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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 07:41
L'Ascension du Christ de Dali

L'Ascension du Christ de Dali

L'Ascension, c'est le départ, « la montée » et l'arrivée du Christ dans la gloire de Dieu.
Notre époque aime broyer du noir et s'arrête volontiers sur le départ.
Il est incontestable. Il est quelquefois difficile à supporter.
Dieu est absent de notre monde. Et Jésus n'est plus là, visiblement.

Et pourtant, juste après l'Ascension, Luc affirme que les apôtres étaient « joyeux » (Lc 24. 52).
Cette joie est, sans aucun doute, la prise de conscience de « l'arrivée ».
Un homme, Jésus, est en Dieu, vivant pour toujours.
Et pour toujours, celui qui est en Dieu, Dieu, veut demeurer frère des hommes.
Cette joie est celle de la victoire de l'humanité.

Cette victoire est acquise : Jésus rassemblera toute l'humanité dans la paix.
Et cette victoire se profile déjà à qui sait la voir.
Nous croyons que, à la suite de Jésus, l'humanité est dans son ascension vers le Père.
Ah, si les chrétiens étaient capables de chanter cette « montée » du corps du Christ vers Dieu !

Où trouver les traces de cette montée ? Partout.
Lorsque l'homme invente pour faciliter la vie quotidienne,
pour mettre en communication les uns et les autres,
pour atténuer la douleur,
pour diminuer la misère
pour faire grandir les enfants,
alors, quelque chose de l'Ascension se vit déjà.

Saint Paul demande aux chrétiens d' « accomplir le ministère du Christ, jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu à l'état d'adulte, à la taille du Christ, dans sa plénitude. » (Ep 4. 13).

Le véritable mystère de l'Ascension, c'est ce don, cette capacité donnée à chacun d'entre nous
d'avoir le désir de grandir et de faire grandir les autres, et l'humanité tout entière.
Jusqu'à la perfection.

Mgr Michel Dubost
Évêque Émérite d'Évry - Corbeil-Essonnes

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 05:05
© Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC

© Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC

Maurice Bellet est mort le 5 avril, à l'âge de 95 ans. En 2006, le prêtre et théologien - dont l'existence est à l'image de l'œuvre - s'était confié à La Vie. En hommage, nous republions cet entretien. 

 «Quels que soient les risques, il faut y aller! Avancer, innover.» Ces mots qu'il martèle, frappant du poing sur la table, sont peut-être ceux qui caractérisent le mieux Maurice Bellet.

Sa voix presque fluette, sa silhouette fragile et voûtée par le temps ne trompent pas : il y a chez cet homme une énergie débordante, hors du commun. De celle qui anime les bourreaux de travail et les défricheurs. Sans Maurice Bellet, le christianisme français contemporain ne serait pas le même : l'un des premiers, il a su établir un pont entre la psychanalyse et l'Évangile, à mille lieux d'un insipide mélange des genres qu'il déplore. Sa vie et son œuvre ouvrent une voie à qui accepte d'entendre l'appel du Christ comme une invitation à traverser ses ombres et ses doutes. Au risque de s'éloigner des certitudes établies et bien pensantes.

Maurice Bellet fête ses 83 ans ces jours-ci, et ça le met hors de lui. « J'ai peur de ne pas avoir le temps de faire tout ce que j'aimerais », confie-t-il, tandis que son regard malicieux se voile. Après avoir enseigné la théologie pendant des décennies, accompagné des dizaines de personnes en difficulté, lancé des groupes de réflexion, écrit des centaines d'articles et publié une cinquantaine de livres - il ne sait pas le nombre exact -, il signe cet automne un bel essai sur le dialogue (voir l'extrait p. 66). Et il travaille déjà sur de nouveaux projets, en échafaude une multitude d'autres ! Au détour de la conversation, il en dévoile des bribes d'un air gourmand, notamment son envie d'écrire un polar. Accolé à son nom, on trouve souvent: prêtre, théologien, philosophe, psychanalyste. On peut également ajouter poète, tant son écriture est belle, inspirée - bien que sa lecture ne soit pas toujours facile. « Cela fait beaucoup de casquettes ! C'est agaçant. Même si j'ai une formation analytique et même si j'ai travaillé dans ce domaine avec d'autres, je ne m'intitule pas psychanalyste. Ce qui est vrai, c'est que j'ai fréquenté de l'intérieur la religion chrétienne et l'Église catholique, la philosophie et la psychanalyse. J'ai de chacun de ces domaines une expérience. Radicale.» Il rappelle alors comment la philosophie l'intéresse moins que l'acte de philosopher. Et comment il a découvert la psychanalyse en s'allongeant sur un divan.

