Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
  • Contact

Recherche

Articles Récents

7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 21:01

 

Radepont

Noël 2009 avec l'Armée du Salut à Radepont (Eure)

 

Comme me l'a dit un jour mon ami Hatim, nous ne sommes pas amis  que pour les jours de joie et de fête mais aussi pour les jours de malheur et de tristesse.
Je viens vous faire part d'une bien triste nouvelle : Pascal Brémaud, Prêtre Lazariste et ami (j'avais travaillé avec lui pendant deux ans aux Noëls de la Solidarité du Secteur Andelle - Andelys et particulièrement apprécié notre collaboration et notre fraternité) est mort brutalement ce vendredi 4 novembre. Il venait de fêter ses 39 ans le 26 octobre. Il était jovial et joyeux, plein d'humour et d'humanité, amoureux de la vie ... son départ m'affecte beaucoup.
Je pense à sa maman Nicole, à toute sa famille et à sa communauté.
La célébration de ses funérailles aura lieu à l’église de SAINT ANDRE de l’EURE,

le jeudi 10 novembre 2011 à 10h

 

Un temps de célébration aura lieu à la Chapelle de la Maison Mère des Lazaristes

au 95 rue de Sèvres, Paris (6e ) à 15h

avant l’inhumation au caveau de la Congrégation de la Mission au cimetière de Montparnasse

 


MERCI de votre solidarité et de votre prière.

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 07:27

Daniel Maciel, diacre du diocèse de Lille

danielmaciel

 

Je crois que Dieu choisit le plus petit, le plus faible pour se révéler à nous. Cette expérience vécue il y a une vingtaine d’années à Lourdes lors de plusieurs pèlerinages diocésains, et en accompagnant des séjours de vacances avec les Petits Frères des Pauvres a transformé ma vie.

C’est la source de mon engagement dans la communauté de Magdala à Lille pour partager la vie et la foi de personnes très pauvres, dans le ministère de diacre depuis 2005 et aujourd’hui dans cette belle aventure de notre Église qu’est Diaconia 2013.

 

L’association Magdala  à Lille

 

banniere 

 

Magdala est une communauté d’Église implantée  sur le quartier de Wazemmes à Lille mais aussi en périphérie de Lille à Faches-Thumesnil

Elle rassemble, depuis la Pentecôte 1986, des familles du Quart-Monde, des personnes à la rue, en squat, des sortant(e)s de prison, et des hommes et des femmes faisant route avec elles parce que solidaires de leur espérance.

 

Les personnes qui constituent cette communauté veulent au travers de leur action  :

       donner la priorité aux personnes à la rue, sortantes de prison, souffrant des conséquences de la pauvreté et de l'exclusion, qui sont venues rejoindre la communauté.

     donner les moyens à des personnes qui, pour la plupart, étaient très isolées et sans voix de retrouver la confiance, de se reconstruire dans un réseau de relations en permettant une participation active à la vie de l'association, de la société et de l'Église si elles le désirent.

     reloger prioritairement des personnes sans abri.

 

Partager cet article

Repost0
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 04:16

  olivier-ribadeau-dumas

 

A 50 ans, le P. Olivier Ribadeau Dumas a été nommé Secrétaire Général Adjoint de la Conférence des Evêques de France. Issu d'une famille catholique pratiquante de sept enfants, la foi a toujours été pour ce prêtre du diocèse de Paris quelque chose «de naturel et qui déploie notre humanité».
 

« Ma vie de prêtre et le désir de suivre le Christ, c'est la plus belle façon par laquelle Dieu est venu me chercher pour vivre ma vie d'homme ». Cette conviction, le P. Olivier Ribadeau Dumas l'affiche avec le sourire depuis son arrivée le 1er septembre 2011. Pour se lancer dans cette nouvelle mission qui l'invite à se réinventer un mode de vie, il s'appuie sur cette parole du Christ : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10, 10).
 

Pouvez-vous retracer vos débuts ?

