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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 09:00

photogroupe

Depuis plusieurs années, certains membres de la Mission de France sont engagés, à titre individuel ou en groupe, dans l’accueil des personnes divorcées ou divorcées-remariées. Ils sont en lien à la fois avec l’évêque de la Mission de France et avec celui de leur diocèse d’insertion. En 2009, ils ont constitué un réseau pour partager leurs expériences et leurs pratiques, et contribuer ainsi à la réflexion de l’Eglise.

Notre expérience et notre travail avec d’autres nous font constater des avancées significatives opérées dans l’Eglise depuis 20 ans et nous font mesurer aussi le chemin important qui reste à parcourir. La Mission de France, de par son appel à rejoindre les personnes loin de l’Eglise et sa manière de vivre l’Evangile, suscite chez beaucoup l’espérance que l’Eglise puisse entendre les nouveaux appels de l’Esprit. C’est pourquoi nous désirons que la Communauté Mission de France s’engage sur les dynamiques suivantes :

-          Nous nous engageons à être attentifs aux souffrances et aux cheminements des personnes séparées, divorcées et remariées, en particulier à celles qui vivent cette réalité et qui ne partagent pas notre foi et à celles qui sont dans une situation sociale ou psychologique précaire. Nous voulons reconnaître avec elles et en Eglise ce qui dans leur vie est Bonne Nouvelle pour elles et pour le monde. Nous tenterons de privilégier les initiatives collectives qui impliquent les communautés chrétiennes.

-          Tout en continuant à promouvoir le sacrement de mariage, nous souhaitons contribuer à chercher, à imaginer d’autres formes de célébrations qui soient appelantes pour des jeunes d’aujourd’hui.

-          Nous nous engageons à prendre notre part de la réflexion dans la société civile sur les différents engagements de couples - dont le mariage - et sur les mutations que vivent les familles d’aujourd’hui.

 

Les règles du Magistère excluent pour toujours des sacrements les personnes divorcées remariées et empêchent tout catéchumène conjoint de divorcé d’accéder au Baptême. Ces deux impasses sont une souffrance pour tous. Nous ne pouvons en prendre notre parti.

-          Nous soutenons la mise en œuvre d’un travail théologique et pastoral afin de reprendre la question des sacrements à nouveaux frais, nous inspirant de la question de Paul au concile de Jérusalem : « Que faut-il demander aux païens qui veulent devenir chrétiens ? ». Nous souhaitons le faire avec l'éclairage de théologiens ainsi qu'avec les accompagnateurs de catéchumènes et le service national Famille et Société de la Conférence des évêques de France.

Premiers signataires :

Agnès Angelier, Michel Angelier, André Conte, Dominique Fontaine, Guy de Lachaux,

Pierrick Lemaître, Paul Mignen, Guy Point, Christine Point, Monique Rouquié-Parriel, Marie-Odile Pontier,

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:14

  fontaine

 

Jeudi 24 mai 2012 la Conférence des Evêques de France a a nommé Dominique Fontaine, Vicaire Général de la Mission de France, comme nouvel Aumônier Général du Secours Catholique. Il prendra ses fonctions à l’échéance du mandat de l’actuel Aumônier, le Père Jo Rival, le 1er septembre.

Le Père Dominique Fontaine est né le 2 août 1951 à Dombasle-sur-Meurthe, près de Nancy. Entré au séminaire de la Mission de France en 1975 il y est ordonné prêtre le 21 juin 1980.

Le Père Dominique Fontaine a été prêtre ouvrier (chauffeur-livreur, manutentionnaire et fraiseur), et en paroisse à Gennevilliers et Ivry-sur-Seine, aumônier JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne). Ensuite, dans la banlieue lyonnaise, curé de Saint-Fons et Feyzin et aumônier ACO (Action Catholique Ouvrier).

Ce parcours lui a permis de rencontrer de nombreuses personnes en précarité et a développé chez lui un souci particulier de leur présence active dans la liturgie. C’est un aspect important pour sa mission au Secours Catholique ! Le Père Dominique Fontaine a aussi été supérieur du Séminaire de la Mission de France de 1983 à 1988. De 1991 à 2005, il a travaillé à mi-temps au Jour du Seigneur. Enfin en 2006, il a été nommé Vicaire Général de la Mission de France.

