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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 13:53

 

gaillot 

Le 13 Janvier 1995, Jean Paul II retirait à Jacques Gaillot le charge du diocèse d'Evreux. Il le nommait à Partenia, diocèse disparu sous les sables du Sahara depuis le 5 ème siècle. Voici l’homélie – pleine de joie et d’espérance que Jacques Gaillot a prononcée le jour de son départ, le 22 janvier 1995 en la cathédrale d’Evreux :

 

« J'ai bonheur de voir votre assemblée composée des femmes et des hommes les plus divers. Par vos couleurs, par vos dons variés, vous enchantez ma vie.

Merci à toutes les personnes âgées et aux malades qui m'ont transmis l'assurance de leurs prières, merci aux enfants qui m'ont offert un dessin.

Merci aux prêtres et aux diacres d'Evreux qui m'ont assisté et supporté.

Merci aux évêques de leur présence.

Merci à ceux qui m'ont adressé souvent - et jusqu'à ces derniers jours - de multiples mots d'amitié. Mon bureau déborde du fleuve de vos lettres.

Quelles grâces pour moi d'être accompagné de toutes ces bontés de votre cœur.

Quand je suis venu parmi vous il y a 12 ans, la cathédrale arrivait à contenir les chrétiens rassemblés. Au moment de vous quitter, la cathédrale ne peut plus accueillir tous ceux qui viennent de loin. La foule immense est dehors. Croyants ou non. Merci aussi à ceux qui ne croient pas, d'être là.

La vigilance critique des non-croyants est vitale: elle tient en éveil la conscience évangélique des chrétiens. Réjouissons-nous de la diversité de notre assemblée.

Nous avons besoin les uns des autres pour vivre de manière créatrice.

Nous voici rassemblés pour ouvrir le livre de la Vie.

La Parole de Dieu est lumière pour la route. Parole qui guérit et libère les cœurs de ceux qui sont blessés. N'ayons pas de haine, pas de violence en nous. Notre cœur n'est pas fait pour haïr.

Que la terre tremble au Japon, que les hommes s'entre-déchirent en Tchétchénie, que des jeunes sans travail errent dans les nuits fauves des banlieues, suffit à la détresse de Dieu.
Ne pleurez pas. Ne prenez pas le deuil. Ce jour est un jour de fête et de joie. La vague de confiance et de solidarité surgie parmi les gens les plus divers est devenue une rumeur d'espérance. L'événement qui s'est passé est révélateur des aspirations profondes qui sont en attente dans la société comme dans l'Eglise. Aspiration à la liberté de parole, au droit à la différence, au respect de la dignité de chacun, à la démocratie. Ce sont des valeurs que beaucoup réclament et attendent, car bien souvent les responsables agissent et décident sans tenir compte des gens. L'Apôtre Paul invite chacun à prendre sa part de responsabilité.

Le Corps du Christ c'est le peuple de Dieu, ici, à Evreux et partout. Ce sont tous les croyants, toutes les communautés venues de loin pour être à cette heure le Peuple de Dieu rassemblé pour l'Eucharistie, pour l'Action de grâce. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu forme un tout que rien ne doit rompre, ni personne, ni ici, ni ailleurs. "Soyez un, nous redit Jésus, pour que le monde croie que tu m'as envoyé." (Jean ch. 17 - V.21)

Le Corps du Christ n'existe pas encore dans sa plénitude tant qu'il subsiste des murs entre les hommes, et plus encore entre les chrétiens, tant que tous "désaltérés par l'Unique Esprit" ne bénéficieront pas d'une vraie reconnaissance dans l'amour fraternel. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu que vous représentez en ce moment est un lieu de compassion et de partage de toute chose. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance, si un membre est à l'honneur, tous se partagent sa joie.

