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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 05:35
Manifestation dans le quartier de Yolo, à Kinshasa, le 20 décembre 2016 / AFP

Manifestation dans le quartier de Yolo, à Kinshasa, le 20 décembre 2016 / AFP

La République démocratique du Congo s'acheminait dans la nuit de jeudi à vendredi vers un accord de sortie de crise, après quatre jours de violences meurtrières autour de la fin du mandat du président Joseph Kabila.

"C'est sûr, nous terminerons demain" (vendredi), a déclaré dans la soirée Mgr Fridolin Ambongo, vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui assure la médiation des négociations ouvertes le 8 décembre en vue d'instaurer une transition politique pacifique.

"Nous avons obtenu tout ce que nous voulions", a confié une source dans l'opposition.

"Normalement, l'accord sera signé demain vendredi", a ajouté Félix Tshisekedi, chef de la délégation de l'opposition à l'issue d'une séance plénière peu après 22H00 (21H00 GMT).

"Le président a fait suffisamment de concessions, l'accord sera signé demain", a également estimé Lumanu Mulenda, négociateur de la majorité.

Des équipes de juristes de chaque camp devaient finaliser durant la nuit la rédaction de l'accord en vue de son adoption en séance plénière vendredi matin avant une cérémonie de signature officielle dans l'après-midi.

L'AFP a consulté le document de travail résumant les principaux points du projet d'accord ayant fait l'objet d'un consensus en commission.

Ce texte prévoit l'instauration d'une "transition politique" et la tenue "fin 2017" de la présidentielle, qui aurait dû être organisée cette année et que le pouvoir disait jusque-là ne pas pouvoir organiser avant avril 2018.

L’opposition obtient également la garantie que le président Kabila ne briguera pas un troisième mandat, conformément à la Constitution.

Un "Conseil national de transition" doit être créé afin de veiller à la bonne exécution de l'accord, particulièrement sur les questions électorales.

En contrepartie, l'opposition, rassemblée autour de la figure historique d’Étienne Tshisekedi, a accepté le principe du maintien au pouvoir de M. Kabila jusqu'à une passation de pouvoir avec un successeur élu, alors qu'elle demandait jusque-là son retrait immédiat de la vie publique.

RDC: vers une sortie de crise après quatre jours de violences

Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. Son second mandat s'est achevé mardi dans un climat de violence, et la Constitution lui interdit de se représenter.

- Tensions dans les provinces -

Depuis lundi, entre 56 et 104 personnes, selon les sources, ont péri dans des violences politiques ou interethniques. Ces chiffres ne tiennent pas compte d'affrontements au bilan encore inconnu mardi dans la ville de Kananga (centre) entre forces de l'ordre et une milice opposée au gouvernement central.

Mardi, jour d'expiration du mandat de M. Kabila, des affrontements entre forces de l'ordre et jeunes contestant sa légitimité ont fait 20 morts à Kinshasa, Lubumbashi (deuxième ville du pays) et dans deux villes de l'Ouest, selon la police.

L'ONG Human Rights Watch affirme avoir documenté le décès de 34 personnes dans ces violences. L'ONU, elle, avançait mardi un "bilan provisoire" de 19 morts "confirmés".

La situation s'était calmée mercredi dans la capitale Kinshasa, qui a repris timidement vie jeudi, après un début de semaine de paralysie totale. Les forces de l'ordre y restaient toujours déployées en nombre.

Des tensions subsistaient dans plusieurs provinces.

A Lubumbashi(sud-est), fief de l'opposant en exil Moïse Katumbi, l'armée a bouclé jeudi à l'aube un quartier théâtre de violences au cours des deux jours précédents et procédé à des arrestations massives.

L’Église a, elle, lancé "un SOS", après une nouvelle attaque menée mardi par des Pygmées, en conflit avec l'ethnie Bantou, et qui a fait selon elle au moins 40 morts mardi dans la ville de Manono, à 480 km au nord de Lubumbashi. Les autorités, elles, parlent de six morts.

