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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:01

Fraternité

 

J’ai besoin de tes mains

Depuis que je suis monté au ciel,
Je n’ai plus de mains pour travailler la terre,
Plus de pieds pour courir sur les chemins,
Plus de bras pour étreindre les enfants…
Eh bien, J’ai besoin de toi.

Par tes mains je veux toucher tes frères ;
Par tes yeux, Je veux plonger mon regard dans leur âme ;
Par tes pieds, je veux marcher et contempler le Ciel de Mon Père ;
Par tes jambes, Je veux courir après la brebis perdue ;
Par ton cœur, Je veux Aimer.

Par tes paroles, je veux éclairer les esprits égarés ;
Par tes bras, Je veux redonner force à ceux qui sont tombés ;
Par ton affection, Je veux panser ceux qui sont blessés ;
Par ta présence, Je veux réconforter les esseulés ;
Par tes prières, Je veux libérer les esprits et les cœurs troublés.

Qu’en dis-tu ?

Oui, dit Jésus, dans ton école, à ton travail, sur ta rue,
Bien des gens ne verront jamais d’autres visage de Moi que le tien ;
Ne liront jamais un autre Evangile que ta vie.
Cette tâche, toi seul peux l’accomplir.

Cet enfant, ce conjoint, ce voisin…
C’est à toi que je le confie.
Si tu ne t’en occupes pas, personne ne le fera à ta place
Et il y aura éternellement un grand trou dans Ma Création…

Dis-Moi, est-ce que Je peux compter sur toi ?

Christian Beaulieu - Ma blessure est tendresse

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 11:55

Barthélémy   

Evangile de Jean I, 45-51

Nathanaël est visiblement un homme bien sous tous rapports : sage et savant étudiant de la Loi divine sous le figuier de l’arbre de la science ; bonne moralité de l’homme sans détour ; et pourtant, avec toute sa science et toute sa bonne conduite, il conclut que rien de bon ne peut venir de Nazareth : au bout de son étude appliquée, au bout de sa pratique droite ne se trouve pas Jésus, le messie qu’il attend, comme une conséquence nécessaire.

La reconnaissance de Jésus ne se déduit pas logiquement des Écritures, elle ne découle pas des mérites que nous pourrions accumuler ? au contraire : c’est la reconnaissance de Jésus qui éclaire les Écriture et les ouvre ; c’est la reconnaissance de Jésus qui fait de l’observance de la Loi un véritable mouvement de vie. Ainsi, Jésus n’est pas au bout de nos idées et de nos déductions, il n’est pas non plus au bout de nos bonnes actions ; les une et les autres ne sont, au mieux, que d’honnêtes tâtonnements préparatoires à une rencontre dont nous ne sommes jamais les maîtres ; au pire, elles peuvent être des remparts que nous érigeons pour éviter tout imprévu dans nos vies, cet imprévu serait-il divin. Jésus doit donc nous imposer un saut : la foi. Si Jésus n’y œuvre pas lui-même, l’œuvre de notre raison et de nos sentiments est vaine, elle demeure humaine, trop humaine ; il faut que Dieu vienne y habiter et l’animer pour la convertir à plus grand qu’elle et nous ouvrir les cieux.

Frère Jérôme Rousse-Lacordaire op

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:18

saintbernard   

A quoi pouvait rêver dans l’éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame Aleth de Montbard, si bonne chrétienne ? De chasses ou de tournois ? de chants de guerre ou de galantes conquêtes ? En tous cas, certainement pas de vie monastique comme il en fera le choix à l’âge de vingt-trois ans. D’autant qu’il entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d’absolu...Dès 1115, après trois années de vie monastique à Citeaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l’abbaye dont il restera père-abbé jusqu’à sa mort. Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes d’Europe devenant, comme on a pu l’écrire, "la conscience de l’Eglise de son temps". Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve maintenant à Notre-Dame de Paris. Sa correspondance abondante avec des princes, des frères moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil ne l’empêche pas de se consacrer à la contemplation tout autant qu’à l’action directe dans la société de son temps. Infatigable fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d’Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel. Sa réforme monastique l’oppose à l’Ordre de Cluny dont il jugeait l’interprétation de la règle de saint Benoît trop accommodante. A sa mort, en 1153, ce sont trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes qui auront surgi du sol européen.