Tous ici présents, donnez un avenir au Peuple de Dieu. C'est vous le Corps du Christ. Chacun pour notre part, nous sommes les membres de ce Corps. Chacun à votre place, quelle qu'elle soit, nous en sommes responsables. Et cette responsabilité du Peuple de Dieu c'est sa Mission. L'Evangile de Luc nous rappelle que c'est la Mission du Christ lui-même et qu'elle lui vient de Dieu.

Cette mission n'appartient à personne. Et nul ne peut l'accaparer et s'en dire propriétaire. Chaque baptisé en est porteur, dans la communion de l'Esprit Saint.

Cette mission n'a pas changé depuis le jour où, s'appuyant sur la prophétie d'Isaïe, Jésus l'a définie une fois pour toutes:

 

L'Esprit du Seigneur est sur moi

Parce que le Seigneur m'a consacré par l'Onction

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres

Il m'a envoyé annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres

Il m'a envoyé annoncer aux aveugles qu'ils verront la lumière

Il m'a envoyé apporter aux opprimés la libération et annoncer une année de bienfaits accordés par le Seigneur .

 

Cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Elle s'accomplit si nous la proclamons au pluriel et au présent. Le Seigneur nous envoie - vous et moi - sur les chemins différents qui sont et vont être les nôtres. Le Seigneur nous envoie aujourd'hui partout à la rencontre des femmes et des hommes pour la même annonce du bonheur.

Ce que j'ai vécu avec vous ici dans ce diocèse d'Evreux, ce que j'ai vécu ailleurs dans toutes sortes de circonstances et d'occasions, me montre clairement que ces paroles du Christ sont le seul chemin de la Mission, que tout chrétien, toute communauté, toute Eglise qui ne prend pas, d'abord, avant tout, les chemins de la détresse des hommes n'a aucune chance d'être entendu comme porteur d'une Bonne Nouvelle.

Que tout homme, toute communauté, toute Eglise qui ne se fait pas d'abord, avant tout, fraternelle avec tout homme, ne pourra pas trouver le chemin de son cœur, l'endroit secret où peut être accueillie cette Bonne Nouvelle.

Pour ma part, en communion avec l'Eglise, je continuerai mon chemin pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. L'Evangile est un message de liberté et d'amour. Annoncer Dieu aujourd'hui, c'est défendre la liberté de l'homme quel qu'il soit. La liberté de devenir vraiment homme, c'est aussi vivre de solidarité, être en particulier la voix des sans-voix. Le Corps du Christ n'est pas achevé, il se construit. Donnons-lui un avenir, chacun à notre manière, dans le respect des personnes, dans la liberté de conscience et d'expression, dans l'ouverture au monde qui cherche lui-même les chemins de son avenir.

Chacun d'entre nous est une petite cellule: nécessaire à sa vie. Qu'elle se sente meurtrie, abîmée, exclue et c'est le corps tout entier qui souffre. Accompagnons le fraternellement, sans peur, sur ces chemins souvent nouveaux et inquiétants pour nous, mais tellement passionnants et porteurs d'Espérance. La Mission continue. Elle non plus n'est pas à son terme. Donnons-lui un avenir, chacun selon sa vocation, selon les événements, chacun selon ses dons.

Mission de plus en plus fraternelle. Mission fidèle à l'attention pour celui que Jésus accueille en priorité: le plus petit d'entre les siens.

Jésus est le pauvre, l'exclu dans lequel nous nous retrouvons. C'est en lui paradoxalement que s'ouvre l'avenir, que s'enracine l'Espérance. L'Eglise doit être l'Eglise des exclus et pas de l'exclusion. Le Christ a connu, dans sa chair, ce chemin:

Celui de l'abandon, de la condamnation injuste, de l'exclusion.

Celui de la résurrection où les portes de l'Espérance se sont ouvertes tout grand sur le monde pour des heures de joie, de tendresse, pour la paix possible, pour l'Espérance jamais vaincue.

Cette vague de confiance et de solidarité qui s'est formée aujourd'hui ne doit pas retomber.

On ne peut rester les bras croisés.

Quand un peuple prend la parole, des chemins nouveaux s'ouvrent. Des initiatives se prennent.