Mon parcours a été marqué par un ancrage local dans différentes paroisses et, en même temps, des activités transversales. J'ai été nommé vicaire à St-Jacques-St-Christophe de la Villette (XIXe). C'était la plus grosse paroisse de Paris. En 1994, elle est partagée en deux et je suis devenu curé de la nouvelle paroisse, Notre-Dame des Foyers, jusqu'en 1998. J'ai donc eu l'expérience, jeune, de pouvoir être curé, qui plus est, de fonder quelque chose. Ce fut une expérience très importante. Rejoindre ces quartiers de l'Est parisien, c'était découvrir d'autres réalités, d'autres manières de vivre sa foi, de la comprendre, de la célébrer, dans une diversité des cultures intéressante. L'église est située en face la mosquée Adda'wa. La dimension du dialogue interreligieux - entre religieux mais aussi de coexistence au sein d'une même société avec des coutumes et des cultures différentes - a marqué le début de mon ministère. Parallèlement, j'ai été aumônier de collèges. D'abord adjoint, je suis passé responsable du FRAT à Lourdes, pour les 15-18 ans, en 1994 et 1996. En 1995, j'ai été nommé coordinateur de la pastorale des jeunes du diocèse de Paris puis délégué des évêques d'Ile-de-France pour la préparation des Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en 1997. Là encore, cela reste une expérience très forte.
 

Puis vous repassez Rive gauche...

En 1998, le cardinal Lustiger me demande de rejoindre la Mission étudiante. Je vais à St-Germain-des-Prés, la paroisse étudiante de Paris dont je deviendrai curé en 2001. Changement radical ! J'ai été aumônier de Paris II - Assas, puis responsable de l'ensemble des aumôneries parisiennes (CEP), et enfin coordinateur des aumôneries d'Ile-de-France (MECI). C'est une paroisse vivante. La messe du dimanche soir rassemble près de 1400 étudiants et jeunes professionnels. C'est très stimulant. Avec eux, j'ai essayé de développer l'intelligence de la foi, le sens de la célébration chrétienne, leur engagement dans la vie. De belles années. En 2005, Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, m'a nommé curé de St-Jean-Baptiste de Grenelle (XVe). C'est une paroisse qui compte beaucoup de familles avec des jeunes enfants, beaucoup de célibataires aussi. C'est un lieu de grande créativité, signe d'un désir profond des chrétiens d'avoir une part active dans la vie de la paroisse, dans l'annonce de l'Evangile mais aussi dans l'insertion dans la société. J'en veux pour preuve la création d'une bagagerie pour les SDF et du « carrefour des familles », un lieu d'accueil et d'écoute. J'étais curé avec une équipe de jeunes prêtres. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir dans tous mes ministères des séminaristes ou des jeunes prêtres, ce qui pour moi était vraiment enrichissant.
 

Vous avez été vicaire épiscopal pour la solidarité...

C'est un domaine que je ne connaissais pas du tout. Je reste émerveillé de l'engagement des chrétiens car pour moi, la charité n'est pas un appendice de la foi : c'est le cœur de la foi. Je l'ai souvent dit : la richesse de l'investissement des chrétiens est une force extraordinaire pour l'Eglise. Ce ministère a été une révolution copernicienne dans ma vie de prêtre. Découvrir comment les pauvres nous évangélisent, voir que la personne, aussi défigurée soit-elle, a une dignité intangible, a été quelque chose de très fort. Je reste extrêmement marqué par des visages de personnes sans domicile, bouleversé par des rencontres de migrants. J'ai découvert quelque chose du visage du Christ. Jésus nous le dit : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Matthieu 25, 40). Une autre expérience choc a été le contact avec les détenus. En tant que référent de la maison d'arrêt de la Santé (XIVe), j'ai pu travailler avec les aumôneries de prison. Célébrer avec les détenus était bouleversant.
 

Quelles sont vos nouvelles missions ?

Je serai secrétaire de la Commission pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale. Je suivrai aussi la vie consacrée, les questions de protection sociale du clergé, la Commission épiscopale pour la Mission de France et le Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes. Je ne le vis pas comme un travail de bureaucrate. Je demeure pasteur pour que le Royaume de Dieu puisse grandir. Je les aborde aussi dans le souci du service et j'ai conscience d'être parisien. J'ai à découvrir de nouvelles réalités et diversités. J'ai le souhait d'un travail commun qui respecte les responsabilités de chacun. J'arrive à un moment particulier car à la prochaine Assemblée pleinière (Lourdes, 4-9 novembre 2011), plusieurs commissions seront renouvelées.
 

