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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 10:12
Statue représentant Noé (Shutterstock I Cris Foto)

Statue représentant Noé (Shutterstock I Cris Foto)

"Fruit de la vigne et du travail des hommes", le vin occupe une place importante dans la Bible. Plus de 440 passages mettent ainsi en scène le vigneron, la vigne et le vin. Alors que les vendanges commencent, le général Marc Paitier nous emmènent pendant plusieurs semaines à travers les Saintes Écritures afin de découvrir toute la richesse de cette image, symbole de l'amour de Dieu pour son peuple, qui s'accomplit ultimement dans le sacrifice de son Fils, la vigne véritable. Découvrez aujourd’hui Noé, père de la vigne et du vin.(2/17)
Alors que la terre entière avait une conduite corrompue et que la violence y régnait, seul Noé trouva grâce aux yeux de Dieu car il lui était resté fidèle. « Parmi ses contemporains, Noé fut un homme juste, parfait. » (Gn 6,9) Pour éradiquer la corruption et la cruauté des hommes, Dieu décida de noyer son œuvre sous un déluge de pluie. Il ordonna à Noé de construire une arche dans laquelle il entrerait lui, sa femme, ses trois fils, Sem, Cham et Japhet, les enfants de ceux-ci, ainsi qu’un couple de chaque espèce d’animaux à partir desquels la Terre serait ensuite repeuplée. Si le déluge dura quarante jours, Noé et les occupants de l’Arche y séjournèrent pendant plus d’un an avant de pouvoir à nouveau fouler la terre ferme. Dieu renouvela alors son alliance avec la création. Il bénit Noé et ses fils et leur dit (Gn 9, 2-13) :
Soyez féconds, multipliez et remplissez la terre… Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture ; je vous donne tout cela comme je vous ai donné l’herbe verte… Il n’y aura plus de déluge pour ravager la Terre… J’ai mis mon arc dans la nue, et il deviendra signe d’alliance entre moi et la Terre. 
À peine sorti de l’Arche, « sur la terre encore mouillée et molle » comme le dit Victor Hugo , Noé planta une vigne. Un tel empressement n’est pas le fait du hasard. La vigne est l’expression des bonnes intentions de Noé, un signe de paix et d’harmonie dans un lien avec la terre, basé sur le travail, l’humilité et les joies simples. Cet homme juste et pacifique par qui tout le genre humain a été renouvelé, devient le père des vignerons. La vigne est ainsi, selon la Bible, le premier végétal planté par l’homme. Jusqu’à ce passage du chapitre IX de la Genèse, il n’était question que de la culture des plantes que Dieu avait fait pousser lui-même.
La culture de la vigne est bien comme le dit l’écrivain catholique Henri Pourrat, le « métier premier » et davantage encore la condition même de l’Homme. Après l’épreuve purificatrice du déluge, elle est une promesse de renouveau, de joie et d’espérance. Le métier de vigneron trouve là toute sa grandeur et sa noblesse. Il porte l’héritage de Noé. On peut, sous un angle plus mystique, considérer que Noé est aussi un prophète. En plantant pour la première fois une vigne, il annonce quelque chose de la nature de Dieu, un Dieu-Vigneron qui prend soin de sa création et qui veut faire partager quelque chose de l’Ivresse Éternelle qui l’habite, un Dieu qui veut donner à l’Homme de produire les bons fruits de la justice et de la charité. « La vigne, fille du déluge, et signe mystérieux de notre salut » dira Paul Claudel.

Marc PAITIER

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:41
UNE LECTURE RÉVOLUTIONNAIRE DES BÉATITUDES (l’évangile de ce dimanche) par André CHOURAQUI

Le texte, dit des Béatitudes, (l’évangile de ce dimanche 29 janvier 2017) forme, dans le récit de Matthieu, le début du discours inaugural de Jésus. Il a souvent été interprété comme un encouragement à la résignation, à la passivité et à la soumission pour tous : Bienheureux les pauvres en esprit (sous-entendu vous et moi), le Royaume des cieux est à eux ! (ce qui, en fait n’engage à rien). Ou encore : Plus vous serez pauvres sur la terre, plus vous serez heureux au ciel ! (sous-entendu : Ne cherchez pas à vous révolter, vous risqueriez de perdre le bonheur éternel !…).