J'ai toujours su qu'il y avait une voie autre que celle de la religion crispée, sur la défensive, apeurée face à la critique et à la nouveauté. 

Mais avant tout, Maurice Bellet se sent fils du Sillon. Ses parents se sont d'ailleurs rencontrés dans ce mouvement français fondé par Marc Sangnier (1873-1950), qui visait à rapprocher le catholicisme de la démocratie: « À l'époque, c'était une innovation héroïque. À travers le Sillon, j'ai découvert un christianisme de feu, de générosité, de fraternité. Quelque chose de libérateur. Ainsi, j'ai toujours su qu'il y avait une voie autre que celle de la religion crispée, sur la défensive, apeurée face à la critique et à la nouveauté. La tradition, je suis pour, mais à condition de ne pas en faire une somme d'archives, c'est-à-dire quelque chose de mort. C'est une transmission », raconte celui qui a exercé son ministère sacerdotal en tant qu'enseignant de théologie, notamment à l'Institut catholique de Paris.

Dans les années 1960, alors qu'il prépare une thèse de philo sur « la fonction critique dans la certitude religieuse » - dont le jury compte, entre autres, deux des plus grands philosophes français du XXe siècle, Paul Ricœur et Emmanuel Levinas - le jeune prêtre entreprend, avec l'autorisation de sa hiérarchie, un parcours psychanalytique. Un voyage à la rencontre de ses profondeurs. «Vivre se fait dans la traversée de ces abîmes où se défont beaux discours et belles spiritualités, explique-t-il, avant d'ajouter : J'aurais bien aimé devenir analyste. Mais mon psy pensait qu'il valait mieux que je reste à ma place, c'est-à-dire un prêtre, engagé dans la religion, plutôt que de devenir un analyste de plus. Aussi depuis, j'occupe un lieu charnière, intercalaire. Ce qui peut être dangereux si l'on manque de rigueur. À trop mélanger religion et psychanalyse, on peut obtenir une spiritualité freudienne vaseuse.» Mais l'armature philosophique de sa pensée protège Maurice Bellet des amalgames douteux. «J'ai une horreur vindicative de la facilité qui s'immisce partout et dont un certain retour du religieux participe actuellement, avoue-t-il. L'important est de trouver la voie, mais en ce qu'elle nous sépare de la destruction.»

De nombreuses personnes chrétiennes, croyantes ou non, et qu'il ne nomme jamais des «patients», suivent un parcours avec lui. Entre psychanalyse et christianisme, entre thérapie et accompagnement spirituel. Tout dépend des cas et des besoins. «Les places ambiguës ont leur fonction. Elles signifient l'unité de l'être humain. Je ne suis pas un prêtre sur lequel on a collé un philosophe plus un psychanalysé plus un écrivain. Je suis un seul bonhomme et j'essaie d'être à l'écoute de celui qui me parle. Je pense par exemple à ce prêtre qui est venu me voir longuement, sans doute parce que je suis également prêtre, et à qui cela a permis, ensuite, de commencer une analyse. Je reçois aussi des gens que leur psychiatre m'envoie car ils ont des questions à propos de la religion.»

Si on reste ancré, comme je le suis, dans la foi chrétienne, c'est parce qu'il y a dans l'Évangile une parole tellement forte qu'on ne peut la tuer.