Ces dernières années, le Père Dominique Fontaine était très impliqué dans la préparation de Diaconia 2013. De là date sa rencontre avec le Secours Catholique. Mais sa connaissance de l’association vient de plus loin ; de fait, beaucoup de personnes à la Mission de France, prêtres, diacres ou laïcs, sont en lien avec notre association, en étant engagés localement comme bénévole ou même salarié.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 09:22

AFavart

 

Depuis le 30 avril dernier la Communauté Mission de France a un nouveau vicaire général nommé par notre évêque, Yves PATENOTRE, suite à une consultation des membres de la communauté :

Il s’agit d’Arnaud FAVART prêtre ouvrier en Creuse. Il prendra ses fonctions après l’Assemblée Générale de la Communauté le 14 juillet à La Pommeraye (près d’Angers).

 

Vous trouverez une présentation d’Arnaud sur mon Blog :

 

Présentation d’Arnaud

 

J’ai adressé un message de remerciements et de solidarité à Arnaud. Il m’a très fraternellement répondu :

 

« Merci Denis de la confiance que tu me manifestes.
Je sais manier des engins de Travaux Publics ou des Bus, mais une Communauté Mission de France,  voilà un nouveau métier à apprendre.
L'expérience de 12 années au Conseil Presbytéral m'aidera probablement.
Ce qui est rassurant c'est qu'on est toujours un homme de transition, et qu'il y a quantité de belles figures à la Mission.
En attendant la joie de se parler, et de visiter les équipes de l'Eure
Bien fraternellement, Arnaud »

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 15:15

Logo-Diaconia2013 

Le Père Raniero Cantalamessa, capucin, Prédicateur de la Maison pontificale à Rome, animera une retraite spirituelle pour les responsables de Diaconia 2013, du 12 au 14 mars 2012 à Lourdes. Parmi eux, des personnes en situation de précarité ou de handicap.
 

Quel regard portez-vous sur la démarche Diaconia 2013 ?

 

Elle me paraît très importante et très actuelle. Je suis sûr que le Seigneur est content de ce choix et que cette démarche sera porteuse de retombées très positives pour l'Eglise en France. Personnellement, je me réjouis d'avoir à intervenir sur ce thème de la charité vu sous l'angle spirituel ainsi que je l'avais déjà fait en juin 2008, au Mexique, pour le Conseil Pontifical Cor Unum. J'avais alors prêché un cycle de méditations sur le thème "Lo Spirito Sonto fonte della carità cristiana" (L'esprit Saint, source de la charité chrétienne) devant quelque 500 directeurs des Caritas (dont une trentaine d'évêques) des deux Amériques et à plus de 500 séminaristes du diocèse de Guadalajara.
 

Sur quoi va porter votre intervention et quels sont les grands textes inspirateurs de la Bible et de l'Eglise pour réfléchir ce thème ?

Je ne vais pas rester sur le plan social et sociologique car je ne suis pas compétent pour donner des indications pratiques face aux problèmes concrets. En me laissant guider par ce que le président du Conseil pour la Solidarité de la Conférence des évêques de France, Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, m'a dit, je vais tenter de répondre à l'intention profonde de ceux qui travaillent dans le domaine de la charité ; c'est à dire renouveler l'inspiration qui vient de l'Evangile afin de la réinterpréter dans la pratique quotidienne. Le fil conducteur de la réflexion sera la pauvreté : le choix d'une Eglise pauvre et le choix d'une Eglise pour les pauvres. Les textes qui reviendront le plus seront les Béatitudes et les grandes paraboles sur la richesse et la pauvreté ainsi que ceux donnant le sens de la doctrine sociale de L'Eglise avec l'apport des encycliques sociales des papes y compris, bien sûr, Caritas In Veritate, de Benoît XVI.
 

 

 

De nombreux chrétiens estiment prioritaire de s'engager pour la nouvelle évangélisation. Quelle y est la place du « service du frère » ?

