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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 18:06
Covid-19 : plus de 6 millions de cas en Europe / AFP

Covid-19 : plus de 6 millions de cas en Europe / AFP

Nouveaux bilans, nouvelles mesures et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

- Plus de 6 millions de cas en Europe -

Plus de 6 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement détectés en Europe depuis l'apparition des premiers cas en janvier dans la région, selon un bilan réalisé par l’AFP à partir de sources officielles mercredi après-midi.

Sur les sept derniers jours, 543.137 nouveaux cas ont été détectés dans la région, soit 26% de plus par rapport à la semaine précédente.

Dans le monde, près de 35,9 millions de cas d'infection au total ont été diagnostiqués, dont plus de 7,5 millions aux Etats-Unis, avec au moins 1.051.149 morts.

- Et 5 millions au Brésil -

Le plus grand pays d'Amérique latine a franchi la barre des cinq millions de personnes contaminées depuis le début de la pandémie et s'approche des 150.000 morts, alors qu'il enregistre une décrue de la pandémie.

Troisième pays le plus touché, le Brésil a enregistré 31.553 nouveaux cas en 24 heures, ainsi que 734 décès, ce qui porte le total à 148.228 morts. Les Etats-Unis restent le pays le plus touché avec 211.694 morts, devant le Brésil et l'Inde (104.555 morts).

- Pauvreté en forte hausse -

La pandémie va précipiter dans l'extrême pauvreté entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans le monde cette année, a annoncé mercredi la Banque mondiale, soulignant que de plus en plus de citadins sont concernés.

C'est la première fois depuis plus de vingt ans que le taux mondial d'extrême pauvreté va augmenter, souligne l'institution de Washington.

- Plus de symptômes ni de fièvre pour Trump -

Le président américain Donald Trump, testé positif au Covid-19 il y a une semaine, n'a plus de symptômes depuis 24h et plus de fièvre depuis 4 jours, a affirmé mercredi son médecin. Il s'est entretenu mercredi au téléphone avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui avait lui-même été placé en soins intensifs au printemps.

- Milliardaires de plus en plus riches -

Les milliardaires voient leur fortune atteindre de nouveaux sommets grâce au vif rebond des marchés financiers dont ont bénéficié les géants de la technologie et de la santé, selon une étude publiée mercredi.

Fin juillet, la fortune cumulée des milliardaires avoisinait 10.200 milliards de dollars, dépassant le précédent pic de 2017 où elle avait culminé à 8.900 milliards de dollars.

- Un tournant vers une économie verte ? -

La pandémie a plongé l'économie mondiale dans une profonde récession mais elle représente une opportunité unique pour les gouvernements de prendre le chemin d'une croissance verte et durable, souligne le FMI dans un rapport publié mercredi en amont de ses réunions d'automne.

- Une couverture sanitaire pour tous -

L'ONU a réclamé mercredi que ses membres redoublent d'efforts pour permettre au plus tôt une couverture sanitaire universelle, encore plus nécessaire, selon l'Organisation, en période de pandémie malgré son coût.

- Cafés et bars ferment à Bruxelles -

Les cafés et bars devront fermer à partir de jeudi matin sur tout le territoire de la région de Bruxelles pour endiguer la propagation du coronavirus, qui s'accélère dans la capitale belge, ont annoncé mercredi les autorités.

- L'Italie impose les masques en extérieur -

Le gouvernement italien a annoncé mercredi qu'il rendait le port du masque en extérieur obligatoire, les récalcitrants s'exposant à une amende qui pourra atteindre les 1.000 euros. Une annonce qui intervient alors que le pays prolonge son état d'urgence jusqu'au 31 janvier, afin de lutter contre la résurgence de l'épidémie.

- L'Espagne dévoile son plan de relance -

L'Espagne compte «créer plus de 800.000 nouveaux emplois en trois ans» grâce aux fonds du plan européen de relance, a annoncé le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

Madrid étalera sur six ans, de 2021 à 2026, l'utilisation des 140 milliards d'euros alloués par Bruxelles à l'Espagne pour redresser son économie, laminée par la pandémie.

- Davos 2021, près de Lucerne -

Le Forum économique mondial a annoncé mercredi que le sommet de Davos 2021 se tiendrait finalement du 18 au 21 mai dans la région de Lucerne, plutôt que dans la célèbre station de ski suisse qui lui a donné son nom.

La rencontre annuelle des puissants de ce monde, qui mêle grands noms de l'économie, de la diplomatie et parfois du spectacle, aura pour thème «la Grande Réinitialisation», le Forum ayant dû annuler sa traditionnelle réunion de janvier pour cause de pandémie.

