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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 13:00

Suite aux évènements qui se sont produits à Thiberville en ce dimanche de l’épiphanie, évènements largement diffusés dans les médias régionaux (France3 et Paris Normandie ) évènements qui sont une blessure pour tous les chrétiens du diocèse d’Evreux, je suis totalement solidaire de la déclaration faite par mon frère Max DUBOIS, diacre et responsable de l’équipe Mission de France d’Evreux :

nourrichard-christian-evreux

« "Viens et suis moi" nous dit le Christ. Cette parole semble aujourd'hui désuète pour certains qui refusent d'aller là où la mission les appelle. Mais sans faire de polémiques, je veux surtout m'insurger contre les personnes qui conspuent un évêque venu exercer sa mission épiscopale.
Mgr Christian Nourrichard évêque d'Evreux s'est vu refuser l'entrée dans une église de son diocèse et c'est là quelque chose de proprement scandaleux. Lui qui sait être proche de toutes les femmes et les hommes du département de l'Eure mérite notre soutien et le mien lui vient tout naturellement.
Nous ne sommes pas à notre compte, mais nous sommes disciples du Christ pour annoncer la Bonne Nouvelle partout.
En tant que diacre, mais aussi en tant qu'homme, je suis pleinement solidaire de mon évêque et j'appelle à le soutenir en priant aussi pour ceux qui le dénigrent afin qu'ils retrouvent la voie de la raison. »

et j'ajouterai, Max me le pardonnera, qu'ils retrouvent le chemin de la foi ! (qui est, ne l'oublions pas,  celui de l'humilité !)

http://diacreauservicedelapaix.over-blog.com/article-viens-et-suis-moi--42354618.html

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/14/breve/5675/Thiberville___L_eveque_malmene_par_les_paroissiens

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 10:43

J’anime, avec Max DUBOIS ( http://diacreauservicedelapaix.over-blog.com/ ) un stage de formation à l’Informatique durant quatre jours , du Lundi 26 au Jeudi 29 octobre 2009 et de 9h à 17h (le repas de midi est pris sur place) au Lycée Saint Adjutor, 54, Rue de Marzelles 27200 VERNON

AU PROGRAMME :

Utilisation d’Internet : recherches approfondies, sécurité, multimédia

Courrier électronique : utilisation « avancée » des logiciels de messagerie THUNDERBIRD et OUTLOOK EXPRESS

Les sécurités en informatique : sauvegardes, antivirus…

Utilisation  « avancée » des logiciels Microsoft : WORD, EXCEL

Présentation d’outils de création « facile » de pages web et de Blogs sur Internet

Cette formation s’adresse aux prêtres, diacres, laïcs en responsabilité du diocèse d’Evreux. Cette formation est gratuite. Seuls sont à prévoir les frais de repas.

Il reste encore des places disponibles.

Contact et inscriptions auprès  de l’Econome Diocésain :

 

Dominique MASSON

Centre Diocésain Saint Jean

11 Bis, Rue Jean Bart

27000 – EVREUX

 

 Tel 02.32.62.82.26

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 11:56

En septembre, de nombreuses messes d’installation de prêtres ont lieu dans tous les diocèses. Nous avons interviewé le père Jean-Paul Larvol, vicaire général du diocèse de Quimper-Léon. Une interview  pour mieux comprendre ces changements de rentrée.
 

Le père Jean-Paul Larvol est vicaire général du diocèse de Quimper-Léon. Il est prêtre depuis 1973, et a exercé son sacerdoce en paroisse à Brest, à Bénodet et a été secrétaire général adjoint à la Conférence des évêques de France chargé de la pastorale des laïcs. Il nous explique les missions d’un prêtre et les enjeux pastoraux qui amènent un évêque à nommer un prêtre dans une nouvelle paroisse.

Quelle est la responsabilité d’un curé, quelles sont ses tâches et ses missions ?

La responsabilité d’un curé, dans la communion avec l’évêque, est triple : il s’agit d’annoncer la parole de Dieu. Dans le rituel de l’installation, on remet l’Evangile au curé. La deuxième charge est de célébrer les sacrements. Dans le rituel au moment de l’offertoire, on lui remet la chasuble ou le pain et le vin. La troisième charge est de conduire le peuple de Dieu, d’être le garant de la communion. L’installation d’un nouveau curé est l’occasion de redire cette triple charge et le souligner par des gestes liturgiques.