La Diaconie est une partie essentielle de l'évangélisation. Des savants, historiens de l'Eglise, ont pu mettre en lumière le fait que la pratique de la charité envers les nécessiteux (malades, veuves et orphelins, étrangers, pauvres, prisonniers...), a été un des facteurs principaux de triomphe et d'expansion du christianisme lors des trois premiers siècles, en parallèle avec la prédication de la Bonne Nouvelle. Aujourd'hui encore, le monde qui n'est pas encore prêt à recevoir l'annonce, est sensible à la charité de l'Eglise. C'est pour cette raison que bien des pouvoirs publics, des gouvernants d'Etats, aident l'Eglise.
 

 

 

Les Capucins appartiennent à la famille franciscaine. La pauvreté a-elle joué un rôle dans le choix de votre Ordre ?

Au commencement de mon itinéraire de formation religieuse, à 12 ans, j'ai choisi le petit séminaire capucin parce que c'était l'endroit le plus proche pour m'engager. C'est après que j'ai pu apprécier le charisme de Saint François dont je suis toujours aussi enthousiaste. Nous avons une leçon à retirer de la figure du Poverello d'Assise : la conversion profonde des riches ne peut pas venir de la polémique, de l'attaque de la richesse, d'une révolution menée contre les riches mais de la présentation de l'idéal et de la joie de la pauvreté.
 

  

 Chantal Joly

 

 

Préparer le rassemblement Diaconia en 2013 à Lourdes

 

150 personnes, responsables de l'animation de Diaconia 2013 d'une trentaine de diocèses, personnes vivant la précarité, membres actifs du comité de pilotage et du Conseil national de la solidarité, jeunes partageront temps de réflexion, de prière, de convivialité. Deux séquences de travail seront également consacrées à la préparation à la fois logistique et sur le fond du rassemblement de l’Ascension 2013.

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:43

femmes

Championnes de l’engagement ecclésial, premières sur le terrain, elles n’ont guère de visibilité aux postes de décision. À Rome comme dans les diocèses.

Femme dans l’Église catholique : une évidence, un tabou, un état difficile à vivre, une réalité à faire évoluer ? Après une histoire pleine de malentendus, l’Église a confirmé, avec Jean Paul II (Mulieris dignitatem, 1988), qu’elles étaient d’égale dignité avec les hommes. Les femmes forment la majeure partie des catholiques pratiquants. Elles sont aussi les championnes de l’engagement ecclésial. Outre qu’elles assurent le quotidien de la vie paroissiale, elles constituent en France 90 % de l’effectif des laïcs envoyés en mission par leur évêque, et assurent donc aussi la majeure partie du travail pastoral, dans les diverses aumôneries (santé, prison...) ou dans les services diocésains.

En dépit de ces faits, les femmes n’ont guère de visibilité dans l’Église : ni dans le culte, puisque seuls les hommes peuvent être ordonnés, ni dans le gouvernement de l’institution, prioritairement dévolu aux ministres ordonnés. L’Église ne se différencie pas, sur ce point, de la société civile : les femmes sont sous-représentées dans les instances de décision. Étrange paradoxe et miroir déformant de la réalité du terrain.

Si le code canonique, publié en 1983 suite à Vatican II, a autorisé les laïcs, donc les femmes, à « collaborer » au pouvoir de gouvernement, ce pouvoir reste, dans sa définition, aux mains de ceux qui ont « reçu l’ordre sacré ». Ainsi, les femmes ont pu faire leur entrée dans un cinquième des conseils épiscopaux français, ou à la curie romaine, mais toujours sous la direction d’un évêque. Nommée par Benoît XVI numéro 3 du conseil pontifical Justice et paix, l’Italienne Flaminia Giovanelli a ainsi accédé, en 2010, au plus haut poste possible.

Les femmes sont aussi exclues des processus de décision théologique de l’Église catholique, qui relève de la collégialité des évêques. Dans les synodes, elles ne peuvent qu’être invitées à titre d’expert ou d’auditeur. Un manque déterminant, selon la théologienne féministe américaine Joan Chittister : « Aucune femme ne peut se sentir pleinement réalisée au sein de l’Église, car nous ne sommes pas théologiquement actives. » Aussi longtemps que les femmes seront absentes « dans les ministères, dans le développement de la doctrine et des documents, nous aurons un monde qui ne voit que d’un œil », ajoute-t-elle.

