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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 09:40
Natasha St Pier chante les poèmes de Thérèse de Lisieux

Paroles de la chanson de Thérèse de Lisieux « Pourquoi je T'aime Marie » chantée par Natasha St Pier

Moi je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime
Pourquoi ton nom si doux fait trassaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée, de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme, inspirer de frayeurs

Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant, je ne pourrai le croire
Ô Marie devant toi, je baisserai les yeux

Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime

Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère
Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs
Oh ma mère chérie sur la rive étrangère
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs

Oh que je l'aime encore ton éloquent silence
Pour moi c'est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute puissance


D'une âme qui n'attend son secours que des cieux

Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime

Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau ciel je vais aller te voir
Toi qui va me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encore Mère voici le soir

Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux Marie pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant

Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime

Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime

Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux Marie pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant

Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime

Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime

Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux Marie pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant

 

Cliquez sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »

Prochains concerts de Natasha St Pier :

 

Vendredi 17 Novembre 2017 20h30

NATASHA ST PIER / MICHEL MONACO

À Lyon (69)
Eglise De La Redemption A Lyon

 

Samedi 18 Novembre 2017 20h30

NATASHA ST PIER / MICHEL MONACO

À Montmerle sur Saône (01)
Eglise Saint Nicolas A Montmerle Sur Saone

 

Dimanche 26 Novembre 2017 16h00

NATASHA ST PIER / MICHEL MONACO

À Sisteron (04)
Cathedrale Notre Dame Des Pommiers A Sisteron

 

Samedi 02 Décembre 2017 20h30

NATASHA ST PIER
À Perigueux (24)
Eglise Saint Etienne De La Cite A Perigueux

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:02
La chanteuse basque Anne Etchegoyen le 26 janvier 2017 à Bidart / AFP

La chanteuse basque Anne Etchegoyen le 26 janvier 2017 à Bidart / AFP

Anne Etchegoyen, auteure-compositrice-interprète basque, 36 ans, Disque d'Or en 2013 pour "Les Voix Basques", revient avec un nouvel album, consacré au pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qu'elle présente à l'Olympia lundi.

Un album de 12 morceaux majoritairement en langue basque, mais également en espagnol et en français, produit par le label Credo.

La chanteuse est accompagnée de guitares folk, flamenco, mais aussi d'un orgue, d'instruments traditionnels basques, des voix du chœur basque d'hommes Biotz Alaiu et d'artistes invités comme Patxi Garat, auteur-compositeur de plusieurs des succès de la chanteuse Louane.

Un album où l'artiste retrace son propre chemin sur la route de Compostelle, sur la côte atlantique de l'Espagne, 884 kilomètres depuis sa maison natale de Saint-Palais au Pays Basque (Pyrénées-Atlantiques), une quête spirituelle, puis culturelle et enfin artistique, "il ne peut pas en être autrement quand un artiste accomplit ce chemin", assure-t-elle.

 

Avec "Compostelle", Anne Etchegoyen entend livrer une nouvelle bataille pour faire entendre sa voix et celles des artistes régionaux, tant sur les radios publiques que privées, qui, selon elle, "n'en diffusent pratiquement pas".

"En 2013, explique-t-elle, l'album +Les Voix Basques+, une sélection de chants traditionnels basques couplés à d'autres, a été vendu à 80.000 exemplaires et a été certifié Disque d'Or. Le clip d'une interprétation d'une chanson traditionnelle basque, +Txoria Xori+, issue de l'album, a cumulé plus de 1,2 million de vues sur You Tube". "Ce qui démontre, estime-t-elle, que la chanson dite +régionale+ ne craint pas les frontières. Elle est universelle".

- "Les quotas ne sont pas respectés" -

"France-Télévision avait pris une coproduction sur le projet les +Voix Basques+, se souvient la jeune chanteuse. Pendant deux mois et demi, à raison de quatre à six fois par jour, l'album passait sur ce média national. Je ne l'ai pourtant jamais entendu passer sur la radio publique", Radio France !

Et de donner l'exemple de Patrick Fiori et son album "Corsu" vendu à plus de 300.000 exemplaires en 2015: "Corsu n'est même pas entré dans la play-liste de la radio nationale!", s'insurge-t-elle.

"Il y a bien dans les radios un quota imposé de musique française", dit-elle, rappelant la loi entrée en vigueur en 1996. "Dans les radios privées, il est égal à 40%, y compris les musiques en langues régionales", indique-t-elle. Or, en réalité "les musiques régionales ne représenteraient que 4% des 40%, soit 1% au total", estime-t-elle, réclamant "un contrôle très strict des quotas".