Quand un peuple prend la parole, il n'y a plus de peur ni de crainte, mais des énergies neuves qui se déploient partout. »

 

Jacques GAILLOT

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 13:46

image

 

Dans son message daté du 2 janvier 2012, Mgr Philippe Ballot, Archevêque de Chambéry, Evêque de Maurienne et Tarentaise nous livre sa réflexion et ses propositions pour fêter les cinquante ans du concile Vatican II et les vingt ans du Catéchisme de l'Église Catholique.


Il y a cinquante ans, le 11 octobre 1962, s'ouvrait à Rome le Concile Vatican II. Près de 2500 évêques du monde entier allaient se rencontrer régulièrement pendant trois ans. Le Concile s'est achevé le 7 décembre 1965. La Pape qui eut cette grande initiative était le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours d'ouverture il dit : « Les lumières de ce Concile seront pour l'Eglise une source d'enrichissement spirituel. Après avoir puisé en lui de nouvelles énergies, elle regardera sans crainte vers l'avenir, (...). Nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles ». Ainsi peut-on affirmer que fêter le Concile en 2012, cinquante ans après son ouverture, ne sera pas d'abord la célébration d'un événement du passé mais davantage l'occasion d'exprimer, à sa lumière, notre joie d'être disciples du Christ aujourd'hui, de pouvoir en témoigner et de regarder l'avenir sans crainte.

Le Concile, en nous tournant vers le monde que nous devons accueillir et aimer, nous invite et nous aide à le rejoindre pour lui annoncer le Christ. Le Pape Benoît XVI insiste sur ce point en nous proposant d'inscrire notre témoignage dans la perspective d'une nouvelle évangélisation. Cet élan missionnaire est celui de nos paroisses, services et mouvements : « aller vers les personnes», « cheminer avec elles» et « leur annoncer le Christ».

Durant toute l'année 2012 nous allons prendre le temps de lire à nouveau le Concile Vatican II, de nous en imprégner, de rendre grâce pour tout ce qu'il nous apporte aujourd'hui. Chaque dimanche nous sera proposée à méditer une parole du concile durant le carême nous découvrirons davantage ses quatre grandes constitutions ; un livret, déjà disponible depuis quelques semaines, nous permettra de faire une lecture continue du Concile. Les 13 et 14 octobre prochains seront l'occasion d'un rassemblement diocésain avec, entre autres, les équipes d'animation paroissiales. D'autres initiatives seront prises par les uns et les autres.

En 2012 on fêtera aussi les vingt ans du Catéchisme de l'Eglise Catholique promulgué par le Pape Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Rendant les textes du concile plus accessibles, il en est un bon outil pour le recevoir et le comprendre.

Comme l'écrivait le bienheureux Jean-Paul II, le Concile Vatican II est, pour l'Eglise dans le monde entier, une vraie boussole. Sans crainte, comme y invitait Jean XXIII, avec cette boussole qui nous montre la direction, nous regardons l'avenir, habités par la confiance de ceux qui savent que le Christ est avec eux jusqu'à la fin des temps.

Mgr Philippe BALLOT

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Praedicatho
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 05:26

ANE DE LEON

 

L’âne de lëoN

 

Spectacle en chansons pour le temps de l’Avent

avec l’ensemble DÉDICACE

 

«  De la nuit, Noël fait le jour

D’un instant, Noël fait toujours

D’un mendiant, Noël fait un Roi

 D’un ânon, Noël fait un porte-Roi

De l’endroit, Noël fait l’envers

D’un enfant, Noël fait un Père  »

 

L’ensemble vocal et instrumental DÉDICACE propose,

pendant ce temps de l’Avent, une veillée en chansons

pour nous permettre de cheminer vers la fête de Noël.

 

Noël qui bouscule les convenances, renverse les usages,

joue avec les mots et met le monde à l’envers…

 

Les six chanteurs et musiciens de DÉDICACE

nous invitent à partager avec eux, par l’écoute et par le chant,

leur répertoire à la fois poétique et recueilli,

 à la fois fantaisiste et dynamique.