La question des femmes pose donc celle plus large de la place des laïcs, toujours précaire. D’autant qu’on constate aujourd’hui une recentralisation sur le prêtre, une revalorisation du diacre, et une tendance à la recléricalisation des postes à responsabilité. Précédemment confiée à deux femmes, la communication de la Conférence des évêques de France, par exemple, est revenue en 2009 dans le giron d’un prêtre, Bernard Podvin. Une tendance qui ne peut concerner « que les fonctions symboliques », étant donné « la baisse continue du nombre de prêtres », tempère la sociologue Céline Béraud.

Les symboles, néanmoins, ne sont pas sans effet sur la réalité. D’après Monique Baujard, seule femme à diriger l’un des services de la conférence épiscopale (Famille et société), ce sont d’abord les fidèles, et avec eux toute la société, qui se fixent sur la figure du prêtre et peinent à reconnaître la légitimité des laïcs. « Il reste à combattre l’idée selon laquelle toute responsabilité un peu importante est indissociable de l’ordination. Ce qui qualifie pour un service, ce sont les compétences. Il serait dangereux de penser que le pouvoir de l’ordre pourrait s’y substituer », affirme la théologienne Véronique Margron.
Les religieuses, qui sont des laïques (non ordonnées), ont assuré une sorte de transition et ouvert la voie aux autres femmes. Mais un certain nombre de secteurs, souvent liés au droit canonique, restent très cléricaux par tradition. Bénédicte Draillard, par exemple, fait partie des quelques femmes, en France, à avoir été nommées juge auditeur (l’équivalent du juge d’instruction) au sein d’un tribunal ecclésiastique. « Nous siégeons à trois, mais comme les clercs doivent avoir la majorité, une femme juge se retrouvera toujours avec deux prêtres, donc deux hommes », fait-elle remarquer. Peu de femmes également au poste de ­chancelier diocésain, garde des sceaux de l’évêque chargé de veiller à la canonicité de ses décrets.

[…]

 De la visibilité de la femme dans l’institution dépend sa place dans la société tout entière. Et, à l’échelon de l’Église universelle, ce n’est pas sans implication. Car le rôle social, caritatif, familial et professionnel des femmes chrétiennes est incontour­nable. Ce qui a été souligné en 2009, dans les documents de travail du synode pour l’Afrique : « Le rôle des femmes serait plus efficace si l’Église famille leur confiait une mission plus visible ou les impliquait de manière plus franche, car elles humaniseraient bien davantage les sociétés africaines. »

Joséphine Bataille

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:08

bousse-SAub aubin17

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).

Saint Aubin (+ 550)

Evêque et confesseur. Originaire de Vannes, en Bretagne, il fut d’abord abbé de Nantilly, près de Saumur. Il devint évêque d’Angers dont il est le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l’un des principaux promoteurs du troisième concile d’Orléans, qui réforma l’Eglise franque avec une grande fermeté. Il sut se dresser devant l’injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l’époque mérovingienne, n’hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Beaucoup d’évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au concile d’Orléans.

 

"A l’affamé appartient le pain que tu mets en réserve ; à l’homme nu, le manteau que tu gardes dans tes coffres ; au va-nu-pieds, la chaussure qui pourrit chez toi ; au besogneux, l’argent que tu conserves enfoui. Ainsi tu commets autant d’injustices qu’il y a de gens à qui tu pourrais donner."

(Saint Basile - Commentaire sur l’évangile de saint Luc)

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:18

 

diaconie

 

Dans la dynamique de Diaconia 2013, « Oser la fraternité » est le thème de la session de formation du Ceras qui se tient à Paris du 13 au 16 février 2012. Gilles Rebêche, diacre permanent du diocèse de Fréjus-Toulon, témoignera de la Diaconie du Var. Depuis bientôt trente ans, ce diocèse fait de l'attention aux plus faibles un enjeu pastoral.
 

