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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 12:15

 

En ce jour de Noël 2013 après la messe paroissiale que j’ai présidé à 9h30 en l’église de la Chapelle Réanville (Paroisse de Vernon), j’ai accueilli le Père Jean-Paul Lefebvre-Filleau prêtre Orthodoxe du Patriarchat de Roumanie qui venait célébrer en cette même église l’office orthodoxe de la nativité à 11h.

 

 

Le reportage a été réalisé par Béatrice Rabelle et Hervé Guiraudou de France 3 Haute Normandie

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 05:37

Georges Pontier

Plus de 120 évêques se retrouvent, du 5 au 10 novembre, en assemblée plénière, dans une ville de Lourdes sauvée, grâce à un afflux de dons, des ravages de deux crues successives en un an.

Les travaux épiscopaux devraient également être apaisés, après la bronca catholique de 2012 contre le mariage entre personnes de même sexe et l’inquiétude, chez certains, de l’émergence d’un «anti-islamisme catholique».

Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, qui avait estimé à ce sujet que «ceux qui tiennent le langage de la peur sont ceux qui rencontrent le moins de musulmans», devrait cette année embrasser de nombreux autres sujets.

En tant que nouveau président de la Conférence des évêques de France, depuis qu’il a succédé début juillet à Mgr André Vingt-Trois, cardinal-archevêque de Paris, c’est à lui qu’il appartient d’ouvrir l’assemblée.

Mardi matin, Mgr Pontier, qui bénéficie d’une réputation d’homme de cœur et d’expérience, abordera dans son discours inaugural les questions d’actualité française, internationale mais aussi romaine.

L’attention portée aux pauvres par le nouveau pape François devrait trouver un écho chaleureux chez l’archevêque des quartiers nord de Marseille, intervenu à plusieurs reprises auprès des sans-papiers.

Selon la Conférence des évêques de France, Mgr Pontier évoquera les questions portant sur la famille et la fin de vie, même si elles ne sont pas à l’ordre du jour du gouvernement, échaudé par les divisions créées par la loi sur le mariage homosexuel.

Reste que Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, aborde ce sujet dans un livret gratuit de 12 pages intitulé «Réflexion sur la fin de vie. Quels enjeux pour les personnes et pour notre société ?», distribué à 5.000 exemplaires dans les Hautes Pyrénées et consultable sur www.catholique65.fr.

Nouvelle Bible et nouvelle traduction Dès mardi après-midi, les évêques se répartiront divers dossiers, tels les critères de formation au ministère presbytéral, la présence des catholiques dans la société contemporaine ou le phénomène social de l’avortement et les conséquences sur l’éducation des jeunes.

C’est sur la question des chrétiens d’Orient, puis la présentation samedi en avant-première de «la Bible, traduction officielle liturgique», diffusée officiellement le 22 novembre, que s’achèveront les travaux de l’assemblée plénière.

Un dernier coup de peinture a été donné à l’Accueil Notre-Dame qui doit abriter les quelque 120 évêques, sur les rives d’un gave de Pau entré en furie lors de deux crues, l’une en octobre 2012 (2,5 millions d’euros de dégâts), l’autre en juin 2013 (7,32 millions d’euros de dommages).

La Dépêche du Midi

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:24

François  

Le pape François, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, lors de la 65e assemblée générale de l'épiscopat italien. Crédits photo : Gregorio Borgia/AP

 

Comme jamais, François a osé attaquer directement la « paresse », l'esprit de « carrière » et le goût de « l'argent » de l'épiscopat italien.

La cérémonie, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, devait se dérouler comme un long fleuve tranquille. Les membres de l'un des plus puissants épiscopats du monde (près de 300 évêques pour 221 diocèses, soit deux fois plus qu'en France) étaient venus clôturer leur 65e assemblée générale en présence du pape François. Ils devaient repartir sereins, la plupart dans de solides limousines, surtout très préoccupés par la situation politique italienne et l'implication de l'Église, à l'image de leur président, le cardinal Angelo Bagnasco.

C'était sans compter sur la «bomba», comme l'on dit à Rome pour un discours choc et d'une franchise unique, que leur avait préparé le pape François. Texte intégralement écrit de sa main et délivré sans tenir compte des corrections suggérées par la Secrétairerie d'État, qui avait pourtant cherché à amortir le coup. La cérémonie prévue dans le cadre de l'année de la foi consistait en une «profession de foi» solennelle de tous les évêques.

Sans s'embarrasser d'aucune précaution de langage, le pape François leur a tout d'abord demandé de répondre «sans superficialité» à la question posée par le Christ à Saint-Pierre: «M'aimes-tu?» C'est la «seule question vraiment essentielle», a justifié François. Un pasteur doit se la poser car «tout ministère» se fonde sur «l'intimité avec le Seigneur. Vivre avec Lui est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l'obéissance, à l'abaissement et à la donation totale.»