 

Une soirée pour tous publics à ne pas manquer !

 

L’entrée sera libre.

Une participation aux frais vous sera demandée.

 

Monastère Sainte-Françoise-Romaine
9 route de Rouen
27 800 Le Bec-Hellouin
tél. 02 32 47 31 95

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 21:01

 

Radepont

Noël 2009 avec l'Armée du Salut à Radepont (Eure)

 

Comme me l'a dit un jour mon ami Hatim, nous ne sommes pas amis  que pour les jours de joie et de fête mais aussi pour les jours de malheur et de tristesse.
Je viens vous faire part d'une bien triste nouvelle : Pascal Brémaud, Prêtre Lazariste et ami (j'avais travaillé avec lui pendant deux ans aux Noëls de la Solidarité du Secteur Andelle - Andelys et particulièrement apprécié notre collaboration et notre fraternité) est mort brutalement ce vendredi 4 novembre. Il venait de fêter ses 39 ans le 26 octobre. Il était jovial et joyeux, plein d'humour et d'humanité, amoureux de la vie ... son départ m'affecte beaucoup.
Je pense à sa maman Nicole, à toute sa famille et à sa communauté.
La célébration de ses funérailles aura lieu à l’église de SAINT ANDRE de l’EURE,

le jeudi 10 novembre 2011 à 10h

 

Un temps de célébration aura lieu à la Chapelle de la Maison Mère des Lazaristes

au 95 rue de Sèvres, Paris (6e ) à 15h

avant l’inhumation au caveau de la Congrégation de la Mission au cimetière de Montparnasse

 


MERCI de votre solidarité et de votre prière.

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 08:27

Daniel Maciel, diacre du diocèse de Lille

danielmaciel

 

Je crois que Dieu choisit le plus petit, le plus faible pour se révéler à nous. Cette expérience vécue il y a une vingtaine d’années à Lourdes lors de plusieurs pèlerinages diocésains, et en accompagnant des séjours de vacances avec les Petits Frères des Pauvres a transformé ma vie.

C’est la source de mon engagement dans la communauté de Magdala à Lille pour partager la vie et la foi de personnes très pauvres, dans le ministère de diacre depuis 2005 et aujourd’hui dans cette belle aventure de notre Église qu’est Diaconia 2013.

 

L’association Magdala  à Lille

 

banniere 

 

Magdala est une communauté d’Église implantée  sur le quartier de Wazemmes à Lille mais aussi en périphérie de Lille à Faches-Thumesnil

Elle rassemble, depuis la Pentecôte 1986, des familles du Quart-Monde, des personnes à la rue, en squat, des sortant(e)s de prison, et des hommes et des femmes faisant route avec elles parce que solidaires de leur espérance.

 

Les personnes qui constituent cette communauté veulent au travers de leur action  :

       donner la priorité aux personnes à la rue, sortantes de prison, souffrant des conséquences de la pauvreté et de l'exclusion, qui sont venues rejoindre la communauté.

     donner les moyens à des personnes qui, pour la plupart, étaient très isolées et sans voix de retrouver la confiance, de se reconstruire dans un réseau de relations en permettant une participation active à la vie de l'association, de la société et de l'Église si elles le désirent.

     reloger prioritairement des personnes sans abri.

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 05:16

  olivier-ribadeau-dumas

 

A 50 ans, le P. Olivier Ribadeau Dumas a été nommé Secrétaire Général Adjoint de la Conférence des Evêques de France. Issu d'une famille catholique pratiquante de sept enfants, la foi a toujours été pour ce prêtre du diocèse de Paris quelque chose «de naturel et qui déploie notre humanité».
 