AFP

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:03
Allocution  du Directeur général de l’OMS au point presse sur la COVID-19 – 20 juillet 2020

Bonjour, bon après-midi et bonsoir. 
Bien que des personnes de tous horizons soient touchées par la COVID-19, ce sont principalement les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète qui y sont exposés. 
C’est le cas des peuples autochtones du monde entier, en ville ou dans les régions isolées. 
À l’échelle mondiale, les peuples autochtones, ce sont jusqu’à 500 millions de personnes dans plus de 90 pays. 
Leurs cultures et leurs langues sont uniques et ils entretiennent des relations étroites avec leur environnement. 
Comme d’autres groupes vulnérables, les peuples autochtones sont confrontés à de nombreuses difficultés. 
Cela va du manque de représentation politique à la marginalisation économique en passant par un accès insuffisant à la santé, à l’éducation et aux services sociaux. 
Les peuples autochtones portent souvent tout le poids de la pauvreté, du chômage, de la malnutrition et des maladies transmissibles et non transmissibles, ce qui les rend davantage vulnérables à la COVID-19 et à ses graves conséquences. 
Bien que la COVID-19 fasse courir un risque à tous les peuples autochtones à l’échelle mondiale, l’OMS est très inquiète de son incidence sur ceux des Amériques, qui demeurent l’épicentre actuel de la pandémie. 
Ainsi, au 6 juillet, plus de 70 000 cas avaient été notifiés parmi les peuples autochtones des Amériques pour plus de 2 000 décès. 
Plus récemment, six cas, au moins, ont été signalés parmi les Nahua, une population de l’Amazonie péruvienne. 
Le Bureau régional de l’OMS pour les Amériques vient de publier des recommandations pour prévenir la COVID-19 parmi les populations autochtones et y riposter. 
L’OMS collabore également avec la Coordination des organisations autochtones du bassin de l’Amazone pour intensifier la lutte contre la COVID-19.
La recherche des contacts est l’un des principaux outils de suppression de la transmission au sein des communautés autochtones – et de toutes les communautés. 
Aucun pays ne peut maîtriser son épidémie s’il ne sait pas où se trouve le virus. 
Comme nous l’avons répété à maintes reprises, les mesures dites de confinement peuvent contribuer à réduire la transmission, mais pas à l’arrêter complètement. La recherche des contacts est essentielle pour trouver et isoler les cas et pour identifier leurs contacts et les placer en quarantaine. 
Les applications mobiles peuvent être utiles à la recherche des contacts, mais rien ne remplace la présence directe sur le terrain – des agents formés qui font du porte-à-porte pour trouver des cas et en rechercher les contacts, et ainsi briser les chaînes de transmission. 
La recherche des contacts est essentielle pour chaque pays, dans toutes les situations. Elle peut empêcher que des cas isolés donnent naissance à des grappes qui, à leur tour, engendreront une transmission communautaire. 
Même les pays qui connaissent une transmission communautaire peuvent améliorer la situation en scindant leurs épidémies en éléments gérables, ce qui est d’autant plus crucial que les pays s’ouvrent sur l’extérieur. 
Réagir rapidement aux nouveaux cas et aux grappes de cas leur permettra de poursuivre sur la voie de la reprise économique, tout en gardant le virus sous contrôle. 
Bien sûr, la recherche des contacts n’est pas le seul outil ; elle doit s’inscrire dans le cadre d’un ensemble complet. Elle n’en demeure pas moins l’un des outils les plus importants. 
La recherche des contacts a longtemps été le fondement de la riposte aux flambées épidémiques, depuis la variole jusqu’à la poliomyélite, depuis Ebola jusqu’à la COVID-19. 
Il y a des enseignements à tirer de la récente flambée d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, dont la fin a été déclarée le mois dernier, notamment que la recherche des contacts peut se faire même dans les circonstances les plus difficiles, avec des problèmes de sécurité. 
Lorsque le virus Ebola a été découvert dans la ville de Butembo l’année dernière, les experts se sont demandé s’il serait possible de maîtriser l’épidémie. 
Pourtant, contre toute attente, la flambée a été arrêtée en grande partie parce que les pouvoirs publics, l’OMS et les partenaires ont investi massivement dans la recherche des contacts, l’isolement des cas suspects et le traitement des personnes tombées malades. 
Dans bien des cas, les agents formés à la recherche des contacts, travaillant en étroite collaboration avec les dirigeants locaux et les communautés, ont suivi la piste du virus, parfois sur des centaines de kilomètres au cœur de territoires très difficiles. 
Ebola et la COVID-19 sont dues à des virus différents, mais le principe est le même : 
Peu importe la gravité de la situation, il y a toujours de l’espoir. 
Grâce à un leadership fort, à la participation des communautés et à une stratégie globale visant à supprimer la transmission et à sauver des vies, il est possible d’arrêter la COVID-19. 
Nous n’avons pas à attendre un vaccin. Nous devons sauver des vies maintenant. 
Ne vous méprenez pas : nous devons continuer à accélérer la recherche sur les vaccins, tout en faisant plus avec les outils à notre disposition. 
Pour évoquer plus en détail l’importance de la recherche des contacts dans le contexte de la COVID-19 et d’Ebola, je suis ravi d’accueillir le Dr Socé Fall, Sous-Directeur général de l’OMS chargé des interventions d’urgence, et le Dr Mory Keita, qui est le gestionnaire d’incident chargé de coordonner l’action de l’OMS sur le terrain en République démocratique du Congo pour l’actuelle épidémie d’Ebola dans l’ouest du pays.
Dr Fall et Dr Keita, soyez les bienvenus. Margaret, à vous. Je vous remercie.

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 08:12
A bord d'un tramway à impériale à Hong Kong, le 10 juillet 2020 / AFP

A bord d'un tramway à impériale à Hong Kong, le 10 juillet 2020 / AFP

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

- Trump porte un masque -

Le président américain Donald trump est apparu pour la première fois publiquement samedi avec un masque, devenu aux Etats-Unis un objet de débat politique passionné autant qu'un rempart face à la flambée de Covid-19.

