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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 08:46
Chloé, avec sa maman Laurence, et la lettre qu'elle a écrite elle-même à Emmanuel Macron © Radio France - Véronique Pueyo

Chloé, avec sa maman Laurence, et la lettre qu'elle a écrite elle-même à Emmanuel Macron © Radio France - Véronique Pueyo

Chloé, 10 ans, a écrit, voici une semaine, une lettre au président de la République. L'enfant, qui vit avec ses parents à la Tour-du-Pin, est très attachée à sa mamie Nicole, 72 ans, qui souffre de la maladie d'Alzheimer et vit en unité spécialisée dans un Ehpad, à Saint Geoirs en Valdaine.  
Serrer sa mamie dans ses bras
Seulement voila, les moins de 15 ans sont interdits en maison de retraite à cause du Covid, et voici des mois que la petite fille n'a pas pu embrasser sa grand-mère adorée. Alors, elle s'est adressé à Emmanuel Macron. "Je ne comprends pas pourquoi on n'a pas le droit de voir nos grands-parents. Ma mamie me manque tellement, elle s'est toujours occupée de moi, jusqu'à ce qu'elle perde la mémoire. Aujourd’hui, elle ne me reconnait plus, mais ce n'est pas grave, je voudrais la serrer dans mes bras quand même !" explique Chloé, de sa petite voix volontaire.
Mamie Nicole manque terriblement à Chloé -
Pourquoi, on ne peut plus voir nos grands-parents, c'est injuste. - Chloé, 10 ans
"Chloé a décidé seule d'entreprendre cette démarche" explique Laurence, sa maman. "Un soir, elle nous a demandé de l'emmener à Paris voir le Président. On lui a dit que ce n'était pas possible. Alors toute seule, elle a écrit cette lettre et l'a postée en allant à l'école. Elle attend une réponse. Et c'est important qu'elle en ait une, qu'on lui donne des explications."
Chloé se dit prête à écrire encore d'autres lettres, s'il le faut : "Je porte le masque toute la journée à l'école, je peux le faire avec ma mamie. En plus, elle a eu le Covid. Et moi, je ne suis pas malade. Ma mamie a Alzheimer et elle peut en mourir. Je voudrais la revoir avant." supplie Chloé
Visite exceptionnelle
Emmanuel Macron n'a toujours pas répondu. Mais Chloé va, malgré tout, pouvoir voir sa grand-mère. Touché par la lettre de Chloé, le directeur de l'Ehpad a décidé de lui permettre de la visiter, à titre exceptionnel. Elle va venir, ce samedi après-midi, avec sa maman, embrasser Mamie Nicole. Quand elle a appris la bonne nouvelle, la petite fille a dansé de joie et préparé des dessins pour sa grand-mère.

Véronique Pueyo, France Bleu Isère

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Chloé, 10 ans, écrit au Président Macron pour avoir le droit d'embrasser sa grand-mère qui vit en Ehpad

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 17:38
Un enfant au Malawi, juin 2019  (AFP or licensors)

Un enfant au Malawi, juin 2019 (AFP or licensors)

Le 12 juin est la Journée mondiale contre le travail des enfants, promue par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). L’exploitation des enfants par le travail est un phénomène dont sont encore victimes 152 millions de mineurs à travers le monde, âgés de 5 à 17 ans.

 «La seule chose qu’un enfant devrait faire travailler est son imagination !», tel est le slogan de cette édition 2019 de la Journée mondiale contre le travail des enfants.  Le Pape François a fait diffuser ce tweet à cette occasion: «Comme adultes, ne volons pas la capacité des enfants à rêver. Favorisons un climat d’espérance, où grandissent et se partagent leurs rêves: un rêve partagé ouvre la voie à un nouveau mode de vie.

