la société! Puissent les autorités civiles faire valoir la supériorité du droit en assurant une vraie justice pour arrêter les auteurs et les promoteurs de la violence !

 

5. Des recommandations importantes figurent également dans ce texte : ouvrir nos cœurs au pardon mutuel et à la réconciliation, en vue d'un vivre en commun paisible et fructueux; reconnaître ce que nous avons en commun et respecter les différences, comme base d'une culture du dialogue; reconnaître et respecter la dignité et les droits de chaque être humain, sans aucune distinction basée sur l'ethnicité ou l'affiliation religieuse; nécessité de promulguer des lois justes qui garantissent l'égalité fondamentale entre tous; importance de l'éducation au respect, au dialogue et à la fraternité dans les divers espaces éducatifs: à la maison, à l'école, dans les églises et les mosquées. Ainsi pourrons-nous contrecarrer la violence confessionnelle et promouvoir la paix et l'harmonie entre les diverses communautés religieuses. L'enseignement des chefs religieux:, mais aussi les manuels scolaires ayant le souci de présenter les religions d'une manière objective, revêtent, au même titre que l'enseignement en général, une importance décisive dans l'éducation et la formation des jeunes générations.

 

6. J'espère que ces considérations, ainsi que les réactions qu'elles susciteront entre vous et avec vos amis chrétiens, pourront contribuer à la poursuite d'un dialogue toujours plus respectueux et serein, sur lequel j'invoque les bénédictions de Dieu!

 

Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux

Jean-Louis Cardinal Tauran
Président
Archevêque Pier Luigi Celata

Secrétaire
 

  Télécharger le fichier PDF " Card Tauran - Ramadan" (78.7 Ko)

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 09:47

« Des hommes et des dieux » fait revivre l'esprit de Tibhirine

Directeur du Service national pour les relations avec l'Islam, le Père Christophe Roucou a déjà vu deux fois « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois, avec des responsables chrétiens et musulmans. Le film qui s'inspire de la vie des moines de Tibhirine (Algérie), assassinés en 1996, a reçu le Prix du Jury œcuménique, le Grand Prix du Festival de Cannes et le Prix de l'Education nationale.
 

  des-hommes-et-des-dieux-1

Pourquoi ce film vous paraît-il important ?

C'est un film émouvant. Je suis frappé que Xavier Beauvois qui se dit agnostique puisse faire ressentir à travers les images, la musique et le jeu des acteurs, la présence de Dieu dans la vie de ces hommes.
Ce qui m'a marqué aussi, c'est que le film est centré sur le chemin pascal des moines. Ils sont mis petit à petit devant cette décision grave à prendre : rester ou partir. Ils ont fait le choix de la solidarité avec le petit peuple avec lequel ils s'étaient liés et avec lequel ils avaient des contacts quotidiens : à travers frère Luc, médecin, qui les soignait ou par les frères qui travaillaient avec les paysans algériens au monastère. Ce qui l'a emporté pour eux, c'est le choix qu'ils avaient fait, à cause de leur foi en Dieu, de se lier à ce peuple, malgré les violences qu'ils subissaient et le risque de la mort.
Le film donne aussi à voir la manière dont la vie des moines est rythmée par la vie de prière. Le réalisateur montre que la vie des Algériens l'est aussi, même si c'est plus discret. Les hymnes des moines répondent à l'appel à la prière du muezzin.
Je retiens la justesse de ce film par rapport à ce qu'on vécu les moines. Mgr Henri Teissier, archevêque émérite d'Alger, estime que le film y est fidèle, notamment le personnage de frère Luc qu'il a connu et qui est joué par Michael Lonsdale.
 

C'est pourtant une œuvre de fiction, librement inspiré par la vie des moines...

C'était le pari des auteurs Etienne Comar et Xavier Beauvois d'atteindre l'esprit de Tibhirine par la fiction. L'esprit de Tibhirine est présent dans ce film. Mgr Teissier a trouvé très juste l'évocation de ce que les moines vivaient avec leurs frères Algériens, leur engagement dans la vie de prière et le chemin qui les a conduits à la mort, en solidarité avec le peuple avec lequel ils avaient choisi de vivre. Le Père Thierry Becker qui fut vicaire général de Mgr Claverie, l'évêque d'Oran assassiné quelques semaines après les moines, était à Tibhirine le jour de l'enlèvement des moines, il a apprécié ce film.
Il est vrai que c'est une fiction. Par exemple, la scène dans laquelle les moines participent à la cérémonie de circoncision chez des villageois est probablement inventée par Etienne Comar, le scénariste, mais elle dit fortement le lien, y compris religieux, entre les moines et les habitants. L'événement lui-même n'a peut-être pas existé mais ce qui en ressort est juste.
La vie des moines était une vie autour de laquelle il n'y avait aucune publicité. Ils ne le souhaitaient pas. En touchant des personnes qui ne les ont pas connus ou qui ignoraient leur existence, le film offre à leur vie une fécondité nouvelle.
Après avoir vu ce film, un ami musulman, imam, très engagé dans le dialogue avec les chrétiens, m'a confié : « Le mot « Amen » que je dis de nombreuses fois par jour, c'est en voyant le prêtre, au cours de l'Eucharistie, dire à un moine : « Le corps du Christ » et lui répondre « Amen », que j'en ai compris le sens : « Je crois ». Pour moi, c'est très fort spirituellement que par ce film, un musulman comprenne quelque chose de sa propre foi et d'un acte de foi qui nous est commun, même si c'est de manière très différente. C'est pourquoi je parle de fécondité. Ce film va porter ce que les moines ont voulu vivre bien au-delà des limites de Tibhirine et de l'Algérie. Cette œuvre montre comment, dans un contexte particulier, des chrétiens et des musulmans vivent quelque chose ensemble de manière très simple mais au nom de l'amour.
 