"Sans compter que certaines radios (...) diffusent les mêmes titres avec une forte rotation, ce qui ne favorise pas la diversité et l'émergence des nouveaux talents, encore moins les talents régionaux"!, s'insurge la chanteuse.

Pour autant, Anne Etchegoyen sent un frémissement depuis quelque temps pour les chansons et les musiques régionales auprès des maisons de disques "Majors". "Elles prêtent l'oreille. Quand on a signé +Les Voix basques+ avec Sony ça été très vite. Les artistes comme Yann Tiersen ou Nolwenn Leroy ont aussi transformé le paysage musical", estime-t-elle. "Le paysage français est riche. Nous avons un retour à l'enseignement des langues et des musiques régionales. La transmission se fait. Plus elle sera forte, plus le retentissement sera grand", conclut-elle.

afp

 

Lien à la Source

Cliquez sur la vidéo ci-dessous et sur l’icône « plein écran » pour voir et écouter le clip « Compostelle » de Anne Etchegoyen

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 10:01
Slam de la Prière du « Notre Père » de Pierre Bertho (W.M.)

Pour nous accompagner en ces jours de l'Avent, voici une magnifique prière en Slam de Pierre Bertho (W.M.) lors de la Rencontre Nationale de la J.O.C. à La Courneuve le 2 mai 2009

 

Cliquer sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »

 

Voici le texte du Slam :

 

J'ai trop cherché mes repères

A force de vouloir leur plaire

Dans ce monde je me perds

Une révolution personnelle qui tarde à venir

On a peur du présent et donc de l'avenir

A force de s'abstenir

Les gens n'ont plus d'avis

Une vie avide de sens

C'est juste le sang qui fait de l'audimat

Car plus rien ne nous marque

On nous martel de pub

Acheter est un but

Du bonheur en barre

A consommer en haut débit

Dès le début on nous vend du rêve

Et quand on fait la grève

Ils parlent de fainéantise

Disent qu'on idéalise

Moi je réalise

Que trop

Souvent on oublie notre matière grise

Le shit et son emprise

L'homme veut fabriquer son empire

Politique empereur qui se base sur la peur

Acteur du J T

C'est de l'image pas des idées

 

 

Alors je ferme les yeux

Pour parler à Dieu

Et imaginer mieux

(X2)

 

Car nos forces sont là

Mais las de courir seul

On marche avec la masse

Je cherche la paix à la messe

L'âme en peine

Au plus près de notre père

La terre notre mère

Est une merveille

Que l'on oublie

La conscience en mode veille.

Alors je viens rallumer la flamme

Car à trop aimer la flemme

On se renferme

Pour soit disant se rendre fort.

Et la fierté est un tort,

A trop taire notre piété

On oublie nos prières

Ecoute moi crier

que j'aime Dieu aujourd'hui, moins que demain

Mais plus qu'hier.

Créateur du ciel et de la terre

Montre moi le chemin

Eclaire moi de ta lumière.

Quand tout se perd

Perce mon tympan,

Un instant que j'écoute ta voix

Pour oublier mes doutes.

Et à tous et toutes

Montre nous la route.

Un souffle d'amour

Court sur les murs de ta ville

 

Et dans ta vie

Ouvre les yeux,

Pour parler à Dieu

Et imaginer mieux

(x2)

 

Et quand je regarde les cieux

Je sais que je ne suis plus seul.

Ne reste pas sur le seuil

Entre et vois comment mon cœur vibre

Ceci n'est pas une vitrine

Mais le vitrail de nos vies.

Voici le visage de ta jeunesse

Car Seigneur je ne suis qu'un de tes fils

J'ai mes faiblesses

Car rien n'est jamais tout lisse

Dans le passé j'ai trop écrit de textes tristes

Seigneur Jésus Christ

Vois celui-ci comme une prière

Car je veux aujourd'hui plus qu'hier

que ta volonté soit faite

Sur la terre,

comme au ciel.