Les faits témoignent des progrès qui restent à accomplir: 152 millions d’enfants sont astreints au travail au niveau mondial, dont 73 millions effectuent des travaux dangereux, d’après les données de l'OIT. Celle-ci considère le travail des enfants comme «le travail qui est interdit aux enfants soit en raison de leur âge, soit en raison de la nature des tâches à accomplir». Par conséquent, les enfants «sont privés de leur droit à l’enfance, à une bonne éducation et à grandir en sécurité et à l’abri du danger».

Le continent africain particulièrement exposé

108 millions de ces enfants exploités travaillent dans le secteur agricole, dont 75 millions effectuent un travail non rémunéré au sein de leur propre cellule familiale. On les trouve aussi dans le secteur des services (17%) ou de l’industrie (12%), notamment minière, d’après les estimations de l’association Save The Children.

Toujours d’après l’association, 79 millions ont entre 12 et 17 ans, et 73 millions entre 5 et 11 ans, tranches d’âge où les risques néfastes du travail sur la croissance sont très importants.

Concernant la répartition géographique, 72 millions d’enfants contraints de travailler vivent en Afrique – Mali, Nigéria, Guinée Bissau et Tchad en tête. Dans ces quatre pays, plus d’un enfant sur deux travaille. À l’échelle continentale, ce taux est d’un enfant sur cinq. Puis viennent la région l’Asie-Pacifique, les Amériques, l’Europe et l’Asie centrale et les États arabes.

Objectif zéro d’ici 2025

Toutefois, des progrès ont été accomplis ces dernières décennies, comme le constate l’OIT qui célèbre cette année le centenaire de sa création. Les enfants astreints au travail étaient 246 millions en 2000, 168 millions en 2012, et ils seront 137 millions en 2020 au rythme actuel de cette tendance à la baisse. Mais l’OIT se montre plus ambitieuse. Elle prévoit d’intensifier ses efforts et de déployer une stratégie lui permettant d’atteindre l’un des objectifs du Programme de développement durable de l’ONU, adopté en 2015. Autrement dit, la «cible 8.7, qui appelle à l’élimination effective du travail des enfants sous toutes ses formes d’ici 2025». Les principaux domaines d’action identifiés par l’OIT sont la réglementation légale, le marché du travail, la protection sociale et l’éducation. «Une éducation universelle, gratuite, de qualité et pertinente doit doter les enfants des connaissances et des compétences dont ils ont besoin pour mener une vie épanouie dans un monde du travail qui, pour beaucoup, sera très différent de celui d’aujourd’hui», souligne l’organisation à ce sujet.

Zoom sur les évolutions en vingt ans

D’après Save The Children, le taux de travail des enfants a progressé en Afrique depuis 2000: une exception par rapport à la situation des autres continents. En Asie centrale et en Europe orientale, les progrès sont les plus importants, notamment en Ouzbékistan (baisse de 92%) et l’Albanie (baisse de 79%, même si 5% des enfants travaillent encore). En Asie, le Cambodge et le Vietnam ont accompli les progrès les plus significatifs (baisse de 78% et 67% respectivement). Concernant l’Amérique du Sud et les Caraïbes – où un enfant sur dix travaille actuellement -, le Brésil est parvenu à réduire de 80% le taux de travail des 5-14 ans, bien qu’un million d’enfants sont encore concernés par ce phénomène. Au Mexique, le taux de travail des 5-14 ans était de 24% en 2000, avant de passer à 5% actuellement; trois millions d’enfants restent contraints de travailler dans ce pays.  

 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

 

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 09:22
L'Unicef alerte sur la violence "omniprésente" envers les enfants

Manifestante en Inde, le 13 septembre 2013, dénonçant les viols commis dans ce pays

Des violences sexuelles sur 120 millions de filles, des châtiments corporels sur un milliard de mineurs, un homicide sur cinq frappant les moins de 20 ans: l'Unicef dresse un sombre tableau des sévices envers les enfants dans le monde et appelle à "agir".