"Si vous êtes sage, vous serez une vasque plutôt qu’un tuyau."
"Ne point aspirer à monter, c’est descendre" il
(Paroles de saint Bernard)

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 06:46

Cene   

Proverbes 9, 1-6 ; Psaume 33 ; Ephésiens 5, 15-20 ; Jean 6, 51-58

Saint Paul (2de lecture) : “Ne vivez pas comme des fous !”

Et l’Évangile : “Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?” Jésus lui-même soupçonné de folie. Folie et Sagesse autour de l’Eucharistie, autour du pain vivant

Folies… depuis les profanations (comme si ça dérangeait, cette présence), jusqu’aux abus dans l’autre sens : quand on fait de ce pain un objet sacré, à ne pas toucher et à ne pas manger sauf en de très rares circonstances. J’ai toujours été étonné que “Prenez et mangez en tous” ait pu être traduit si longtemps : “Ne touchez pas et adorez.”

“Si vous ne mangez pas ma chair, vous n’aurez pas la vie” : des mots qui nous rappellent la phrase “Le Verbe s’est fait chair”, faisant un lien étroit entre Incarnation et Eucharistie. En fait ce sont les amoureux qui sont les moins choqués par ce langage puisqu’ils l’emploient eux-aussi à leur manière quand ils disent à leur amie : “Tu es belle à croquer.” Même si le mystère demeure entier pour les amoureux comme pour l’Eucharistie ! En réalité, il s’agit de se nourrir de Dieu, c’est à dire de vivre. Aujourd’hui, tout de suite, et aussi éternellement. Comme si une certaine qualité de vie était impérissable.

Jésus parle de manger et de boire. Il a devant lui des hommes et des femmes dont beaucoup connaissent la faim et la soif. Il propose une nourriture qui fait sursauter : c’est sa chair. C’est l’évangile de Jean qui emploie le mot chair ; les autres évangiles parlent de corps. Ces mots ne sont pas opposés à esprit ou âme comme chez les Grecs. Pour les compatriotes de Jésus, ils évoquent l’homme concret, total, celui que l’on peut toucher, qui marche, qui parle, qui souffre et qui aime, debout et fragile. C’est au début de cet évangile de Jean qu’on lit la petite phrase éblouissante : “Le Verbe s’est fait chair.” Dieu-chair, la Parole qui fit naître l’univers se dresse aussi en Jésus. En clair, Jésus propose une étrange union avec Dieu à ceux qui ont faim. Non pas un Dieu lointain auquel on aurait accès par des enseignements secrets ou des rites compliqués, mais Dieu comme un peu de pain et de vin.

Dans la communauté où naît l’évangile de Jean, dans les années 90, on célèbre l’eucharistie, et on s’unit à Jésus par toute la vie de chaque jour. Ce n’est pas un Jésus qui s’éloigne dans le passé. C’est celui qui aime les enfants, celui qui se moque des orgueilleux, c’est l’inventeur d’une vie neuve. Lui, le pain rompu, il ne s’est pas retiré après un passage rapide pour laisser des souvenirs. Celles et ceux qui veulent communier avec lui, le recevoir en vérité, rencontrent un Jésus qui s’offre comme un bon pain. “Et ils marchent derrière lui, écrit Gérard Bessière, ils partagent les ferveurs, les luttes, les indignations de celui qui veut changer le monde et qui le secoue. A travers les affamés, les persécutés, les passionnés de toutes les justices et de la terre de Dieu, il offre toujours la chair du prisonnier malmené, le sang du crucifié percé par la lance romaine, la Parole à jamais perturbatrice et créatrice. Partager le pain, échanger le sang, gestes primordiaux qui lient les êtres à la vie, à la mort.”