«Vivre avec le Seigneur est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l'obéissance, à l'abaissement et à la donation totale»

Puis le Pape, en regardant les évêques, s'est lancé dans un réquisitoire d'une vigueur jamais entendue à l'époque moderne dans la basilique Saint-Pierre, tant les propos du Saint-Père sont toujours sous contrôle, en particulier quand il s'agit de se livrer à une autocritique de l'Église: «Nous ne sommes pas l'expression d'une structure ou d'une nécessité organisative», a clamé François, mais «le signe de la présence et de l'action du Seigneur ressuscité». Ce qui requiert «une vigilance» spirituelle sans laquelle le pasteur, donc l'évêque en premier lieu, «tiédit, est distrait, oublie et devient insensible, se laisse séduire par les perspectives de carrière, la flatterie de l'argent, les compromis avec l'esprit du monde. Ce qui le rend paresseux, le transforme en un fonctionnaire, un clergé d'État plus préoccupé par lui-même, l'organisation et les structures, que par le vrai bien du peuple de Dieu. Il court alors le risque, comme l'apôtre Pierre, de renier le Seigneur, même si, formellement, il se présente et parle en Son nom. Ils offensent la sainteté de la Mère Église hiérarchique en la rendant moins féconde.»

Revenant à la question de départ «M'aimes-tu?», le Pape a alors noté: «cette question insistante du Christ» pourrait susciter «amertume, frustration et même perte de la foi». Ce ne sont pas «les sentiments que le Seigneur entend susciter par sa question», mais ceux-ci «profitent à l'Ennemi, au Diable, pour isoler dans l'amertume, les lamentations et le découragement». Au contraire «Jésus n'humilie pas», il «redonne courage».

Le Pape a conclu cet examen de conscience ecclésial par deux exigences précises pour les évêques: «mettre de côté toute forme d'arrogance» et «toujours tenir leur porte ouverte en toutes circonstances» à leurs prêtres. Et par cette prière à la Vierge - alors qu'a été confirmé son voyage à Assise le 4 octobre prochain - «pour une Église priante et pénitente» qui soit «libérée de l'idolâtrie du présent» avec des pasteurs «détachés de la torpeur de la paresse, de l'esprit mesquin, du défaitisme», libérés de «la tristesse, de l'impatience, de la rigidité» mais «intègres» et revêtus de «compassion». Alors dit le Pape, «nous découvrirons la joie d'une Église servante, humble et fraternelle».

Jean-Marie GUENOIS

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 12:00

FLeguay

François Leguay est né le 31 mars 1931 à Dreux (Eure et Loir). Il est mort le 9 mai 2013 à la clinique Mathilde de Rouen (Seine Maritime).

Il a fait ses études secondaires à Rouen. Lors d’un camp de la JEC, son aumônier se fit l’écho de ce qui se passait à la Mission de France et l’idée d’être prêtre de cette manière prit naissance.

Après le service militaire, il entra au séminaire de Pontigny à la rentrée de 1954. On venait tout juste de promulguer la nouvelle constitution apostolique. Roland Vico et François Bon se souviennent qu’il était chargé du verger, se levant la nuit pour allumer quelques chaudrons quand le gel menaçait la floraison des pommiers. L’été, il fit de nombreux stages dans les équipes rurales de Treignac, Cerisiers, Villiers St Georges, Castillonnès.

 

Ordonné prêtre le 29 mai 1960, il fut envoyé à Auxon, dans une paroisse rurale l’Aube où il travailla comme journalier agricole. Puis il rejoint l’équipe d’Ambleuny dans l’Aisne où il fut employé comme mécanicien agricole. Il était chargé du lien avec les exploitants au sein du mouvement « Chrétiens en Monde Rural ». Manifestant un grand intérêt aux enjeux de son développement, il chercha à être davantage présent dans le tertiaire agricole, et la Mission lui proposa de rejoindre l’équipe d’Evreux en 1971.

 

François note combien sa recherche a été difficile, car les patrons étaient très réticents pour embaucher des prêtres. Ce fut l’échec à la Chambre d’agriculture, comme aux centres de gestion. Il finit par trouver un emploi au Crédit Agricole, d’abord à la gestion du parc automobile, puis aux services généraux d’équipement, enfin à la direction de l’imprimerie, où 35 personnes travaillaient à la production des chéquiers pour toute la Normandie.

Membre de l’équipe de Nétreville pendant ces quinze années, il s’est surtout investit dans ses responsabilités professionnelles, ayant le souci de favoriser la formation des personnes, à partir de leurs tâches et des machines utilisées. En 1988, le Crédit Agricole mit en vente l’imprimerie, et il fut licencié comme une vingtaine d’autres employés, malgré une longue bagarre syndicale.