Quels sont les enjeux pastoraux qui amènent l’évêque à nommer un prêtre dans une nouvelle paroisse ?
C’est l’évêque qui dans son
diocèse a la triple charge d’enseigner, de conduire et de sanctifier. Comme il ne peut pas le faire tout seul, il envoie des prêtres. Le prêtre est envoyé en mission pour annoncer l’Evangile. Quand un prêtre arrive dans un territoire où il n’y a pas eu d’annonce de l’Evangile, sa première mission est de rassembler des communautés et former des futurs prêtres qui sont ceux qui donneront les sacrements et annonceront l’Evangile. L’enjeu est bien l’annonce de l’Evangile sur un terrain déterminé. L’évêque doit pouvoir remplir sa mission avec les forces vives, en particulier avec les ministres ordonnés que sont les prêtres et les diacres, et les responsables laïcs qui sont en service dans l’Eglise, pour la catéchèse ou la pastorale de la santé. L’enjeu pastoral est l’animation de la vie des communautés chrétiennes. La communauté, si vivante soit-elle, ne doit pas se refermer sur elle-même. Le prêtre est là pour rappeler que l’Evangile est pour tous, ceux qui se rassemblent régulièrement dans la communauté paroissiale, et les autres, présents sur tout le territoire mais que l’on ne voit pas dans nos assemblées. L’enjeu est donc pastoral et missionnaire : le curé n’est pas un gestionnaire, mais d’abord un pasteur donné à un ensemble de territoires. Dans les paroisses, le curé est envoyé par l’évêque pour exercer cette triple charge d’annoncer, de célébrer et de rassembler.

Comment se fait la réflexion d’un évêque pour nommer des prêtres ?

Le processus de nomination se fait au sein du conseil épiscopal. Il s’effectue suffisamment tôt. Le prêtre qui a passé 6, 9 ou 12 ans dans une paroisse doit faire le point avec le vicaire général. Un dialogue s’établit entre l’évêque ou le vicaire général, le curé susceptible de prendre une autre charge et les paroissiens, en particulier l’équipe pastorale du lieu où il est et où il pourrait aller. Le dialogue s’effectue sur quelques mois. Nous avons réussi cette année dans notre diocèse à annoncer les nominations le jour du rassemblement des prêtres pour le mercredi saint. C’est un travail de discernement. Il y a des besoins, et il peut arriver que nous ne parvenions pas à résoudre ces besoins. Malheureusement, nos prêtres vieillissent et leur nombre diminue, ce qui oblige à des regroupements, avec la participation de nombreux responsables laïcs. Les équipes de laïcs ne sont pas toujours satisfaites de perdre leur curé, car elles y sont attachées.

Comment percevez-vous les attentes des communautés chrétiennes ?
Les attentes sont multiples, contrastées, à l’image de ces communautés. Ce sont des populations diversifiées, certaines très proches de leur clocher et enfermées, d’autres plus ouvertes. La totalité des communautés est désireuse d’avoir un
prêtre. Nous sommes dans une période où il a fallu regrouper des paroisses en ensembles paroissiaux, et nous avançons vers un regroupement en doyennés. Nous allons travailler de plus en plus en doyennés avec des expérimentations dans les paroisses nouvelles, en gardant l’autonomie du relais paroissial, c'est-à-dire des chrétiens présents. L’attente est très forte, et en même temps souvent déçue. Le renouvellement n’est pas facile, car l’âge des prêtres ne diminue pas. L’évêque doit répondre à une politique d’ensemble, selon la perspective globale d’un diocèse. Il y a des besoins dans chaque paroisse, dans les services diocésains et les mouvements. Parallèlement, il y a un appel important en direction des personnes laïques pour remplir un certain nombre de charges.

 

Isabelle MAILLET

http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/actualites/-le-pretre-est-la-pour-rappeler-que-levangile-sadresse-a-tous-.html

 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:06
Ce pèlerinage des prêtres et des évêques Normands au Mont Saint Michel (19 et 20 avril) a été un grand moment de fraternité, de prière et de célébration. Prêtres et évêques « aux pieds nus » signes d’une Eglise qui marche à la suite de Jésus, « sans armes ni bagages », d’une Eglise "servante et pauvre".
Je vous invite à vous laisser guider par le reportage photo. Les images parlent d'elles mêmes !