« Ma vie de prêtre et le désir de suivre le Christ, c'est la plus belle façon par laquelle Dieu est venu me chercher pour vivre ma vie d'homme ». Cette conviction, le P. Olivier Ribadeau Dumas l'affiche avec le sourire depuis son arrivée le 1er septembre 2011. Pour se lancer dans cette nouvelle mission qui l'invite à se réinventer un mode de vie, il s'appuie sur cette parole du Christ : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10, 10).
 

Pouvez-vous retracer vos débuts ?

Mon parcours a été marqué par un ancrage local dans différentes paroisses et, en même temps, des activités transversales. J'ai été nommé vicaire à St-Jacques-St-Christophe de la Villette (XIXe). C'était la plus grosse paroisse de Paris. En 1994, elle est partagée en deux et je suis devenu curé de la nouvelle paroisse, Notre-Dame des Foyers, jusqu'en 1998. J'ai donc eu l'expérience, jeune, de pouvoir être curé, qui plus est, de fonder quelque chose. Ce fut une expérience très importante. Rejoindre ces quartiers de l'Est parisien, c'était découvrir d'autres réalités, d'autres manières de vivre sa foi, de la comprendre, de la célébrer, dans une diversité des cultures intéressante. L'église est située en face la mosquée Adda'wa. La dimension du dialogue interreligieux - entre religieux mais aussi de coexistence au sein d'une même société avec des coutumes et des cultures différentes - a marqué le début de mon ministère. Parallèlement, j'ai été aumônier de collèges. D'abord adjoint, je suis passé responsable du FRAT à Lourdes, pour les 15-18 ans, en 1994 et 1996. En 1995, j'ai été nommé coordinateur de la pastorale des jeunes du diocèse de Paris puis délégué des évêques d'Ile-de-France pour la préparation des Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en 1997. Là encore, cela reste une expérience très forte.
 

Puis vous repassez Rive gauche...

En 1998, le cardinal Lustiger me demande de rejoindre la Mission étudiante. Je vais à St-Germain-des-Prés, la paroisse étudiante de Paris dont je deviendrai curé en 2001. Changement radical ! J'ai été aumônier de Paris II - Assas, puis responsable de l'ensemble des aumôneries parisiennes (CEP), et enfin coordinateur des aumôneries d'Ile-de-France (MECI). C'est une paroisse vivante. La messe du dimanche soir rassemble près de 1400 étudiants et jeunes professionnels. C'est très stimulant. Avec eux, j'ai essayé de développer l'intelligence de la foi, le sens de la célébration chrétienne, leur engagement dans la vie. De belles années. En 2005, Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, m'a nommé curé de St-Jean-Baptiste de Grenelle (XVe). C'est une paroisse qui compte beaucoup de familles avec des jeunes enfants, beaucoup de célibataires aussi. C'est un lieu de grande créativité, signe d'un désir profond des chrétiens d'avoir une part active dans la vie de la paroisse, dans l'annonce de l'Evangile mais aussi dans l'insertion dans la société. J'en veux pour preuve la création d'une bagagerie pour les SDF et du « carrefour des familles », un lieu d'accueil et d'écoute. J'étais curé avec une équipe de jeunes prêtres. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir dans tous mes ministères des séminaristes ou des jeunes prêtres, ce qui pour moi était vraiment enrichissant.
 

Vous avez été vicaire épiscopal pour la solidarité...

C'est un domaine que je ne connaissais pas du tout. Je reste émerveillé de l'engagement des chrétiens car pour moi, la charité n'est pas un appendice de la foi : c'est le cœur de la foi. Je l'ai souvent dit : la richesse de l'investissement des chrétiens est une force extraordinaire pour l'Eglise. Ce ministère a été une révolution copernicienne dans ma vie de prêtre. Découvrir comment les pauvres nous évangélisent, voir que la personne, aussi défigurée soit-elle, a une dignité intangible, a été quelque chose de très fort. Je reste extrêmement marqué par des visages de personnes sans domicile, bouleversé par des rencontres de migrants. J'ai découvert quelque chose du visage du Christ. Jésus nous le dit : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Matthieu 25, 40). Une autre expérience choc a été le contact avec les détenus. En tant que référent de la maison d'arrêt de la Santé (XIVe), j'ai pu travailler avec les aumôneries de prison. Célébrer avec les détenus était bouleversant.
 

