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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 09:52
Tableau comparatif des salaires des professeurs des pays de l'Union Européenne

Tableau comparatif publié dans le Pèlerin n°6963 du jeudi 12 mai 2016 page 16

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 07:53
Déclaration suite aux résultats du référendum grec

Ce dimanche 5 juillet 2015, le peuple grec s’est majoritairement prononcé contre le plan de rigueur budgétaire que les créanciers lui proposaient. L’inquiétude est vive chez les citoyens grecs autant que dans les autres pays membres. Face à cette situation, l’Eglise catholique tient à réaffirmer son soutien à la poursuite du processus de construction européenne.

Une double exigence : responsabilité et solidarité

Nous redisons la nécessité d’articuler de façon équilibrée une double exigence : celle de la responsabilité de chaque pays membre et celle de la solidarité entre tous les Etats de l’Union européenne. Chaque Etat est tenu à satisfaire aux nécessités d’une gestion rigoureuse et responsable mais aussi juste à l’égard de ses citoyens, en particulier des plus fragiles et des plus pauvres. Mais les responsables politiques de l’Union européenne sont tenus aussi à garantir la solidarité entre les pays membres, consentant à accorder un soutien à chacun d’eux et à créer les conditions favorables pour une gestion juste et responsable.

Le déficit démocratique

Le peuple grec a été invité à se prononcer démocratiquement par référendum. La démarche a pu mettre en évidence le déficit démocratique qui est pour beaucoup dans la suspicion des citoyens à l’égard des institutions européennes. Le déficit démocratique est particulièrement notable dans le fait que les responsables financiers et les institutions auxquelles ils appartiennent, déterminent des conditions et élaborent des décisions qui s’imposent aux Etats membres sans qu’elles soient soumises à discussion devant le Parlement européen.

Un appel

Dans cette situation, nous appelons au dialogue entre tous les Etats membres au sein des institutions européennes pour porter plus loin le processus de construction européenne et lui garantir un avenir. La crise européenne que nous traversons doit être l’occasion d’une prise de conscience renouvelée de la double exigence de responsabilité et de solidarité entre les partenaires européens.

La crise révèle la nécessité de mettre en œuvre des processus plus démocratiques où, comme le souligne le pape François dans son encyclique Laudato Si’, « le politique et l’économie, en dialogue, se mettent résolument au service de la vie humaine. Sauver les banques à tout prix, en en faisant payer le prix à la population, sans la ferme décision de revoir et de réformer le système dans son ensemble, réaffirme une emprise absolue des finances qui n’a pas d’avenir et qui pourra seulement générer de nouvelles crises ».

C’est pourquoi l’Eglise catholique encourage et soutient toute initiative politique visant à poursuivre le dialogue entre les partenaires européens.

Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France

Mgr Jean-Luc Brunin, Evêque du Havre, Président du Conseil Famille et Société

Mgr Jean-Pierre Grallet, Archevêque de Strasbourg,Représentant des évêques de France à la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE)

Paris, le 7 juillet 2015

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 10:32
Le texte fondateur de la construction européenne : la déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schumann

La déclaration du 9 mai 1950 est considérée comme le texte fondateur de la construction européenne. Prononcée par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, dans le Salon de l'Horloge du Quai d'Orsay, à Paris, cette déclaration, inspirée par Jean Monnet, premier commissaire au Plan, propose la création d'une organisation européenne chargée de mettre en commun les productions françaises et allemandes de charbon et d'acier.

Déclaration liminaire

Messieurs,

Il n'est plus question de vaines paroles, mais d'un acte, d'un acte hardi, d'un acte constructif. La France a agi et les conséquences de son action peuvent être immenses.

Nous espérons qu'elles le seront.

Elle a agi essentiellement pour la paix. Pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut, d'abord, qu'il y ait une Europe. Cinq ans, presque jour pour jour, après la capitulation sans conditions de l'Allemagne, la France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. Les conditions européennes doivent s'en trouver entièrement transformées. Cette transformation rendra possibles d'autres actions communes impossibles jusqu'à ce jour. L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée. Une Europe où le niveau de vie s'élèvera grâce au groupement des productions et à l'extension des marchés qui provoqueront l'abaissement des prix.