« Notre sollicitude veut s'étendre aux plus humbles, aux plus pauvres, aux plus faibles ; comme le Christ, nous nous sentons émus de compassion à la vue de ces foules qui souffrent de la faim, de la misère, de l'ignorance ; nous nous sentons solidaires de tous ceux qui, faute d'une entraide suffisante, n'ont pu parvenir à un développement vraiment humain. » Dans une lettre de mission prononcée en novembre 1982, Mgr Gilles Barthe, évêque de Fréjus-Toulon, traçait ainsi les contours de la Diaconie qu'il avait lancée dans son diocèse quelques mois auparavant. « Mgr Barthe était l'un des pères du Concile Vatican II et portait le souci d'une Église proche des petits, témoigne Gilles Rebêche. Il avait été très marqué par le rapport Coffy et estimait que, pour être Église, celle-ci devait être communion, témoignage et service. » Gilles Rebêche, d'abord volontaire à ATD Quart Monde puis ordonné diacre permanent en octobre 1982, sera choisi pour mettre en route ce projet et cet élan pastoral dans le diocèse.
 

70 associations créées

Avec le temps, la Diaconie se déploie et s'organise. A partir de 1984, marquée du « statut canonique », elle est juridiquement portée par l'association diocésaine - de fait, les actions initiées à la suite engagent le diocèse, puis placée sous la coupe d'un comité épiscopal de la Diaconie présidé par l'évêque depuis 2001. Les années suivantes, des projets sont mis en place et des structures associatives sont créées. Elles touchent à différentes problématiques (santé, migrant, prison, etc.). « Il est difficile d'être uniquement dans les intentions lorsqu'on aborde le champs de la solidarité, juge le diacre également délégué épiscopal à la solidarité et à la pastorale du deuil. Sans œuvres, il est dur d'être crédible ! » Dans le Var, la concrétisation de ce projet de pastorale sociale compte plusieurs réalités : un centre diocésain ; la Communion Saint Lazare, groupe de fidèles laïcs associés aux questions du deuil ; et une trentaine d'associations toutes liées à l'Église et regroupées au sein de l'union diaconale du Var (UDV) afin de créer une vie de réseau et mutualiser les compétences. « On y trouve des chrétiens, des gens présents au titre de leur engagement personnel, militant. Le brassage fait l'originalité de la Diaconie, ce n'est pas qu'un truc entre cathos », apprécie Gilles Rebêche.
 

Une couveuse de projets

« La Diaconie fait maintenant partie du paysage diocésain », constate avec satisfaction le diacre. Depuis 1982, 70 associations ont été créées et 30 sont encore membres de l'union diaconale. Les autres ont pris leur autonomie. « La Diaconie a vocation à être une couveuse de projets, souligne Gilles Rebêche. Elle doit pouvoir stimuler et passer le relais tout en gardant des lieux signifiants. »
L'action engagée par Mgr Barthe a aussi fait des émules en dehors du Var. Pontoise, Nanterre, Tulle, Saint-Brieuc et Tréguier, etc. comptent parmi la dizaine de diocèses à s'être inspiré de l'initiative. « La Diaconie du Var ne souhaite pas se donner en exemple, mais elle est une belle intuition que nous sommes heureux de partager, tempère Gilles Rebêche. Elle s'inscrit dans la longue tradition de l'enseignement social et témoigne de la dimension incontournable de partage avec le pauvre. Elle interroge sur la question du sens du lien social. Elle est là pour rappeler : "Qu'as-tu fait de ton frère?"» (Genèse 4, 9-10).
 

 

Opération grand froid avec la Diaconie du Var

L'hébergement s'est effectué dans une salle paroissiale du centre ville puis au CCAS de Toulon. Une action possible grâce à l'association Sichem, créée en lien avec la Pastorale des Migrants, qui accompagne ces Roms tout au long de l'année. Mais aussi en partenariat avec le Secours Catholique, qui a recruté un médiateur Rom du diocèse de Blaj (Roumanie) et le Samu social qui assure les repas du soir. « Une belle illustration de cette mise en réseau pour servir la fraternité! commente Gilles Rebêche. Un musicien Rom sort son accordéon pour fêter l'évènement de la mise à l'abri! C'est une image d'Eglise qui accompagne, stimule, encourage, mais ne fait pas « à la place de » ! Une façon de dire la diaconie ! »