Laissons-nous donc inviter à comprendre Jésus Christ pain de vie en contemplant ceux qui donnent leur vie par amour. Car alors on peut venir ensuite accueillir le Christ que ces personnes-là nous ont déjà montré, on peut venir l’accueillir lui-même en mangeant le pain qui donne vie. Cet accueil se fait assez naturellement quand on célèbre des fêtes où quelqu’un de précis est impliqué fortement. C’est vrai quand on célèbre un baptême, ou la première Eucharistie de quelqu’un, ou sa confirmation, ou un mariage ou encore plus des obsèques. Car alors, si des signes sont posés, si des objets sont apportés, si du pain est partagé dans une Eucharistie, tout cela est incarné, c’est à dire fortement lié à la personne qui nous est chère et à tout ce qu’elle a pu nous partager par amour dans sa vie et qui nous a tellement émus. En fait, c’est elle, à travers le meilleur de sa vie, qui nous met déjà en chemin humainement concret vers la réalité du Corps du Christ. On peut dire qu’elle donne déjà un peu de corps au Corps du Christ que l’on va recevoir en communion. C’est alors que nous faisons concrètement l’expérience chrétienne : croire que tout ce qui est partagé par amour dans une vie, Dieu le ressuscite.

Robert Tireau

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 15:42

Assomption

Aujourd'hui nous fêtons l'Assomption de Marie, n'est-ce pas merveilleuse occasion de la contempler, femme d'espérance.

Lorsque nous sommes invités à tourner vers elle nos regards, nous découvrons, une femme humble et pauvre, d'une petite bourgade d'Israël. Une femme semblable à tant d'autres.

Un jour, Dieu a fait irruption en sa vie. L'ange lui porta l'annonce, incroyable, que Dieu souhaitait par elle venir au monde, prendre visage d'homme. Elle a vu sa petitesse, elle a vu l'impossible de sa condition: comment cela va-t-il se faire? Mais, loin de s'apitoyer sur sa fragilité, sur son humble condition, sur l'impossible devant lequel elle se trouvait, elle s'est offerte, elle a espéré que Dieu pouvait réaliser son dessein à travers elle.

Le constat de sa pauvreté, loin de la paralyser, fut pour elle tremplin ! Invitation à s'abandonner, à se laisser faire, à se laisser conduire par l'Esprit du Très-Haut. Elle a cru. Marie est modèle pour notre foi. Et elle a espéré que ce que Dieu demandait, il le donnerait aussi. Elle a osé s'offrir en servante du Seigneur. Elle a espéré que son offrande pouvait suffire à Dieu, pouvait lui donner de venir sur terre. Elle a espéré que l'impossible deviendrait par lui possible.

Et toute sa vie, elle l'a accrochée à cette espérance. A Cana quand le vin a manqué pour la noce, elle a espéré que son Fils pouvait apporter le vin de la joie pour la noce. Au pied de la croix, elle a espéré en recevant Jean pour son fils. Au Cénacle, elle a espéré que Dieu pouvait encore venir sur cette terre par ce petit noyau de disciples, et avec eux elle a prié. On ne la voit pas se résigner. On la découvre présente, persévérante, au delà de la souffrance, au delà du désespoir, croyante en la victoire de la Vie, en la victoire de son Fils.

Marie femme d'espérance, est aujourd'hui entrée dans la gloire de Dieu. Ainsi une des nôtres, une femme de notre terre, partage la gloire de notre Dieu, Trinité d'Amour. Elle est l'étoile qui nous dit: voilà ta destinée, toi aussi tu es appelé à cette gloire, à cet amour. Toi aussi tu peux construire ta vie dans l'espérance. Une espérance qui traverse la vie, la nourrit. Toi aussi tel(le) que tu es, quelles que soient tes limites, tes fragilités, tu peux accueillir la vie divine. Tu peux servir Dieu. Tu peux lui permettre de venir au monde!

N'est-ce pas là, le fruit de l'humilité: une espérance qui se confie en plus grand, une espérance qui mise sur Dieu, qui compte sur lui. Et l'espérance ne déçoit pas !