Quant à passer pour un pionnier, Maurice Bellet s'insurge: « Il n'y a jamais eu dans l'Église catholique autant de réticence vis-à-vis de la psychanalyse qu'il y en a eu autour de la critique historique. Il y a eu des rapports délicats, mais jamais de condamnation. Quant à lire la Bible au regard de la psychanalyse, je ne suis ni le premier ni le seul. » Ses lecteurs inconditionnels retiendront cependant sa façon bien à lui de lire l'Évangile, au risque de ce qu'il nomme une certaine «déconstruction du religieux». C'est à partir de là que surgit ce qu'il nomme une «vibration nouvelle». Il redécouvre l'Eucharistie avec lequel, clerc sans autel et sans ouailles, il vit quotidiennement relié. Il revisite les Évangiles auxquels, grâce à ses livres, il donne à entendre un sens, un écho, que certains qualifient «d'inouï». «Dieu lui-même est inouï en ce qu'il reste toujours inaccessible, indicible», précise-t-il. L'Évangile également, pour qui veut bien entendre, au-delà des dogmes et des certitudes, ce qui persiste de la foi et de la tradition chrétienne. Au cours de la traversée des profondeurs, on peut être submergé par quelque chose qui semble abominable : la haine de Dieu. «Si on a la grâce de ne pas se sentir emporté, on finit par s'apercevoir que le Dieu qu'on déteste n'a rien à voir avec celui du Christ. C'est un dieu cruel et qui ment puisqu'il dit : "Voyez comme je vous aime, je vous donne même mon fils ! Vous êtes donc obligés de m'aimer." C'est le Dieu pervers.» Sous cette expression choc, Maurice Bellet désigne un dieu qui, au lieu de délivrer de la loi, impose un amour dévorant à sa créature. Sommée de répondre, celle-ci n'a de cesse que de s'abîmer dans cet amour aliénant, et de s'y sacrifier. 

« Si cependant, au cours de cette traversée, on reste ancré, comme je le suis, dans la foi chrétienne, c'est parce qu'il y a dans l'Évangile une parole tellement forte qu'on ne peut la tuer, affirme-t-il dans un large sourire. Le lieu évangélique est celui du meurtre de la parole, du meurtre du Verbe. En même temps, c'est celui où l'on trouve de quoi traverser cette mort. Pour celui qui l'entend, l'Évangile retrouve alors son statut de parole. De souffle.» C'est à la lecture de cet Évangile que Maurice Bellet convie son public depuis plus de quarante ans.

Isabelle Francq

La Vie

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 10:59
Le Pasteur Martin Luther King est mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Etats Unis), il y a 50 ans

Le Pasteur Martin Luther King est mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Etats Unis), il y a 50 ans.

Voici sa "profession de foi" qui inspire encore aujourd'hui nombre de chrétiens de toutes confessions et bon nombre d'hommes de "bonne volonté" :

« Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance de la Bonne Nouvelle, j'affirme avec audace ma foi en l'avenir de l'humanité.

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l'être humain n'est qu'un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d'influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est à ce point captif de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre que l'aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je refuse de faire mienne la prédication cynique que les peuples descendront l'un après l'autre dans le tourbillon du militarisme vers l'enfer de la destruction thermonucléaire

Je crois que la vérité et l'amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l'espoir d'un matin radieux.

J'ose croire qu'un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l'éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la vie de leur coeur.

Je crois également qu'un jour toute l'humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l'agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n'aura plus raison d'avoir peur.

Je crois fermement que nous l'emporterons.

Amen. »

Martin Luther King

 

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 07:15
Pour Arnaud Beltrame, "être gendarme voulait dire protéger", selon son confesseur

Le Père Jean-Baptiste a accompagné les derniers instants d'Arnaud Beltrame, le gendarme mort après les attaques de l'Aude vendredi. 

Pour lui, "être gendarme voulait dire protéger" : le Père Jean-Baptiste, qui a accompagné samedi matin les derniers instants du lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, a raconté toute l'admiration qu'il porte au gendarme qui s'est substitué à une otage avant d'être mortellement blessé par le djihadiste de l'Aude vendredi. "En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend", a écrit le prêtre sur le site Internet du diocèse de l'Aude.

"La folie de ce sacrifice". "Avait-il le droit de prendre un tel risque", alors qu'il avait fait "la promesse de mariage religieux à Marielle qui est déjà civilement son épouse" ?, demande l'homme d'église. "Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous (...) Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain", a poursuivi ce chanoine régulier de la Mère de Dieu à l'Abbaye de Lagrasse. 