 

par Stéphane Laforge

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 13:53

 

gaillot 

Le 13 Janvier 1995, Jean Paul II retirait à Jacques Gaillot le charge du diocèse d'Evreux. Il le nommait à Partenia, diocèse disparu sous les sables du Sahara depuis le 5 ème siècle. Voici l’homélie – pleine de joie et d’espérance que Jacques Gaillot a prononcée le jour de son départ, le 22 janvier 1995 en la cathédrale d’Evreux :

 

« J'ai bonheur de voir votre assemblée composée des femmes et des hommes les plus divers. Par vos couleurs, par vos dons variés, vous enchantez ma vie.

Merci à toutes les personnes âgées et aux malades qui m'ont transmis l'assurance de leurs prières, merci aux enfants qui m'ont offert un dessin.

Merci aux prêtres et aux diacres d'Evreux qui m'ont assisté et supporté.

Merci aux évêques de leur présence.

Merci à ceux qui m'ont adressé souvent - et jusqu'à ces derniers jours - de multiples mots d'amitié. Mon bureau déborde du fleuve de vos lettres.

Quelles grâces pour moi d'être accompagné de toutes ces bontés de votre cœur.

Quand je suis venu parmi vous il y a 12 ans, la cathédrale arrivait à contenir les chrétiens rassemblés. Au moment de vous quitter, la cathédrale ne peut plus accueillir tous ceux qui viennent de loin. La foule immense est dehors. Croyants ou non. Merci aussi à ceux qui ne croient pas, d'être là.

La vigilance critique des non-croyants est vitale: elle tient en éveil la conscience évangélique des chrétiens. Réjouissons-nous de la diversité de notre assemblée.

Nous avons besoin les uns des autres pour vivre de manière créatrice.

Nous voici rassemblés pour ouvrir le livre de la Vie.

La Parole de Dieu est lumière pour la route. Parole qui guérit et libère les cœurs de ceux qui sont blessés. N'ayons pas de haine, pas de violence en nous. Notre cœur n'est pas fait pour haïr.

Que la terre tremble au Japon, que les hommes s'entre-déchirent en Tchétchénie, que des jeunes sans travail errent dans les nuits fauves des banlieues, suffit à la détresse de Dieu.
Ne pleurez pas. Ne prenez pas le deuil. Ce jour est un jour de fête et de joie. La vague de confiance et de solidarité surgie parmi les gens les plus divers est devenue une rumeur d'espérance. L'événement qui s'est passé est révélateur des aspirations profondes qui sont en attente dans la société comme dans l'Eglise. Aspiration à la liberté de parole, au droit à la différence, au respect de la dignité de chacun, à la démocratie. Ce sont des valeurs que beaucoup réclament et attendent, car bien souvent les responsables agissent et décident sans tenir compte des gens. L'Apôtre Paul invite chacun à prendre sa part de responsabilité.

Le Corps du Christ c'est le peuple de Dieu, ici, à Evreux et partout. Ce sont tous les croyants, toutes les communautés venues de loin pour être à cette heure le Peuple de Dieu rassemblé pour l'Eucharistie, pour l'Action de grâce. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu forme un tout que rien ne doit rompre, ni personne, ni ici, ni ailleurs. "Soyez un, nous redit Jésus, pour que le monde croie que tu m'as envoyé." (Jean ch. 17 - V.21)

Le Corps du Christ n'existe pas encore dans sa plénitude tant qu'il subsiste des murs entre les hommes, et plus encore entre les chrétiens, tant que tous "désaltérés par l'Unique Esprit" ne bénéficieront pas d'une vraie reconnaissance dans l'amour fraternel. Le Corps du Christ, le peuple de Dieu que vous représentez en ce moment est un lieu de compassion et de partage de toute chose. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance, si un membre est à l'honneur, tous se partagent sa joie.