 

« Dans le ministère, j’ai voulu privilégier l’importance d’être homme parmi les hommes,  « l’être avec ». Je me reconnais dans le récit des pèlerins d’Emmaüs. La foi ne peut être transmise sans faire ensemble, sans dialogue, sinon le signe de celui que nous portons n’est pas reconnu. En survalorisant la mission du prêtre nous sommes trop souvent restés cléricaux. Nous avons vécu sous le régime d’un effectif nombreux. On pouvait s’enfouir. Mais avons-nous pris acte du retournement nécessaire, à savoir l’importance de promouvoir la responsabilité des laïcs ? Cela suppose un retrait souvent perçu, malheureusement, comme un abandon de pouvoir et une remise en cause de l’identité de curé. »

           

            A 57 ans, François a peu de chance de trouver un travail, il cherche à se réorienter. L’évêque d’Evreux, Jacques Gaillot, lui propose un contrat de quatre ans pour accompagner les communautés chrétiennes d’Evreux sud, qui n’ont plus de curé.

« Ce fut nouveau pour moi. D’une tâche professionnelle de direction, je passais à un accompagnement de laïcs responsables d’un service d’Eglise. Cela demandait d’être plus en retrait. En acceptant une charge paroissiale d’accompagnement, j’ai découvert une autre réalité de cet « être avec » : accompagner les communautés chrétiennes. »

            Il pris goût à cet accompagnement, et s’impliqua dans la formation permanente du diocèse, chargé de l’initiation à la lecture de la Bible. Il entrepris alors de commencer un certificat d’études bibliques à Paris.

            C’est à ce moment qu’André Lacrampe, alors prélat de la Mission de France, l’appela comme gestionnaire de la Maison de Fontenay, puis en 1994 comme économe diocésain et chancelier. La maison de Fontenay avait un grand besoin de remise aux normes, qu’il analyse avec lucidité. Il s’investira dans la réorganisation des tâches et des rôles, notamment avec René Santraine. La situation conduit à envisager une maison aux dimensions plus modestes, plus en rapport avec les moyens et les besoins de la Mission de France. Il mena à bien l’opération de transfert à la maison du Perreux en 1997.

 

            En 1998 il retrouve Evreux où le père Jacques David lui confie la zone pastorale d’Evreux Nord. Une Eglise qu’il connaît bien, éprouvée par l’affaire « Gaillot ». Il y retrouve de fidèles compagnons d’équipe : Jean-Marie Vermelin, André Blervaque, Jean et Monique Goujard. Sans méconnaître les besoins des paroisses et des mouvements il tient à sauvegarder dans le temps de la retraite la disponibilité nécessaire à la présence aux milieux étrangers à l’Eglise et à la foi. Il se sent à l’aise avec les orientations dégagées par le synode d’Evreux : responsabilités des laïcs dans les communautés chrétiennes, effort de formation et de développement du diaconat. Avec l’exemple de Jean Goujard, et Max Dubois, il apprécie une Eglise qui met en valeur la place du diaconat. Ministres ordonnés, mariés, au travail, ils portent un témoignage :

            « Repérables dans les communautés chrétiennes, ils n’y prennent pas pour autant la place des prêtres. Ensemble nous veillons à ce que l’équilibre entre leur visibilité dans les communautés chrétiennes et l’accomplissement de leur mission propre soit sauvegardé. Pour nous, équipe CMdF d’Evreux, travailler avec des diacres, c’est élémentaire, on ne saurait plus s’en passer. »

 

Discret et travailleur consciencieux, François nous a laissé peu d’écrits. Malgré la maladie il espérait toujours être utile à la vie de la Mission de France. Terminons par cette prière qu’il nous a laissée :

 

« Je semble souvent tenir un discours pessimiste. C’est en surface.

Je me dis que la situation actuelle est une épreuve et une grâce.

Je mets ma confiance en quelqu’un : Dieu, Père, qui est toujours à l’œuvre, toujours créateur.

Il me fait toucher du doigt que nous sommes de petits instruments, alors que je pensais qu’avec nos belles théories, nos certitudes, notre dynamisme nous allions faire des merveilles…

Malgré les apparences, nos apparences, Dieu est à l’œuvre en ce monde.

C’est-à-dire dans la conscience des hommes, et nous sommes aveugles sur ce travail.

Et pourtant, il se fait. C’est ma foi et mon espérance.

Je ne cherche pas à prendre la place de Dieu, ni celle de son Fils. Je lui demande simplement

qu’il m’aide, par son Esprit, à trouver ma place. C’est peut être ça aussi la paix du Christ. »

 

 

+ Yves Patenôtre, et l’équipe épiscopale de la Mission de France

 

Ses obsèques seront célébrées   Mercredi 15 mai  2013

10h30 à l’église Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Evreux – Nétreville

Il sera inhumé dans le cimetière de Menneval (27)

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 21:21

mgr-andre-lacrampe-archeveque-de-besancon   

« L'information sera rendue publique ce jeudi 25 avril 2013 à midi : Le Saint Père a accepté la renonciation à ma charge d'archevêque de Besançon que je lui ai présentée l'année dernière pour raison de santé.