 

Thérèse Marie DUPAGNE, Moniale et Prieure Bénédictine

Monastère Notre Dame d’Hurtebise (Ardennes Belges)

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 12:01

 ganne57  

Je vous recommande une exposition et des conférences sur Pierre Ganne,  Jésuite et « prophète pour notre temps », actuellement à La Louvesc (Ardèche) et jusqu’au 31 août 2012

Exposition à la Louvesc « Pierre Ganne » du 16 juin au 31 août 2012

“Il faudrait toujours témoigner pour la liberté,
la libération authentique,
celle qui vient d’en-haut et qui libère non seulement l’homme économique des chaînes extérieures,
mais aussi l’homme spirituel des servitudes intérieures,
qui sont l’origine secrète de toutes les déraisons
et de toutes les tyrannies.”

Pierre Ganne en 1945

 

Pierre GANNE 1904-1979 : Quelques repères

Pierre Ganne est né à Clermont-Ferrand le 31 mai 1904. Il est le dernier de 3 garçons. Son père travaille chez Michelin. Il va d’abord à l’école laïque. Son père meurt en 1913, il a 9 ans. Il entre alors à la Maîtrise de la cathédrale et au petit séminaire. Puis, c’est le grand séminaire pour cinq ans (philo et théologie). En 1925 il est envoyé en Syrie pour son service militaire. Il y découvre les jésuites et au retour, il entre à la Compagnie de Jésus, à Saint-Egrève, près de Grenoble. Etudes ensuite à Yzeure et Jersey.

En 1932-34, il est professeur de philosophie à Alger au collège Notre-Dame d’Afrique. Il revient ensuite à Lyon, au scolasticat des jésuites à Fourvière, pour deux années d’études théologiques. Il est ordonné prêtre en 1935. Retour ensuite à Alger pour deux années scolaires comme professeur de philosophie.

 

En 1939-40, il est mobilisé. A l’automne 40, il rejoint Henri de Lubac comme enseignant aux Facultés catholiques de Lyon, tout en assurant parfois des cours à Fourvière. Mais il s’engage aussi dans la Résistance spirituelle et organisée. Il s’oppose début 1941, dans la revue Esprit, à Jacques Chevalier, secrétaire général de l’Instruction publique à Vichy ; il participe activement, avec le Père Chaillet et d’autres, au lancement, à la rédaction et à la diffusion des Cahiers du Témoignage chrétien clandestins ; il est engagé dans deux réseaux, l’un à Lyon pour cacher des enfants juifs (Amitié chrétienne), l’autre à Paris, pour faire du renseignement. Par deux fois il échappe à l’arrestation par la Gestapo. Il doit fuir en novembre 1943, rejoindre Alger par l’Espagne, et remettre à de Gaulle des micro-films. Après plusieurs mois de péripéties, il arrive à Alger. Il a plusieurs entretiens importants avec de Gaulle.

Il revient à Lyon au printemps 1945 et reprend son poste aux Facultés catholiques, résidant à Fourvière. Mais à côté, comme déjà à Alger, il donne de nombreuses conférences ou sessions à des groupes qui le demandent : groupes de prêtres et de laïcs, groupes de militants ouvriers, souvent marxistes,…

 

En 1949 commence une série de dénonciations anonymes, qui se répèteront jusqu’en 1962, auprès des évêques de la région : celui de Gap, puis ceux de Grenoble, Lyon, Besançon et même Alger. La hiérarchie suit les délateurs et ne donnera jamais la parole à l’accusé pour se défendre.

 

En mai-juin 1950, survient la fameuse purge des théologiens jésuites de Fourvière. Sous la pression du Vatican, le Général de la Compagnie interdit d’enseignement, à Fourvière comme aux Facultés catholiques, les Pères Emile Delaye, Henri de Lubac, Henri Bouillard, Alexandre Durand, ainsi que Pierre Ganne. Il s’incline quant au sort qu’on lui fait, mais refuse avec «horreur», écrit-il, au nom de la foi, «l’obéissance aveugle» qui lui est demandée. Et il décide de travailler encore plus fermement pour le renouveau de la foi.