Un mariage religieux prévu en juin. Vendredi vers 21h ce prêtre avait rejoint l'hôpital où il a pu "donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort" au gendarme à ce moment "inconscient". A ses côtés, sa femme, Marielle, dont il devait célébrer le mariage religieux à Vannes, dans le Morbihan, le 9 juin. "La très belle déclaration d'intention" du défunt lui était "parvenue 4 jours avant sa mort héroïque", a-t-il précisé.

Conversion sur le tard. La religion était venu tardivement chez le gendarme, né dans une famille peu pratiquante et qui a "vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans". "Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne", a encore estimé le prêtre.

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 06:54
De g. à d. : l'actrice allemande Hanna Schygulla, le réalisateur français Cédric Kahn et l'acteur français Anthony Bajon présentent le film "La Prière", le 18 février 2018 à la Berlinale / AFP

De g. à d. : l'actrice allemande Hanna Schygulla, le réalisateur français Cédric Kahn et l'acteur français Anthony Bajon présentent le film "La Prière", le 18 février 2018 à la Berlinale / AFP

Des toxicomanes tentent de s'en sortir par l'ascèse dans "La prière" de Cédric Kahn, présenté dimanche à la Berlinale, un film puissant qui s'interroge sur l'expérience de la foi, sans pour autant parler de religion.

"N'étant ni croyant, ni pratiquant, je ne pouvais entrer dans ce film qu'en ayant l'impression que ce qu'il racontait allait au-delà", a expliqué le réalisateur français dans un entretien à l'AFP.

Avec des films comme "Des hommes et des dieux" (2010) de Xavier Beauvois ou "Les innocentes" (2015) d'Anne Fontaine, le cinéma français s'est réemparé de la question religieuse. Avec comme nouveauté, de s'interroger "sur la question de la vérité", estime Valérie de Marnhac, du jury œcuménique à Cannes.

Sur les écrans fin mars, "La Prière" brosse le portrait de jeunes qui rejoignent une communauté isolée en montagne, où ils se soignent à la discipline, l'amitié et la prière, pour en finir avec leurs addictions. Un mode de vie qu'ils adoptent souvent pendant des années avant d'espérer revenir à la vie à l'extérieur.

Le film suit les pas de Thomas (incarné par une découverte, Anthony Bajon), accro à l'héroïne. Du parcours de ce jeune, on ne saura presque rien, mais les blessures de l'enfant en lui affleurent parfois sur son visage poupin, notamment dans une scène inoubliable où il est face à l'actrice allemande Hanna Schygulla.

C'est en découvrant les témoignages d'anciens drogués qui ont fait ce choix de l'isolement et la prière, puis en les rencontrant qu'est née l'idée du film.

Ces témoignages donnent d'ailleurs lieu à une scène centrale de huit minutes où une série de personnages expliquent leur parcours et leurs craintes.

- Chants et psaumes -

La drogue, "ce n'est jamais la même histoire, et c'est toujours la même histoire", estime le réalisateur, liant cela souvent à des blessures d'enfance.

Ce qui diffère (dans les témoignages, NDLR), c'est le rapport initial à la religion, dit-il. "Il y a des gens avec une éducation catholique, des athées, des gens d'autres confessions..."

Malgré cette base documentaire, le film s'en éloigne et dégage une grande ferveur, en s'appuyant sur les rituels de cette communauté.

"Pour se tourner vers la prière, ils ont été très loin dans la drogue. C'est seulement à cette condition qu'ils acceptent l'ascèse dans laquelle ils réapprennent la vie", explique le réalisateur de "L'ennui" et "Vie sauvage".

Pour faire ressentir au spectateur la force de la prière, le réalisateur a misé sur de longues scènes de psaumes et de chants, exécutés par les comédiens. Un point sur lequel il ne voulait transiger, quitte à subir des imperfections, et qui a nécessité beaucoup de répétitions.

Il avait "envie de montrer le groupe, il n'avait pas d’obsession autour de la religion", a raconté dimanche un des acteurs du film, Damien Chapelle. "On ressent quelque chose de très physique dans le film, c'est ce qui évite l'écueil d'un film très religieux", selon lui.