Dans l'est du Congo, déchiré par les conflits armés depuis plus de vingt ans, treize civils de l'ethnie Nande ont été tués jeudi dans l'attaque d'un village du Nord-Kivu par des miliciens hutu.

État-continent de 70 millions d'habitants, la RDC n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Les cinq premières années de son existence ont été marquées par une lutte pour le pouvoir ayant entraîné une guerre civile dont est sorti seul vainqueur le général Mobutu en 1965.

Celui-ci sera déposé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président, qui lui succèdera à son assassinat en 2001, en pleine deuxième guerre du Congo (1998-2003).

Confirmé en 2006 à la tête du pays lors des premières élections libres organisée depuis l'indépendance, M. Kabila a été réélu en 2011 lors d'un scrutin entaché de fraudes massives, à l'origine de la crise actuelle.

afp

 

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La République démocratique du Congo depuis 1960 / AFP

La République démocratique du Congo depuis 1960 / AFP

Crise politique en République démocratique du Congo / AFP

Crise politique en République démocratique du Congo / AFP

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 18:59
Congo Kinshasa : « l'indignation » de l'Eglise après l’assassinat d’un prêtre

Des prêtres ont dénoncé la « défaillance » et « l'incapacité » des autorités congolaises à assurer la sécurité des populations des régions du sud et du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Une dizaine de prêtres congolais ont déposé une "lettre d'indignation" auprès du maire de Lubumbashi (sud) et du gouverneur de la province du Haut-Katanga (sud-est), à la suite de l'assassinat d'un des leurs, la semaine dernière.

Joseph Mulimbi Nguli a été abattu à son domicile, à Lubumbashi, où il sera inhumé ce mardi après-midi.

Lundi, les populations de la région ont participé à une veillée de prières dédiée au défunt prêtre.

Selon le vicaire général de l'archidiocèse de Lubumbashi, l'Eglise a déposé une plainte contre X auprès du parquet civil et de la justice militaire, afin que les circonstances de l'assassinat du prêtre soient élucidées et les auteurs de sa mort identifiés.

Le vicaire général espère que cette enquête permettra d'arrêter ces criminels.

Une cousine du prêtre assassiné a elle indiqué que "la famille souhaite que l'Église catholique mène aussi ses investigations avant l'inhumation.

Selon elle "les enquêtes de la police restent souvent sans suite".

Âgé de 52 ans, l'abbé Joseph Mulimbi Nguli était vicaire de la paroisse Saint Martin de la commune de Katuba, dans le sud-est de Lubumbashi, où dit-on l'assassinat d'un prêtre est plutôt rare.

Lucien Kahozi Kosha, BBC Afrique, Lubumbashi

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 17:48
L'avenue du commerce ce matin, l'une des principales artères commerçantes de la capitale congolaise, Kinshasa. © Sonia Rolley/RFI

L'avenue du commerce ce matin, l'une des principales artères commerçantes de la capitale congolaise, Kinshasa. © Sonia Rolley/RFI

Au lendemain de la signature de l'accord politique entre la majorité et une frange de l'opposition, les autres formations de l'opposition ont appelé les Congolais à rester chez eux ce mercredi 19 octobre pour donner un avertissement, un carton jaune à Joseph Kabila. Une journée ville morte globalement bien suivie à Kinshasa, même si, dans certains quartiers, l'activité commence à reprendre.

Ce mercredi matin, les rues étaient désertes, boutiques fermées, pas d’écoliers sur le bas-côté ni d’embouteillages. Une situation très inhabituelle. Des bus du gouvernement stationnaient un peu partout, attendant notamment les fonctionnaires. Ainsi que des minibus privés qu’ici, on appelle «esprit de mort ». Mais ils peinaient à faire le plein. « C’est le service minimum pour amener les malades, par exemple », se justifie un chauffeur.

Quelques motos taxis, quelques vendeurs de rue. « Ventre affamé n’a pas d’oreilles », commente une commerçante qui a décidé d’ouvrir son « petit maquis », son restaurant. Tous ceux qui ont décidé de reprendre le travail et ont accepté de parler disent l’avoir fait pour trouver de quoi manger aujourd’hui. « La vie au taux du jour » comme on dit à Kinshasa.