Une Europe où la Ruhr, la Sarre et les bassins français travailleront de concert et feront profiter de leur travail pacifique, suivi par des observateurs des Nations Unies, tous les Européens, sans distinction qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, et tous les territoires, notamment l'Afrique qui attendent du Vieux Continent leur développement et leur prospérité.

Voici cette décision, avec les considérations qui l'ont inspirée.

Déclaration du 9 mai

"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d'une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre.

L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l'opposition séculaire de la France et de l'Allemagne soit éliminée : l'action entreprise doit toucher au premier chef la France et l'Allemagne.

Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l'action sur un point limité, mais décisif :

Le Gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande du charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera immédiatement l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin des régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l'Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L'établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu'elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l'ensemble du monde, sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des œuvres de paix. L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d'intérêts indispensable à l'établissement d'une communauté économique et introduit le ferment d'une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes.

Par la mise en commun de production de base et l'institution d'une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l'Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assisses concrètes d'une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix.

Pour poursuivre la réalisation des objectifs ainsi définis, le gouvernement français est prêt à ouvrir des négociations sur les bases suivantes.

La mission impartie à la Haute Autorité commune sera d'assurer dans les délais les plus rapides : la modernisation de la production et l'amélioration de sa qualité ; la fourniture à des conditions identiques du charbon et de l'acier sur le marché français et sur le marché allemand, ainsi que sur ceux des pays adhérents ; le développement de l'exportation commune vers les autres pays ; l'égalisation dans les progrès des conditions de vie de la main-d'œuvre de ces industries.

Pour atteindre ces objectifs à partir des conditions très disparates dans lesquelles sont placées actuellement les productions de pays adhérents, à titre transitoire, certaines dispositions devront être mises en œuvre, comportant l'application d'un plan de production et d'investissements, l'institution de mécanismes de péréquation des prix, la création d'un fonds de reconversion facilitant la rationalisation de la production. La circulation du charbon et de l'acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels. Progressivement se dégageront les conditions assurant spontanément la répartition la plus rationnelle de la production au niveau de productivité le plus élevé.

A l'opposé d'un cartel international tendant à la répartition et à l'exploitation des marchés nationaux par des pratiques restrictives et le maintien de profits élevés, l'organisation projetée assurera la fusion des marchés et l'expansion de la production.

Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l'objet d'un traité signé entre les Etats. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d'application seront poursuivies avec l'assistance d'un arbitre désigné d'un commun accord : celui-ci aura charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d'opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée. La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les Gouvernements ; un Président sera choisi d'un commun accord par les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité. Un représentant des Nations Unies auprès de cette Autorité sera chargé de faire deux fois par an un rapport public à l'O.N.U. rendant compte du fonctionnement de l'organisme nouveau notamment en ce qui concerne la sauvegarde de ses fins pacifiques.

L'institution de la Haute Autorité ne préjuge en rien du régime de propriété des entreprises. Dans l'exercice de sa mission, la Haute Autorité commune tiendra compte des pouvoirs conférés à l'Autorité internationale de la Ruhr et des obligations de toute nature imposées à l'Allemagne, tant que celles-ci subsisteront."

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 05:18
Les jésuites aussi voient une Europe en «quête de sens»

L'ordre religieux catholique profite de la campagne électorale pour défendre une conception de l'Europe, loin des replis identitaires.

Devinette. Combien y a-t-il de jésuites dans l’Union européenne? 5003, très exactement, soit plus du quart des effectifs mondiaux de la Compagnie de Jésus, l’ordre religieux masculin qui, par ailleurs, est le plus puissant numériquement au sein de l’Eglise catholique. Et quel est le pays parmi les 28 membres de l’Union qui compte le plus grand nombre de jésuites? L'Espagne, terre natale du fondateur Ignace de Loyola, avec 1300 jésuites. Que la Compagnie de Jésus ait un tropisme européen, c’est donc quasi génétique. «Nos fondateurs eux-mêmes venaient de différents pays», rappelle Arnaud de Rolland, le bras droit du provincial (le «boss») en France.