En 1951, le Père Ganne est envoyé à Saint-Egrève, à la maison de retraites spirituelles. Au cours des années suivantes, il ne cède pas non plus et soutient les chrétiens progressistes, les prêtres ouvriers, la revue La Quinzaine ,…

 

A la Villa Saint Hugues à Saint-Egrève, puis à Biviers, près de Grenoble, à partir de 1962, il trouve une autre issue à sa vocation. Il met sa prodigieuse culture, son expérience de foi et son travail théologique novateur à la disposition de tous ceux qui le lui demandent : prêtres, religieux, laïcs, où qu’ils soient. Il se déplace beaucoup, dans la région et ailleurs en France, ainsi qu’en Suisse, en Belgique,… et jusqu’au Brésil.

 

Creusant toujours la lecture de la Bible – des prophètes en particulier – et les mystères de la foi chrétienne, dans l’espoir que ses auditeurs accèdent à la vigueur et à la critique d’une foi vraiment libératrice, il aborde toutes les questions dont il sent qu’elles font ou feront difficulté: la foi comme liberté, le travail, le marxisme, l’exigence de laïcité, les libérations humaines, l’athéisme, les rapports entre foi et politique, entre foi et histoire, entre foi et sciences, le structuralisme, la crise de l’Eglise, l’espérance, la foi comme sortie du sacré, etc, et encore et toujours la liberté dans le don de l’Esprit Saint.

A mille lieues de tout moralisme, il déblaye le terrain des fausses questions ou des pièges pour le jugement et laisse ensuite chacun prendre ses responsabilités en adulte. A chacun de se déterminer, dans la liberté de la relation de foi au Christ, à la Parole libératrice de Dieu.

Il meurt à Biviers, discrètement dans sa chambre, le 15 août 1979, fête de l’Assomption, à l’âge de 75 ans.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 11:08

STDOMINIQUE   

Le troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l’université de Palencia en Espagne. La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres. Tout saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier. Devenu chanoine régulier d’Osma en Vieille-Castille, il accompagne son évêque Diègue en voyage et c’est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l’hérésie des cathares, une vieille idéologie sectaire qui enseigne le mépris de la vie charnelle et de son instrument de propagation : le mariage. Diègue et Dominique vont à Rome et obtiennent du pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions infectées et d’y prêcher l’Evangile par la parole et par l’exemple. La pauvreté évangélique et l’entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture. Saint Dominique s’appuie sur la prière du monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques "parfaites", cathares converties. Afin de poursuivre et étendre son oeuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté. Le pape Honorius III approuve en 1216 son oeuvre qui devient l’Ordre des Frères prêcheurs. Dès l’année suivante, il les disperse dans toute l’Europe afin d’y fonder des couvents. Il meurt d’épuisement à Bologne.

"Durant le jour, nul ne se mêlait plus que lui à ses frères ou ses compagnons, nul n’était plus enjoué. Mais durant les heures de la nuit, nul n’était plus assidu à veiller et à supplier de toutes les manières. Il consacrait le jour au prochain et la nuit à Dieu."

(Bx Jourdain de Saxe parlant de saint Dominique)

 www.cef.fr

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 09:43

 

 

 

 

 humour

 

Les religions manquent-elles d’humour ? Existe-t-il un humour musulman, juif, chrétien, ou bouddhiste ? Des spécialistes de chacune de ces grandes traditions se sont (sérieusement) penchés sur la question.

Illustration tirée de Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les cathos sans jamais oser le demander de Guézou, Presses de la Renaissance

