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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 17:18

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 08:07
Covid-19 : bilan mondial / AFP

Covid-19 : bilan mondial / AFP

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

- Vaccins en accès mondial -

Les présidents argentin Alberto Fernandez et mexicain Andres Manuel Lopez Obrador ont exigé mardi à Mexico un accès mondial égalitaire aux vaccins contre le Covid-19, qui selon eux sont monopolisés par les pays riches.

M. Lopez Obrador a demandé une intervention de l'ONU pour s'assurer que tous les pays aient accès aux vaccins. «Il y a plus de 100 pays qui n'ont pas une seule dose de vaccin. C'est totalement injuste. Où est la fraternité universelle ? L'ONU doit intervenir», a-t-il lancé.

- Ukraine: arrivée des premiers vaccins -

Après plusieurs retards, le gouvernement ukrainien a finalement reçu mardi ses premiers vaccins, 500.000 doses du vaccin AstraZeneca produit par le Serum Institute of India, commercialisé sous le nom de Covishield.

- Début de la vaccination en Afghanistan et au Sénégal -

L'Afghanistan a lancé mardi la première phase de sa campagne de vaccination, à la portée pour l'instant extrêmement limitée dans un pays ravagé au quotidien par les violences.

Le Sénégal a lui aussi lancé mardi sa campagne grâce à l'acquisition récente de 200.000 doses du vaccin chinois Sinopharm, dont 10% ont été mis à la disposition de deux de ses voisins, la Guinée-Bissau et la Gambie.

- Pays-Bas: couvre-feu prolongé -

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé mardi une prolongation jusqu'au 15 mars du couvre-feu aux Pays-Bas, une mesure controversée en vigueur depuis le 23 janvier pour lutter contre la propagation du coronavirus.

- Arrivées restreintes en Espagne -

Les restrictions imposées par l'Espagne sur les vols en provenance du Royaume-Uni, du Brésil et d'Afrique du Sud sont prolongées jusqu'au 16 mars, en raison des craintes liées aux variants du coronavirus, a annoncé mardi le gouvernement espagnol.

- «Prudence» en Ecosse -

Le gouvernement écossais prévoit de rouvrir les commerces non-essentiels fin avril, a annoncé mardi la Première ministre Nicola Sturgeon, présentant son plan «prudent» pour sortir progressivement du confinement en vigueur depuis le début de l'année contre le coronavirus.

La réouverture des écoles, qui vient de commencer partiellement, s'élargira à partir du 15 mars, selon les projets du gouvernement local, avant la levée de la consigne de rester chez soi à partir du 5 avril.

- Israël: la fête de Pourim sous couvre-feu -

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

Israël a décidé d'imposer à partir de jeudi un couvre-feu nocturne à l'occasion des célébrations de la fête religieuse juive de Pourim pour éviter une hausse des contaminations au nouveau coronavirus. Le couvre-feu sera imposé de 20H30 locales (18H30 GMT) à 05H00 (03H00 GMT) de jeudi à dimanche matin.

- Faux tests au Guatemala -

L'achat de 30.000 faux tests de dépistage du Covid-19 par le ministère guatémaltèque de la Santé suscite un tollé dans le pays, où le parquet anticorruption a été saisi de cette fraude dans laquelle le fabricant américain Atila Biosystems nie être impliqué.

- Plus de 2,47 millions de morts -

La pandémie a fait plus de 2,47 millions de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP mardi en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (502.482), devant le Brésil (248.529), le Mexique (180.536), l'Inde (156.463) et le Royaume-Uni (120.757).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations fondées sur des bases statistiques.

AFP

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 07:40
Covid-19: les variants suscitent l'inquiétude

Le ministre de la Santé s'est inquiété jeudi soir de la situation en Moselle, où un nombre important de cas de variants sud-africain et brésilien du coronavirus ont été détectés, risquant de mettre à mal la relative stabilité du pays sur le plan épidémiologique.
«Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie», a affirmé Olivier Véran lors d'une conférence de presse.
Il se rendra dès vendredi dans le département, où ont été identifiés plus de 300 cas de mutations de variants sud-africains et brésiliens «ces quatre derniers jours». Des mutations qui pourraient être «moins sensibles à certains vaccins disponibles» et «échapper aux anticorps fabriqués» par les personnes guéries du Covid-19, a-t-il souligné.
Sans plus attendre, le maire (LR) de Metz François Grosdidier s'est prononcé, sur BFMTV, en faveur d'un reconfinement local. Comme on lui demandait s'il y avait urgence à reconfiner la Moselle, il a répondu: «Je pense que oui, hélas».
En dépit de cette situation, qualifiée d'«inquiétante» par le ministre, la circulation du coronavirus reste stable en France, où le gouvernement va disposer d'un nouvel outil avec les tests salivaires à l'école.
21.063 cas positifs de Covid-19 ont été comptabilisés en 24 heures par Santé publique France jeudi, dans la moyenne des derniers jours.
«Le couvre-feu (à 18H00) permet un contrôle épidémique que nous suivons jour après jour», a assuré jeudi devant les députés le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.
Signe encourageant, les nouvelles entrées à l'hôpital sur une semaine sont repassées sous la barre des 11.000.
Mais la charge reste élevée avec environ 27.000 malades du Covid-19 toujours hospitalisés.
A l'heure actuelle, le ministère de la Santé dénombre «à peu près 5.800» patients soignés dans des services de réanimation en France, toutes pathologies confondues, a relevé devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale la directrice générale de l'offre de soins, Katia Julienne. Un chiffre supérieur aux capacités du pays avant la crise sanitaire (5.100 lits de réa). Parmi ces malades, un peu plus de 3.300 sont atteints du Covid-19.
Dans les Hauts-de-France, où la situation épidémique s'est dégradée dans les environs de Chauny (Aisne), le Dunquerquois (Nord) et l'ouest de la Somme, l'Agence régionale de santé (ARS) a demandé aux hôpitaux d'augmenter leurs capacités de réanimation de 600 à 650 lits.