Qu'est devenu le monastère de Tibhirine ?

Après l'assassinat des moines en mai 1996, les cisterciens ont eu le désir de poursuivre une présence parce que c'était leur seul monastère en terre d'Islam. Mais au bout de 4 ans, ils se sont retirés. Pourtant, ils avaient replanté une centaine de pommiers. Le Père Jean-Marie Lassausse, prêtre de la Mission de France avec qui j'ai été en équipe en Egypte, a pris humblement le relais d'une présence à Tibhirine. Il est responsable du domaine et s'y rend, depuis Alger, quatre fois par semaine. Dans son livre, Le jardinier de Thibirine, il dit bien qu'il ne remplace pas la communauté monastique mais qu'il est là pour que l'esprit de Tibhirine qui animait les frères de Notre-Dame de l'Atlas continue à se vivre sur place : le travail agricole avec des villageois continue, une sœur blanche anime un atelier de broderie avec des femmes du village. Cela devient un lieu de pèlerinage pour des chrétiens mais aussi pour des Algériens musulmans, soignés par le frère Luc, qui viennent s'y recueillir. Des Sœurs de Bethléem s'y rendent régulièrement. Il y a aussi Robert, un ermite, prêtre  français, qui vit toujours dans la ville de Tamesguida.
 

Quel est le visage de l'Eglise catholique d'Algérie aujourd'hui ?

Ce visage change depuis quelques années ! Avec les «années noires » que l'Eglise a traversées avec le peuple algérien, son visage a changé. Les évêques et supérieurs avaient invités chacun à se déterminer en conscience : rester ou partir. Ainsi les Clarisses d'Alger parties à Nîmes, il n'y a plus de présence monastique en Algérie mais des prêtres, des religieux et religieuses sont restés. Dans son numéro de janvier 2010, la revue interdiocésaine « Pax & Concordia » relève cinq traits nouveaux de ce visage : quelques Algériens sont attirés par le Christ et l'Evangile, moins nombreux chez les catholiques que chez les évangéliques mais un chemin se fait avec eux. Les laïcs présents sont en majorité des étudiants originaires d'Afrique noire. Ils sont la force vive de cette Eglise d'Algérie, avec eux sont aussi arrivés des religieuses et des prêtres africains. Le troisième aspect, c'est la présence de migrants qui essaient de gagner l'Europe : comment vivre la charité et la solidarité avec eux alors qu'ils sont nombreux et que l'Eglise est toute petite ? Il y a encore le développement de communautés chrétiennes évangéliques. En février 2010, les quatre évêques d'Algérie ont pris position à la suite de l'incendie d'une maison de rassemblement de ces chrétiens, s'ils ne sont pas toujours d'accord sur les méthodes des évangéliques, ils sont solidaires d'eux quand ils sont attaqués à cause de leur foi au Christ. Enfin, l'Eglise d'Algérie devient une Eglise davantage catholique, c'est-à dire universelle, avec des chrétiens africains, d'Egypte, du Liban... Une page de son histoire, liée à l'Europe et à la colonisation, est en train d'être tournée, à l'exemple de la nomination du nouvel archevêque d'Alger, Mgr Ghaleb Bader qui est Arabe. Mais ses moyens sont limités car il est difficile aujourd'hui pour des prêtres, des religieuses ou des laïcs chrétiens d'avoir l'autorisation de résider en Algérie. C'est dans ces circonstances que l'Eglise d'Algérie aujourd'hui doit trouver comment rester une « Eglise de la rencontre » avec les Algériens, tout en constituant ces communautés chrétiennes très diversifiées.
Soirées spéciales autour du film

De nombreuses avant-premières et soirées spéciales sont programmées autour du film « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois. L'histoire des moines de Tibhirine est l'occasion de parler des relations islamo-chrétiennes aujourd'hui. 
 
 
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Passeurs d'espoirs
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