Le masque qu'arborait Donald Trump était bleu nuit et portait, gravé sur l'un de ses coins, le blason doré de la présidence américaine.

- Plus de 561.000 morts -

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 561.551 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 19H00 GMT.

Plus de 12.580.980 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 134.729 décès pour 3.242.073 cas. Un nouveau record de contaminations a été atteint samedi (66.528).

Suivent le Brésil avec 70.398 morts, le Royaume-Uni (44.798), l'Italie (34.945) et le Mexique (34.191).

- La pandémie progresse toujours en Amérique latine -

Le Brésil reste le plus affecté par le virus dans le sous-continent et le deuxième dans le monde, comptabilisant le plus de nouveaux décès en 24 heures, soit 1.214. Le bilan officiel brésilien à la date de samedi était de 1.839.850 cas confirmés de contamination et 71.469 décès.

Au Chili, le bilan a dépassé les 11.000 morts. Le Pérou, également très touché par la pandémie, comptait samedi 322.710 cas de contamination et 11.682 décès, selon le ministère péruvien de la Santé. La Colombie a dépassé samedi le seuil des 5.000 décès, selon un bilan officiel.

- Appel au port du masque -

En France, 14 médecins de renom ont réclamé «le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos» en France pour éviter que l'épidémie ne reparte, constatant un relâchement dans le respect des gestes barrières.

- Experts en Chine -

Un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se rendent ce week-end en Chine pour une mission exploratoire visant à déterminer l'origine du nouveau coronavirus.

- Iran: l'économie avant tout -

L'Iran n'a d'autre choix que de continuer à faire tourner son économie en dépit des défis que pose le regain de l'épidémie, a déclaré le président Hassan Rohani.

Il faut «poursuivre les activités économiques, sociales et culturelles en respectant les protocoles de santé (...) C'est la voie unique».

- Emirates: réduction d'effectifs -

La compagnie Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient, qui a réduit de 10% ses effectifs en raison de la pandémie, pourrait au final supprimer 15% de ses employés, soit 9.000 postes.

- Manifestation à Tel-Aviv -

La police israélienne s'est déployée massivement dans le centre-ville de Tel-Aviv avant un rassemblement organisé pour protester contre la gestion de la pandémie par le gouvernement.

- Disney World rouvre ses portes -

Une partie du parc d'attraction Disney World a rouvert ses portes à Orlando, après quatre mois de fermeture, sur fond d'accélération rapide de la pandémie en Floride, qui enregistre des milliers de nouveaux cas de coronavirus chaque jour.

- Réouverture partielle des chutes d'Iguazú -

Les chutes d'Igazú, considérées comme une des sept merveilles naturelles du monde, ont partiellement rouvert côté argentin après 100 jours de fermeture liée à la pandémie.

- Le gardien en quarantaine à la mi-temps -

Au Portugal, le gardien de but de Belenenses, André Moreira, a été contraint par l'Autorité nationale de santé de quitter le terrain à la mi-temps du match qui opposait son équipe à Moreirense pour partir en quarantaine. Après avoir partagé sa chambre avec un coéquipier testé positif, il n'avait pas respecté les critères de distanciation et de quatorzaine, a expliqué la Ligue portugaise de football.

AFP

 

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 07:12
Coronavirus en Guyane : L’épidémie se propage, les trois hôpitaux ont déclenché leur plan blanc

En Guyane, l’épidémie de coronavirus accélère. Dans une déclaration commune, les trois hôpitaux du territoire de 300.000 habitants – les centres hospitaliers de Cayenne, de Kourou et de l’ouest guyanais – indiquent avoir « décidé conjointement d’actionner leurs plans blancs respectifs » samedi, même si « de nombreuses mesures des plans blancs sont déjà mises en œuvre dans les faits ».

Voisine du Brésil, très touché par le Covid-19, la Guyane approchait samedi, selon les derniers chiffres connus, les 5.000 cas avérés avec 4.913 cas, soit une hausse de 355 en 24 heures. Parmi ces personnes, on comptait 129 patients hospitalisés, 23 en réanimation, et 16 décès, pour une population de 300.000 habitants.

Le gouvernement a annoncé dans un communiqué dans la nuit de samedi à dimanche qu’un « directeur de crise » avait été nommé, le préfet Patrice Latron, et allait « rejoindre dans les meilleurs délais la Guyane ». Il doit renforcer l’action des différents acteurs engagés dans la gestion de l’épidémie, aux côtés du préfet et de la directrice générale de l’ARS.

Des renforts venus de métropole

Le gouvernement précise que « que d’ores et déjà, plus de 130 réservistes sanitaires » sont « opérationnels dans les différentes structures médicales guyanaises ». « Vingt-trois nouvelles recrues ont été envoyées cette semaine et 48 supplémentaires le seront dès la semaine prochaine », ajoute-t-il, confirmant ce qu’avait annoncé le ministre de la Santé vendredi.

Par ailleurs, « des personnels de santé sont envoyés en renforts pour appuyer les hôpitaux locaux : 20 personnes sont arrivées sur place cette semaine et 50 arriveront la semaine prochaine ». Enfin, le service de santé des Armées va envoyer « 20 militaires » spécialisés de réanimation, « dans les prochains jours ».