Cédric Kahn filme une scène de miracle en montagne, mais l'a voulu "acceptable pour un croyant comme pour un non-croyant".

Le film laisse enfin la place au doute, n'éludant rien des sentiments traversant ceux qui prient. "Il y en a qui trichent avec eux-mêmes, il y en a qui deviennent fervents ou qui se tournent définitivement vers la religion".

Pour un jeune comédien comme Anthony Bajon, il y avait dans tous les cas "une forme d'humilité" à jouer ces scènes. "C'est fictif mais on est vraiment dedans".

afp

 

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:56
Ce mercredi 14 février 2018, belle entrée en « carême » : le temps du désir !

Quel est donc ce « désert » auquel nous convie le Carême ?

A quelle « traversée » sommes-nous donc invités ?

Quel « combat » avons-nous à mener et contre « qui » ?

Jésus se retire quarante jours au désert après le baptême de Jean dans les eaux du Jourdain.

Géographiquement, les deux lieux sont voisins.

Comme si, au seuil de sa vie publique, avant de se mettre à parler et à guérir, Jésus devait faire un détour, traverser les eaux rêches et sèches d’un autre « baptême ».

Un baptême du feu, de lutte, de faim et de soif.

Comme si la fécondité de sa parole dépendait de cette traversée brûlante.

Comme si, pour murir, sa vocation devait d’abord s’enfouir dans l’aridité rude du désert… « Si le grain ne meurt… »

Luc nous dit que Jésus fut, « pendant 40 jours, tenté par le diable ».

En grec, « diabolos » se traduit par « diviseur ». Le « diabolos » est ce qui nous divise.

Il y a bien sûr, les divisions entre nous, dans nos vies sociales, familiales, conjugales, amicales, professionnelles, ecclésiales…

Mais il y a peut-être d’abord ces « divisions » à l’intérieur de nous, ce cœur divisé, partagé, blessé qui nous fait dire, si souvent, avec saint Paul :

« Ce que je veux, je ne la fais pas ; et ce que je ne veux pas, je le fais ».

Oui, notre cœur est si souvent divisé, partagé entre des désirs contradictoires :

- nous voudrions aimer mieux, mais nous ne nous donnons pas les moyens de changer.

- nous voudrions être davantage solidaires des plus fragiles, mais nous ne bougeons pas, ou si peu.

- nous voudrions prier plus souvent, mais ne laissons pas de place à Dieu dans notre quotidien.

C’est à cela que nous convie le désert de Carême : lutter contre nos divisions et tiraillements intérieurs, ce « diviseur » qui nous sépare de nous-même, essayer d’unifier notre désir, purifier nos faims et nos soifs si souvent cantonnées dans l’avoir, si peu ouvertes à l’être.

Oui, le temps du désert, c’est le temps du désir. Un temps où nous prenons le temps d’écouter enfin cette « voix de fin silence » qui, en nous, nous appelle à devenir qui nous sommes. A répondre enfin à la vocation de notre baptême.

Le temps du Carême, c’est le temps où nous avons à travailler à notre libération et à notre unification.

On dit d’un homme sous l’emprise du diable, qu’il est « possédé ».

Eh bien, le Carême, c’est le temps de la dépossession où nous avons à couper, élaguer, émonder toutes ces chaînes qui nous empêchent de faire en nous l’unité.

 

Nous voici invités par l’Esprit à purifier notre désir :

- Qu’est-ce que je veux vraiment faire de ma vie ?

- Qu’est-ce qui est vraiment essentiel pour moi ?

- Qu’est-ce qui entrave ma marche vers cet essentiel ?

- Que me faut-il changer pour répondre mieux, plus fort, plus vrai, à l’appel de l’Évangile ?