Cette nouvelle fera probablement l'effet d’une surprise. Elle appelle de ma part quelques explications.

On se souvient peut-être qu’en 2006, j’avais dû arrêter toute activité pendant deux mois. C’était au début des grandes vacances et cela n’avait pas eu de répercussion sur la vie du diocèse, mais cette première alerte de santé, qui entraîna un suivi médical régulier m’avait déjà conduit à me démettre, au sein de la Conférence des Evêques de France, de la présidence du Conseil national de la Solidarité.

Deux ans plus tard, un nouvel accroc de santé m’amenait à écrire au Saint Père pour lui exposer ma préoccupation pour l’avenir quant à la triple charge qui est la mienne :

- d’abord la conduite pastorale d’un vaste diocèse comme celui de Besançon qui implique, avec ses treize doyennés dans le Doubs et la Haute-Saône, de longs et fréquents déplacements et en un temps de recherche pour une nouvelle évangélisation qui appelle une présence démultipliée de l’évêque ;

- ensuite l’animation d’une province ecclésiastique de six diocèses auxquels s’ajoutent les deux diocèses concordataires, à l’heure de leur restructuration en France et du besoin de mettre davantage en commun nos activités pastorales ;

- enfin, mes participations aux assemblées et au travail de la Conférence épiscopale de France qui entraînent des absences régulières du diocèse.

Au mois de septembre dernier, un bilan général de santé dictait à mon médecin traitant de m’avertir que la conjugaison des diverses pathologies constatées constituait un lourd handicap. Il m’imposait de diminuer impérativement ma charge de travail.

Cet impératif lié à ma santé m’a paru inconciliable avec les besoins de la mission et l’exercice de la responsabilité épiscopale.

C’est pourquoi, en novembre dernier, à l’occasion de la visite ad limina, j’en ai entretenu le Cardinal Préfet de la Congrégation des évêques et, au retour, le 26 novembre 2012, en accord avec Monseigneur le Nonce apostolique en France, j’ai écrit au Saint Père pour lui présenter ma renonciation à ma charge épiscopale.

Informé en début d’année que le Saint Père avait accueilli favorablement ma demande, j’ai fait part de la nouvelle à mes collaborateurs immédiats du conseil épiscopal en février dernier. C’est donc aujourd’hui chose faite.

Le Saint Père a accepté ma renonciation et, pour perturber le moins possible la vie de notre Eglise diocésaine, il me nomme administrateur apostolique avec les pouvoirs nécessaires pour continuer à exercer en son nom ma charge d’évêque, jusqu’à la nomination d’un successeur.

A cette date, je regagnerai le diocèse de Tarbes et Lourdes, mon diocèse d’origine, ce qui me donnera l’occasion de vous retrouver lors des pèlerinages. Après trente ans d’épiscopat à Reims, à la Mission de France, à Ajaccio et enfin à Besançon, je continuerai à servir autrement l’Eglise.

Nous allons donc, pour un temps encore dont je ne connais pas la durée, travailler ensemble, avec vous, prêtres et diacres permanents, religieux et religieuses, séminaristes, laïcs de toutes générations, délégués pastoraux, membres des équipes de coordination, responsables des services et des mouvements diocésains, membres des divers conseils à qui j’adresse toute ma gratitude pour votre collaboration à l’annonce de l’Evangile, à la célébration de la foi et des sacrements et au service de nos frères.

Je souhaite que nous priions les uns pour les autres. Confions ce temps au Seigneur qui veille toujours sur son Eglise et ses serviteurs.

Ce jeudi 25 avril 2013, en la fête de St Marc

+ André LACRAMPE » 

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« André Lacrampe, archevêque de Besançon, et ancien prélat de la Mission de France (1988 - 1995) a écrit au Saint Père pour lui présenter sa renonciation à la charge épiscopale pour raison de santé. Celle-ci vient d'être acceptée.

Il est nommé administrateur apostolique à compter du 25 avril, en attendant la nomination d'un nouvel archevêque.

Chacun de nous se souvient de sa chaleur humaine et pastorale pendant ces années où il a été notre prélat. On se souviendra, entre autres, du grand rassemblement de Pentecôte 90, et des travaux qui transformèrent la maison de la rue Tauleigne à Pontigny, en véritable maison d'accueil.

Nous lui manifestons à nouveau notre vive reconnaissance, nous lui souhaitons une meilleure santé et une retraite paisible et féconde dans son diocèse d'origine, de Tarbes et Lourdes. »

+ Yves Patenôtre

Prélat de la Mission de France

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 08:19

Pape François-Coeur   

A l'arrivée d'un nouveau pontife, on guette les signes d'évolution ou d’inflexion dans tous les domaines sensibles du catholicisme. Celui de la place de la femme dans l'Eglise en est un majeur.

Ayant moins vécu dans des séminaires et des bureaux romains que son prédécesseur, le pape François fait naître certains espoirs à celles et ceux qui attendent enfin des signes.