Des malades plus nombreux « pendant encore deux à trois semaines »

Dans leur texte, trois hôpitaux guyanais constatent que « depuis plusieurs semaines, l’activité de nos établissements est bouleversée par l’épidémie de Covid-19. Les patients sont de plus en plus nombreux à avoir besoin de nous. En très peu de temps, et conformément aux travaux d’anticipation, nous avons réussi à nous réorganiser. » « La charge de travail est importante », disent-ils, alors que les malades « devraient être plus nombreux pendant encore deux à trois semaines ».

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:54
Covid 19 : bilan mondial / AFP

Covid 19 : bilan mondial / AFP

Des chercheurs britanniques ont annoncé mardi avoir fait «une avancée majeure» dans le traitement des malades gravement atteints par le par le Covid-19, au moment où la Chine fait face à une inquiétante flambée de la maladie à Pékin.

Les responsables de l'essai clinique britannique Recovery ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes, le dexamethasone, réduisait d'un tiers la mortalité chez les malades les plus gravement atteints.

Dans la foulée de cette annonce, qui se base sur les premiers résultats d'un vaste essai clinique, le gouvernement britannique a indiqué que ce traitement allait être immédiatement utilisé pour traiter les malades concernés.

«Le dexamethasone est le premier médicament dont on observe qu'il améliore la survie en cas de Covid-19», ont indiqué dans un communiqué les responsables de Recovery.

Selon eux, «une mort sur huit pourrait être évitée grâce à ce traitement chez les patients placés sous ventilation artificielle».

«C'est une avancée majeure dans la quête de nouvelles manières de traiter les malades du Covid», s'est réjoui dans un autre communiqué le Pr Stephen Powis, directeur médical du NHS, le service public de santé britannique

«Le bénéfice en termes de survie est important chez les patients qui sont suffisamment malades pour avoir besoin d'oxygène, pour qui le dexamethasone devrait désormais devenir le traitement de base», a estimé l'un des responsables de l'essai Recovery, le Pr Peter Horby, de l'université d'Oxford.

- «Pas cher» -

«Le dexamethasone n'est pas cher, déjà commercialisé et peut être immédiatement utilisé pour sauver des vies à travers le monde», a-t-il poursuivi.

Ce médicament est déjà utilisé dans de nombreuses indications pour son effet anti-inflammatoire puissant.

 

Au même moment, en Chine, la situation épidémique à Pékin était jugée «extrêmement grave» par les autorités, faisant craindre la possibilité d'une nouvelle vague de contaminations.

Plus d'une centaine de personnes ont été contaminées depuis la semaine dernière dans la mégapole de 21 millions d'habitants, engagée dans «une course contre la montre» contre le virus, a déclaré le porte-parole de la mairie, Xu Hejian.

Ce rebond du nombre d'infections, centré autour du marché géant de Xinfadi, dans le Sud de la capitale, a poussé les autorités à décréter mardi la fermeture de toutes les écoles et universités de Pékin.

Le confinement d'une trentaine de zones résidentielles et la fermeture des sites sportifs et culturels avaient été annoncés la veille.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué lundi suivre «de très près» la situation et évoqué l'envoi possible d'experts supplémentaires dans les prochains jours.

Le Covid-19 a fait son apparition fin 2019 en Chine, à Wuhan dans le centre du pays, avant de gagner toute la planète.

Au moins 8.048.880 cas d'infection, parmi lesquels 436.813 décès, ont été comptabilisés au total, notamment en Europe, continent le plus touché avec 2.428.525 cas (188.349 morts) et aux Etats-Unis, qui comptent le plus grand nombre de cas diagnostiqués (2.114.026) et de décès (116.127), selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles.

- Etat d'exception au Chili -

Sur le Vieux Continent, la progression de la maladie est désormais sous contrôle, estiment les gouvernements, qui ont rouvert lundi les frontières avec leurs voisins.

La Grèce, dont l'économie repose en grande partie sur le tourisme, invite même les voyageurs de plusieurs régions hors UE, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, à venir visiter ses îles.

L'Espagne attend le 21 juin pour ouvrir ses frontières avec les pays de l'UE, sauf le Portugal. Mais elle accueille depuis lundi ses premiers voyageurs allemands depuis des mois sur l'île des Baléares, dans le cadre d'un projet pilote.

De l'autre côté de l'Atlantique, le bilan quotidien aux Etats-Unis est resté lundi sous la barre des 400 morts pour le deuxième jour consécutif, mais le pays continue d'enregistrer quelque 20.000 nouveaux cas chaque jour.

La pandémie continue aussi de faire rage en Amérique latine et aux Caraïbes, qui ont dépassé les 80.000 décès. La moitié sont recensés au Brésil qui, avec 43.959 morts est le deuxième pays le plus endeuillé.

Au Chili, l'«état d'exception constitutionnel pour catastrophe» a été prolongé de trois mois pour freiner l'épidémie, tandis que l'Equateur a prolongé de 60 jours, jusqu'au 13 août, l'état d'urgence.

- La mousson, facteur aggravant -

Autre pays où l'épidémie ne montre pas de signe de reflux, l'Inde redoute une aggravation de la crise sanitaire avec la mousson annuelle et son cortège de maladies.

«Le Covid-19 nous a laissé démunis», dit Vidya Thakur, forte de plus de trois décennies d'expérience de médecin dans un système de santé public indien sous-financé, «la mousson va rendre les choses encore plus compliquées».