 

L’appel du désert est en fait un triple appel :

 

- D’abord appel à la solitude. Impossible de mener un fécond discernement spirituel si nous ne prenons pas régulièrement des temps de solitude. Des moments où nous abandonnons notre personnage social, où nous ne nous définissons plus par notre métier, nos engagements, notre CV… Un temps où nous nous confrontons à la nudité de notre être. Le désert du Carême nous invite à cette solitude qui nous permettra, au sens fort de l’expression de « nous retrouver », de nous trouver à nouveau. Alors nous pourrons découvrir que cette solitude est « habitée ». Qu’en fait, nous ne sommes pas seul, mais sous le regard de la Divine Présence et que seul, ce regard de Dieu peut nous offrir notre identité véritable.

- Le désert est aussi appel au silence. Impossible d’entrer en secret dialogue avec nous-même, impossible d’entendre, en nous, les murmures de l’Esprit, si nous ne plongeons par régulièrement dans le silence. Il nous faut rompre chaque jour avec le bruit du quotidien, refermer un instant la porte sur le vacarme trépidant de notre « modernité », fermer le poste, couper le wifi permanent de nos préoccupations, pour laisser Dieu nous parler à l’oreille du cœur. Car Dieu ne parle que si nous commençons par nous taire devant Lui. « Se taire, disait Madeleine Delbrêl, ce n’est pas ne rien dire, c’est mettre toutes les puissances de son âme à écouter… »

- Le désert est enfin appel à la faim et à la soif.  Impossible de laisser se creuser en nous la faim de Dieu, si nous sommes sans cesse comblés et repus par cette consommation frénétique dont le Pape François dit dans son encyclique combien elle nous conduit droit dans le mur. Comme dit la chanson de Souchon : « On nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir plein nos armoires, dérisions de nous, dérisoires… » Oui, frères et sœurs, le désert du Carême est aussi appel à la dépossession, à la sobriété bienheureuse sans laquelle ne renaîtra pas en nous la faim d’avoir faim du seul pain qui rassasie et met en route vers toutes les faims et les urgences humaines.

A l’entrée du Carême, saint Bernard ne formulait qu’un vœu à ses moines : « Retrouvez la joie du désir spirituel ».

Je vous souhaite, je nous souhaite de nous laisser envahir par cette joie !  Entrons dans ce temps du désir qu’est le désert du Carême avec comme horizon de laisser l’Esprit unifier notre cœur. Et d’y semer la miséricorde.

Laissons Dieu devenir Dieu en nous.

Alors le monde, autour de nous, se réchauffera.

 

Bertrand REVILLION

Diacre Permanent

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 16:25
Johnny le chanteur, Dieu et l’Église catholique

La France reste un pays catholique. Ce que la célébration de ce matin, pour les funérailles du chanteur Johnny Hallyday, vient une nouvelle fois de montrer. Un pays catholique ne signifie pas, comme on le répète à l’infini à coup d’enquêtes sociologiques angoissantes, un pays où 90 % des habitants vont à la messe. C’est un pays imprégné de l’histoire, de la culture, des symboles, -des sacrements – catholiques. Un pays où l’Église reste présente au moment des grands passages de la vie des gens, et en particulier pour le plus grand de ces passages.

Foi et pratique

Le chanteur n’allait vraisemblablement pas tous les dimanches matin sur les bancs d’une paroisse. À vouloir emprisonner la foi dans une série d’interdits et de dogmes, on finit par oublier qu’elle n’est pas réservée à un petit nombre de parfaits, une sorte d’élite de croyants, mais doit toucher tout un chacun. Ce risque menace toujours la religion. On se souvient d’une époque où l’Église refusait de célébrer les funérailles des « saltimbanques ». Aujourd’hui, la sécularisation fait courir un autre risque : celui de confondre pratique et foi, de ne s’adresser plus qu’à une petite minorité, qui se retrouve dans des communautés fermées.
La cérémonie de l’église de la Madeleine, ce matin, et la ferveur qui l’a entouré, montre que le catholicisme a encore cette vertu de rejoindre dans notre pays, bien au-delà des pratiquants, les gens dans leur quotidien, dans ce qu’ils ont de plus profond de ce quotidien. Dans son dernier livre, « l’urgence pastorale », le théologien Christoph Théobald parle d’une « foi élémentaire », abondante dans notre pays, et qui s’exprime à travers tous ces gestes de fraternité, de solidarité, d’amitié, que Johnny savait si bien chanter. Une piété qu’on dit « populaire », mais qui réunit bien davantage d’hommes et de femmes que les chrétiens « confessants », et qui sait s’inscrire dans tout un ensemble de symboles et de rites.

