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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 16:16

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 22:38
Une vie cachée, une ode déchirante à la foi

Prix du Jury œcuménique lors du dernier Festival de Cannes, le nouveau Terrence Malick sort ce mercredi. Véritable chef d’œuvre d’humanité et de spiritualité, le film raconte l’histoire (vraie) de l’autrichien Franz Jägerstätter.

Un contenu proposé par ArtSpi'in

Publié le 11 décembre 2019

Auteur : Jean-Luc Gadreau

Inspiré de faits réels. Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l’histoire de ces héros méconnus.

Si, étonnement cette année, le palmarès du « grand » jury Cannois n’a pas retenu ce dernier Malick, son film a eu le bonheur d’être malgré tout primé par le Jury œcuménique, nous rappelant ainsi l’année 2014 avec Timbuktu d’Abderrahmane Sissako. Son choix s’est en effet porté sur ce film somptueux mettant en scène la vie ordinaire et véridique d’un objecteur de conscience autrichien qui loin de vouloir être un héros le devient cependant à son corps défendant. Enrôlé́ en mars 1943, il refuse de prêter le serment d’obéissance indéfectible à Hitler, requis de tout soldat de la Wehrmacht, il est emprisonné, battu, jugé et finalement exécuté le 9 août de la même année. Par ce choix, le Jury œcuménique met en valeur un “héros ordinaire”, à la manière dont le théologien américain Ralph Waldo Emerson parlait de “Sublime ordinaire” pour évoquer la façon que Dieu a de se manifester dans les choses les plus simples de l’existence alors même qu’il s’agit comme ici des circonstances extraordinaires de la guerre. Dans son argumentation, le président du Jury œcuménique relève que Terrence Malick ne livre pas un film à thèse, assénant une vérité́ incontestable. Ses héros, Franz et Fani, ne sont pas des blocs de certitudes mais de chair et de sang. Faisant simplement ce qu’ils pensent être juste, sans jamais en vouloir à ceux qui les tiennent en leur pouvoir, ils atteignent la liberté malgré les barreaux, les coups, les menaces et la haine sans jamais se laisser atteindre par la haine en retour.

Quand l’agriculteur autrichien Franz Jägerstätter (August Diehl) regarde vers le ciel et demande à Dieu de lui montrer un signe, de le guider, comment lui répond-t-il ? Par le grondement d’un orage au sommet des Alpes autour de sa bucolique ville natale de St Radegund ; le bruit du vent caressant les champs de blé autour du village ; la voix de sa merveilleuse femme Fani (Valerie Pachner) et de leurs trois petites filles.  Mais, une fois que la Seconde Guerre mondiale a éclaté et l’a plongé dans un monde sombre fait de prisons militaires, de tribunaux judiciaires, et d’un dictateur tout puissant… c’est le bruit de membres et de corps brisés qui résonnent sur les planchers ; l’écho des sirènes des raids aériens ; le terrible bruit des coups de feu.  Dans une œuvre imprégnée par la question de la foi, la proximité mais aussi l’éloignement de l’humanité vis-à-vis de Dieu n’ont jamais été aussi pressants que dans Une vie cachée.

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 08:12
Le Pape François, un homme de parole

Un film de Wim Wenders sorti le 13 septembre 2018

Le 13 mars 2013, le Cardinal de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, devient le deux cent soixante sixième Souverain Pontife de l’Église Catholique. C’est le premier Pape originaire d’Amérique du Sud, le premier jésuite nommé Évêque à Rome, mais avant tout le premier chef de l’Église à avoir choisi le prénom de François d’Assise (1181-1226), un des saints catholiques les plus révérés, qui avait dédié sa vie à soulager les pauvres et éprouvait un profond amour pour la nature et toutes les créatures de la Terre qu’il considérait comme la mère suprême.

Le film, plus qu’une biographie ou un documentaire, est un voyage initiatique dans l’univers du Pape François qui s’articule autour de ses idées et de son message, afin de présenter son travail, aussi bien que les réformes et les réponses qu’il propose face à des questions aussi universelles que la mort, la justice sociale, l’immigration, l’écologie, l’inégalité de revenus, le matérialisme ou le rôle de la famille.

Quel bonheur de voir ce film hier au soir à Vernon !

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:46
« Il a déjà tes yeux » : la surprise ciné qui rit des clichés

Même si « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » avait réussi à faire sourire certains, le sujet du racisme n’avait pas assez été creusé. Un défaut qu’on ne trouvera pas dans « Il a déjà tes yeux », une comédie haute en couleurs emmenée par Aïssa Maïga et signée Lucien Jean-Baptiste.

Paul et Sali sont un couple heureux et amoureux. Dans leur vie, il ne leur manque qu’un enfant. Et c’est désormais possible : leur dossier pour adopter un enfant a enfin été validé. Ils vont devenir les parents de Benjamin, six mois, adorable garçon blond aux yeux bleus. Sauf que Pierre et Sali sont Noirs. Dans « Il a déjà tes yeux », on fonce droit dans les clichés et tout le monde en prend pour son grade. Le réalisateur Lucien Jean-Baptiste signe là une satire contre le racisme en mettant l’accent sur les préjugés qui courent. Mais avec une règle : ce n’est pas parce qu’il est Noir qu’il s’interdira de reprocher aux Noirs leur racisme par exemple. Pour ça, tout est bon pour faire rire et réfléchir sur des thèmes graves et les situations cocasses se multiplient. Aïssa Maïga apporte ce qu’il faut de finesse d’esprit, de gaieté et de sagesse à la folle excitation de son mari joué par le réalisateur. Le tout emmené par un enthousiasme sincère.

Et si on adoptait Vincent Elbaz ?