Même si chacun a en réserve des blagues sur le paradis ou des histoires juives, la religion est plus souvent présentée sous un visage austère que souriant. L’idée selon laquelle les religions se méfient du rire est notamment à l’origine du roman d’Umberto Eco, le Nom de la rose, où un moine bénédictin assassine ses semblables pour les empêcher de diffuser un texte d’Aristote sur le rire. L’humour, parce qu’il comporte une part d’irrévérencieux, flirte parfois avec le sacrilège, ce qui explique que toutes les traditions spirituelles se soient penchées sur la question avec plus ou moins de crispations et de peurs. Pourtant, le christianisme, l’islam, le judaïsme et le bouddhisme recèlent des trésors d’humour. Des jeux de l’esprit et du cœur qui nous parlent du sens de la vie et de ce que la foi a de plus intime. Les grands spirituels sont nombreux à avoir fait sourire la foi. Mais ce sourire des religions reste méconnu. Des Marx Brothers à La vérité si je mens, en passant par les films de Woody Allen, tout le monde connaît l’humour juif. par exemple. Moins connues sont ses origines et sa place de premier plan dans la tradition religieuse. Et qu’en est-il des autres traditions ?

« Les juifs prennent l’humour très au sérieux »

Philippe Haddad, rabbin aux Ulis (91).

« Dans l’humour juif actuel, il faut distinguer l’humour ashkénaze, occidental, celui de Woody Allen, et l’humour séfarade, d’Afrique du Nord, à la Gad Elmaleh ou Richard Anconina dans La vérité si je mens. Il est possible que l’humour juif soit né en réaction à l’antisémitisme, aux pogroms, comme un antidote au désespoir. Mais il se nourrit des textes fondateurs. Si, dans l’Ancien Testament, le mot humour n’existe pas tel quel, il y a déjà la notion de rire. Rien que le nom d’Isaac, un des trois patriarches d’Israël, signifie "celui qui rira". Avec la naissance d’Isaac, c’est le rire qui naît. Pourtant, Isaac est sérieux, il est prêt à donner sa vie pour Dieu, à se laisser ligoter pour être sacrifié. Dans la tradition juive, on interprète ce paradoxe d’un personnage nommé "il rira" et qui pousse l’intransigeance jusqu’à être prêt à donner sa vie pour Dieu en disant que le rire serait l’antidote du sacrifice de l’homme au nom de Dieu... et, donc, l’antidote du fanatisme religieux. Dans le Talmud, on raconte qu’un rabbin, au début du IIe siècle, discutait avec d’autres rabbins de la pureté d’un four. Lui disait qu’il était pur, et les autres affirmaient le contraire. Il dit : "Si j’ai raison, que le caroubier qui se trouve dans le jardin se déplace !" Et il se déplaça. Mais les autres restaient stoïques et ils répondirent : "On n’apporte pas des preuves des caroubiers qui se déplacent." Il détourna un fleuve, fit des miracles et finit par demander à Dieu qui avait raison. Mais Dieu lui donna tort. Alors, il le fit taire en disant : "Tu nous as donné la Torah, c’est donc à nous d’établir le règlement." Plus tard, un autre rabbin rencontra le prophète Élie et lui demanda comment réagit Dieu dans les cieux. Élie répondit : "Dieu a ri en disant que ses enfants l’ont vaincu." Quand les sages discutent, quand il y a de l’intelligence, Dieu rit. C’est une manière de dire que l’humour doit désamorcer le fanatisme ou l’idolâtrie. Il est l’espace nécessaire entre Dieu et l’homme. Ainsi, comme le demande le Talmud, les rabbins commencent presque toujours leur discours à la synagogue par une histoire juive. Les juifs prennent l’humour très au sérieux. »

« Sarah, tu étais avec moi quand il y a eu le pogrom de Varsovie ?
– Oui, oui, mon chéri, j’étais avec toi.
– Tu étais avec moi quand il y a eu le pogrom à Kiev ?
– Oui, oui, j’étais avec toi.
– Et quand il y a eu le pogrom de Lodz ?
– Ah mais tu sais mon chéri, je suis toujours avec toi !
– Sarah, Sarah, je crois que tu me portes la poisse ! »

« Les musulmans épinglent les hommes de religion »

Pierre Lory, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, chaire de mystique musulmane.