Quel regard portez-vous sur les grands « dossiers » en cours : Familles 2011, anniversaire de Vatican II, Diaconia 2013 ?

Ils sont extrêmement importants parce qu'ils signifient la vitalité de l'Eglise. J'ai bien vu comment des événements à l'organisation desquels j'ai pu contribuer ont dynamisé le tissu de notre Eglise. J'y crois beaucoup. Je suis convaincu que cela n'épuise pas toute la richesse qui se vit sur le terrain. Tout cela est au service de réalités locales. Si nous avons à découvrir d'autres modes de visibilité et de rassemblements, il y a une vitalité très grande dans l'Eglise qui est en France. Il faut que nous apprenions par ces rencontres, à montrer que l'Evangile est au service de notre humanité et du bonheur de l'homme.
 

Biographie express

Né le 1er avril 1961, P. Olivier Ribadeau Dumas a suivi des études de droit : « Je désirais être avocat, défendre des causes, chercher la vérité ». En 1984, il entre à la Maison Saint Augustin pour une année de discernement. Il est formé au séminaire français de Rome, plus particulièrement en théologie morale - qui permet « de déployer pleinement notre humanité ». Il est ordonné en 1990 par le cardinal Jean-Marie Lustiger, alors archevêque de Paris.

 

Claire Le Guen

 

Lien vers la source

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 17:06

  Logo-Diaconia2013 

  

La crise frappe durement. Surtout les plus démunis. Depuis toujours, les catholiques font nombre avec ceux qui sont engagés pour une société plus juste. Au cœur d'une actualité cruciale, l'Eglise veut intensifier cette solidarité.

« Diaconia 2013 : servons la fraternité »
Désormais, ce titre vous deviendra familier. Il est l'intitulé officiel d'une mobilisation engagée par les évêques de France pour une plus grande fraternité. Une quarantaine d'organismes et de mouvements catholiques s'associent à la démarche.

L'intuition ?
La diaconie (c'est-à-dire le service de la charité et de la solidarité) doit être l'affaire de tous. Elle n'est pas réservée aux spécialistes. C'est peu dire que « Dicaonia 2013 » doit entraîner toutes les communautés catholiques afin de servir les plus éprouvés. L'appel est urgent.

Concrètement ?
Une démarche de trois ans est lancée ce 10 janvier 2011. Elle est coordonnée par le Conseil National pour la solidarité. Elle nous mène jusqu'en mai 2013.

Mgr Benard Podvin
Porte-parole des évêques de France
10 janvier 2011
  

Partager cet article

Repost0
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 16:17

Ce soir à 19 heures en la cathédrale d’Evreux nous célèbrerons la messe autour de notre évêque, le Père Christian NOURRICHARD, messe d’action de grâce à l’occasion des 350 ans de la mort de Saint VINCENT de PAUL, bien connu dans le Diocèse d’Evreux puisqu’il a crée en 1638 à Thibouville (village de l’Eure) un orphelinat pour les jeunes filles et qu’il a fondé plusieurs communautés de religieux et de religieuses. Il faut ajouter à ces communautés les Conférences Saint Vincent de Paul (fraternités de laïcs) qui œuvrent actuellement pour les plus familles les plus démunies à Bernay, Evreux, Lyons la Forêt, Pont Audemer et Vernon.

 

vincent-paul

Vincent de Paul ou Vincent Depaul[1], né au village de Pouy [2] près de Dax le 24 avril 1581 - mort le 27 septembre 1660, est un prêtre catholique français renommé pour sa charité, qu'il exerça notamment auprès des galériens - dont il était aumônier -, des enfants trouvés et des populations rurales. Aumônier de la reine Marguerite, épouse de Henri IV, puis curé de campagne à Clichy, précepteur des enfants du marquis de Belle-Isle, frère de l'archevêque de Paris.