Alors les élections européennes valaient bien, ce mardi, pour les jésuites français, pourtant peu habitués à l’exercice, une conférence de presse. Il s’agissait d’abord de rappeler que le projet européen est «une utopie», toujours en devenir, à relancer finalement et un projet, pointe François Boëdec, responsable du département d’éthique publique du centre Sèvres, «en quête de sens» et de «spiritualité».«L’Europe a toujours avancé à coups de compromis», reconnait-il aussi. Bref, au temps de la méfiance face à une Union vue seulement comme technocratique ou économique, il s’agit surtout de lui trouver un nouveau souffle.

PLUSIEURS CONCEPTIONS CHRÉTIENNES DE L'EUROPE

Mais pas de question de relancer la vieille querelle des racines chrétiennes de l’Europe, de défendre, en tant que telles et pour elles-mêmes, des valeurs ou une identité. «Même si la dimension chrétienne de l’Europe est évidente», souligne François Euvé, le directeur de la revue Études. Cette identité, quoi qu’il en soit, s’est construite dans «la pluralité». «La théologie catholique médiévale doit beaucoup au dialogue qu’elle a entretenu avec le judaïsme et l’islam», poursuit le directeur d’Études. En Europe, le christianisme est lui aussi pluriel, catholique et protestant à l’ouest et majoritairement orthodoxe à l’est. Contre le repli identitaire, les jésuites plaident pour le renouvellement de la culture du débat et du respect justement de la «pluralité».

«Les chrétiens eux-mêmes n’ont pas la même conception de l’Europe», reconnait d’ailleurs volontiers, François Boëdec. Ou les mêmes priorités. Chacun s’accorde à faire du respect de la dignité humaine, l’un des axes fondamentaux du combat des chrétiens en politique. Reste que cet étendard est brandi autant par les tenants de la Manif pour tous et les pro-life que par les tenants du christianisme social, préoccupés d’abord de justice sociale. Si la transition énergétique et écologique est l’un des grands chantiers, de l’Union européenne, selon les jésuites français, peut-elle se faire sans justice sociale ? «Huit millions de familles françaises doivent déjà arbitrer entre se nourrir, se chauffer ou se déplacer», relève Bertrand Hérard Dubreuil, directeur du Ceras, un think tank chrétien de pensée sociale. Très sollicités depuis l’élection du pape François, le premier jésuite à occuper le poste, ses confrères ont visiblement à cœur d’incarner eux-mêmes la pluralité et à montrer la diversité politique et sociale des chrétiens.

Bernadette SAUVAGET

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:35
A l'occasion du 9 mai, journée de l'Europe

Déclaration de Mgr Jean-Pierre Grallet, représentant des évêques de France à la COMECE (Commission des Conférences épiscopales de la Communauté Européenne) à l'occasion des élections du parlement européen le 25 mai 2014.

Depuis 70 ans, la construction européenne a consolidé la paix entre des peuples autrefois ennemis. La réconciliation franco-allemande a permis une fraternité et une solidarité nouvelles, non seulement entre nos deux peuples, mais aussi entre tous les peuples européens. Cette fraternité européenne reste cependant fragile. Il nous faut la protéger et la développer. Nous en sommes tous responsables.
Il serait regrettable que nous nous laissions aller au scepticisme et à la passivité. Ne soyons pas ingrats au point de charger l'Europe de toutes nos difficultés présentes, ni irresponsables au point de considérer qu'il n'y a rien à dire ni à faire.

Les élections européennes qui s'annoncent sont donc l'occasion pour nous de dire fortement notre reconnaissance à l'Europe, mais aussi nos insatisfactions, nos attentes et notre engagement envers elle.

Notre reconnaissance ; l'Europe nous a apporté tant de bienfaits : paix entre les peuples, compréhension mutuelle, collaborations scientifiques, techniques et commerciales, circulation des personnes et des biens, dialogues culturels et religieux, monnaie unique, programme de développement de pays partenaires, début d'une défense commune, recherche d'une gouvernance adaptée....

Nos attentes : tous ces bienfaits européens ne sauraient occulter les manques et les maladresses : comment donc améliorer notre fonctionnement européen ? Rapprocher les institutions et les citoyens, les rassembler autour de valeurs et de symboles forts qui suscitent davantage d'adhésion ?... Il reste encore beaucoup à faire. Nous proposons donc, en complément de ce message, 10 points d'attention que nous estimons indispensables pour une meilleure vie européenne.