Tous ici présents, donnez un avenir au Peuple de Dieu. C'est vous le Corps du Christ. Chacun pour notre part, nous sommes les membres de ce Corps. Chacun à votre place, quelle qu'elle soit, nous en sommes responsables. Et cette responsabilité du Peuple de Dieu c'est sa Mission. L'Evangile de Luc nous rappelle que c'est la Mission du Christ lui-même et qu'elle lui vient de Dieu.

Cette mission n'appartient à personne. Et nul ne peut l'accaparer et s'en dire propriétaire. Chaque baptisé en est porteur, dans la communion de l'Esprit Saint.

Cette mission n'a pas changé depuis le jour où, s'appuyant sur la prophétie d'Isaïe, Jésus l'a définie une fois pour toutes:

 

L'Esprit du Seigneur est sur moi

Parce que le Seigneur m'a consacré par l'Onction

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres

Il m'a envoyé annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres

Il m'a envoyé annoncer aux aveugles qu'ils verront la lumière

Il m'a envoyé apporter aux opprimés la libération et annoncer une année de bienfaits accordés par le Seigneur .

 

Cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Elle s'accomplit si nous la proclamons au pluriel et au présent. Le Seigneur nous envoie - vous et moi - sur les chemins différents qui sont et vont être les nôtres. Le Seigneur nous envoie aujourd'hui partout à la rencontre des femmes et des hommes pour la même annonce du bonheur.

Ce que j'ai vécu avec vous ici dans ce diocèse d'Evreux, ce que j'ai vécu ailleurs dans toutes sortes de circonstances et d'occasions, me montre clairement que ces paroles du Christ sont le seul chemin de la Mission, que tout chrétien, toute communauté, toute Eglise qui ne prend pas, d'abord, avant tout, les chemins de la détresse des hommes n'a aucune chance d'être entendu comme porteur d'une Bonne Nouvelle.

Que tout homme, toute communauté, toute Eglise qui ne se fait pas d'abord, avant tout, fraternelle avec tout homme, ne pourra pas trouver le chemin de son cœur, l'endroit secret où peut être accueillie cette Bonne Nouvelle.

Pour ma part, en communion avec l'Eglise, je continuerai mon chemin pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. L'Evangile est un message de liberté et d'amour. Annoncer Dieu aujourd'hui, c'est défendre la liberté de l'homme quel qu'il soit. La liberté de devenir vraiment homme, c'est aussi vivre de solidarité, être en particulier la voix des sans-voix. Le Corps du Christ n'est pas achevé, il se construit. Donnons-lui un avenir, chacun à notre manière, dans le respect des personnes, dans la liberté de conscience et d'expression, dans l'ouverture au monde qui cherche lui-même les chemins de son avenir.

Chacun d'entre nous est une petite cellule: nécessaire à sa vie. Qu'elle se sente meurtrie, abîmée, exclue et c'est le corps tout entier qui souffre. Accompagnons le fraternellement, sans peur, sur ces chemins souvent nouveaux et inquiétants pour nous, mais tellement passionnants et porteurs d'Espérance. La Mission continue. Elle non plus n'est pas à son terme. Donnons-lui un avenir, chacun selon sa vocation, selon les événements, chacun selon ses dons.

Mission de plus en plus fraternelle. Mission fidèle à l'attention pour celui que Jésus accueille en priorité: le plus petit d'entre les siens.

Jésus est le pauvre, l'exclu dans lequel nous nous retrouvons. C'est en lui paradoxalement que s'ouvre l'avenir, que s'enracine l'Espérance. L'Eglise doit être l'Eglise des exclus et pas de l'exclusion. Le Christ a connu, dans sa chair, ce chemin:

Celui de l'abandon, de la condamnation injuste, de l'exclusion.

Celui de la résurrection où les portes de l'Espérance se sont ouvertes tout grand sur le monde pour des heures de joie, de tendresse, pour la paix possible, pour l'Espérance jamais vaincue.

Cette vague de confiance et de solidarité qui s'est formée aujourd'hui ne doit pas retomber.

On ne peut rester les bras croisés.

Quand un peuple prend la parole, des chemins nouveaux s'ouvrent. Des initiatives se prennent.