Il fonde deux sociétés de vie apostolique : la Congrégation de la Mission, dont les membres seront couramment appelés lazaristes et la Compagnie des filles de la Charité, souvent connues comme les Sœurs de Saint Vincent de Paul.

 

Article de WIKIPEDIA

Je vous confie cette belle citation de Saint Vincent de Paul, à « méditer »…

« Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit… »

Partager cet article

Repost0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 15:12

EureMvt

 

Plus de 1500 personnes rassemblées sous un manège à chevaux au Centre Equestre de Conches (Eure) autour de notre évêque le Père Christian Nourrichard, le jour de son anniversaire et le Dimanche de Pentecôte, ce 23 mai 2010, pour relever les défis du Travail, de la Famille, de la Santé, de l'Environnement, de la Solidarité et du monde des Jeunes.

Nous avons célébré l'Eucharistie qui a réuni toutes les forces vives des mouvements d'apostolat des laïcs du Diocèse d'Evreux pour partager la Parole et le Pain.


Voici le chant d'entrée de la messe qui a donné la note de cette belle et puissante liturgie.


Refrain : Le Christ au moins c'est du solide Lui c'est du roc c'est du rocher. Au moins c'est clair et c'est limpide C'est pas lui qui va nous lâcher, (bis).
1. Va laisser tes peurs au vestiaire Le Christ fait jour en pleine nuit Le Christ on l'a jamais fait taire II veut te parler aujourd'hui.
2. Tu peux ranger tes solitudes Et tes matins mal réveillés Va remballer tes inquiétudes Le Christ est tout ensoleillé.
3. Fini le désert des nuits blanches Les grandes idées dans le flou Nouveaux bourgeons, nouvelles branches Ouvre enfin ton cœur de caillou.
4. Quand l'actualité nous arrive Toujours prête à tout empocher L'incertain part à la dérive Le Christ alors est mon rocher.


Pour écouter le chant suivre le lien

Partager cet article

Repost0
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:05

 

nourrichard-christian-evreux

 

La décision de Rome - sous la forme d'une lettre du Cardinal HUMMES, Préfet de la Congrégation du Clergé - est arrivée à Thiberville et à Lourdes (où les évêques Français étaient réunis) vendredi 26 mars : le recours à Rome de Francis MICHEL refusant la décision de notre évêque - lui demandant de quitter sa paroisse et de rejoindre une autre paroisse du diocèse - a été réjeté.

Au delà des insultes graves contre la personne et la fonction de notre évêque (vous les retrouverez ici), au delà même de  de l'engagement de chaque prêtre à vivre "en communion" avec son évêque - bafoué par l'Abbé Francis Michel- , c'est bien une question politique et un rejet catégorique du Concile Vatican II qui sont en cause dans le phénomène Thiberville. Il n'est pas étonnant que les groupes catholiques intégristes et traditionalistes,  royalistes et d'extrême droite aient fait de Thiberville leur "étendard".

Il faudra désormais du temps, du travail et de la patience pour que l'amour l'emporte sur la haine, la raison et la communion sur les passions - l'humilité et la confiance (qui sont les gages de la foi) sur l'orgueil et l'injure.


Voir la source de cette information sur le site de France 3 Haute Normandie

Partager cet article

Repost0
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 20:59
En cette année dédiée "aux prêtres", je vous propose ce témoignage simple et puissant d'Olivier Bléneau,  prêtre du diocèse de Luçon :



Vocations : Prêtres n°13
envoyé par cmv85. - Regardez plus de vidéo vie pratique.

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 14:45
Service Diocésain de la Solidarité
Diocèse d’Evreux
Centre Saint Jean
11bis, Rue Jean Bart
BP 165

 

27001 – EVREUX Cedex

 

 

Solidarité avec Haïti


  Haiti-copie-2

 

Les liens entre le diocèse d’Evreux et l’île des Caraïbes sont anciens et  forts  :

Des « partenaires » d’Eglise du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement  et des membres d’associations qui travaillent au développement local sont venus plusieurs années dans le diocèse durant les campagnes de Carême. Des voyages d’étude du CCFD ont conduit  des chrétiens et des responsables  du diocèse à découvrir le travail de développement des partenaires en Haïti et à évaluer l’action et les projets financés grâce au soutien du CCFD .