- Pour les enfants -
Sur le front du dépistage, la Haute autorité de santé (HAS) a donné, sans surprise, son feu vert aux tests salivaires pour les personnes sans symptômes, qui ont l'avantage d'être moins désagréables que ceux nécessitant l'introduction de l'écouvillon dans le nez.
La HAS recommande de les étendre «surtout au dépistage itératif (répété: NDLR) dans des populations ciblées telles que les écoles, les universités, les Ehpad, les personnels soignants», a précisé sa présidente, Dominique Le Guludec.
«Nous avons décidé de le déployer d'abord dans les écoles», a expliqué le Premier ministre Jean Castex, dans un établissement scolaire du XIIIe arrondissement parisien, où l'AP-HP conduit une opération pilote dès cette semaine.
Fixant un objectif d'au moins 200.000 tests par semaine dans un premier temps, Jean Castex a également évoqué leur intérêt pour les soignants, «des populations qui sont obligées de se tester souvent». En revanche, il ne s'agit pas de tests rapides, comme les tests antigéniques, et le délai de rendu des résultats est similaire aux tests RT-PCR (environ 24 heures).

- Pas de Solidays, ni de carnaval -
Après deux mois de fermeture au printemps durant le premier confinement, le gouvernement a fait du maintien des écoles ouvertes l'un de ses principaux objectifs durant la crise sanitaire. L'exécutif s'accroche aussi à sa promesse de tout faire pour éviter un nouveau confinement, malgré des prédictions alarmantes d'épidémiologistes et de médecins sur la circulation des variants du virus.
Mais la France reste soumise depuis la mi-janvier à un couvre-feu généralisé à 18H00, et les bars, restaurants, lieux culturels demeurent fermés depuis la fin octobre. En un an de crise sanitaire, 360.000 emplois ont été supprimés en France. Les dégâts ne sont pas encore complètement mesurables, car les aides de l'Etat, qui se chiffrent en dizaines de milliards d'euros, ont jusqu'ici permis de limiter la casse.
Signe que la crise va durer, le festival de musique Solidays, qui permet de financer l'association Solidarité sida et qui devait se dérouler du 18 au 20 juin, est annulé pour la second année consécutive. Le Carnaval de Nice, prévu pour débuter samedi, n'aura pas lieu non plus.
La vaccination reste la seule perspective de sortir du tunnel, mais elle ne se dessine pas pour tout de suite. 2.060.675 ont reçu au moins une dose de vaccin.
Au mois de février, près de 440 personnes atteintes du Covid-19 sont mortes chaque jour dans les hôpitaux ou les Ehpad, pour un total de 80.803 depuis le début de l'épidémie qui frappe surtout les personnes âgées.

AFP

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:43
Coronavirus: le point sur la pandémie