Dès la Semaine sainte, ils ne furent pas déçus en voyant que, comme lorsqu'il était archevêque de Buenos-Aires, François a lavé les pieds de deux femmes durant la messe du Jeudi saint. Et ce malgré certaines pressions (voir un précédent post).

Voici que le coordinateur de son octuor de cardinaux conseillers es réforme de la Curie , Oscar Rodriguez Maradiaga, vient d'ouvrir une porte dans un entretien au Sunday Times, publié le 21 avril.

Le cardinal hondurien approuve «l'idée de nommer des femmes à des postes clés du Saint-Siège ». Bigre. On raconte que Jean XXIII, avec sa fausse naïveté, avait dit un jour au Vatican «Cela manque un peu de femmes ». Serait-il entendu ?

On attendait donc une réaction officielle du Saint-Siège à ce ballon d'essai. Elle est venue, très vite, du P. Lombardi, patron de la salle de presse. « C'est une étape naturelle. On s'oriente vers davantage de femmes nommées à des rôles clés pour lesquels elles sont qualifiées. »

Deux petites phrases qui méritent exégèse. Parler d'une « étape » peut laisser supposer que l'idée s'inscrit dans un programme plus long de promotion de la femme au sommet de la hiérarchie.

Y adjoindre l'adjectif « naturel » est plus intriguant. Pourquoi a-t-il fallu attendre aujourd'hui pour envisager une évolution « naturelle ». Rappelons que, de manière « naturelle », les femmes représentent autour de la moitié de l'humanité. Et que, en Occident, au moins, elles sont nettement majoritaires dans les églises.

Quand au mot « davantage », il tendrait à laisser entendre qu'on croise parfois des jupes au milieu des soutanes dans les bureaux du Saint-Siège. Il reste à prouver qu'elle n'appartiennent pas uniquement aux personnes en charge de l'entretien, de la restauration, ou des traductions, emplois forts nobles mais pas franchement décisionnels.

Évidemment, le P. Lombardi étant formé à la prudence, apparaît un gros bémol dans son propos. Les femmes pourraient se voir confiées des postes « pour lesquels elles sont qualifiées ». Il nous tarde donc de voir apparaître les fiches de postes émis par la DRH du Vatican!

S'il est question de diplômes de théologie, on trouvera des femmes – quelles soient religieuses, célibataires ou mères de familles. Par contre, si des emplois de chefs de service demeurent réservés à des évêques ordonnés ou pouvant l'être pour l'occasion, cela va coincer.

Les présidents de congrégation sont aujourd'hui systématiquement cardinaux. Pour répondre au désir de nos éminents militants de la promotion féminine, il suffirait de revenir sur le Code de Droit canonique de 1983, qui avait retiré la possibilité ancienne de nommer un laïc parmi les sages du Sacré-Collège, et d'en ouvrir l'accès aux femmes (1).

Une idée que défend notamment la théologienne Anne Soupa, co-fondatrice du Comité de la Jupe et auteur de Dieu aime-t-il les femmes ? (Tallandier). Elle l'a rappelé mardi 23 avril lors d'un débat à Paris avec Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et président du Conseil Famille et société de l'épiscopat.

Placer des femmes à des postes importants du Saint-Siège, les autorités ecclésiales voudraient bien, mais ne peuvent pas vraiment pour l'heure. Il est donc temps de passer des déclarations d'intention – encourageantes – aux réformes structurelles qui en permettront la réalité.

Dans son roman d'anticipation Vatican 2035publié en 2005 aux éditions Plon, Pietro de Paoli, alias Christine Pedotti, envisageait celles-ci. On y lisait les aventures d'une laïque célibataire occupant le poste prestigieux de théologienne de la Maison pontificale. Elle devait devenir, avec deux autres, cardinales de la Sainte-Église.

Puisque c'est écrit...

(1) « Pour la promotion au Cardinalat, le Pontife Romain choisit librement des hommes qui sont constitués au moins dans l'ordre du presbytérat, remarquables par leur doctrine, leurs mœurs, leur piété et leur prudence dans la conduite des affaires; ceux qui ne sont pas encore Évêques doivent recevoir la consécration épiscopale » (C 351).

Philippe Clanché

Journaliste à Témoignage Chrétien 

 

                Texte publié le 25 Avril 2013 sur le Blog : www.cathoreve.over-blog.com

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 14:30

georgespontiermarseille

Unanimement apprécié, bon connaisseur du dialogue interreligieux et de l'Amérique latine, le nouveau président de l'Épiscopat français est l'homme idoine pour apaiser les tensions actuelles.

L’Église catholique de France va à l'inverse du football national : un « Marseillais » succède à un « Parisien » à son sommet. Georges Pontier, bientôt 70 ans, a été élu par ses pairs pour remplacer, en juillet, André Vingt-Trois à la présidence de la Conférence des évêques de France.