Un homme montre son pantalon jaune et crie : « c’est le carton jaune de Kabila Kabange ». Autour de lui, les gens se rassemblent et expliquent : « il devrait discuter avec les vrais opposants, si la ville est comme ça, c’est qu’il y a un malaise ».

Que disent ceux qui ont choisi de participer à cette journée ville morte ?

  « Kabila doit partir »

Dans un quartier populaire, des jeunes avec des bouts de papier jaune ont manifesté, en martelant « Kabila doit partir ». Plus loin, une odeur de gaz lacrymogène. Quelques jeunes interpellés. Le porte-parole de la police explique qu’il y a eu par endroits des incidents, avec des jets de pierre sur des véhicules. Mais que la situation reste globalement calme.

La police était ce matin largement déployée, notamment autour de l'Assemblée nationale. Des habitants ont également indiqué avoir hésité à sortir pour éviter d’éventuels troubles ou d’être mal vu par leurs voisins. Mais à la mi-journée, dans certains quartiers et sur certains axes, l’activité semble reprendre. Des boutiques ont ouvert ça et là et notamment des terrasses. Sur les marchés, certains produits ont fait leur apparition. La circulation est restée fluide jusqu'à la fin de la journée.

Pour Joseph Olenghankoy, modérateur de la Dynamique, membre du Rassemblement de l'opposition, cette opération « ville morte » est un succès à travers tout le pays. Selon cet opposant, les Congolais ont non seulement rejeté l'accord qui vient d'être signé mais ont montré leur attachement à la Constitution. 

Pour André-Alain Atundu, le porte-parole de la majorité, cette journée n'a en rien démontré un rejet de l'accord qui vient d'être signé. « L'apparence ne traduit pas la réalité : les Kinois ont choisi de se réveiller un petit peu plus tard, plus par principe de principe de précaution à cause de l'expérience des violences commises par les militants du Rassemblement, plutôt que par respect du mot d'ordre donné par le Rassemblement, analyse-t-il. Voilà pourquoi la ville ressemble plutôt à une journée de dimanche où la vie commence plutôt à partir de 10h. Parce que les espoirs des populations c'est que les élections se déroulent dans le calme et la transparence. Or, c'est justement la solution que le dialogue a amenée. »

Lubumbashi semble avoir ignoré l'appel à la grève de l'opposition

Quoique bien suivie à Kinshasa, cette journée «ville morte» a été plus diversement respectée dans le reste du pays. A Bukavu et Lubumbashi notamment, l’activité est restée normale.

Circulation normale, magasins ouverts, la capitale minière du pays, Lubumbashi a, semble-t-il, ignoré l'appel à la grève de l'opposition. Idem à Kisangani, dans l'est et à Matadi, la ville portuaire de l'ouest.

Les rideaux sont par contre restés fermement tirés à Mbuji-Mayi, la troisième ville du pays et capitale diamantifère. Dans ce fief du premier parti d'opposition, l'Udps, les écoles sont restées fermées, les rues désertes jusqu'en début d'après-midi. Enfin, activité très ralentie à Goma, Butembo et Beni.

Les étals du grand marché de Goma sont restés vides une bonne partie de la journée, et à Beni une centaine de personnes est venue déposer des cartons jaunes à la mairie, symbole d'avertissement aux autorités par rapport à la fin du mandat de Joseph Kabila. 

Pareil à Goma : banderoles demandant le départ de Joseph Kabila. Les cartons jaunes devaient être déposés au gouvernorat par quelque 200 manifestants. La police anti-émeute, largement renforcée dans la ville, a finalement dispersé le rassemblement à coup de gaz lacrymogènes. Des pneus ont été brûlés, des pierres jetées, et la route barrée. En fin d'après-midi, le calme était revenu dans la ville frontalière avec le Rwanda.

A Butembo, des manifestants se sont même amusés à fabriquer un cercueil jaune, symbole de la fin du mandat de Joseph Kabila. 

Sonia ROLLEY

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