L’essentiel du christianisme s’est dit à la Madeleine

Au fond, dans la célébration des funérailles du chanteur, il s’est dit l’essentiel de la foi chrétienne : l’espérance. Car l’émotion, le chagrin, l’amour qui transparaissaient dans cette foule immense, exprimaient mieux que tout discours que la mort n’aurait pas le dernier mot. C’est bien à ce moment où nos perspectives humaines sont atteintes par la mort, que l’on a besoin d’éprouver, collectivement, cette radicalité lumineuse qui veut que l’on « espère contre toute espérance ». Le rapport à la mort représente aujourd’hui le problème majeur de nos sociétés. Il est heureux que l’Église sache encore être présente dans ces moments-là.

http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/wp-content/plugins/wp-spamfree/img/wpsf-img.php

Isabelle de Gaulmyn

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 16:09
Johnny Hallyday, Dieu et sa « bonne étoile »

L’interprète de Jésus-Christ (1970), adulé par ses fans, a souvent manié les symboles religieux.

 « Avec une seule poignée de terre, Il a créé le monde/Et quand il eut créé la terre Tout en faisant sa ronde/Le seigneur jugeant en somme Qu’il manquait le minimum/Il créa la femme Et l’amour qu’elle a donné aux hommes. »

Sobrement intitulée Avec une poignée de terre, cette chanson peu connue figure sur le même album que le célèbre Retiens la nuit. Encore jeune premier, Johnny Hallyday y revisite la Genèse librement.

Faut-il vraiment s’en étonner? À plusieurs reprises, le rockeur a fait danser son public avec des mélodies puisant allègrement dans les références religieuses comme dans Si j’étais un charpentier ou le plus controversé Jésus-Christ où le Messie est présenté comme un « hippie ». Cette chanson, interdite sur les ondes de l’ORTF, a failli lui valoir une excommunication.

Cité dans la biographie de Jean-Dominique Brierre et Mathieu Fantoni (1), Johnny réplique à l’époque: « On peut me faire ce qu’on voudra, je resterai chrétien. Je suis sûr que Jésus, lui, ne m’en veut pas. Il sait que je n’ai pas voulu l’insulter ni le tourner en dérision, et cela seul compte pour moi. »

Une spiritualité difficile à définir

Suffisant pour faire de Johnny l’épicurien, un sage paroissien?« Définir sa spiritualité est un peu difficile, reconnaît Éric Le Bourhis, auteur d’une biographie de la rock star (2). Ce qui est certain, c’est qu’il a été élevé par sa tante paternelle Hélène Mar qui était croyante et pratiquante. On dit même qu’elle brûlait des cierges pour qu’il accomplisse le destin d’artiste qu’elle pressentait. »

Le petit Jean-Philippe Smet, baptisé à 1 an, en septembre 1944 en l’église de la Sainte-Trinité à Paris, est resté marqué par l’éducation de sa tante.

Le chanteur arborait d’ailleurs autour du cou une croix assez imposante avec Jésus crucifié… portant une guitare électrique. Pas vraiment du genre à confesser sa foi publiquement, il confiait pourtant dans les colonnes de l’hebdomadaire Le Point en 2013:« Je crois qu’il y a un Dieu, mais ce Dieu, je ne le connais pas. Par contre je pense que j’ai une très bonne étoile! » Et, d’ajouter: « Cette étoile, c’est peut-être Dieu… »

« Je crois en quelque chose »

En 2014, dans le même hebdomadaire, Johnny Hallyday est plus indécis. « Je crois en quelque chose, explique-t-il. C’est-à-dire que je ne suis pas croyant, mais je crois – pour moi, c’est certain – qu’il y a sûrement un dieu qui me surveille. (…) Ça m’arrive de dire : “Merci mon Dieu”, mais je crois plutôt en ma bonne étoile. »