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.
- L'UE instaure un contrôle des exportations des vaccins
Critiquée pour la lenteur des vaccinations, l'UE impose à partir de samedi des garde-fous aux exportations de vaccins anti-Covid pour garder le contrôle des doses qui lui sont destinées, un dispositif dénoncé par l'OMS.
- mais renonce à y inclure l'Irlande du Nord
Bruxelles a indiqué vendredi renoncer à inclure l'Irlande du Nord dans le mécanisme de contrôle des exportations de vaccins annoncé plus tôt dans la journée, après les critiques britanniques lui reprochant de compromettre les accords passés dans le cadre du Brexit sur l'île d'Irlande.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait notamment exprimé à la présidente de la Commission européenne ses «graves préoccupations» à ce sujet.
- Prochaine arrivée du vaccin chinois au Pérou
Un premier lot d'un million de doses du vaccin du laboratoire chinois Sinopharm contre le Covid-19 arrivera à Lima le 9 février, et permettra de protéger 500.000 personnes, a annoncé le gouvernement péruvien vendredi.
- Les restaurants new-yorkais pourront rouvrir en intérieur à la Saint-Valentin
Les restaurants new-yorkais, qui ne pouvaient plus servir de clients en intérieur depuis mi-décembre, devraient pouvoir rouvrir pour la Saint-Valentin, le 14 février, grâce au recul de la pandémie, a annoncé vendredi le gouverneur Andrew Cuomo.
- Troisième vaccin pour l'UE
L'Agence européenne des médicaments a approuvé vendredi l'utilisation dans l'Union européenne du vaccin AstraZeneca/Oxford contre le Covid-19, à partir de 18 ans, affirmant que le vaccin est également adapté aux personnes âgées.
L'autorité vaccinale allemande a réitéré sa recommandation de ne pas l'autoriser pour les personnes âgées de 65 ans et plus.
Le vaccin est le troisième à obtenir le feu vert de l'EMA après ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.
- Appel du patron de l'OMS en faveur des pays pauvres
Le patron de l'OMS a appelé vendredi à ne pas répéter les erreurs du passé et abandonner les pays pauvres en attendant que les riches vaccinent leurs populations.
- Restrictions en France
La France va fermer à partir de dimanche ses frontières aux pays extérieurs à l'Union européenne, «sauf motif impérieux», afin d'essayer de freiner la propagation de l'épidémie de coronavirus, a annoncé vendredi le Premier ministre Jean Castex.
Les centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20.000 m2, «c'est-à-dire ceux qui favorisent le plus de brassage», seront fermés en France dès ce dimanche, a-t-il ajouté.
- Plus de 2,19 millions de morts
La pandémie a fait plus de 2,19 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi vendredi par l'AFP à partir de sources officielles. Plus de 101,4 millions de cas d'infection ont été diagnostiqués.
Les Etats-Unis sont le pays comptant le plus de morts (436.217), suivis du Brésil (222.666), du Mexique (155.145), de l'Inde (154.010) et du Royaume-Uni (103.126).
Le nombre de victimes à l'échelle mondiale est globalement sous-évalué. Il se fonde sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé.
- Dernière étape avant une production du vaccin d'AstraZeneca au Brésil
Le laboratoire britannique AstraZeneca et la fondation brésilienne Oswaldo Cruz (Fiocruz) ont demandé vendredi aux autorités sanitaires de donner leur feu vert définitif au vaccin anti-Covid que le laboratoire britannique a mis au point, afin de pouvoir le produire à grande échelle au Brésil.
- Restrictions en Allemagne et au Canada
L'Allemagne va restreindre à partir de samedi les entrées sur son territoire de personnes venant de cinq pays (Royaume-Uni, Irlande, Brésil, Portugal et Afrique du Sud) fortement touchés par les différents variants du Covid-19.
Ottawa va imposer aux voyageurs arrivant au Canada un test obligatoire et une quarantaine «à leurs frais» dans un hôtel pendant trois jours en attendant le résultat.
- Le festival de musique Coachella à nouveau reporté
Le célèbre festival de musique Coachella, en Californie, ne pourra pas se tenir comme prévu en avril en raison de la pandémie de Covid-19, ont décidé vendredi les autorités sanitaires locales, qui avaient déjà annulé pour les mêmes raisons l'édition 2020.
- Les experts de l'OMS visitent le 1er hôpital pour malades du Covid à Wuhan
Les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) poursuivaient samedi à Wuhan (centre de la Chine) leur enquête de terrain sur l'origine du coronavirus, qui doit les conduire sur des sites sensibles. Sortis jeudi de 14 jours de quarantaine ils se sont rendus dans la matinée, sous bonne escorte, à l'hôpital Jinyintan de Wuhan, a constaté l'AFP.
- Le président mexicain se dit tiré d'affaire -
Testé positif au covid, le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a diffusé vendredi une vidéo dans laquelle il assure avoir «surmonté l'étape critique». Il avait été critiqué dans le passé pour avoir minimisé la portée de l'épidémie.
AFP


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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 07:58
Une volontaire (d) reçoit le candidat vaccin du laboratoire chinois Sinovac Biotech, à Porto Alegre, le 8 août 2020 au Brésil / AFP/Archives

Une volontaire (d) reçoit le candidat vaccin du laboratoire chinois Sinovac Biotech, à Porto Alegre, le 8 août 2020 au Brésil / AFP/Archives

Les Etats-Unis ont estimé lundi qu'ils pourraient avoir un vaccin autorisé contre le Covid-19 d'ici quelques semaines, après l'annonce par le groupe pharmaceutique Pfizer que son vaccin réduisait de 90% le risque de tomber malade du virus, mais le reste du monde devra encore attendre des mois.

Selon Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, leur vaccin, pris en deux doses espacées de trois semaines, est «efficace à 90%», d'après des résultats préliminaires d'un essai à grande échelle encore en cours et qui n'ont pas été détaillés. C'est-à-dire qu'il a réduit de 90% le risque de tomber malade dans le groupe vacciné, par rapport au groupe placebo.


Pour les Américains, qui ont précommandé 100 millions de doses, cela signifie que les premières vaccinations pourraient commencer avant la fin de l'année, à condition que l'innocuité soit confirmée, d'ici la semaine prochaine. Pfizer a alors prévu de déposer une demande d'autorisation à l'Agence américaine des médicaments (FDA), qui devra trancher si le vaccin est sûr et efficace.

La distribution ne serait plus qu'une question de «semaines», a assuré sur Fox News Alex Azar, secrétaire à la Santé de Donald Trump, président qui a fait du développement des vaccins le socle de sa réponse à la crise sanitaire.

Dans l'Union européenne, qui a préacheté 200 millions de doses et négocie pour 100 millions d'autres, le vaccin pourrait être disponible «début 2021», selon une source européenne.

D'autres pays --Japon, Canada, Royaume-Uni...-- ont également passé commande auprès de Pfizer, et la demande initiale est assurée de dépasser l'offre, Pfizer prévoyant de pouvoir fabriquer 50 millions de doses en 2020 et 1,3 milliard l'an prochain.