« Il a déjà tes yeux » est une savoureuse comédie, esprit « Benetton ». Le point fort du film réside dans ses dialogues fins et décapants à la fois, mais également dans ses personnages qui ne sont pas des archétypes. Énorme coup de cœur pour celui de Zabou Breitman, en assistante sociale sévère et Vincent Elbaz, l’ami du couple, éternel ado toujours à côté de ses pompes qui (re)dévoile son sens de la comédie. Résultat ? Le film est beau sans être niais, tolérant sans être donneur de leçons. Un film avec un vrai message pour le vivre-ensemble, bien trop rare en ce moment.
 

En salle à Vernon actuellement. Je vous le recommande vivement

Cliquez sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran » pour voir la bande annonce

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 22:28
Le Temps d’une soirée laissons-nous bousculer, Migrons vers l’autre : Projection du Film « TERRAFERMA » à Bourg Achard Samedi 28 novembre

Projection du Film : « TERRAFERMA » de Emanuele Crialese, Prix spécial du Jury au Festival de Venise en 2011, Rencontre avec les Intervenants, Echanges avec le Public

Samedi 28 novembre 2015 à 14h30

à la Médiathèque 265, Route des Portes 27310 BOURG ACHARD

Sur l'île de Lampedusa, entre Sicile et Tunisie, la vie des pêcheurs est de plus en plus difficile. Ne vaut-il pas mieux, pour gagner sa vie, louer sa maison à des touristes et utiliser les bateaux pour les emmener en mer ? Par ailleurs, l'île est devenue le point d'arrivée en Europe pour de nombreux clandestins venus d'Afrique. Lorsqu'on sauve certains d'entre eux de la noyade, quelle attitude faut-il adopter : respecter les traditions maritimes, faites de solidarité ou bien les dénoncer aux autorités ?

Cliquer sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 08:49
ADAMA, le film d’animation de Simon Rouby. Sortie le 21 octobre 2015

ADAMA" réalisé par Simon Rouby, d’après un scénario de Julien Lilti, sortira dans les salles françaises le 21 octobre 2015

Avec les voix d'Azize Diabaté (Adama), de Pascal Nzonzi (Abdou), de Jack Mba (Samba) et du rappeur Oxmo Puccino (Djo),

 

Adama, 12 ans, vit dans un village isolé d’Afrique de l’Ouest. Au-delà des falaises, s’étend le Monde des Souffles. Là où règnent les Nassaras. Une nuit, Samba, son frère aîné, disparaît. Adama, bravant l'interdit des anciens, décide de partir à sa recherche. Il entame, avec la détermination sans faille d’un enfant devenant homme, une quête qui va le mener au-delà des mers, au Nord, jusqu’aux lignes de front de la première guerre mondiale. Nous sommes en 1916.

 

Adama est un film d’animation. En tant que tel, il touchera tout particulièrement les enfants ; mais les adultes aussi seront séduits par la rare beauté et par la force qui se dégagent de cette œuvre.

L’histoire commence en Afrique, au début du siècle dernier. Elle raconte la venue en France d’un jeune enfant africain qui cherche à retrouver son grand frère embarqué parmi tant d’autres pour servir de chair à canons dans la grande boucherie de la première guerre mondiale.

Moins documentaire que conte initiatique, avec sa part de rêve et de magie, le film amène néanmoins à réfléchir sur le sens de la vie, sur la guerre. C’est une sensibilisation à hauteur d'enfant à un moment de l'Histoire qui relie deux continents. On y retrouve les thématiques de l'immigration, de l'industrialisation destructrice, du respect et de la protection de l'environnement...

 

Marie-O Mougin et Romain Treppoz

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 19:37
Le Film « Timbuktu » d'Abderrahmane Sissako, Prix du Jury œcuménique 2014 à Cannes

Le Jury oecuménique de Cannes 2014 a remis son Prix à « Timbuktu » d'Abderrahmane Sissako. Les deux Mentions spéciales sur la sélection "Un certain regard"vont à « The Salt of the Earth » et « Hermosa juventud ».

Le Jury œcuménique a voulu récompenser « Tumbuktu » du Mauritanien Abderrahmane Sissako pour sa « très grande beauté formelle, pour son humour et sa retenue ». Le film, précise le communiqué, « raconte la vie et la résistance digne d'hommes et de femmes à Tombouctou qui veulent vivre selon leur culture et leurs traditions, tout en intégrant les moyens modernes de communication ».
Il dénonce " de manière forte mais subtile les horreurs issues d'une vision extrémiste de la religion ». « Tout en critiquant l'intolérance, [il] éclaire l'humanité qui demeure en chaque homme ».

Deux Mentions spéciales sur la sélection "Un certain regard"

"The Salt of the earth" (Le sel de la terre) de Wim Wenders, Juliano Ribeiro Salgado

Ce documentaire basé sur l'œuvre photographique de Sebastião Salgado témoigne magistralement de l'histoire contemporaine, de la condition humaine à travers le monde et de la possibilité de créer une vie meilleure.

"Hermosa juventud" (La belle jeunesse) de Jaime Rosales

Face à la crise un jeune couple espagnol avec un bébé cherche à survivre. Ce film nous montre dans un style presque documentaire des hommes et des femmes qui sont confrontés à des situations et des choix difficiles qui mettent leur dignité en question.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 09:06

Excellente comédie qui « met les pieds dans le plat » de tous les a priori communautaristes et qui décrit la société Française à la manière d’un portrait de famille : la famille « Verneuil » de Chinon : le père notable et même notaire et ses quatre filles !

D'Événements inattendus en rebondissements dignes d’un « polard » c’est au final un éloge des différences et du « vivre ensemble à la Française » qui fait du bien !

Chapeau l’artiste ! J’ai vraiment aimé !

Denis Chautard

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