Quelles sont vos nouvelles missions ?

Je serai secrétaire de la Commission pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale. Je suivrai aussi la vie consacrée, les questions de protection sociale du clergé, la Commission épiscopale pour la Mission de France et le Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes. Je ne le vis pas comme un travail de bureaucrate. Je demeure pasteur pour que le Royaume de Dieu puisse grandir. Je les aborde aussi dans le souci du service et j'ai conscience d'être parisien. J'ai à découvrir de nouvelles réalités et diversités. J'ai le souhait d'un travail commun qui respecte les responsabilités de chacun. J'arrive à un moment particulier car à la prochaine Assemblée pleinière (Lourdes, 4-9 novembre 2011), plusieurs commissions seront renouvelées.
 

Quel regard portez-vous sur les grands « dossiers » en cours : Familles 2011, anniversaire de Vatican II, Diaconia 2013 ?

Ils sont extrêmement importants parce qu'ils signifient la vitalité de l'Eglise. J'ai bien vu comment des événements à l'organisation desquels j'ai pu contribuer ont dynamisé le tissu de notre Eglise. J'y crois beaucoup. Je suis convaincu que cela n'épuise pas toute la richesse qui se vit sur le terrain. Tout cela est au service de réalités locales. Si nous avons à découvrir d'autres modes de visibilité et de rassemblements, il y a une vitalité très grande dans l'Eglise qui est en France. Il faut que nous apprenions par ces rencontres, à montrer que l'Evangile est au service de notre humanité et du bonheur de l'homme.
 

Biographie express

Né le 1er avril 1961, P. Olivier Ribadeau Dumas a suivi des études de droit : « Je désirais être avocat, défendre des causes, chercher la vérité ». En 1984, il entre à la Maison Saint Augustin pour une année de discernement. Il est formé au séminaire français de Rome, plus particulièrement en théologie morale - qui permet « de déployer pleinement notre humanité ». Il est ordonné en 1990 par le cardinal Jean-Marie Lustiger, alors archevêque de Paris.

 

Claire Le Guen

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 17:06

  Logo-Diaconia2013 

  

La crise frappe durement. Surtout les plus démunis. Depuis toujours, les catholiques font nombre avec ceux qui sont engagés pour une société plus juste. Au cœur d'une actualité cruciale, l'Eglise veut intensifier cette solidarité.

« Diaconia 2013 : servons la fraternité »
Désormais, ce titre vous deviendra familier. Il est l'intitulé officiel d'une mobilisation engagée par les évêques de France pour une plus grande fraternité. Une quarantaine d'organismes et de mouvements catholiques s'associent à la démarche.

L'intuition ?
La diaconie (c'est-à-dire le service de la charité et de la solidarité) doit être l'affaire de tous. Elle n'est pas réservée aux spécialistes. C'est peu dire que « Dicaonia 2013 » doit entraîner toutes les communautés catholiques afin de servir les plus éprouvés. L'appel est urgent.

Concrètement ?
Une démarche de trois ans est lancée ce 10 janvier 2011. Elle est coordonnée par le Conseil National pour la solidarité. Elle nous mène jusqu'en mai 2013.

Mgr Benard Podvin
Porte-parole des évêques de France
10 janvier 2011
  
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 17:17

Ce soir à 19 heures en la cathédrale d’Evreux nous célèbrerons la messe autour de notre évêque, le Père Christian NOURRICHARD, messe d’action de grâce à l’occasion des 350 ans de la mort de Saint VINCENT de PAUL, bien connu dans le Diocèse d’Evreux puisqu’il a crée en 1638 à Thibouville (village de l’Eure) un orphelinat pour les jeunes filles et qu’il a fondé plusieurs communautés de religieux et de religieuses. Il faut ajouter à ces communautés les Conférences Saint Vincent de Paul (fraternités de laïcs) qui œuvrent actuellement pour les plus familles les plus démunies à Bernay, Evreux, Lyons la Forêt, Pont Audemer et Vernon.