Les ONG s'inquiètent depuis des mois de la monopolisation des doses par les pays riches, ainsi que du prix auquel Pfizer vendra le vaccin. «Le vaccin sera efficace à 0% pour les personnes qui n'ont pas les moyens d'y accéder ou de se le permettre», a réagi Robin Guittard, porte-parole d'Oxfam France.

On ignore encore si le vaccin confère une immunité longue. Mais l'annonce a immédiatement provoqué une vague d'espoir et un bond des Bourses mondiales, dix mois seulement après le séquençage du coronavirus, une prouesse scientifique.

Surtout qu'un autre vaccin expérimental, développé par la société américaine Moderna et dont on attend les résultats dans les prochaines semaines, utilise la même technologie nouvelle, à base d'ARN messager.

Et le monde attend aussi les résultats d'un autre vaccin très avancé, développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a jugé l'annonce «encourageante».
Le président américain Donald Trump a salué une «excellente nouvelle». Joe Biden, qui le remplacera à la Maison Blanche le 20 janvier, a évoqué un signe d'«espoir», tout en prévenant que la «bataille» était encore loin d'être gagnée. En attendant, il a imploré les Américains de porter le masque, qui n'est «pas une posture politique».

Le candidat vaccin CoronaVac du laboratoire chinois Sinovac Biotech, lui, a en revanche connu un coup d'arrêt: l'autorité sanitaire du Brésil a annoncé dans la nuit de lundi à mardi en avoir suspendu les essais cliniques après «un incident grave» constaté chez un volontaire, sans autre détail.

- Restrictions en Europe -

Les Etats-Unis ont battu plusieurs jours de suite leur record de nouvelle contaminations, bien au-delà de 100.000 par jour. Ils ont atteint lundi 10 millions de cas officiels, ajoutant un million de cas en 10 jours.
Plus de 238.000 habitants du pays sont morts du virus, officiellement, mais les autorités sanitaires estiment que le bilan réel est bien supérieur à 300.000 morts.

Au total, plus de 50,3 millions de cas de nouveau coronavirus ont été détectés dans le monde depuis décembre, selon un bilan établi lundi par l'AFP à partir de sources officielles.

En Europe, où plus de 12,7 millions de cas ont été enregistrés, le Portugal est entré lundi en état d'urgence sanitaire, assorti d'un couvre-feu dans la majeure partie du pays.

«Ce n'est pas la peine de croire que nous pourrons faire face à cette pandémie sans douleur», a reconnu le Premier ministre socialiste Antonio Costa, alors que le bilan quotidien a pour la première fois dépassé la barre des 60 morts.

La plupart de l'Europe est ainsi soumise à divers niveaux de confinements ou de couvre-feux.

La Roumanie a aussi adopté un couvre-feu nocturne, de même que le port obligatoire du masque en extérieur et l'interdiction des fêtes publiques et privées, qui entrent en vigueur lundi dans ce pays approchant le seuil des 10.000 nouveaux cas par jour.

En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban a annoncé un confinement partiel à partir de mercredi. Les rassemblements vont être interdits, les restaurants fermés, les événements culturels et de loisirs annulés et le couvre-feu étendu de 20h00 à 05h00.

- Pas de reconfinement russe -

En France, la deuxième vague progresse toujours mais moins vite, un premier signe encourageant, notamment en région parisienne, dix jours après le début du reconfinement. Mais la tension dans les hôpitaux reste critique, alors que le pays a dépassé samedi la barre des 40.000 décès liés au Covid-19.

En Italie, la situation épidémique est «largement hors de contrôle», ont jugé des médecins, qui demandent au gouvernement de décréter sans délai un «confinement total».

La Russie a, elle, enregistré lundi un nouveau record de contaminations quotidiennes, Moscou dépassant notamment pour la première fois le pic du mois de mai. Les autorités russes ont cependant jusqu'ici exclu tout nouveau confinement d'ampleur.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son coté été testé positif au coronavirus, a annoncé son service de presse, précisant que le chef de l'Etat se sentait bien.

AFP

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 18:06
Covid-19 : plus de 6 millions de cas en Europe / AFP

Covid-19 : plus de 6 millions de cas en Europe / AFP

Nouveaux bilans, nouvelles mesures et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

- Plus de 6 millions de cas en Europe -

Plus de 6 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement détectés en Europe depuis l'apparition des premiers cas en janvier dans la région, selon un bilan réalisé par l’AFP à partir de sources officielles mercredi après-midi.

Sur les sept derniers jours, 543.137 nouveaux cas ont été détectés dans la région, soit 26% de plus par rapport à la semaine précédente.

Dans le monde, près de 35,9 millions de cas d'infection au total ont été diagnostiqués, dont plus de 7,5 millions aux Etats-Unis, avec au moins 1.051.149 morts.

- Et 5 millions au Brésil -

Le plus grand pays d'Amérique latine a franchi la barre des cinq millions de personnes contaminées depuis le début de la pandémie et s'approche des 150.000 morts, alors qu'il enregistre une décrue de la pandémie.

Troisième pays le plus touché, le Brésil a enregistré 31.553 nouveaux cas en 24 heures, ainsi que 734 décès, ce qui porte le total à 148.228 morts. Les Etats-Unis restent le pays le plus touché avec 211.694 morts, devant le Brésil et l'Inde (104.555 morts).