En ces temps de tension dans le monde catholique, la nomination de ce Tarnais tranquille est une vraie bonne nouvelle. Elle signifie que le courant identitaire et restaurateur dans l'Épiscopat, qui orchestre la mobilisation autour du « mariage pour tous », n'a toujours pas pris le pouvoir. Mgr Pontier a fait le minimum pour s'opposer à la loi Taubira. Pour lui, évêque d'une cité en difficulté économique, un pasteur a autre chose à dire que de défendre une anthropologie étroite et stigmatisante.

Évêque de Digne (1988), puis de La Rochelle (1996), avant de rejoindre Marseille en 2006, Georges Pontier a fait partout l'unanimité. « Un homme très attentif aux prêtres et à la communication entre eux et lui, décrit un de ses anciens collaborateurs, vicaire épiscopal, à La Rochelle. Il a poursuivi le travail de son prédécesseur pour la cohésion entre prêtres, diacres et laïcs en responsabilité pastorale. Il ne cherche pas le pouvoir ». Un évêque qui sait mettre en scène les grands moments de son diocèse, comme en 2000 quand il a organisé l’ordination de trois prêtres dans les arènes de Saintes.

Réseau d'influence

« Il ne me semble pas faire partie d'un quelconque réseau d'influence, confie notre témoin charentais. Ce qui me paraît être un atout pour avoir les mains libres. »

Sans doute, son caractère « non aligné » a-t-il joué en sa faveur, tout comme sa discrétion, soulignée partout comme une qualité. Le corps épiscopal se méfie des « grandes gueules » du style de Philippe Barbarin (Lyon) ou Dominique Rey (Fréjus-Toulon), comme des « intellos » de la trempe de Claude Dagens (Angoulême) ou Hippolyte Simon (Clermont-Ferrand).

Reste à savoir si les médias préfèreront son accent méridional affirmé aux propos souvent tonitruants du cardinal de Lyon, toujours prêt à répondre à l'appel du micro, ou à ceux plus diplomatiques d'André Vingt-Trois (1).

Dialogue interreligieux

Son expérience marseillaise, ville cosmopolite par excellence, va sans doute donner un coup de fouet salutaire au dialogue interreligieux, notamment avec l'islam. Nos prélats sont très divisés dans leur vision des relations avec les musulmans (2). Être traité « d'islamophile » par l'extrême-droite, comme Mgr Pontier le fut, est un sésame en la matière.

Enfin, à travers Georges Pontier, l'épiscopat a placé à sa tête un bon connaisseur d'un continent très en vogue en milieu catholique aujourd'hui : l'Amérique latine. Président du Comité épiscopal France-Amérique latine (3), il y a visité, entre 1993 et 1999, tous les prêtres, religieux et laïcs français en mission fidei donum. L'évêque a pu y observer comment l'Église peut être présente auprès du peuple avec des bouts de ficelles et peu de bras. Gageons qu'il saura en tirer de bonnes idées pastorales pour ce qui attend nombre de diocèses de France aux caisses vides et aux séminaires clairsemés. 

Philippe Clanché

Témoignage Chrétien 

(1) Des médias italiens ont évoqué son nom parmi les possibles secrétaires d'État du pape François.

(2) Voir sur cette question notre entretien avec Mgr Dubost, président du Conseil épiscopal pour les relations interreligieuses

(3) Le Cefal a été rebaptisé depuis Service national de la Mission universelle de l'Eglise – Pôle Amérique latine. 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 06:41

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:29

dim sante   

Depuis 1992, l'Eglise Universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des Malades. Celle-ci se décline dans les diocèsesfrançais en un Dimanche de la Santé, qui est l'occasion de rappeler que l'accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.

 « Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s'il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ »

 Instituée par Jean-Paul II en 1992, la Journée Mondiale des Malades est célébrée tous les 11 février, jour anniversaire des apparitions de Marie à Lourdes, lieu de guérison des corps et des cœurs.

Le 11 février 2007, à l'issue de la messecélébrée à l'occasion de la quinzième Journée Mondiale des Malades, le pape Benoît XVI a décrit la nature de cette journée en ces termes : « Et c'est précisément à nos frères particulièrement éprouvés que la Journée mondiale des Malades d'aujourd'hui consacre son attention. C'est à eux que nous voudrions communiquer la proximité matérielle et spirituelle de la communauté chrétienne tout entière. Il est important de ne pas les laisser dans l'abandon et dans la solitude, alors qu'ils doivent affronter un moment aussi délicat de leur vie. »

Benoît XVI a souligné à cette occasion l'action des professionnels de la santé qui, avec patience et amour, mettent au service des malades leurs compétences professionnelles et leur chaleur humaine : « Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux agents de la santé, aux volontaires, aux religieux et aux religieuses, aux prêtres qui se prodiguent pour eux sans s'épargner, comme le Bon Samaritain, sans prendre en considération leur condition sociale, la couleur de leur peau ou leur appartenance religieuse, mais seulement ce dont ils ont besoin. Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s'il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ, qui a dit: "Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25, 40). »

Qu'est-ce que le Dimanche de la Santé ?