 

vincent-paul

Vincent de Paul ou Vincent Depaul[1], né au village de Pouy [2] près de Dax le 24 avril 1581 - mort le 27 septembre 1660, est un prêtre catholique français renommé pour sa charité, qu'il exerça notamment auprès des galériens - dont il était aumônier -, des enfants trouvés et des populations rurales. Aumônier de la reine Marguerite, épouse de Henri IV, puis curé de campagne à Clichy, précepteur des enfants du marquis de Belle-Isle, frère de l'archevêque de Paris.

Il fonde deux sociétés de vie apostolique : la Congrégation de la Mission, dont les membres seront couramment appelés lazaristes et la Compagnie des filles de la Charité, souvent connues comme les Sœurs de Saint Vincent de Paul.

 

Article de WIKIPEDIA

Je vous confie cette belle citation de Saint Vincent de Paul, à « méditer »…

« Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit… »

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 16:12

EureMvt

 

Plus de 1500 personnes rassemblées sous un manège à chevaux au Centre Equestre de Conches (Eure) autour de notre évêque le Père Christian Nourrichard, le jour de son anniversaire et le Dimanche de Pentecôte, ce 23 mai 2010, pour relever les défis du Travail, de la Famille, de la Santé, de l'Environnement, de la Solidarité et du monde des Jeunes.

Nous avons célébré l'Eucharistie qui a réuni toutes les forces vives des mouvements d'apostolat des laïcs du Diocèse d'Evreux pour partager la Parole et le Pain.


Voici le chant d'entrée de la messe qui a donné la note de cette belle et puissante liturgie.


Refrain : Le Christ au moins c'est du solide Lui c'est du roc c'est du rocher. Au moins c'est clair et c'est limpide C'est pas lui qui va nous lâcher, (bis).
1. Va laisser tes peurs au vestiaire Le Christ fait jour en pleine nuit Le Christ on l'a jamais fait taire II veut te parler aujourd'hui.
2. Tu peux ranger tes solitudes Et tes matins mal réveillés Va remballer tes inquiétudes Le Christ est tout ensoleillé.
3. Fini le désert des nuits blanches Les grandes idées dans le flou Nouveaux bourgeons, nouvelles branches Ouvre enfin ton cœur de caillou.
4. Quand l'actualité nous arrive Toujours prête à tout empocher L'incertain part à la dérive Le Christ alors est mon rocher.


Pour écouter le chant suivre le lien

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Praedicatho
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 22:05

 

nourrichard-christian-evreux

 

La décision de Rome - sous la forme d'une lettre du Cardinal HUMMES, Préfet de la Congrégation du Clergé - est arrivée à Thiberville et à Lourdes (où les évêques Français étaient réunis) vendredi 26 mars : le recours à Rome de Francis MICHEL refusant la décision de notre évêque - lui demandant de quitter sa paroisse et de rejoindre une autre paroisse du diocèse - a été réjeté.

Au delà des insultes graves contre la personne et la fonction de notre évêque (vous les retrouverez ici), au delà même de  de l'engagement de chaque prêtre à vivre "en communion" avec son évêque - bafoué par l'Abbé Francis Michel- , c'est bien une question politique et un rejet catégorique du Concile Vatican II qui sont en cause dans le phénomène Thiberville. Il n'est pas étonnant que les groupes catholiques intégristes et traditionalistes,  royalistes et d'extrême droite aient fait de Thiberville leur "étendard".

Il faudra désormais du temps, du travail et de la patience pour que l'amour l'emporte sur la haine, la raison et la communion sur les passions - l'humilité et la confiance (qui sont les gages de la foi) sur l'orgueil et l'injure.


Voir la source de cette information sur le site de France 3 Haute Normandie

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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