- Pauvreté en forte hausse -

La pandémie va précipiter dans l'extrême pauvreté entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans le monde cette année, a annoncé mercredi la Banque mondiale, soulignant que de plus en plus de citadins sont concernés.

C'est la première fois depuis plus de vingt ans que le taux mondial d'extrême pauvreté va augmenter, souligne l'institution de Washington.

- Plus de symptômes ni de fièvre pour Trump -

Le président américain Donald Trump, testé positif au Covid-19 il y a une semaine, n'a plus de symptômes depuis 24h et plus de fièvre depuis 4 jours, a affirmé mercredi son médecin. Il s'est entretenu mercredi au téléphone avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui avait lui-même été placé en soins intensifs au printemps.

- Milliardaires de plus en plus riches -

Les milliardaires voient leur fortune atteindre de nouveaux sommets grâce au vif rebond des marchés financiers dont ont bénéficié les géants de la technologie et de la santé, selon une étude publiée mercredi.

Fin juillet, la fortune cumulée des milliardaires avoisinait 10.200 milliards de dollars, dépassant le précédent pic de 2017 où elle avait culminé à 8.900 milliards de dollars.

- Un tournant vers une économie verte ? -

La pandémie a plongé l'économie mondiale dans une profonde récession mais elle représente une opportunité unique pour les gouvernements de prendre le chemin d'une croissance verte et durable, souligne le FMI dans un rapport publié mercredi en amont de ses réunions d'automne.

- Une couverture sanitaire pour tous -

L'ONU a réclamé mercredi que ses membres redoublent d'efforts pour permettre au plus tôt une couverture sanitaire universelle, encore plus nécessaire, selon l'Organisation, en période de pandémie malgré son coût.

- Cafés et bars ferment à Bruxelles -

Les cafés et bars devront fermer à partir de jeudi matin sur tout le territoire de la région de Bruxelles pour endiguer la propagation du coronavirus, qui s'accélère dans la capitale belge, ont annoncé mercredi les autorités.

- L'Italie impose les masques en extérieur -

Le gouvernement italien a annoncé mercredi qu'il rendait le port du masque en extérieur obligatoire, les récalcitrants s'exposant à une amende qui pourra atteindre les 1.000 euros. Une annonce qui intervient alors que le pays prolonge son état d'urgence jusqu'au 31 janvier, afin de lutter contre la résurgence de l'épidémie.

- L'Espagne dévoile son plan de relance -

L'Espagne compte «créer plus de 800.000 nouveaux emplois en trois ans» grâce aux fonds du plan européen de relance, a annoncé le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

Madrid étalera sur six ans, de 2021 à 2026, l'utilisation des 140 milliards d'euros alloués par Bruxelles à l'Espagne pour redresser son économie, laminée par la pandémie.

- Davos 2021, près de Lucerne -

Le Forum économique mondial a annoncé mercredi que le sommet de Davos 2021 se tiendrait finalement du 18 au 21 mai dans la région de Lucerne, plutôt que dans la célèbre station de ski suisse qui lui a donné son nom.

La rencontre annuelle des puissants de ce monde, qui mêle grands noms de l'économie, de la diplomatie et parfois du spectacle, aura pour thème «la Grande Réinitialisation», le Forum ayant dû annuler sa traditionnelle réunion de janvier pour cause de pandémie.

AFP

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:03
Allocution  du Directeur général de l’OMS au point presse sur la COVID-19 – 20 juillet 2020