Notre engagement : Celui de chaque européen est indispensable. Voter est un droit. Ne nous y dérobons pas. Débattons, proposons, agissons et votons !

Jean-Pierre GRALLET
Archevêque de Strasbourg
Représentant des évêques de France à la COMECE - 10 avril 2014


Pour la construction européenne, 10 points d'attention

1. L'attention au bien commun : Sans projet commun, il n'y a pas d'Europe. Chaque citoyen, chaque communauté et chaque nation doit être capable de subordonner ses intérêts particuliers au profit du bien commun.

2. Le souci de la solidarité : L'Europe ne peut se construire que sur une logique de solidarité à tous les niveaux, entre nations, entre régions et entre groupes sociaux. Pour bien s'exercer, la solidarité entre nous doit s'accompagner d'une révision de nos façons de consommer. Sans tempérance et sans partage, il ne peut y avoir de vraie solidarité entre les uns et les autres.

3. La dignité de toute personne : L'UE doit veiller au respect de toute personne humaine quels que soient sa race, son sexe, sa culture, sa religion, son statut social. La vie humaine doit être protégée de sa conception à sa mort naturelle. La famille, composante de base de notre société, doit bénéficier de la même protection.

4. Le soin de chaque génération : Dans les prochaines années, la démographie au sein de l'UE changera fortement. Nous plaidons pour les personnes âgées afin qu'elles aient accès aux soins auxquels elles ont droit et nous plaidons aussi pour les jeunes générations afin qu'elles bénéficient de politiques favorables à leur insertion dans la vie sociale.

5. La promotion de la justice sociale : La crise économique et bancaire a provoqué, depuis 2008, beaucoup de dégâts en Europe, entraînant une augmentation du nombre de personnes pauvres et vulnérables. Nous devons entendre le cri des pauvres, nous rappelle le Pape François, et nous attaquer aux causes structurelles de la disparité sociale qui est la racine des maux de notre société (EG 202).

6. L'intégration des migrants : Les migrations internes à l'Europe ou en provenance de l'extérieur, influent sur la vie des personnes et de la société. L'UE a une frontière extérieure commune. La responsabilité de l'accueil et de l'intégration des migrants doit être partagée proportionnellement entre les états membres. Les migrants doivent être traités avec humanité et respect. Tous les organismes, publics, associatifs, religieux doivent s'unir pour une intégration réussie des personnes migrantes.

7. Le respect de l'environnement : La terre est à tous et nous devons la protéger pour aujourd'hui et pour demain. Conscients des risques que nous courons, soucieux de durabilité, nous devons veiller « non seulement à la terre, l'eau et l'air comme dons de la Création appartenant à tous, mais aussi et surtout, protéger l'homme de sa propre destruction » avertissait Benoît XVI (CIV. 51) « une sorte d'écologie de l'homme, comprise de manière juste est nécessaire ».

8. Le respect de nos rythmes de travail et de repos : Toute personne doit pouvoir travailler et se reposer, produire et disposer de ses produits, ne pas être enchaînée à la seule logique du travail matériel mais goûter aussi aux joies de la vie spirituelle, de la rencontre, de la prière et du repos. Le repos régulier est une nécessité et un droit. L'UE doit protéger le jour de repos commun hebdomadaire qu'est le dimanche.

9. La pratique du principe de subsidiarité : L'UE s'est construite sur ce principe de la subsidiarité qui veille à ce que l'unité de l'ensemble ne se fasse jamais au détriment de la légitime responsabilité des états membres, ni de leurs traditions respectives. Veillons à l'application de ce principe.

10. L'exercice de la liberté religieuse : La liberté religieuse est un droit fondamental comprenant celui d'exprimer sa foi en public. Nous nous réjouissons de l'adoption des lignes directrices de l'UE sur la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction.

Telles sont les dix recommandations que nous faisons à nos concitoyens européens, croyants et citoyens de bonne volonté, soucieux de poursuivre la construction européenne et attentifs à participer au vote du 25 mai 2014.

Recommandations à partir de la déclaration de la COMECE
(Commission des épiscopats de la Communauté européenne)
10 avril 2014

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