 

 

(W.M.) Pierre Bertho

 

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 21:08
« Choral » au marché de Noël à Budapest

Cela sest passé à Budapest, le  deuxième dimanche de l 'Avent,  sur un marché de Noël. À l'initiative des Franciscains, des centaines d'instrumentistes et des chanteurs se sont réunis pour attirer l'attention, avant Noël, sur les chrétiens persécutés.
Le résultat est magnifique ! Bravo les Hongrois ! 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:40
« Halleluja » de Leonard Cohen revisité par Cloverton à l’approche de Noël

La chanson “Hallelujah” de Léonard Cohen revisitée par Cloverton (avec des paroles centrées sur Jésus et la vraie signification de Noël) en ce temps de l’Avent

La vidéo sur YouTube est intitulée : « Une version pour Noël du Hallelujah de Leonard Cohen qui vous donnera des frissons ! »

 « Hallelujah », une des plus populaires compositions du compositeur et interprète Juif canadien, a été écrite en 1984 et est rapidement devenue emblématique. De nombreux crooners l’ont enregistrée. Un des derniers à enregistrer « Hallelujah » est Cloverton, un groupe basé au Kansas qui s’est spécialisé dans la musique chrétienne. L’an dernier, il a réécrit les paroles et a publié son propre clip.

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:08
Damien Saez

Damien Saez

Très bel hommage aux victimes du Bataclan...

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:50
Enrico Macias / Julie Zenatti "Adieu Mon Pays" (Enrico Macias) (2016)

« Pour tous les déplacés, pour tous les exilés, pour qu’ils aient plus de bonheur….. ça appartient à toute l’humanité la terre, à toute l’humanité… » Enrico Macias lors de l’émission taratata en live ce samedi 29 octobre 2016

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 15:49
Michel Delpech : “Voici la fin de mon chemin sur terre”

Michel Delpech 26 janvier 1946 – 2 janvier 2016

Le titre « La fin du chemin » de Michel Delpech extrait de l’album de Dolly Bibble, la première bible musicale pour les enfants et toute la famille est l’une des toutes dernières chansons qu’a enregistrée Michel en 2014. Elle est comme son « testament spirituel ».

« Voici la fin de mon chemin sur terre.
Je suis à toi accueille moi, mon père.
Voici mon âme, séchez vos larmes, mes frères.
Je m’en vais là où brille la lumière.
Chère Sarah ouvre tes bras, j’arrive.
Tu penses à moi, prépare moi la rive.
Adieu la vie, mais je bénis ma chance.
La vérité, l’éternité comme
nce. »

Paroles: Pierre Delanoé Musique Claude Morgan

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 10:24
Le nouvel album de Laurent Grzybowski - "A ceux qui rêvent sans fin"

Le douzième album de Laurent Grzybowski – « 16 chansons de fraternité pour vivre ensemble » vient de sortir.

Il fallait oser ! À l'heure où la crise n'en finit plus de produire ses effets néfastes sur la société, à l'heure où tant de personnes sont au chômage, où tant de familles ne trouvent pas de logement, à l'heure du fanatisme et du terrorisme, alors que le racisme et la violence envahissent notre espace commun, à l'heure où les Français n'ont jamais été aussi inquiets pour leur avenir, Laurent Grzybowski, lui, nous appelle à rêver ! Face à la sinistrose ambiante, il nous invite à regarder le monde autrement et à lever les yeux vers le ciel pour y trouver des raisons de vivre et d'espérer. Car, pour lui, rêver ce n'est pas seulement s'émerveiller, c'est aussi s'indigner pour mieux retrousser ses manches.

Les 16 titres de cet album nous rappellent qu'à l'origine de tout engagement, il y a toujours un rêve, un souffle qui ouvre la route, une étoile qui indique la direction. « La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit », écrivait Oscar Wilde. Fort de cette conviction, Laurent Grzybowski nous offre ici un album de chansons à textes qu'il dédie à tous ceux qui agissent pour changer le monde, les pieds sur terre et les yeux levés vers le ciel. Un disque dans lequel cet auteur-compositeur-interprète nous partage ses propres rêves, ses aspirations les plus profondes : l'égalité, la liberté, la fraternité, la paix, la non-violence, le refus des racismes et des discriminations, la coexistence entre les êtres, le dialogue des cultures et des religions. Ses chansons sont aussi inspirées par l'actualité : les sans-abri, les Roms, Haïti, la laïcité, les nouvelles formes d'esclavage, la fête des voisins…

Réalisé en partenariat avec l'association Coexister (le mouvement interreligieux des jeunes), cet album à la fois militant et poétique est délibérément placé sous le signe de la joie et de la tendresse. Joyeuses et rythmées, ces chansons donneront envie à ceux et celles qui les écouteront de se lever, de danser et, peut-être, de se mettre en route pour bâtir un monde meilleur. Elles pourront aussi être reprises dans les écoles, les collèges, les lycées, les groupes d'adolescents et les mouvements de jeunesse. Elles pourront être fredonnées par tous ceux qui agissent au quotidien pour défendre les plus faibles, pour promouvoir la coexistence active et pour combattre toutes les formes d'exclusion et d'injustice.