Le  Secours Catholique a participé, par le biais de Caritas Europe, à  l’aide humanitaire lors des nombreuses catastrophes qui ont endeuillé la population de l’ile.

Des membres de la communauté Haïtienne domiciliés dans les villes ou villages de l’Eure ont participé aux « messes des peuples » organisées dans le diocèse avec la Pastorale des Migrants et les paroisses concernées (Aubevoye, Louviers, Gisors, Saint André de l’Eure, Val de Reuil, Evreux, Vernon…).

Aujourd’hui, et après cette catastrophe sans précédent, solidarité signifie nous  « rendre proches » !

Proches en dépêchant sur place l’aide d’urgence : secouristes, médecins, nourriture, médicaments, logistique,…

Proches en partageant avec ceux qui ont tout perdu – par  le soutien financier -

Proches par le soutien affectif et moral

Proches par la prière et la « communion » dans la foi.

Comme chrétiens notre solidarité financière, affective et morale ne doit rien avoir à envier aux autres hommes, car « les pauvres » sont la figure même du Christ – pour nous.

Notre solidarité se traduit également par la prière et la communion de foi. En vivant, en particulier dans l’Eucharistie, la Passion du Christ (aujourd’hui  à travers le drame du peuple Haïtien) nous participons à sa Résurrection (et pour le peuple Haïtien à la promesse d’une « vie nouvelle »).

Voila pourquoi, en plus de la solidarité humanitaire et financière, le Service Diocésain de la Solidarité  invite largement les catholiques du Diocèse à participer ou à s’associer à la messe qui sera célébrée jeudi 21 janvier 2010 à 19 heures à la cathédrale d’Evreux, messe présidée par notre évêque, Monseigneur Christian Nourrichard.

 

Père Denis CHAUTARD

Délégué Diocésain à la Solidarité

Mercredi 20 janvier 2010

 

 

Partager cet article

Repost0
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 21:31

pretre 

Après avec lu les comptes rendus des évènements de Thiberville du 3 janvier 2010 après en avoir vu les vidéos sur Internet après avoir lu les déchaînements d'insultes, de haine et de violence sur différents blogs, déchaînements qui m'ont profondément blessé et interpellé, je me suis souvenu de cette parole de sagesse du Mahatma Gandhi : "On obtient justice plus rapidement en rendant justice à la partie adverse !".

 

Bien entendu dans ce qui s’est produit à Thiberville  je dénonce, avec les instances du diocèse :

 

1°) Les insultes, la calomnie, la violence contre la personne de notre évêque et les personnes du Conseil Episcopal

2°) Qu'un prêtre ait pu faire de sa situation personnelle l'objet d'un conflit partisan qui divise les catholiques et qu'il en appelle au pape pour se « dédouaner » des engagements liés à son ordination !

3°) Qu'un prêtre n'ait pas été- par sa parole et par ses actes- un rempart contre la violence et contre l'insulte dans sa propre église.

 

Mais je crois vraiment que l'enjeu du débat au fond n'est pas l'application de telle ou telle réforme ou le respect de telle ou telle discipline, même si c’est ce qui « achoppe » apparemment !

L'enjeu, et il est de taille, me semble bien être cette double appartenance de notre ministère de prêtre : tradition et modernité - modernité et tradition.

Je ne suis pas curé de paroisse mais je suis solidaire et  je respecte infiniment mes frères prêtres qui assument cette lourde charge dans des conditions bien difficiles aujourd'hui.

Je suis prêtre de cette Mission de France, fondée en 1941 par le Cardinal Suhard Archevêque de Paris qui voulait abattre ce « mur » qui séparait l’Eglise des milieux populaires.

Je suis un prêtre en activité professionnelle ordonné par Monseigneur Gabriel Matagrin, Evêque de Grenoble, il y a 32 ans, le 4 février 1978 et envoyé vivre son ministère en plein coeur de la "modernité", comme Informaticien de la Caisse Nationale d'Allocations Familiales.

Il était déjà  loin ce serment "antimoderniste" que les prêtres étaient obligés de prononcer devant leur évêque avant d'être ordonnés ( qui était pourtant obligatoire de 1910 jusqu’à 1967, onze ans avant mon ordination ) !