« L’islam donne de lui-même une image grave et parfois sévère qui, à première vue, s’accommode mal avec l’humour. Cette image est en partie justifiée, car la tradition lettrée insiste sur le principe de sérieux qui doit animer la vie religieuse : nous n’avons pas créé ce monde "en jouant", dit Dieu dans le Coran (XXI, 16 ; XLIV, 38), qui attaque les mondains, ceux qui prennent les avertissements des prophètes à la légère. Est-ce que Muhammad a ri ? Il y a eu débat sur la question, la même qui s’est posée au Moyen Âge pour les chrétiens au sujet de Jésus. Les réponses divergent : selon certaines traditions, il n’a fait que sourire, de telle sorte qu’on "ne voyait jamais ses gencives", selon d’autres, il était "le plus rieur des hommes". Même si, par exemple, il est mal vu de s’esclaffer dans la tradition bédouine, l’islam ne dénonce pas le rire de détente. En revanche, il condamne fermement la moquerie. Le rire est donc maîtrisé, canalisé. À de très rares exceptions, un musulman ne fera jamais d’humour sur Dieu, ni sur le Coran, absolument sacré, car il est la parole de Dieu, ni sur Muhammad. Par contre, il existe un humour assez féroce qui épingle les "hommes de religion", ceux qui enseignent des interdits qu’eux-mêmes transgressent. Un vers attribué à l’érudit persan Omar Khayyam énonce ainsi : "Mieux vaut Te parler dans l’intimité au fond du cabaret que venir sans Toi prier au pied d’un minaret." Mais la veine humoristique la plus affirmée dans l’islam vient du soufisme et elle s’articule autour de la figure du fou sage, du ravi en Dieu. Le fou sage a perdu ses capacités rationnelles au profit d’une raison supérieure qui lui permet de saisir des vérités divines. Souvent, il est considéré comme un saint, avec la particularité de pouvoir s’exprimer en dehors de la Loi, grâce à l’excuse de sa folie, ce qui en fait un provocateur. Il peut même faire des remontrances à son Créateur. Une histoire raconte, par exemple, le trait d’esprit d’un soufi à qui on demandait s’il connaissait Dieu. Celui-ci répondit "oui"... En effet, cela faisait tant d’années qu’Il le faisait souffrir de mille manières, par la faim, la nudité, la honte ! »

Mulla était gravement malade et tout son entourage pensait qu’il allait mourir. Sa femme portait le deuil et se lamentait.
Lui, restait imperturbable. « Mulla, demanda l’un de ses disciples, comment se fait-il que tu te montres si calme face à la mort ? – C’est très simple, répondit Mulla. Je me dis que vous avez l’air tellement misérable que, lorsque l’ange de la mort entrera dans la pièce, il se trompera probablement de victime... »

« Chez les bouddhistes, l’humour est une forme de lâcher-prise »

Fabrice Midal, philosophe, fondateur de l’École occidentale de méditation.

« Dans le bouddhisme, le sens de l’humour est une forme de résistance à l’institutionnalisation de la religion. Drugpa Kunley, l’une des figures les plus connues du monde tibétain, était un provocateur constant : il ne cessait de se moquer de l’institution. Un jour, il va dans un monastère où des moines confessent les attitudes qui ne sont pas dans la perspective de la voie. Un moment après, dans la cour, il saute sur des petits cailloux, par-dessus les grosses pierres. Quelqu’un lui demande : "Que faites-vous ?" Il répond : "Je fais comme vous, une grande histoire des petites fautes que j’ai faites et je fais semblant de ne pas regarder les grandes." Par l’humour, il dénonce l’hypocrisie de la situation et permet de prendre de la hauteur. L’humour est très lié à la notion de vacuité. Ainsi, les bouddhistes n’adorent pas le Bouddha. Dans l’un des grands courants bouddhistes, on répète tous les matins "Il n’y a pas de Bouddha", et puisque le Bouddha n’est pas, il peut y avoir le Bouddha... Ils ne veulent pas rigidifier leur pensée et perdre la possibilité de voir les deux points de vue ensemble : c’est ça l’humour bouddhique de fond, ne pas croire en la dualité : d’un côté, le bien et, de l’autre, le mal. Cette pensée est déjà en rapport avec un certain sens de l’humour, elle est liée au fait que vous reconnaissez que la vérité vous échappe. Le sens de l’humour a beaucoup à voir avec le fait que vous n’ayez pas le dernier mot, que vous ne décidiez pas de la réalité. Ce lâcher-prise est au cœur de la méditation telle qu’elle se pratique dans le bouddhisme et qui vise non pas à se détendre ou à devenir plus cool, comme on le croit souvent dans le monde occidental, mais à prendre conscience du fait qu’on ne peut pas tout dominer, tout maîtriser. La pratique de la méditation a beaucoup favorisé un sens de l’humour, et ce sont les courants bouddhistes qui l’ont déployée, comme le tibétain et le zen, qui ont le plus développé le sens de l’humour. »

