Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
  • Contact

Recherche

Articles Récents

17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:37
Des tests de Covid-19 dans une Ehpad d'Asnières-sur-Seine, près de Paris, le 16 avril 2020 / AFP

Des tests de Covid-19 dans une Ehpad d'Asnières-sur-Seine, près de Paris, le 16 avril 2020 / AFP

Soutiens aux entreprises, aide aux plus pauvres, prime aux soignants: les députés doivent voter vendredi un budget aux dépenses considérablement alourdies pour affronter le tempête économique et sociale provoquée par la pandémie de coronvarius, dont le bilan frôle les 18.000 morts en France.

Le coronavirus a provoqué depuis début mars 11.060 décès à l'hôpital et 6.860 dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux (où sont désormais recensés près de 40% des morts), sans compter les décès à domicile.

Lueurs d'espoir, après le nombre des patients en réanimation qui continue de baisser depuis le 9 avril (-209 en 24 heures jeudi soir), c'est le nombre total de personnes hospitalisées pour le Covid-19 qui décroît pour le deuxième jour consécutif, à 31.305 (-474).

De «légères baisses», qui indiquent que «la circulation du virus se stabilise à un niveau élevé», a souligné le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, en appelant à ne pas relâcher les efforts, notamment concernant le confinement prévu pour rester complet jusqu'au 11 mai.

Après celui de la fin mars, le second projet de loi de finances rectificative (PLFR) débattu vendredi par l'Assemblée nationale, et qui ira ensuite au Sénat mardi 21 avril, prend en compte l'enveloppe globale de 110 milliards d'euros annoncée par le gouvernement face à «l'urgence économique». Il prévoit un recul de 8% du Produit intérieur brut (PIB) en 2020, un déficit public d'environ 9% du PIB et une dette à 115%.

Face à la crise, «ce qui compte, c'est que personne, aucun territoire de la République ne soit laissé de côté», a insisté le rapporteur général du budget, Laurent Saint-Martin (LREM), jeudi en commission.

Ce budget porte notamment à 24 milliards d'euros les crédits destinés à financer le chômage partiel -- qui concerne désormais plus d'un salarié sur trois --, dont un tiers pris en charge par l'Unedic.

- «Sentiment d'injustice» -

Il hisse aussi à 7 milliards d'euros le fonds de solidarité en faveur des très petites entreprises et des indépendants, qui peuvent accéder à une aide de 1.500 euros mensuelle dès 50% de perte de chiffre d'affaires, et plus 70% comme auparavant.

Le gouvernement met également à disposition 20 milliards d'euros pour recapitaliser des entreprises en difficulté.

Ce projet de loi comprend aussi une «avance remboursable» pour les PME qui n'obtiennent pas de prêt, ainsi qu'un fonds de soutien aux entreprises de taille intermédiaire d'un milliard d'euros.

Enfin, il tient compte de la prime exceptionnelle de 500 à 1.500 euros destinée aux soignants. Et intègre l'aide aux ménages les plus modestes (bénéficiaires des minimas sociaux) de 150 euros, plus 100 euros par enfant, annoncée par l'exécutif mercredi.

En commission des finances jeudi, les députés n'ont adopté qu'un amendement significatif: celui du rapporteur Laurent Saint-Martin pour baisser la TVA à 5,5% sur la vente des masques de protection, afin de les rendre plus accessibles.

- Qui va payer ?

Au-delà de ce budget rectifié, la question du «qui va payer» commence à agiter la classe politique.

Insoumis, communistes et socialistes réclament à l'unisson le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF).

Interpellé par LFI en commission, Laurent Saint-Martin (LREM) a riposté que l'on «ne répond pas à la tempête par des dispositifs fiscaux».

A côté du travail parlementaire, le gouvernement a demandé jeudi aux propriétaires de parcs immobiliers de ne pas percevoir pendant trois mois les loyers dus par les très petites entreprises obligées de cesser leur activité pour endiguer l'épidémie.

Cette éventuelle reprise d'activité dans moins de quatre semaines apporte son lot de polémiques, comme celle liée à l'annonce de la réouverture des crèches et établissements scolaires, à l'exception de l'enseignement supérieur.

Plusieurs élus locaux se refusent à rouvrir les écoles à cette date, jugeant cette décision «déraisonnable».

Après le 11 mai, près de 18 millions de personnes à risque, souffrant de maladies chroniques ou tout simplement âgées, devront rester confinées, a souligné devant le Sénat le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

Sur le front géopolitique de la pandémie, le président Emmanuel Macron a estimé qu'il existait des zones d'ombre dans la gestion du Covid-19 par la Chine où a commencé la pandémie, déclarant au Financial Times qu'il y avait «manifestement des choses qui se sont passées qu'on ne sait pas».