En une matinée nous sommes passés du brouillard à la lumière !



Pélerinage des évêques et des prêtres Normands au Mont Saint Michel

Cliquer sur le lien ci dessus pour accéder à l'album photos

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:02
Ce dimanche et lundi, 19 et 20 avril 2009, je participerai avec 300 prêtres et 6 évêques au pélerinage des prêtres Normands au Mont Saint Michel à l'occasion du treizième centenaire de ce lieu "magique" !
Je laisse Stan Lalanne, évêque de Coutances et Avranches, présenter l'évènement :

Voici donc treize siècles que le Mont-Saint-Michel existe ! Treize siècles d’histoire. Treize siècles de vie religieuse, politique et militaire. Témoin des grands combats qui ont peu à peu construit la France et l’Europe, le Mont-Saint-Michel est aujourd’hui un lieu à nul autre pareil, mélange rare de terre, de mer, de vent et de pierres.

Mais justement, si les pierres pouvaient parler, elles nous diraient que le Mont-Saint-Michel, avant d’être cette étonnante construction, est d’abord un grand élan vers le ciel, vers Dieu : un lieu de louange et de prière à nul autre pareil.

C’est cette extraordinaire dimension spirituelle qu’il ne faut pas oublier. Elle a besoin d’être soutenue, particulièrement en cette époque où tant de repères sont brouillés.

Au Mont-Saint-Michel, tout au long des années 2008 et 2009, de grandes et belles célébrations vont marquer ce treizième centenaire. Elles feront mémoire de cette extraordinaire aventure de la foi chrétienne au long de ces siècles. Elles seront signe d’espérance pour aujourd’hui et pour demain. »

+ Stanislas Lalanne
Evêque de Coutances et Avranches












http://catholique-coutances.cef.fr/sanctuaires/13eme/index.php

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 11:16


Le carême est proche...


Dans quelques jours, nous « entrerons en carême » : temps de prière, de réflexion, de sobriété et de partage. Cette année, nous ne pourrons le vivre sans penser ni faire attention à tous ceux de nos frères qui sont atteints pas la crise économique qui aggrave de jour en jour la situation des plus démunis : de plus en plus de sans abri, de clients aux restos du cœur. L'endettement fragilise de nombreux foyers. Loin de nous, spécialement en Afrique, plusieurs pays connaissent à nouveau la famine.

Au moment où le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement va fêter ses 50 années d'engagement, cette lutte contre la faim reprend toute son actualité. » J’avais faim et vous m'avez donné à manger. » Matthieu 25. Nous mêmes dans notre diocèse, avec notre Evêque, nous fêterons nos 30 ans d'existence, le 1er mars, premier dimanche de carême. Comme chaque année, nos évêques donnent mission au CCFD d'animer ce temps de carême. Ils invitent tous les chrétiens à se mobiliser pour être des acteurs de solidarité. Des occasions vous serons données de participer à ce grand partage: Temps de réflexion, bols de riz dans les paroisses, rencontres, spécialement avec les jeunes pour faire « bouger la planète », la collecte du 5ème dimanche de carême (29 mars). A chacun ensemble de lancer de nouvelles initiatives. Avec l'appui des ceux qui ont reçu mission de développer la solidarité dans les secteurs.

Pendant ce carême, des partenaires du Bénin et du Togo vont venir nous rencontrer. Ils témoigneront de ce qu'ils vivent dans leurs pays et de ce qu'ils mettent en œuvre pour y permettre un vrai développement. Ces partenaires resteront en lien avec le diocèse pendant 4 ans, pour qu'un partage plus profond puisse se réaliser. A nous de leur réserver un accueil fraternel pour qu'un partenariat solide s'établisse avec eux. Les jeunes du MRJC nous ont précédés en organisant un voyage au Bénin l'été dernier. Un autre est prévu. Toutes ces réalisations sont de Bonnes Nouvelles !

Que ce carême soit aussi pour chacun de nous un temps de réflexion. Là encore, le CCFD nous propose de réfléchir au rôle des acteurs économiques et sociaux. Cette réflexion nous concerne tous.