Grâce au Concile Vatican II qui s'était terminé 13 ans auparavant et qui avait mis en lumière que la première mission du prêtre (avant même la célébration des sacrements et le fait d'être le Pasteur d'une communauté) c'est "d'annoncer l'Evangile à toute la Création " !

Annoncer l'Evangile, cela veut dire être soi-même "pétri" dans sa vie avec ce levain de la Parole de Dieu -  Parole qui « lève » en nous et qui donne ainsi – en nous - toute son actualité !

Une Parole d'Amour, de Paix, de Justice et de Fraternité universels...

Le prêtre est celui qui, à la suite de Jésus, franchit les barrières, abat les frontières et les murs entre les hommes. C'est celui qui travaille inlassablement à la Paix, à la Justice et à la Réconciliation en se mettant d'abord au service des petits et des pauvres !

C’est ce ministère même de la proximité que j’essaie de vivre.

J’ajoute que le jour même où j'ai été ordonné prêtre et envoyé vivre mon ministère au coeur le la "modernité", j'ai reçu un immense cadeau, celui de l'Abbé Briand qui avait été durant plus de 30 ans le Curé de Privas (en Ardèche), paroisse de mes parents. Ce prêtre "traditionnel" qui a porté très longtemps la soutane, mais qui était un homme d'une humilité et d'une bonté exceptionnelles, m' a offert, au soir de sa vie et le jour de mon ordination, le calice qu'il avait reçu lui-même le jour de son ordination (en 1920 environ) en me disant ces mots : "même si je ne comprends pas tout de ton ministère de prêtre au travail, je fais confiance à notre Eglise et je te transmets ce que j'ai reçu d'elle, ce sacrement d'union au Christ pour le salut du monde". Ce cadeau m'a bouleversé- il y a trente deux ans - et me bouleverse encore profondément aujourd'hui !

Dans la Tradition millénaire de l'Eglise il y a un immense trésor : «  la foi » et cette foi nous la recevons - nous ne la construisons pas à partir de rien !

Cette foi nous avons à la personnaliser, à l’adapter, à l'actualiser... mais nous avons toujours à la "recevoir" !

Elle n'est pas notre propriété et nous avons aussi, à notre tour, la responsabilité de la transmettre !

Derrière la « jacquerie » de Thiberville il y a évidemment un arrière fond politique, il y a bien sûr la pression de groupes extérieurs au diocèse qui jettent de l’huile sur le feu et qui « hurlent avec les loups » afin de provoquer conflits et divisions. Loin de moi l’idée de céder aux « dictats » de ces groupes de pression ! 

Mais lorsque des catholiques traditionnels ne comprennent pas nos réformes et qu'ils ne veulent pas entendre la logique rationnelle de nos équations arithmétiques : 1 prêtre pour 20.000 habitants, je crois qu'il faut écouter leur revendication à ne pas perdre ce qu'ils ont ici ou là : un prêtre proche de "sa" population ! Comme je l’ai fait remarquer d’emblée, « il nous faut rendre justice à la partie adverse ! ».

Un prêtre « proche », cela signifie une foi « à portée », un Evangile accessible au quotidien. Evidemment qu’avoir un prêtre « proche » cela a du sens !

Voila deux positions qui paraissent inconciliables : d'un côté la logique implacable des statistiques et de la réalité d'une église devenue minoritaire et d'un autre l’approche accrochée au passé et au modèle du Curé d'Ars (qui n'est pas transposable comme tel aujourd'hui).

Je n’ai pas de solution à la crise actuelle.

J’ai le sentiment que la solution ne nous sera pas donnée par Rome au travers d’une formule « clés en mains ». J’ai le sentiment aussi que la solution n’est ni dans une décision autoritaire ni également dans la politique de l’autruche (« ne rien faire »).

Nous entrons dans une période difficile où il faut nous donner comme horizon la sortie de crise – et comme moyen d’y parvenir - la négociation avec les paroissiens de Thiberville !

Nous sommes tous invités à l’action, au travail et à la prière !

 

Partager cet article

Repost0