Plus d'un demi-million de personnes sont contaminées chaque année en Inde par des maladies favorisées par les pluies, comme la dengue et la paludisme, lors de la grande mousson qui s'abat sur le pays d'Asie du Sud de juin à septembre. Des infections qui présentent des symptômes presque identiques à ceux du Covid-19: fièvre, difficultés à respirer, perte d'appétit.

A quelques semaines du grand pèlerinage annuel à la Mecque prévu fin juillet, l'Arabie saoudite se trouve elle face à un choix délicat: limiter le nombre de pèlerins ou annuler le hajj.

«La décision sera bientôt prise et annoncée», assure un responsable saoudien, alors que Riyad est appelé à annoncer sa décision.

En raison de la promiscuité entre pèlerins, le hajj, l'un des plus grands rassemblements du monde, pourrait devenir un énorme vecteur de contagion du Covid-19.

burx-oaa-mm/glr

AFP

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 06:29
Deuxième phase de déconfinement / AFP

Deuxième phase de déconfinement / AFP

Les Français vivent lundi leur dernière journée à déplacements limités avant la réouverture des cafés, restaurants, collèges et lycées dans la majeure partie du pays, marquant le retour à «une vie presque normale», selon les mots d’Édouard Philippe.

Mardi, après plus deux mois de fermeture forcée pour cause de coronavirus, bars, cafés et restaurants des zones vertes sont autorisés à rouvrir leurs portes pour la phase 2 du déconfinement, avec des règles sanitaires strictes: dix personnes maximum par table, un mètre au moins entre chaque groupe, consommation debout interdite dans les bars.

Un décret paru lundi au Journal officiel détaille cette nouvelle étape, rappelant notamment que les départements d'Ile-de-France, Mayotte et la Guyane sont en orange du fait de leur situation sanitaire.

Un peu partout dans le pays, les restaurateurs se préparent pour ce moment tant attendu, comme à Strasbourg, au célèbre restaurant la Maison Kammerzell.

«On a passé plusieurs heures à tout nettoyer», déclare à l'AFP Théo Stutzmann, maître d'hôtel. Le masque est obligatoire pour les serveurs, et pour les clients qui voudront aller aux toilettes. «On a tous demandé une fois la salière à un voisin de table. Là, ce ne sera plus possible», ajoute-t-il.

- «Optimisme» mesuré des restaurateurs -

A Lille, Kévin Bonnel, manager de La Place, l'un d'un restaurants de la Grand-Place, a prévu «30 à 35 tables, contre 40 à 45» d'habitude.

«Ça fait du bien de reprendre, dit-il. On ne sait pas trop si les clients seront au rendez-vous, mais nous sommes prêts.»

«C'est l'optimisme qui règne aujourd'hui», assure Hervé Becam, vice-président confédéral de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). «Les standards ont commencé a clignoter, les réservations sont en train de se faire».

«On peut rouvrir mais économiquement ce ne sera pas rentable», tempère Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie, restauration et traiteurs (GNI). Selon une enquête menée par cet organisme, environ 17% des restaurateurs ont affirmé ne pas être en mesure de rouvrir. Certains établissements vont attendre septembre.

A Paris, où seule la réouverture des terrasses est autorisée (comme dans toutes les zones oranges), la mairie a annoncé que bars, cafés et restaurants pourraient s'étendre gratuitement sur une partie de l'espace public, trottoirs, places de stationnement voire quelques rues fermées à la circulation.

Outre les cafés, la réouverture de l'ensemble des plages mardi est également attendue avec impatience, de la Manche à la Méditerranée.

La limite de déplacements à plus de 100 km du domicile va être levée. Tout comme va bientôt l'être la restriction d'un siège sur deux dans les trains de la SNCF.

«Aller à Deauville qui n'est pas très loin, ce serait sympa. Pouvoir aller en Bretagne ou aller dans le Sud même, c'est un peu plus loin, ce serait super parce qu'on a tous besoin de soleil là, et surtout je pense, besoin de changer d'air», témoigne Maya, une Francilienne interrogée lundi par l'AFP dans les rues de Paris.

Tous les collèges et écoles de France métropolitaine vont rouvrir, ainsi que les lycées des départements classés verts, mais de manière progressive, ce qui fait que tous les élèves ne reprendront pas dès mardi.

Lundi, le ministère de la Santé a par ailleurs annoncé un assouplissement supplémentaire des conditions de visites dans les Ehpad à partir de vendredi : elles pourront se faire à plus de deux personnes à la fois en extérieur et deux personnes à la fois en chambre. Et désormais les mineurs pourront participer à ces visites, à condition qu'ils portent un masque.

- Cinq clusters par jour -

Si l'économie reprend un peu de souffle depuis le début du déconfinement le 11 mai, elle ne retrouvera pas avant longtemps son niveau d'avant-crise en raison notamment d'une récession historique.

Le chômage avait bondi de 22% en avril avec 843.000 demandeurs d'emploi supplémentaires.

Et le marché automobile français a encore plongé en mai, de 50,34%, les constructeurs discernant toutefois de premiers signes de reprise, selon des données publiées lundi.

«Il y a tout lieu de craindre» des baisses des salaires dans les entreprises avec la crise sanitaire, qui risque de servir de «prétexte» à des employeurs, s'est inquiété pour sa part le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier.

Sur le plan sanitaire, le Covid-19 a tué 28.833 personnes en France (+31), selon le dernier bilan publié lundi soir. Le nombre de patients en réanimation continue lui à diminuer (1.302, soit 17 en moins). C'est ce ralentissement de l'épidémie qui a permis au gouvernement de donner son feu vert à la levée de nouvelles restrictions.