Rappelons tout d’abord que les récits évangéliques ont été rédigés en grec, par des hommes dont la langue maternelle était l’hébreu (voire même l’araméen), pour être ensuite, dans une période relativement récente, traduits du grec en français. Précisons également que la compréhension des mêmes termes, dans une même langue, a évolué dans le temps. C’est pourquoi un dicton italien prétend : Traduttore, traditore ! Tout traducteur est un traître !

André CHOURAQUI, qui a traduit dans un premier temps le Nouveau Testament du grec en hébreu, puis de l’hébreu en français, interprète ainsi ce début du chapitre 5 de l’évangile de Matthieu : En marche les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux ! Et, dans une note en marge du texte évangélique, il précise : en hébreu, le mot (qu’on traduit habituellement par « Bienheureux » en français) évoque la rectitude de l’homme en marche sur une route qui va droit vers l’Eternel. Le Coran dit : « Conduis-nous sur le chemin de la droiture ». Si nous autres, Français, entonnions ainsi l’hymne national : « Bienheureux les enfants de la patrie, car le jour de gloire est arrivé ! »; ça n’aurait pas la même signification ni la même puissance d’évocation que de chanter : « Allons, enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé… ».

Y aurait-il donc une lecture révolutionnaire des Béatitudes, invitant à se mettre en marche les humiliés, les endeuillés, les humbles, les affamés et assoiffés de justice, les cœurs purs, les faiseurs de paix, les persécutés pour la justice ? Et pourquoi pas ? Dans le contexte de l’époque et du pays, où les petits, les exclus, les lépreux, les impurs étaient déclarés hors la Loi par les responsables religieux juifs, et n’avaient le droit que de se taire, les déclarer heureux n’était pas de grande conséquence, sinon de les inciter à rester ainsi, laissant les puissants agir à leur guise.

En revanche les inviter à se mettre en marche et à prendre en mains leur destin était véritablement subversif. Je n’en veux pour simple preuve qu’un jour les Pharisiens et les membres de l’Aristocratie sacerdotale d’un côté, en accord avec la puissance d’occupation romaine, réalisèrent l’union sacrée, et s’entendirent pour condamner à mort Celui qui avait prononcé de telles paroles, et mis ses actes en conformité avec ces paroles.

C’est quotidiennement que nous avons à évangéliser notre lecture de l’Evangile, je veux dire que c’est chaque jour que nous devons apprendre à lire et à vivre l’Evangile dans l’Esprit de Celui qui l’a vécu devant les hommes.

 

Traduction d’André CHOURAQUI.

Nathan André CHOURAQUI (né le 11 août 1917 à Aïn Témouchent, Algérie et mort le 9 juillet 2007 à Jérusalem), était un avocat, écrivain, penseur et homme politique israélien, connu pour sa traduction de la Bible, dont la publication, à partir des années 1970, donne un ton différent à sa lecture.

 

Eugène GRIMAUD

Sentheim le 28.01.2017

 

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 18:27
Babel ou le récit d'une folie totalitaire

Visualisez en avant-première « Babel ou le récit d’une folie totalitaire » !
Il s’agit de l’un des trente-cinq épisodes de la série animée « Bible, les récits fondateurs » diffusée à la télévision à partir de novembre 2016.
Avec les textes de Frédéric Boyer et les illustrations de Serge Bloch, racontée par Alain Dussollier et mise en en musique par Benjamin Ribolet, cette série animée raconte en épisodes de quatre minutes, trente-cinq des plus grands récits de la Bible.
C’est une série animée, mais aussi un roman graphique (sortie le 29 septembre 2016) et, à partir du 24 septembre 2016 une exposition et des concerts.

« Bible, les récits fondateurs », une série animée et coproduite par BJA et la Fabrique d’Images.

Cliquez sur la vidéo ci-dessous et sur l’icône « plein écran »

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