Les réserves du chef de l'Etat sur la gestion de la crise par Pékin rejoignent les doutes exprimés par Londres et Washington.

AFP

Lien à la Source

 

Partager cet article

Repost0
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 08:27
© Fournis par Le Point

© Fournis par Le Point

Le record mondial de morts liées au coronavirus détenu par l'Italie, premier foyer européen de la pandémie, s'explique par plusieurs facteurs, selon les scientifiques: moyenne d'âge élevée dans le pays, organisation sanitaire, mode de comptage des personnes contaminées et décédées.

Une population âgée

Le coronavirus, dont la forme la plus grave concerne les personnes âgées ou atteintes d'autres pathologies, tue donc logiquement plus de malades en Italie, pays dont la population est la plus âgée au monde après le Japon.

Selon le bulletin officiel de jeudi, l'Italie dénombre 47.000 cas et 4.000 décès, le taux de létalité du coronavirus (nombre de patients décèdés par rapport au total de personnes infectées) s'établissant à 8,6 %.

"On constate une mortalité considérablement plus élevée dans les pays ayant des populations plus âgées par rapport aux pays plus jeunes", explique la démographe et professeur de Santé publique Jennifer Downd.

Dans ses travaux publiés mercredi sur le site du Forum économique mondial, la chercheuse de l'université d'Oxford relève une "puissante interaction entre démographie et mortalité pour le Covid-19".

Elle avance que les mesures de distanciation sociale visant à ralentir la transmission du virus devraient tenir compte "à la fois de la composition de la population par âge, des contextes locaux et nationaux ainsi que des liens sociaux entre les générations".

Pour lutter contre la pandémie, elle suggère donc de s'assurer "que le virus n'entre pas en contact avec les personnes âgées, pour lesquelles il peut assez facilement s'avérer mortel".

Or, en Italie la "famille élargie est l'un des piliers de la société où les grands-parents vont chercher leurs petits-enfants à l'école, les gardent, font peut-être les courses de leurs enfants de 30 à 40 ans, s'exposant dangereusement à la contagion", analyse-t-elle.

Touchée avant les autres

Variable sans réel fondement scientifique, le fait que l'Italie ait été frappée très tôt par la pandémie (juste après la Chine) est toutefois pris en compte par les experts.

"Quand on me demande pourquoi l'Italie, je réponds qu'il n'y a pas de raison particulière", a déclaré le professeur Yascha Mounk de l'université américaine Johns Hopkins sur la chaîne canadienne CBC.

"La seule différence est que la contagion y est arrivée une dizaine de jours plus tôt qu'en Allemagne, aux États-Unis, au Canada et si ces pays ne réagissent pas rapidement et de manière décisive, ils deviendront ce que l'Italie est aujourd'hui", assure-t-il.

Certains experts considèrent aussi que le pays a été pris "par surprise", sans avoir le temps de se préparer, contrairement à ses voisins. Les services hospitaliers se sont donc vite retrouvés saturés et les médecins ont dû se mettre à choisir qui soigner, comme en ont témoigné dans les médias plusieurs d'entre eux en Lombardie.

Pression sur le système sanitaire

Les spécialistes ne cessent de le répéter: la hausse rapide de la létalité du Covid-19 constatée en Italie, particulièrement en Lombardie, foyer de la pandémie dans la péninsule, est la conséquence du nombre sans précédent de malades ayant simultanément besoin de prise en charge en soins intensifs, qui plus est pour une durée moyenne de plusieurs semaines.

Dans des conditions aussi critiques, la priorité est donnée aux patients qui ont une plus grande chance de survie, ce qui signifie que la qualité des soins décroît, alors même que le système sanitaire lombard est jugé performant.

Mode de comptage différent

Selon des experts, le taux de létalité en Italie s'explique aussi par la politique de dépistage qui, selon le gouvernement, doit être réalisé "seulement sur les personnes symptomatiques". Un choix qui exclut des statistiques les personnes potentiellement positives mais ne présentant pas ou peu de symptômes.

Tel n'est pas le cas des pays qui, comme l'Allemagne ou la Corée du Sud, ont opté pour un dépistage large qui a permis de détecter de nombreuses personnes infectées, alors qu'elles ne présentaient presque aucun symptôme. De ce fait, le taux de mortalité a chuté à mesure que le nombre de cas bénins était comptabilisé.

Par ailleurs, l'Italie a fait le choix d'intégrer dans le nombre total de décès aussi bien les patients morts du Covid-19 que ceux, positifs au coronavirus, mais morts d'une autre pathologie, une politique qui n'est pas forcément celle d'autres pays.

 Rome © 2020 AFP

 Lien à la Source

Partager cet article

Repost0