En France, cet événement se vit en paroisseà l'occasion du Dimanche de la Santé, généralement le dimanche le plus proche du 11 février. Mgr Michel Guyard, évêque du Havre, le définit ainsi : « le dimanche de la santé s'adresse aux malades, aux soignants et à tous ceux qui participent à restaurer la santé des malades. C'est une occasion d'inviter tous les chrétiens à réfléchir sur leur santé, ce bien qui nous est donné et que nous devons sauvegarder pour être utiles à nos frères. C'est aussi l'occasion de les sensibiliser à la place de nos frères souffrants et à leur dignité ».

           

Initié par les diocèsesde Lille, Arras et Cambrai, le dimanche de la santé s'est étendu à l'ensemble des diocèsesdepuis le jubilé de l'an 2000. Cette célébration, qui s'inscrit toujours dans le cadre de la liturgiedominicale, permet aux assemblées de chrétiens de prier en lien avec la Journée Mondiale des Malades.

En concertation avec le département Santé du Service national Famille et Société de la Conférence des Evêquesde France, les pastorales de la santé des diocèsesd'Arras, Lille et Cambrais réalisent un livret pédagogique mis à la disposition de tous les diocèseset diffusé à près de 15000 exemplaires. Celui-ci contient de nombreuses pistes : proposition d'homélie, points d'attention pour l'accueil et le déroulement de la célébration. Le dossier regroupe aussi des textes, témoignages et réflexions d'acteurs du monde la santé. 95 diocèsesl'ont commandé en 2009.

« Une intention de prière le dimanche de la santé ne suffit pas ! » s'exclame Mgr Michel Guyard. Nous sommes tous concernés. Cette journée doit être l'occasion de rencontres. Comment prévenir la maladie et éviter les excès ? Comment, pour le personnel soignant, résister aux demandes des malades ? » Et les rencontres avec des partenaires de la santé concernés par le thème proposé chaque année, sont de plus en plus nombreuses ; toutes les initiatives sont possibles qui peuvent sensibiliser les communautés chrétiennes au monde de la santé : rencontres avec des acteurs de santé, liturgie préparée avec des équipes de service évangélique des malades ou d'aumônerie, témoignages de soignants, de professionnels de santé, réflexions autour de thèmes, rencontre festive avec diverses associations ou mouvements œuvrant pour les malades etc...

Exemples d'initiatives

Cette journée est par exemple l'occasion pour le Service évangélique des malades (Sem) de rappeler que beaucoup de personnes en souffrance ne peuvent se déplacer pour assister à la messe, et d'inciter les chrétiens à rejoindre les équipes bénévoles du Sem qui vont porter le Saint Sacrementaux malades dans la custode.

Autre manière de faire participer les malades à la célébration eucharistique, certaines paroissescomme à Quimper prévoient un transport spécial pour les malades et leur famille et organisent un repas fraternel après la messe.

Il est également possible à l'occasion du Dimanche de la santé de recevoir le sacrementdes malades dans le diocèsed'Evry. L'édition 2006 avait d'ailleurs été l'occasion pour Mgr Albert Rouet, archevêquede Poitiers, de proposer une réflexion sur ce sacrementdes malades, sacrementqui n'est pas réservé aux derniers moments de la vie comme le laissait entendre l'expression « extrême onction », mais qui s'adresse aux personnes particulièrement atteintes par la maladie ou la vieillesse.

« C'est le sacrementqui nous permet de réagir chrétiennement devant le malheur (...) Le moment du face-à-face avec la mort, le moment de la maladie grave, est un moment dangereux pour la foi (...) Au moment où je touche ma précarité, ma vulnérabilité, est-ce que je vais être capable, dans un sursaut, de faire confiance à Dieu ? Nous ne pouvons le dire tout seul, (...) ce serait peut-être encore un dernier acte de gloriole. C'est pourquoi il faut que le Christ, qui a connu notre précarité, notre vulnérabilité (...) vienne en nous, nous donner son acte d'offrande. Le sacrementdes malades est donc ce sacrement, quand la vie est en péril, où le Christ nous apprend à vivre son agonie (...) C'est l'acte de foi et d'espérancele plus radical qu'une créature puisse faire envers le Père qui l'a créée : "Père, entre tes mains, je me remets tout entier" ».

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:30

bar-l-escale-havre

Prendre un verre ou déjeuner entre amis, témoigner d'une expérience et lire un texte d'Évangile ou encore rédiger son premier cv : rendez-vous à L'Escale, un bar-brasserie atypique qui porte discrètement le message de l'Église au plus près du quotidien et des habitants du Havre.