Quand un peuple prend la parole, il n'y a plus de peur ni de crainte, mais des énergies neuves qui se déploient partout. »

 

Jacques GAILLOT

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:46

image

 

Dans son message daté du 2 janvier 2012, Mgr Philippe Ballot, Archevêque de Chambéry, Evêque de Maurienne et Tarentaise nous livre sa réflexion et ses propositions pour fêter les cinquante ans du concile Vatican II et les vingt ans du Catéchisme de l'Église Catholique.


Il y a cinquante ans, le 11 octobre 1962, s'ouvrait à Rome le Concile Vatican II. Près de 2500 évêques du monde entier allaient se rencontrer régulièrement pendant trois ans. Le Concile s'est achevé le 7 décembre 1965. La Pape qui eut cette grande initiative était le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours d'ouverture il dit : « Les lumières de ce Concile seront pour l'Eglise une source d'enrichissement spirituel. Après avoir puisé en lui de nouvelles énergies, elle regardera sans crainte vers l'avenir, (...). Nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles ». Ainsi peut-on affirmer que fêter le Concile en 2012, cinquante ans après son ouverture, ne sera pas d'abord la célébration d'un événement du passé mais davantage l'occasion d'exprimer, à sa lumière, notre joie d'être disciples du Christ aujourd'hui, de pouvoir en témoigner et de regarder l'avenir sans crainte.

Le Concile, en nous tournant vers le monde que nous devons accueillir et aimer, nous invite et nous aide à le rejoindre pour lui annoncer le Christ. Le Pape Benoît XVI insiste sur ce point en nous proposant d'inscrire notre témoignage dans la perspective d'une nouvelle évangélisation. Cet élan missionnaire est celui de nos paroisses, services et mouvements : « aller vers les personnes», « cheminer avec elles» et « leur annoncer le Christ».

Durant toute l'année 2012 nous allons prendre le temps de lire à nouveau le Concile Vatican II, de nous en imprégner, de rendre grâce pour tout ce qu'il nous apporte aujourd'hui. Chaque dimanche nous sera proposée à méditer une parole du concile durant le carême nous découvrirons davantage ses quatre grandes constitutions ; un livret, déjà disponible depuis quelques semaines, nous permettra de faire une lecture continue du Concile. Les 13 et 14 octobre prochains seront l'occasion d'un rassemblement diocésain avec, entre autres, les équipes d'animation paroissiales. D'autres initiatives seront prises par les uns et les autres.

En 2012 on fêtera aussi les vingt ans du Catéchisme de l'Eglise Catholique promulgué par le Pape Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Rendant les textes du concile plus accessibles, il en est un bon outil pour le recevoir et le comprendre.

Comme l'écrivait le bienheureux Jean-Paul II, le Concile Vatican II est, pour l'Eglise dans le monde entier, une vraie boussole. Sans crainte, comme y invitait Jean XXIII, avec cette boussole qui nous montre la direction, nous regardons l'avenir, habités par la confiance de ceux qui savent que le Christ est avec eux jusqu'à la fin des temps.

Mgr Philippe BALLOT

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 05:26

ANE DE LEON

 

L’âne de lëoN

 

Spectacle en chansons pour le temps de l’Avent

avec l’ensemble DÉDICACE

 

«  De la nuit, Noël fait le jour

D’un instant, Noël fait toujours

D’un mendiant, Noël fait un Roi

 D’un ânon, Noël fait un porte-Roi

De l’endroit, Noël fait l’envers

D’un enfant, Noël fait un Père  »

 

L’ensemble vocal et instrumental DÉDICACE propose,

pendant ce temps de l’Avent, une veillée en chansons

pour nous permettre de cheminer vers la fête de Noël.

 

Noël qui bouscule les convenances, renverse les usages,

joue avec les mots et met le monde à l’envers…

 

Les six chanteurs et musiciens de DÉDICACE

nous invitent à partager avec eux, par l’écoute et par le chant,

leur répertoire à la fois poétique et recueilli,

 à la fois fantaisiste et dynamique.

 

Une soirée pour tous publics à ne pas manquer !

 

L’entrée sera libre.

Une participation aux frais vous sera demandée.

 

Monastère Sainte-Françoise-Romaine
9 route de Rouen
27 800 Le Bec-Hellouin
tél. 02 32 47 31 95

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