"Ce sont des données qui mettent mal à l'aise" prévient Anthony Lake, directeur général du fonds des Nations unies pour l'enfance, cité dans un communiqué présentant le rapport.

La violence "porte principalement atteinte aux enfants, mais elle déchire aussi le tissu social en mettant en péril la stabilité et le progrès", poursuit-il.

Intitulée "Cachée sous nos yeux" et résultant de "la plus importante collecte de données jamais effectuée" sur le sujet dans 190 pays, l'étude vient rappeler que la violence faite aux enfants reste un phénomène "omniprésent", mais encore "insuffisamment documenté et dénoncé".

Premier constat glaçant de l'Unicef: près d'une fille de moins de 20 ans sur dix dans le monde a déjà souffert d'agressions sexuelles. Mais les filles sont inégalement exposées à ce type de violence en fonction de leur pays d'origine.

Ainsi, dans 13 des 18 pays d'Afrique subsaharienne disposant de données, au moins 10% des adolescentes ont fait état de rapports sexuels forcés. Elles étaient moins d'un pour cent à signaler des violences sexuelles dans les pays d'Europe centrale et orientale.

Parmi les adolescentes mariées âgées de 15 à 19 ans, une sur trois a été victime de violences émotionnelles, physiques ou sexuelles perpétrées par son mari ou partenaire.

Autre constat: près de la moitié des filles de 15 à 19 ans dans le monde (environ 126 millions) pensent qu'il est parfois justifié qu'un mari ou un partenaire frappe ou batte sa femme.

Cette proportion est plus importante chez les femmes que chez les hommes, dans certains pays. L'Unicef l'explique par le poids des normes sociales et le manque d'éducation.

Parmi les adolescentes victimes de violences physiques et/ou sexuelles, la moitié admet ne jamais en avoir parlé, et 7 sur 10 n'ont jamais demandé d'aide pour mettre fin à leur situation.

Les garçons, bien que moins exposés aux violences sexuelles, "sont également en position de risque", souligne l'Unicef. Toutefois, elle ne dispose pas d'estimation mondiale à "cause de l'absence de données comparables dans la plupart des pays".

- Changer les mentalités -

Le rapport dénonce également la prévalence des homicides, première cause de mortalité chez les adolescents dans certaines régions du monde.

Sur les 95.000 enfants victimes d'homicides en 2012, la grande majorité (85.000) vivait dans des pays à faible revenu ou intermédiaire, principalement en Amérique latine et en Afrique.

Au Panama, au Venezuela ou encore au Brésil, l'homicide est la principal cause de décès chez les adolescents âgés de 10 à 19 ans, tandis que le Nigeria compte le plus grand nombre d'enfants (13.000) tués en 2012.

Le rapport souligne également la prévalence des violences infligées aux enfants par leurs parents ou toute autre figure d'autorité : 6 enfants sur 10 âgés de 2 à 14 ans (soit près d'un milliard) subissent des châtiments corporels.

Paradoxalement, seulement trois adultes sur 10 dans le monde estiment que le châtiment corporel est nécessaire à l'éducation des enfants, mais "certaines formes de violences sont socialement acceptées ou pas considérées comme de la maltraitance".

Là encore, l'Unicef rappelle que ces actes dépendent beaucoup du niveau de revenus ou de l'éducation et qu'il faut agir pour un changement des mentalités. "Les faits contenus dans ce rapport nous obligent à agir", insiste M. Lake.

Pour "éradiquer la violence envers les enfants" généralement moins bien protégés que les adultes, l'Unicef préconise, entre autres, "de renforcer les systèmes judiciaires, pénaux et sociaux", de "collecter des éléments de preuve" concernant la violence et ses coûts humains et socio-économiques. Elle insiste également sur la sensibilisation du public.

L'agence rappelle que les chiffres dévoilés représentent une "estimation minimale du problème", car elles ne proviennent que de personnes ayant accepté de s'exprimer.

AFP

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