Deux moines zen s’apprêtent à traverser une rivière quand une jeune femme leur demande de l’aide, effrayée par le courant.
L’un des deux la prend sur ses épaules et la porte de l’autre côté.
Une heure plus tard, l’autre moine, qui n’a pas dit un mot, se met en colère : « Notre règle interdit de toucher une femme ! – Ah oui, se souvient le premier, en riant. Tu as raison. Mais, moi, je l’ai portée cinq minutes, tandis que, toi, tu la portes depuis une heure. »

 

Marie-Lucile Kubacki, journaliste à La Vie

 

 

www.lavie.fr

 

 

 

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 10:37

Famille Marie

Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur.
Les quatre Évangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth.
La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse").
L'imagination des auteurs des Évangiles apocryphes en fait un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient.
Le culte de sainte Anne apparaît dès le VIe siècle dans certaines liturgies orientales et, au VIIIe siècle dans les liturgies d'Occident. Son culte est généralisé avant la fin du XIVe siècle.
Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils apprirent la conception de Marie. C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère de l'Incarnation.
"La mémoire des saints Joachim et Anne, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l'on célèbre aujourd'hui, m'offre un deuxième point de réflexion. Cette célébration fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l’Église. Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui, dans la famille, sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie. La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d'assurer une présence adéquate auprès de leurs enfants, à l'âge de la croissance. Je confie à la protection de sainte Anne et saint Joachim tous les grands-parents du monde en leur adressant une bénédiction spéciale. Que la Vierge Marie, qui - selon une belle iconographie - apprit à lire les Saintes Écritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur foi et leur espérance aux sources de la Parole de Dieu. (Benoît XVI - Angelus du 26 juillet 2009)
La Bretagne, après la découverte d'une statue miraculeuse, dans le champ du Bocéno, lui a construit une basilique à Sainte-Anne d'Auray, et en a fait sa "patronne". Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice.
Sainte Anne est la patronne de la province de Québec. Tous les diocèses du Canada ont au moins une église dédiée à Sainte Anne.

 

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1564/Saints-Anne-et-Joachim.html

 

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:36

Des-missionnaires-du-coin-de-la-rue article popin

Dimanche, lors d'une messe célébrée à Frascati, aux abords de Rome, le Pape, se basant sur l’Evangile du jour, a parlé de la mission, alors que Jésus envoie ses disciples pour porter la Bonne Nouvelle de l’Evangile.
La France est plus que jamais un pays de mission, surtout dans les milieux ouvriers et ruraux ; c’est ce constat que fait en 1941, Mgr Suhard, archevêque de Paris. Il crée alors une communauté de prêtres et de laïcs pour évangéliser les lieux déchristianisés : ainsi naît la Mission de France. Aujourd’hui encore, elle continue à envoyer des prêtres qui vivent dans les mêmes conditions de travail que les habitants. Laïcs et ecclésiastiques composent cette prélature territoriale de 700 membres, un quasi diocèse, mené par un évêque, Mgr Yves Patenôtre.L’assemblée générale de la Mission de France, qui s’est tenue ce week-end près d’Angers, n’a lieu que tous les cinq ans. Ses orientations pour les prochaines années : se rapprocher des personnes en situation de précarité, cultiver une dimension internationale, et s’interroger sur les effets de la sécularisation de la société.

Radio Vatican 16 juillet 2012

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