Mais pour les experts, la seconde phase de déconfinement ne signifie pas qu'on doit baisser la garde.

«Revivre comme avant l'épidémie? Non, pas encore», a affirmé sur RMC/BFMTV Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique consulté par l'exécutif sur les questions relatives au Covid.

«Je ne parlerai pas d'extinction car le virus va rester, mais une baisse significative (de sa propagation) est en cours», a-t-il dit.

«Il y a chaque jour néanmoins, cinq nouveaux clusters (...) on a plus de 100 clusters qui ont été déclarés depuis le 11 mai, donc on voit quand même que le virus est toujours présent», a prévenu l'expert.

L'application controversée de traçage StopCovid, destinée à repérer la propagation du coronavirus, sera disponible à partir de mardi midi.

burs-ram/rh/it

 

AFP

 

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 06:50
Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde avec des dirigeants d'entreprises à la Maison blanche, le 29 mai 2020 à Washington / AFP

Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde avec des dirigeants d'entreprises à la Maison blanche, le 29 mai 2020 à Washington / AFP

Washington a rompu avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin, pendant que le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l'Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi – seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l'interdiction d'aller à plus de 100 km de chez soi.

En Grande-Bretagne, les cabinets dentaires vont rouvrir le 8 juin, et en attendant, un patient, Dominic Price de Salisbury (sud), s'est vu recommander par un stomatologue de remplacer lui-même son plombage.

«On est en là», raconte-t-il, encore étonné, et contraint comme bien d'autres à jouer aux dentistes pendant le confinement. Pour remédier à son problème, il s'est vu recommander d'«aller sur Google» et d'acheter un kit pour se soigner à la maison. C'est ce qu'il a fini faire avec l'aide de son épouse.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public.

La situation, en revanche, s'aggrave au Brésil, qui avec 27.878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102.201), la Grande-Bretagne (38.161), l'Italie (33.229), la France (28.714), et devant l'Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362.028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 19h00 GMT. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

- Trump divorce de l'OMS -

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne.

Il a annoncé «mettre fin à la relation» entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l'OMS, les Etats-Unis vont «rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent», a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l'économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d'euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d'être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l'aggravation de la situation économique, le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu'il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu'une partie de l'économie, principalement le bâtiment et l'activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21.000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d'usage.

Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu'ils ne seront pas en train de manger.

En Californie, cinquième économie mondiale devant la Grande-Bretagne et la France, le chômage, quasi inexistant avant la pandémie, frappe 24% des 40 millions d'habitants.

- Anakinra -

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l'Autriche a diminué de 2,9%.

L'économie canadienne s'est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l'économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s'est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d'aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d'un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850.000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1.015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l'anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats «encourageants» pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d'être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d'espoir.

burx-cn/hh

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 07:02
Communiqué de presse de Christophe Castaner sur la reprise des cérémonies religieuses

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, annonce avoir convenu avec les représentants des cultes des modalités de reprise des cérémonies religieuses.

Depuis le début de la crise sanitaire, les responsables des cultes en France ont fait preuve de réactivité et de responsabilité face à l’épidémie. Si les lieux de culte n’ont jamais été fermés, des restrictions ont dû être imposées pour les cérémonies religieuses alors même que le confinement se déroulait lors de fêtes religieuses particulièrement importantes, notamment pour nos concitoyens chrétiens, juifs et musulmans.

Conscients de cette situation, le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont entretenu un dialogue constant avec les responsables des cultes et dès le 4 mai au Sénat, le Premier ministre annonçait l’intention du Gouvernement de permettre la reprise des cérémonies religieuses, dans le respect des règles sanitaires pour la fin de mois de mai.

Par une décision du 18 mai, le Conseil d’État a jugé que la reprise des cérémonies religieuses pouvait être envisagée sous réserve du respect de règles sanitaires strictes. Ce matin, lors d’une nouvelle réunion de concertation, le ministre de l’Intérieur et les responsables des cultes ont pu s’accorder sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous.

Ainsi, un décret qui paraîtra dans les prochaines heures et entrera immédiatement en vigueur, prévoit que :

  • les lieux de culte seront tenus, comme tous les autres établissements recevant du public, de respecter les gestes barrières ainsi que les mesures de distanciation physique. Le gestionnaire du lieu de culte sera en charge du respect de ces prescriptions ;
  • les organisateurs s’assureront du respect de la règle la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes, en déterminant ce faisant le seuil maximal de fréquentation. Les organisateurs demeurent évidemment libres de fixer un seuil inférieur ;
  • le port d’un masque de protection sera obligatoire lors des cérémonies religieuses ;
  • une attention particulière sera portée sur les entrées et les sorties des édifices. Pour chaque lieu de culte, une personne identifiée sera ainsi désignée par l’organisation pour réguler le flux, veiller au nombre de personnes présentes à l’intérieur des bâtiments et éviter les attroupements aux abords de ceux-ci ;
  • la désinfection des mains sera obligatoire à l’entrée des lieux de culte.

Les préfets de département pourront interdire l’ouverture ou ordonner la fermeture d’un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées.

Par ailleurs, à ce dispositif nécessaire pour la sécurité sanitaire des fidèles comme des célébrants, viendra s’ajouter l’application de recommandations élaborées par chaque culte et adaptées à leur pratique rituelle.