Je vous invite à encourager Laurent Grzybowski en votant pour lui pour le prix des « Angels Music Awards »

Le choix entre une soixantaine d'artistes/Groupe vous est proposé pour cette 1ère édition des Angels Music Awards.

Il s'agit d'artistes s'inspirant de la culture chrétienne d'une manière explicite ou implicite, dans la démarche, les propos et la manière de voir le monde.

Les votes sont ouverts jusqu'au 27 septembre 2015, et l'Award du meilleur artiste/groupe, sera décerné en votre nom.

Votez Laurent Grzybowski pour “Angels Music Awards 2015” en cliquant ici

Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour écouter la chanson « A ceux qui rêvent sans fin »

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:41
Interview de Pierre Perret qui sera en concert samedi 21 février au Centre Culturel de Saint Marcel (Eure)

Le centre culturel de Saint-Marcel accueille l'un des derniers monuments de la chanson française samedi 21 février à 20h30. Pierre Perret proposera un récital de plus de deux heures, un voyage en chansons d'hier et d'aujourd'hui. A quelques jours de ce rendez-vous, il s'est prêté au jeu du question-réponse avec une grande gentillesse et dit to ut le bonheur que lui procure le public. Extraits.

Comment allez-vous ?

Pierre Perret : J'ai la grippe, comme les trois quarts de la France. Ça m'a pris il y a trois jours, j'ai poussé un grand éternuement en scène. La salle entière était morte de rire. C'est comique pour les autres, mais pas pour soi. D'ici à samedi, je serai sur le pont, il n'y a pas de problème (l'entretien a eu lieu lundi après-midi, ndlr).

Vous avez dit récemment "je ne cours pas te cachet, je pourrais m'arrêter de chanter, mais je continue parce que ce n'est que du bonheur". Quel bonheur cela vous procure-t-il d'être sur scène?

Oh, c'est que du bonheur car il y a un public extraordinaire qui connaît absolument tout ce que j'ai fait depuis tout le temps. C'est un public généralement très fidèle. À la fin du spectacle, j'en vois qui me disent: 'Moi, je tous ai vu trois fois. Moi, je vous ai vu cinq fois. Moi, je vous suis partout". Ils connaissent tout. La plupart, ils ont les disques, les derniers enregistrements, des chansons que je chante sur scène, d'ailleurs, comme Pas très belle ou Si tu t'en vas, ou les chansons de l'avant-dernier disque Femmes battues ou bien La Femme grillagée; ils connaissent tout ça. Ils attendent que de les entendre parce que ce sont des chansons que je n'ai pas encore beaucoup chantées sur scène.

Il y aura vos succès.

Évidemment, elles sont piquées au milieu d'un champ pavé de chansons qu'ils connaissent par cœur, de Lily à Mon P’tit loup, en passant par La Cage aux oiseaux. Le Zizi, et tout ce que vous voulez. Les Incontournables qu'ils attendant aussi. Donc, je dois faire un savant mélange de tout ça pour faire un récital. Quand je vais sortir de scène, j'aurai chanté 2h05, voilà.

Et le public, que vous apporte-il comme bonheur ?

Pour moi, c'est un bonheur sans arrêt renouvelé car je n'ai jamais arrêté d'écrire. Il y a des gens qui vivent sur quatre Chansons depuis Cinquante ans, moi ce n'est pas vraiment le cas.

Oui, on parle de 450 chansons.

Oui, je suis plus près de 500.Ils en connaissent au moins le quart par cœur.

Et vous allez en glisser quelques-unes qui ne sont pas des "classiques", mais que vous vous aimez chanter ?

Oui, aussi parce que le récital est complètement renouvelé depuis un an ou deux. Il y a des chansons comme Mimi la douce, des chansons qui sont beaucoup moins connues et qui sont totalement surprenantes pour le public. Ils viennent me dire souvent à la fin, c'est marrant d'ailleurs: "La nouvelle, elle est formidable". La nouvelle, elle a trente ou quarante ans. C'est bien d'avoir cet éclectisme, de veiller à ça. D'abord pour susciter un intérêt, sans arrêt renouvelé d'une chanson à l'autre dans la salle. Et surprendre le public qui croit tout savoir, tout connaître. Mais le premier plaisir, pour répondre à votre question, c'est de voir, en arrivant, des gens avec une banane jusqu'aux oreilles, qui jubilent d'avance. Tout ça, c'est un "remboursement" fantastique de tous les efforts que vous avez pu faire tout seul devant votre page blanche et dans l'obscurité totale de savoir si ça va fonctionner, si ces chansons vont être comprises et aimées autant que vous les aimez quand vous mettez le point final à une chanson. C'est une affaire très délicate. Rien n'est jamais acquis d'avance.