Dans notre département, la banque Alimentaire a vu ses collectes augmenter de 30%. en ce temps de crise, de baisse du pouvoir d'achat, les cœurs sont touchés et les mains s'ouvrent. Encourageons-nous les uns les autres, par tous les moyens à prendre sur ce qui nous paraît indispensable et dont un milliard d'êtres humains manquent cruellement.

Jésus eut souvent pitié des foules qui le suivaient et qui n'avaient rien à manger. Le carême nous invite à prendre sa route.

 

L'Equipe d’animation diocésaine d'Evreux du CCFD Terre Solidaire.

http://www.elozay.com/categorie-10730295.html

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 14:37

Depuis une semaine je suis en charge du service diocésain de la Solidarité. Voici mes premiers mots en écho à cette nouvelle responsabilité :

« Il faut être du côté des pauvres. C’est le seul parti à prendre ! Je crois à la solidarité. »

Michel Serrault « Les pieds dans le plat » 2004

 

« La logique du profit, si elle est dominante, augmente l’écart entre les pauvres et les riches et entraîne une utilisation catastrophique de la planète »… « Lorsque la logique dominante est en revanche celle du partage et de la solidarité, il est possible d’inverser la route et de l’orienter vers un développement équitable pour le bien commun de tous… »

Benoît XVI. Le 16 avril 2007

 

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 14:46
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Ce 4 février 2008 je viens vous partager mon bonheur (et quelques belles difficultés) d'avoir engagé ma vie au service de l'Evangile et de mes frères. Le 4 février 1978 j'étais ordonné prêtre pour la Mission de France par le Père Gabriel Matagrin, Evêque de Grenoble. Je "rends grâce" pour toutes celles et tous ceux qui m'ont accompagné sur ce chemin audacieux et  fraternel, toutes celles et tous ceux qui m'ont appris à "aimer", à aller de l'avant sans avoir les yeux fixés sur le rétroviseur. Je viens vous partager mon "Merci" et aussi quelques projets pour les trente années à venir (!!)
Voici la lettre que j'ai écrite pour l'occasion :

Lettre à l'occasion de mes trente ans

Cette lettre est un écho à la Lettre Pastorale de l'Evêque d'Evreux, Christian Nourrichard publiée le jour de Noël 2007. Vous pouvez trouver cette lettre pastorale en suivant le lien :

Lettre Pastorale

Bonne lecture et Bon vent !

N'hésitez pas à laisser des messages ou des commentaires !

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 23:00

Chers frères, sœurs et amis,  

Il est des moments, comme la fête du Peuple de Dieu à Evreux ce 29 janvier 2006 où plus de 2500 personnes ont accompagné le départ de notre évêque, le Père Jacques David, qui sont d’une force, d’une richesse et d’une intensité extraordinaires. Et en y réfléchissant je trouve que ce côté extraordinaire n’est pas tant dans « l’originalité » de ce que nous avons vécu que dans l’intensité affective et spirituelle de ce moment.

           Les exposés du matin n’avaient rien de très original ou génial, …et pourtant !!! La messe ressemblait à beaucoup d’autres messes … et pourtant ! Le repas du midi très bien organisé mais tout à fait banal… et pourtant ! Le spectacle de l’après-midi était certes vivant, coloré et tonique mais finalement bien familier … et pourtant ! 

 

 

 

 

 

          Et même ce rassemblement lui-même : sa composition très classique : les invitations limitées aux catholiques des paroisses et des mouvements… 

Le  projet initial de rassemblement diocésain prévu à l’Ascension 2005  était beaucoup plus audacieux : un véritable « pèlerinage » à travers tout le département. Notre frère et père « Jacques » ne souhaitait pas faire un rassemblement où il soit mis en vedette et qui soit tourné vers le passé. Il souhaitait que cet évènement soit l’occasion d’une expression forte de l’Evangile et de la foi des chrétiens vécus par l’Eglise qui est à Evreux en partenariat avec toutes sortes d’associations, de groupes ou même d’hommes et de femmes « de bonne volonté ». Notre évêque souhaitait un rassemblement où l’Eglise diocésaine montre sa vraie nature : humble, servante et bien vivante au milieu d’une société civile, associative, laïque, culturelle, inter religieuse dans laquelle elle se situe en toute humilité et sans complexe. 