 

Place Saint-Vincent-de-Paul à deux pas de la plage du Havre, le bar-brasserie L'Escale a changé de propriétaire. Rouvert en août 2012, il poursuit son activité, classique, de service de boissons et de restauration de qualité, tout en offrant un petit supplément de sens : accueil, écoute, respect, bienveillance sont les maîtres mots de l'établissement. Depuis le 24 octobre, jour de son inauguration officielle en présence de Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, L'Escale organise des partages autour de sujets d'actualité ponctués d'éclairages bibliques, des rencontres en faveur de l'emploi des jeunes, des soirées détente, des concerts, etc. Un large programme ouvert à tous, jeunes et moins jeunes, catholiques ou non. « L'idée est née d'une intuition profonde : porter le message de l'Église dans le monde, montrer un visage souriant de l'Église, annoncer le Christ en actes », explique Dominique Mabille, diacre permanent pour le diocèse du Havre et président de l'association havraise Le Parvis des gentils, en charge de l'animation du lieu.

L'idée voit le jour en 2011, à la suite d'un « café-théo » mensuel proposé aux Jeunes professionnels (JP) du Havre. Le diacre, également aumônier des JP, sollicite Grégoire Lihoreau, 24 ans, aujourd'hui vice-président de l'association Le Parvis des gentils : « j'ai tout de suite été enthousiaste ! Avoir la foi n'est pas ringard. On peut l'affirmer en dehors des mouvements et services d'Église ». Le projet reçoit le soutien et les encouragements de Mgr Michel Guyard, alors évêque du Havre, puis de Mgr Brunin. Une équipe se constitue : trois chefs d'entreprise, deux jeunes professionnels et un étudiant s'investissent pleinement. Le café-bar L'Escale, le lieu même où quelques catholiques aiment à se retrouver après la messe, est peut-être à vendre. Le 25 décembre 2011, le gérant confirme la bonne nouvelle : il cherche un repreneur. Quel beau cadeau de Noël ! Puis, par le biais de la chambre de commerce, l'équipe rencontre Emmanuel qui recherche une place de gérant. « Nous nous sommes plus tout de suite. C'est un très bon cuisinier, c'est très important pour nous. Il s'agit de proposer une prestation de qualité et de présenter l'établissement sous son meilleur jour, un peu comme on a servi le meilleur vin à Cana », souligne Dominique Mabille, qui relève que le prénom du gérant signifie « Dieu avec nous ».

 

Une aventure de la Nouvelle Evangélisation

« Aujourd'hui, je suis venu déjeuner à L'Escale avec quatorze collègues de bureau. Le café ne présente aucun signe extérieur religieux. C'est un endroit neutre, de partage et d'écoute, ouvert à tous », indique le vice-président du Parvis des gentils qui laisse Dominique Mabille poursuivre en évoquant les pèlerins d'Emmaüs (Luc 24, 13-33), l'accompagnement « incognito » de Jésus, sa révélation dans une auberge. L'ouverture de L'Escale favorise le dialogue avec les non-croyants et s'inscrit dans une « pastorale d'accompagnement, d'engendrement à la foi ». Le « Café théo », chaque quatrième mercredi mois, affiche complet. Temps de libres échanges et de partages d'expériences, il se conclut avec un texte d'Évangile. Près de quarante personnes participent : jeunes croyants ou non, personnes venues boire un verre qui rejoignent l'animation, posent une question, lisent l'Évangile !

Les témoignages se succèdent, bouleversent les acteurs du projet, les conforte dans leur intuition première. Ainsi, cette dame qui a trouvé « formidable » le texte biblique partagé car il l'a touchée personnellement, cette personne venue à la messe pour la première fois depuis trente ans, ce jeune athée « qui croit quand même un peu », ou encore ce chef d'entreprise non-croyant qui donne son temps à « L'Escale emploi » (les mercredis soirs), accompagne des jeunes aux débuts de la vie active et qui s'exclame : « quand mes parents vont savoir que j'aide l'Église, ils vont être fous de joie ! ». Déjà reconnu comme un « outil de travail », L'Escale est rejointe par des mouvements et services d'Église comme les Associations Familiales Catholiques par exemple, qui trouvent en ce lieu un bel espace de débats. Ponctuée de signes, jusque dans l'enseigne de l'établissement « L'Escale », un lieu où l'on dépose son sac et où on refait le plein, l'aventure montre, selon Dominique Mabille « que l'Église est capable d'aller au-devant des gens, au-devant du monde. Elle nous invite à vivre notre rôle diaconal. Un jour peut-être au regard de la qualité et de la bienveillance des personnes reconnaîtront le Christ, ici, mais cela ne nous appartient pas ».

 

Prochaines activités à L'Escale

 

Permanence écoute : tous les soirs de 18 h 00 à 21 h 00

Escale emploi : tous les mercredis soirs de 19 h 00 à 21 h 00

Café théo jeunes : 4ème mercredi du mois à 20 h 30

Café théo seniors : 4ème jeudi après-midi du mois

Café tricot : 1er lundi du mois de 14 h 00 à 16 h 00

               Jeux de société : 2ème dimanche du mois

 

Florence de Maistre

 

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