Si l’objectif d’une reprise généralisée des cérémonies religieuses reste le 3 juin, il sera ainsi possible, dès la publication de ce décret, sous la responsabilité du gestionnaire du site et dans le respect des règles et obligations convenues avec les représentants des cultes, de célébrer à nouveau, progressivement, des offices.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, déclare : « Cette décision est le fruit du dialogue riche et permanent que nous avons entretenus avec les cultes depuis le début de cette crise sanitaire. Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun. Notre volonté de protéger les Français et de limiter la circulation du virus n’a pas changé. Nous avons confiance dans la prudence et la vigilance exemplaires des responsables des cultes. »

22 mai 2020

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 05:37
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 235.000 morts dans le monde.

- USA: antiviral expérimental -

L'Agence américaine du médicament (FDA) a accordé vendredi une autorisation d'utilisation en urgence de l'antiviral expérimental remdesivir, après qu'un essai américain a montré qu'il écourtait sensiblement la durée de rétablissement des patients les plus gravement atteints du Covid-19.

«Je suis heureux d'annoncer que Gilead a obtenu de la FDA l'autorisation d'utilisation en urgence pour le remdesivir», a déclaré le président Donald Trump à la Maison Blanche.

- Plus de 235.000 morts -

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 235.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 19h00 GMT.

Plus de 3,3 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 195 pays et territoires depuis le début de l'épidémie.

Les pays les plus touchés en nombre de morts sont les Etats-Unis avec plus de 64.7000 décès, l'Italie (28.236 morts), le Royaume-Uni (27.510 morts), l'Espagne (24.824 morts) et la France (24.594 morts).

- Virus d'origine naturelle selon l'OMS -

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui appelle la Chine à l'associer aux enquêtes sur l'origine du nouveau coronavirus, a estimé que ce virus était d'«origine naturelle».

- L'acheminement des vaccins menacé -

Des dizaines de pays risquent de se retrouver dépourvus de vaccins, notamment contre la rougeole, du fait des restrictions dans le transport aérien, a avertit l'Unicef, qui a constaté une réduction de 70% à 80% des envois de vaccins, depuis la semaine du 22 mars.

- Conséquences économiques -

Le gouvernement espagnol prévoit une contraction du PIB de 9,2% cette année ainsi qu'une envolée du taux de chômage à 19%.

En France, le marché automobile a chuté de 88,8% en avril.

La compagnie irlandaise Ryanair va supprimer 3.000 emplois pour «survivre».

- Confinement prolongé -

L'Inde a prolongé le confinement de deux semaines supplémentaires après le 4 mai, tout en allégeant certaines restrictions.

L'Irlande l'a prolongé jusqu'au 18 mai et les écoles ne rouvriront pas avant septembre.

Le Zimbabwe a annoncé une nouvelle extension jusqu'au 17 mai.

Les écoles de l'Etat de New York resteront fermées jusqu'à la fin de l'année scolaire.

- USA: manifestations anti-confinement -

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi en Californie pour exiger la levée du confinement en vigueur depuis six semaines dans leur Etat.

«Ouvrez la Californie!», ont scandé les protestataires près des plages de Huntington Beach, fermées par le gouverneur après un afflux de personnes le week-end dernier.

Des manifestations similaires se sont tenues à Los Angeles, Chicago et New York.

- New York: grève des loyers -

Plusieurs milliers de New-Yorkais qui craignent de perdre leur logement après avoir perdu leur emploi et mènent une «grève des loyers» sont descendus dans la rue vendredi.

Quelque 12.000 locataires, représentant quelque 100 immeubles new-yorkais, ont participé à l'action, selon les estimations des organisateurs.

- Congés pour les Chinois -

Les Chinois ont entamé cinq jours de congés nationaux du 1er-Mai, leurs premières vraies vacances depuis le début de l'épidémie, mais aucune affluence monstre n'est attendue, les gens restant sur leurs gardes. La Cité interdite a rouvert après trois mois de fermeture.

- Cérémonies religieuses en drive-in -

Les mosquées étant fermées en Iran en raison de l'épidémie, les fidèles ont adopté la solution du drive-in pour pouvoir se rassembler pendant les cérémonies religieuses du mois de ramadan.

- Le prix de la cocaïne s'effondre -

Le prix de la cocaïne produite illégalement au Pérou s'est effondré de 58% en raison de l'épidémie mondiale de coronavirus, ont indiqué vendredi les autorités.

 

AFP

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:32
Covid 19 : bilan mondial / AFP

Covid 19 : bilan mondial / AFP

L'ONU a sonné vendredi la mobilisation pour accélérer la production d'un vaccin accessible à tous contre le nouveau coronavirus, que Donald Trump a semblé envisager de traiter au désinfectant, suscitant une polémique mondiale au moment où les Etats-Unis ont franchi la barre des 50.000 morts.

Alors que des centaines de millions de musulmans à travers la planète ont entamé un mois de ramadan sous le signe du confinement, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu que seule la découverte d'un vaccin ou d'un traitement efficace permettrait de juguler la pandémie. Et cela prendra «longtemps», a souligné son patron, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Les Nations unies et leur agence chargée de la santé ont donc présenté une initiative pour la production de remèdes contre la maladie Covid-19, dont le bilan est en passe d'atteindre le seuil symbolique de 200.000 morts et qui a mis la planète à l'arrêt.