Le choix de l’un de ses conseils a été autre… En dehors de la présence de nos frères Anglicans, il manquait la plupart de nos partenaires à la fête.. mais ce n’est évidemment pas à Jacques David qu’il convient d’en faire le reproche. Il aura cherché jusqu’au bout à « élargir l’espace de notre tente » ! 

Alors que je venais à Evreux sans aucune arrière pensée ce 29 janvier, mais frustré quelque part que cette grande fête soit limitée aux paroissiens et aux « catholiques convaincus » j’ai été fortement bouleversé par ce qui s’y est passé. 

Nous avons rencontré un homme, un frère et un père dans la foi… Cette journée a  été une véritable icône des 10 ans de ministère du Père David au service des hommes, des femmes de ce département, au service de la foi et de l’Evangile. 

Chaque fois qu’il a pris la parole Jacques nous a renvoyé au Christ, le seul Pasteur, le seul Saint, le seul Prêtre.. 

J’ai été ému de voir combien Jacques David s’est engagé dans les orientations du Synode Diocésain. Il n’a pas revendiqué d’orientation pastorale particulière. Il a toujours affirmé que c’étaient les orientations du Synode qui s’imposaient à lui comme à toute l’Eglise diocésaine. Il s’est toujours « présenté » avec une réelle humilité 

C’était particulièrement saisissant durant les exposés de la matinée. Tous ont souligné combien l’évêque s’employait à ouvrir l’Eglise diocésaine aux questions des hommes de notre temps, combien il s’était mis au service de la communion et de la mission de l’Eglise. 

J’ai été très touché durant la messe par un geste impressionnant : l’évêque qui dit seul le « Je confesse à Dieu » dans un silence ahurissant, des larmes plein les yeux : Il demande pardon à Dieu et à ses frères ! Quel incroyable moment ! 

J’ai été retourné à la fin de la messe lorsque Jacques a reçu des mains des femmes Africaines, les « enfants de Marie de Nètreville » une statue : « la vierge et l’enfant », lorsque les mains se sont mêlées pour tenir ensemble la statue dressée vers le ciel et que la foule a chanté le « Je vous salue Marie ». Là encore les larmes coulaient des yeux de l’évêque : l’enfant qu’il est encore s’est totalement dévoilé à nous en cet instant … 

J’ai aimé le repas à la Halle des Expositions même si ce lieu était plutôt froid et austère pour accueillir autant de convives un jour de grande fête. Ce que j’y ai vu, même si le vin (à en croire ceux qui y ont goûté) n’était pas du meilleur cru, c’est que tout s’est passé avec un bel ordonnancement et une grande bonne humeur. Les évêques, le nonce apostolique comme les enfants, les jeunes, les adultes, les personnes âgées,  les handicapés : tous ont partagé le même plateau repas. Nous n’étions pas tout à fait cinq mille hommes, mais il se passait quelque chose de l’Evangile de la messe du matin. Ce repas ressemblait à tous ceux que j’ai pris à l’évêché avec notre « frère » Jacques : simple, chaleureux et bon…. Chapeau à l’équipe d’organisation ! 

La fête de l’après midi aurait pu être aussi bien sûr gentille mais passablement « insignifiante » ! C’est tout le contraire qui s’est produit. Bien sûr il y a eu des loupés, des « à peu prés », des erreurs même. Ce que j’en retiens en plus de l’humour (qui rime avec amour, humus, humilité et humanité) c’est qu’au fur et à mesure du temps notre « frère » Jacques est devenu « acteur » de ce grand moment non pour faire étalage de ses réussites, de ses échecs ou de son bilan,… mais pour que nous entrions peu à peu avec lui dans ce qu’est son ministère de communion et de service. 

Dans un moment de grand bonheur, dans la joie et la bonne humeur, nous avons parcouru avec lui  ce chemin du « serviteur » ! 

De ce point de vue j’ai trouvé quelque chose de très « catéchétique », je dirai même de « liturgique » dans ce que nous avons partagé dimanche après midi. 

Je résumerai en trois points : 

Merci Jacques, 

Merci les organisateurs, 

Dieu Merci…  

 

Denis Chautard 

Vernon, 30 janvier 2006

 

 

 

 

 

 

 

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