Bonjour, bon après-midi et bonsoir. 
Bien que des personnes de tous horizons soient touchées par la COVID-19, ce sont principalement les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète qui y sont exposés. 
C’est le cas des peuples autochtones du monde entier, en ville ou dans les régions isolées. 
À l’échelle mondiale, les peuples autochtones, ce sont jusqu’à 500 millions de personnes dans plus de 90 pays. 
Leurs cultures et leurs langues sont uniques et ils entretiennent des relations étroites avec leur environnement. 
Comme d’autres groupes vulnérables, les peuples autochtones sont confrontés à de nombreuses difficultés. 
Cela va du manque de représentation politique à la marginalisation économique en passant par un accès insuffisant à la santé, à l’éducation et aux services sociaux. 
Les peuples autochtones portent souvent tout le poids de la pauvreté, du chômage, de la malnutrition et des maladies transmissibles et non transmissibles, ce qui les rend davantage vulnérables à la COVID-19 et à ses graves conséquences. 
Bien que la COVID-19 fasse courir un risque à tous les peuples autochtones à l’échelle mondiale, l’OMS est très inquiète de son incidence sur ceux des Amériques, qui demeurent l’épicentre actuel de la pandémie. 
Ainsi, au 6 juillet, plus de 70 000 cas avaient été notifiés parmi les peuples autochtones des Amériques pour plus de 2 000 décès. 
Plus récemment, six cas, au moins, ont été signalés parmi les Nahua, une population de l’Amazonie péruvienne. 
Le Bureau régional de l’OMS pour les Amériques vient de publier des recommandations pour prévenir la COVID-19 parmi les populations autochtones et y riposter. 
L’OMS collabore également avec la Coordination des organisations autochtones du bassin de l’Amazone pour intensifier la lutte contre la COVID-19.
La recherche des contacts est l’un des principaux outils de suppression de la transmission au sein des communautés autochtones – et de toutes les communautés. 
Aucun pays ne peut maîtriser son épidémie s’il ne sait pas où se trouve le virus. 
Comme nous l’avons répété à maintes reprises, les mesures dites de confinement peuvent contribuer à réduire la transmission, mais pas à l’arrêter complètement. La recherche des contacts est essentielle pour trouver et isoler les cas et pour identifier leurs contacts et les placer en quarantaine. 
Les applications mobiles peuvent être utiles à la recherche des contacts, mais rien ne remplace la présence directe sur le terrain – des agents formés qui font du porte-à-porte pour trouver des cas et en rechercher les contacts, et ainsi briser les chaînes de transmission. 
La recherche des contacts est essentielle pour chaque pays, dans toutes les situations. Elle peut empêcher que des cas isolés donnent naissance à des grappes qui, à leur tour, engendreront une transmission communautaire. 
Même les pays qui connaissent une transmission communautaire peuvent améliorer la situation en scindant leurs épidémies en éléments gérables, ce qui est d’autant plus crucial que les pays s’ouvrent sur l’extérieur. 
Réagir rapidement aux nouveaux cas et aux grappes de cas leur permettra de poursuivre sur la voie de la reprise économique, tout en gardant le virus sous contrôle. 
Bien sûr, la recherche des contacts n’est pas le seul outil ; elle doit s’inscrire dans le cadre d’un ensemble complet. Elle n’en demeure pas moins l’un des outils les plus importants. 
La recherche des contacts a longtemps été le fondement de la riposte aux flambées épidémiques, depuis la variole jusqu’à la poliomyélite, depuis Ebola jusqu’à la COVID-19. 
Il y a des enseignements à tirer de la récente flambée d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, dont la fin a été déclarée le mois dernier, notamment que la recherche des contacts peut se faire même dans les circonstances les plus difficiles, avec des problèmes de sécurité. 
Lorsque le virus Ebola a été découvert dans la ville de Butembo l’année dernière, les experts se sont demandé s’il serait possible de maîtriser l’épidémie. 
Pourtant, contre toute attente, la flambée a été arrêtée en grande partie parce que les pouvoirs publics, l’OMS et les partenaires ont investi massivement dans la recherche des contacts, l’isolement des cas suspects et le traitement des personnes tombées malades. 
Dans bien des cas, les agents formés à la recherche des contacts, travaillant en étroite collaboration avec les dirigeants locaux et les communautés, ont suivi la piste du virus, parfois sur des centaines de kilomètres au cœur de territoires très difficiles. 
Ebola et la COVID-19 sont dues à des virus différents, mais le principe est le même : 
Peu importe la gravité de la situation, il y a toujours de l’espoir. 
Grâce à un leadership fort, à la participation des communautés et à une stratégie globale visant à supprimer la transmission et à sauver des vies, il est possible d’arrêter la COVID-19. 
Nous n’avons pas à attendre un vaccin. Nous devons sauver des vies maintenant. 
Ne vous méprenez pas : nous devons continuer à accélérer la recherche sur les vaccins, tout en faisant plus avec les outils à notre disposition. 
Pour évoquer plus en détail l’importance de la recherche des contacts dans le contexte de la COVID-19 et d’Ebola, je suis ravi d’accueillir le Dr Socé Fall, Sous-Directeur général de l’OMS chargé des interventions d’urgence, et le Dr Mory Keita, qui est le gestionnaire d’incident chargé de coordonner l’action de l’OMS sur le terrain en République démocratique du Congo pour l’actuelle épidémie d’Ebola dans l’ouest du pays.
Dr Fall et Dr Keita, soyez les bienvenus. Margaret, à vous. Je vous remercie.

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 08:12
A bord d'un tramway à impériale à Hong Kong, le 10 juillet 2020 / AFP

A bord d'un tramway à impériale à Hong Kong, le 10 juillet 2020 / AFP

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

- Trump porte un masque -

Le président américain Donald trump est apparu pour la première fois publiquement samedi avec un masque, devenu aux Etats-Unis un objet de débat politique passionné autant qu'un rempart face à la flambée de Covid-19.

Le masque qu'arborait Donald Trump était bleu nuit et portait, gravé sur l'un de ses coins, le blason doré de la présidence américaine.

- Plus de 561.000 morts -

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 561.551 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 19H00 GMT.

Plus de 12.580.980 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 134.729 décès pour 3.242.073 cas. Un nouveau record de contaminations a été atteint samedi (66.528).

Suivent le Brésil avec 70.398 morts, le Royaume-Uni (44.798), l'Italie (34.945) et le Mexique (34.191).

- La pandémie progresse toujours en Amérique latine -

Le Brésil reste le plus affecté par le virus dans le sous-continent et le deuxième dans le monde, comptabilisant le plus de nouveaux décès en 24 heures, soit 1.214. Le bilan officiel brésilien à la date de samedi était de 1.839.850 cas confirmés de contamination et 71.469 décès.

Au Chili, le bilan a dépassé les 11.000 morts. Le Pérou, également très touché par la pandémie, comptait samedi 322.710 cas de contamination et 11.682 décès, selon le ministère péruvien de la Santé. La Colombie a dépassé samedi le seuil des 5.000 décès, selon un bilan officiel.