Une course est déjà engagée entre laboratoires pour trouver le produit adéquat avec une demi-douzaine d'essais cliniques, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne.

- «Pour tous, partout» -

Mais l'enjeu est d'obtenir un vaccin et un traitement «abordables, sûrs, efficaces» et surtout disponibles «pour tous, partout», a martelé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, mettant en garde contre une solution qui ne bénéficierait qu'à «une moitié du monde» et exclurait les plus pauvres.

Cette initiative implique plusieurs pays d'Europe, le continent le plus endeuillé avec plus de 119.000 décès.

En revanche, ni la Chine, d'où est partie la pandémie fin 2019, ni les Etats-Unis, de loin le pays le plus frappé avec 51.000 morts, ne se sont associés à sa présentation.

Mais de traitement du virus, il en est aussi question à Washington: le président Trump a suggéré jeudi soir que l'injection de désinfectant aux malades pourrait être une piste à explorer.

 

Le milliardaire républicain a finalement assuré vendredi s'être exprimé de façon «sarcastique». Puis, dans la soirée, vraisemblablement piqué au vif par une polémique qui ne s'éteint pas, il a mis fin après seulement une vingtaine de minutes à sa conférence de presse sur la pandémie, sans prendre de questions, alors que cet exercice quotidien s'étend d'ordinaire en longueur.

- «Ne buvez pas de javel» -

Scientifiques, fabricants de désinfectant et autorités sont toutefois montés au créneau.

«Personne ne doit s'injecter quoi que ce soit», ont prévenu les autorités sanitaires britanniques. «J'ai du mal à croire que je suis obligé de dire ça, mais s'il vous plait ne buvez pas d'eau de javel», a renchéri Joe Biden, l'adversaire démocrate de Donald Trump à la présidentielle de novembre.

La Maison Blanche a aussi mis en avant une expérience montrant que le coronavirus s'affaiblit au soleil et dans une atmosphère chaude et humide -- une étude dont la portée reste toutefois à évaluer.

Les Etats-Unis ont enregistré vendredi leur bilan journalier le plus bas en près de trois semaines, avec quelque 1.250 décès supplémentaires en 24h, sans que cette baisse ponctuelle ne dessine toutefois pour le moment une véritable tendance.

Sur le front économique, Donald Trump a promulgué de nouvelles mesures de soutien aux petites et moyennes entreprises et aux hôpitaux de près de 500 milliards de dollars, qui s'ajoutent au plan de relance historique de 2.200 milliards approuvé fin mars.

Il y a urgence: le PIB américain devrait plonger de 12% au cours de ce trimestre, et le taux de chômage grimper à 14% contre 3,8% seulement avant la crise sanitaire, selon une agence indépendante.

Malgré la récession mondiale qui se profile, le confinement reste souvent la règle pour ralentir la propagation du virus.

L'esplanade de la Grande mosquée de La Mecque désertée, des lieux de culte fermés: après les fêtes chrétiennes de Pâques et la Pâque juive, une grande partie du monde musulman est ainsi entrée dans un mois de jeûne sans prières collectives ni repas partagés.

«Ce ramadan est très différent, il n'est simplement pas festif. Je suis déçue de ne pas pouvoir aller à la mosquée mais que pouvons-nous y faire?», se résigne Fitria Famela, une femme au foyer en Indonésie.

Le roi Salmane d'Arabie saoudite, dont le pays abrite les deux lieux les plus saints de l'islam, s'est dit «affligé» par la situation, mais a insisté sur la «protection de la vie et de la santé des peuples».

L'OMS a en effet appelé à ne pas relâcher les efforts avec des déconfinements prématurés ou trop rapides, alors que la menace d'une deuxième vague mortelle reste entière.

- Bowling, sex-shop et UV -

Malgré ces avertissements, cinq Etats américains n'ont pas décrété de confinement.

C'est le cas du Dakota du Sud, où bars, cabines UV et sex-shops restent ouverts. «Nous sommes un commerce essentiel», sourit Kate, la gérante du sex-shop Dick & Jane's Naughty Spot, où un mannequin en lingerie fine a été équipé d'une visière de protection antivirus.

Plusieurs autres Etats ont décidé de se lancer sur la voie du déconfinement. Comme la Géorgie, où bowlings, ateliers de tatouage ou salons de coiffure et de soins esthétiques ont rouvert vendredi. «Il n'y a rien d'essentiel dans le fait d'aller au bowling ou de se faire faire une manucure au beau milieu d'une pandémie», déplore la maire démocrate d'Atlanta, Keisha Lance Bottoms.

En Europe aussi, c'est la division, mais entre pays qui ne parviennent pas à s'accorder sur l'ampleur et le financement d'un vaste plan de relance. En attendant, les gouvernements parent au plus pressé, comme la France et les Pays-Bas qui ont promis une dizaine de milliards d'euros en tout pour aider Air France-KLM, qui comme les autres compagnies aériennes a dû clouer ses avions au sol.

Comme aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde, certains pays du Vieux Continent allègent leurs restrictions, tandis que d'autres, dont l'Italie et la France, s'y préparent grâce au ralentissement de la propagation du coronavirus.

La Belgique, en première ligne avec près de 6.700 morts pour 11,5 millions d'habitants, a annoncé une réouverture très progressive des commerces et écoles à compter de mi-mai.

AFP

 

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