Sur votre âge (il a fêté ses 80 ans le 8 juillet dernier à l'Olympia, ndlr), on dit que l'âge qu'on a nous est renvoyé par les autres, que dans sa tête on a toujours 15 ans, vous confirmez ?

Oh oui, même pas. Je n'y suis pas arrivé (rire). Moi, je dois arriver à ma première communion, pas loin...

Vous dites: « Je suis un témoin de mon temps »... ...

…absolument. Ça a été ce que j'ai essayé modestement de faire d'un bout à l'autre. Lily, c'était les balbutiements dé toute cette migration intensive et sauvage qui a commencé à y avoir. C'était un phénomène qu'on ne pouvait pas ignorer. De même que pour Le Zizi, les a priori qu'on avait par rapport au sexe, et surtout par rapport l'époque d'aujourd'hui qu'évidemment je ne pouvais pas subodorer a l'époque, parler simplement dans une chanson de sexe pendant presque quatre minutes, c'était une gageure Incroyable. C'est pour ça qu'elle était la dernière sur l'album, parce que je pensais qu'elle ne serait jamais passée à la radio.

C'est une chanson qui a 40 ans cette année, vous vous souvenez du moment où vous l'avez composée?

Oui, absolument. J'ai commencé cette écriture parallèlement avec presque l'écriture de Lily - que j'avais démarrée en 1971, au retour d'un voyage que j'avais fait à New York avec mon épouse et deux copains. J'avais sur le pont les deux chansons en même temps en écriture. Ce sont des chansons sur lesquelles j'ai travaillé trois ou quatre ans. J'étais allé au Madison square garden et on avait vu Angela Davis. Elle sortait de prison. Elle était venue faire un meeting dans une cage avec des protections pare balles. Et ça m'avait vraiment bouleversé de voir ça Quand je suis rentré en France, comme j'avais plus ou moins dans la tête l'idée de faire ça, j'ai été conforté par ce combat que menait Angela Davis. J'ai mis en chantier cette chanson sur le racisme. Et c'était marrant de mener l'écriture de front une chanson comme Le Zizi qui était aussi une autre intolérance, mais au niveau sexuel cette fois-ci. Et ça m'a toujours amusé de pousser mes pions sur des fronts aux antipodes les uns des autres, mais finalement II y a un fil d'Ariane entre tout ça, ce sont tous les interdits, tous les a priori, les ostracismes, tous les combats qu'il faut sans arrêt mener pour la liberté d'expression. Finalement, on en est encore au même point. C'est ce qu'on a pu voir avec l'ami Cabu et Wolinski qui viennent de se faire massacrer, qui étaient des copains de 30 ou 40 ans, même plus.

Ça ne vous désespère pas de voir que 40 ans plus tard on n'a pas avancé, voire on a régressé.

Si on va toujours dans le sens de l'histoire sans jamais rien essayer de faire bouger, autant rester dans son lit et ne jamais en sortir comme peut-être Alexandre le bienheureux, c'est une antre philosophie, ce n'est pas la mienne.

Moi, j'ai toujours eu en moi un aspect Don Quichotte, je ne sais pas si je me bats contre des moulins à vent... mais aujourd'hui, il y a une trentaine d'écoles qui portent mon nom et c'est sûrement aussi en partie â cause de chansons comme Lily qu'ils apprennent à l'école, dans leurs livres d'école depuis longtemps. J'ai reçu des milliers de lettres d'enfants qui ont fait des devoirs sur ça, eh ben, Il me semble que quand même je n'ai pas fait ça pour rien.

Vous êtes un éternel optimiste.

Je le suis tarît que Je l'ai tête qui fonctionne et que j'ai envie d'écrire - et j'ai toujours envie d'écrire! Alors pour moi, c'est formidable. Pourquoi je n'arrête pas ? Parce que j'ai toujours cette envie. J'al toujours un bouquin, des chansons sur le feu. J'ai toujours des choses à faire parce q u ' Intellectuellement ça fonctionne. Et puis on verra le jour où ça ne marchera plus. Ce n'est pas grave. J'ai fait quand même le plus gros de ce que je pouvais faire (rire).

David Chapelle

La Dépêche d’Evreux n°8639 page 19

20 février 2015

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