- Appel au port du masque -

En France, 14 médecins de renom ont réclamé «le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos» en France pour éviter que l'épidémie ne reparte, constatant un relâchement dans le respect des gestes barrières.

- Experts en Chine -

Un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se rendent ce week-end en Chine pour une mission exploratoire visant à déterminer l'origine du nouveau coronavirus.

- Iran: l'économie avant tout -

L'Iran n'a d'autre choix que de continuer à faire tourner son économie en dépit des défis que pose le regain de l'épidémie, a déclaré le président Hassan Rohani.

Il faut «poursuivre les activités économiques, sociales et culturelles en respectant les protocoles de santé (...) C'est la voie unique».

- Emirates: réduction d'effectifs -

La compagnie Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient, qui a réduit de 10% ses effectifs en raison de la pandémie, pourrait au final supprimer 15% de ses employés, soit 9.000 postes.

- Manifestation à Tel-Aviv -

La police israélienne s'est déployée massivement dans le centre-ville de Tel-Aviv avant un rassemblement organisé pour protester contre la gestion de la pandémie par le gouvernement.

- Disney World rouvre ses portes -

Une partie du parc d'attraction Disney World a rouvert ses portes à Orlando, après quatre mois de fermeture, sur fond d'accélération rapide de la pandémie en Floride, qui enregistre des milliers de nouveaux cas de coronavirus chaque jour.

- Réouverture partielle des chutes d'Iguazú -

Les chutes d'Igazú, considérées comme une des sept merveilles naturelles du monde, ont partiellement rouvert côté argentin après 100 jours de fermeture liée à la pandémie.

- Le gardien en quarantaine à la mi-temps -

Au Portugal, le gardien de but de Belenenses, André Moreira, a été contraint par l'Autorité nationale de santé de quitter le terrain à la mi-temps du match qui opposait son équipe à Moreirense pour partir en quarantaine. Après avoir partagé sa chambre avec un coéquipier testé positif, il n'avait pas respecté les critères de distanciation et de quatorzaine, a expliqué la Ligue portugaise de football.

AFP

 

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 07:12
Coronavirus en Guyane : L’épidémie se propage, les trois hôpitaux ont déclenché leur plan blanc

En Guyane, l’épidémie de coronavirus accélère. Dans une déclaration commune, les trois hôpitaux du territoire de 300.000 habitants – les centres hospitaliers de Cayenne, de Kourou et de l’ouest guyanais – indiquent avoir « décidé conjointement d’actionner leurs plans blancs respectifs » samedi, même si « de nombreuses mesures des plans blancs sont déjà mises en œuvre dans les faits ».

Voisine du Brésil, très touché par le Covid-19, la Guyane approchait samedi, selon les derniers chiffres connus, les 5.000 cas avérés avec 4.913 cas, soit une hausse de 355 en 24 heures. Parmi ces personnes, on comptait 129 patients hospitalisés, 23 en réanimation, et 16 décès, pour une population de 300.000 habitants.

Le gouvernement a annoncé dans un communiqué dans la nuit de samedi à dimanche qu’un « directeur de crise » avait été nommé, le préfet Patrice Latron, et allait « rejoindre dans les meilleurs délais la Guyane ». Il doit renforcer l’action des différents acteurs engagés dans la gestion de l’épidémie, aux côtés du préfet et de la directrice générale de l’ARS.

Des renforts venus de métropole

Le gouvernement précise que « que d’ores et déjà, plus de 130 réservistes sanitaires » sont « opérationnels dans les différentes structures médicales guyanaises ». « Vingt-trois nouvelles recrues ont été envoyées cette semaine et 48 supplémentaires le seront dès la semaine prochaine », ajoute-t-il, confirmant ce qu’avait annoncé le ministre de la Santé vendredi.

Par ailleurs, « des personnels de santé sont envoyés en renforts pour appuyer les hôpitaux locaux : 20 personnes sont arrivées sur place cette semaine et 50 arriveront la semaine prochaine ». Enfin, le service de santé des Armées va envoyer « 20 militaires » spécialisés de réanimation, « dans les prochains jours ».

Des malades plus nombreux « pendant encore deux à trois semaines »

Dans leur texte, trois hôpitaux guyanais constatent que « depuis plusieurs semaines, l’activité de nos établissements est bouleversée par l’épidémie de Covid-19. Les patients sont de plus en plus nombreux à avoir besoin de nous. En très peu de temps, et conformément aux travaux d’anticipation, nous avons réussi à nous réorganiser. » « La charge de travail est importante », disent-ils, alors que les malades « devraient être plus nombreux pendant encore deux à trois semaines ».

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:54
Covid 19 : bilan mondial / AFP

Covid 19 : bilan mondial / AFP

Des chercheurs britanniques ont annoncé mardi avoir fait «une avancée majeure» dans le traitement des malades gravement atteints par le par le Covid-19, au moment où la Chine fait face à une inquiétante flambée de la maladie à Pékin.

Les responsables de l'essai clinique britannique Recovery ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes, le dexamethasone, réduisait d'un tiers la mortalité chez les malades les plus gravement atteints.

Dans la foulée de cette annonce, qui se base sur les premiers résultats d'un vaste essai clinique, le gouvernement britannique a indiqué que ce traitement allait être immédiatement utilisé pour traiter les malades concernés.

«Le dexamethasone est le premier médicament dont on observe qu'il améliore la survie en cas de Covid-19», ont indiqué dans un communiqué les responsables de Recovery.

Selon eux, «une mort sur huit pourrait être évitée grâce à ce traitement chez les patients placés sous ventilation artificielle».

«C'est une avancée majeure dans la quête de nouvelles manières de traiter les malades du Covid», s'est réjoui dans un autre communiqué le Pr Stephen Powis, directeur médical du NHS, le service public de santé britannique

«Le bénéfice en termes de survie est important chez les patients qui sont suffisamment malades pour avoir besoin d'oxygène, pour qui le dexamethasone devrait désormais devenir le traitement de base», a estimé l'un des responsables de l'essai Recovery, le Pr Peter Horby, de l'université d'Oxford.

- «Pas cher» -

«Le dexamethasone n'est pas cher, déjà commercialisé et peut être immédiatement utilisé pour sauver des vies à travers le monde», a-t-il poursuivi.

Ce médicament est déjà utilisé dans de nombreuses indications pour son effet anti-inflammatoire puissant.

 

Au même moment, en Chine, la situation épidémique à Pékin était jugée «extrêmement grave» par les autorités, faisant craindre la possibilité d'une nouvelle vague de contaminations.

Plus d'une centaine de personnes ont été contaminées depuis la semaine dernière dans la mégapole de 21 millions d'habitants, engagée dans «une course contre la montre» contre le virus, a déclaré le porte-parole de la mairie, Xu Hejian.

Ce rebond du nombre d'infections, centré autour du marché géant de Xinfadi, dans le Sud de la capitale, a poussé les autorités à décréter mardi la fermeture de toutes les écoles et universités de Pékin.

Le confinement d'une trentaine de zones résidentielles et la fermeture des sites sportifs et culturels avaient été annoncés la veille.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué lundi suivre «de très près» la situation et évoqué l'envoi possible d'experts supplémentaires dans les prochains jours.

Le Covid-19 a fait son apparition fin 2019 en Chine, à Wuhan dans le centre du pays, avant de gagner toute la planète.

Au moins 8.048.880 cas d'infection, parmi lesquels 436.813 décès, ont été comptabilisés au total, notamment en Europe, continent le plus touché avec 2.428.525 cas (188.349 morts) et aux Etats-Unis, qui comptent le plus grand nombre de cas diagnostiqués (2.114.026) et de décès (116.127), selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles.

- Etat d'exception au Chili -

Sur le Vieux Continent, la progression de la maladie est désormais sous contrôle, estiment les gouvernements, qui ont rouvert lundi les frontières avec leurs voisins.

La Grèce, dont l'économie repose en grande partie sur le tourisme, invite même les voyageurs de plusieurs régions hors UE, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, à venir visiter ses îles.

L'Espagne attend le 21 juin pour ouvrir ses frontières avec les pays de l'UE, sauf le Portugal. Mais elle accueille depuis lundi ses premiers voyageurs allemands depuis des mois sur l'île des Baléares, dans le cadre d'un projet pilote.

De l'autre côté de l'Atlantique, le bilan quotidien aux Etats-Unis est resté lundi sous la barre des 400 morts pour le deuxième jour consécutif, mais le pays continue d'enregistrer quelque 20.000 nouveaux cas chaque jour.

La pandémie continue aussi de faire rage en Amérique latine et aux Caraïbes, qui ont dépassé les 80.000 décès. La moitié sont recensés au Brésil qui, avec 43.959 morts est le deuxième pays le plus endeuillé.

Au Chili, l'«état d'exception constitutionnel pour catastrophe» a été prolongé de trois mois pour freiner l'épidémie, tandis que l'Equateur a prolongé de 60 jours, jusqu'au 13 août, l'état d'urgence.

- La mousson, facteur aggravant -

Autre pays où l'épidémie ne montre pas de signe de reflux, l'Inde redoute une aggravation de la crise sanitaire avec la mousson annuelle et son cortège de maladies.

«Le Covid-19 nous a laissé démunis», dit Vidya Thakur, forte de plus de trois décennies d'expérience de médecin dans un système de santé public indien sous-financé, «la mousson va rendre les choses encore plus compliquées».

Plus d'un demi-million de personnes sont contaminées chaque année en Inde par des maladies favorisées par les pluies, comme la dengue et la paludisme, lors de la grande mousson qui s'abat sur le pays d'Asie du Sud de juin à septembre. Des infections qui présentent des symptômes presque identiques à ceux du Covid-19: fièvre, difficultés à respirer, perte d'appétit.

A quelques semaines du grand pèlerinage annuel à la Mecque prévu fin juillet, l'Arabie saoudite se trouve elle face à un choix délicat: limiter le nombre de pèlerins ou annuler le hajj.

«La décision sera bientôt prise et annoncée», assure un responsable saoudien, alors que Riyad est appelé à annoncer sa décision.

En raison de la promiscuité entre pèlerins, le hajj, l'un des plus grands rassemblements du monde, pourrait devenir un énorme vecteur de contagion du Covid-19.

burx-oaa-mm/glr

AFP

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