Sur RTL, mercredi 6 décembre, son ami, le réalisateur Claude Lelouch a fait part de sa conviction: « Si le public s’est jeté sur lui, c’est qu’il y a, chez lui, du divin. »

Arnaud Bevilacqua

 

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Un fan arbore les répliques des bijoux de Johnny Hallyday, dont une croix avec Jésus crucifié portant une guitare électrique. / Nicolas Tucat/AFP

Un fan arbore les répliques des bijoux de Johnny Hallyday, dont une croix avec Jésus crucifié portant une guitare électrique. / Nicolas Tucat/AFP

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 18:38
Stan ROUGIER, en route avec Antoine de Saint Exupery

« Que peut-on dire aux hommes ? Saint Exupéry en approche de Dieu, le dernier livre de Stan Rougier chez Mame

 

Quelques mois avant de disparaître en Méditerranée abattu par la chasse allemande le 31 juillet 1944, l'aviateur et écrivain Antoine de Saint Exupéry écrivait ceci à un général de ses amis pour lui dire son désarroi. « Je hais mon époque de toutes mes forces. L'homme y meurt de soif. Ah général, il n'y a qu'un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle. Des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien (...) On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de belote et de mots croisés, voyez-vous ! Si je suis tué en guerre, je m'en moque bien. (...) Mais si je rentre vivant il ne se posera pour moi qu'un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ? » (1) Au soir de sa vie, Stan Rougier, aide-soignant en Afrique, puis prêtre longtemps aumônier de lycée et de faculté, auteur d'une quarantaine d'ouvrages veut témoigner à quel point son itinéraire spirituel a été tributaire de la lecture de l'œuvre de Saint Exupéry et notamment de son ouvrage posthume inachevé Citadelle pour lequel tous ses autres écrits n'étaient, disait-il, que des « préparations » : « à mes yeux, le plus grand mérite d'Antoine de Saint Exupéry est d'avoir proposé le message de l'Évangile avec des mots nouveaux, des mots qui réveillent, des mots qui "mordent". Il ne dit pas "sauver", il dit "mettre la main sous le menton de celui qui se noie", il ne dit pas "charité", il dit "fraternité", il ne dit pas "rencontrer", il dit "apprivoiser" » (2).

Pour ceux qui ont besoin de frontières et d'étiquettes, précise Stan Rougier, « Saint Exupéry ne peut être classé penseur chré­tien. Il se rattacherait plutôt à un courant spiritualiste universel » (3). Dans ses Carnets, Saint Exupéry note « On fausse le problème en divisant les hommes en croyants et non croyants ». La vraie frontière existe entre ceux qui font de Dieu le garant de leurs possessions et ceux pour qui Dieu est une question chaque jour nouvelle. Dans Citadelle, il définit ainsi la vocation humaine : « nous, éternels nomades de la marche vers Dieu, car rien de nous ne nous peut satisfaire » (4). Et cette quête de Dieu est fondatrice de la cité des hommes.

En pleine guerre, pressentant l'avènement d'une société de consommation sourde à toute voie spirituelle, il s'exprime ainsi, dans son Message aux jeunes Américains : « Votre fraternité, vous ne la trouverez qu'en plus vaste que vous. Car on est "frère" en quelque chose. On n'est pas frère tout court (...) Cette construction d'un être plus vaste que vous, il n'est qu'un moyen de la fonder. Un seul. Les plus vieilles religions l'ont découvert, bien avant nous. Il est si vous voulez le "truc" essentiel. Et ce truc on l'avait un peu oublié depuis les progrès matériel. Ce truc c'est le sacrifice. Par sacrifice, je n'entends pas le renoncement aux biens de la vie, ni le désespoir dans la pénitence. Par sacrifice, j'entends le don gratuit. Le don qui n'exige rien en échange. Ce n'est pas ce que vous recevez qui vous fonde. C'est ce que vous donnez » (5).

Stan Rougier nous invite à lire ou à relire Saint Exupéry ; « Ses paroles, écrit-il, étaient criantes de vie. Elles me permettaient de respirer plus haut. Dieu n'était pas là pour nous exaucer, mais pour nous « ex-hausser ». C'est-à-dire nous conduire à un point de vue élevé, à partir duquel nous pourrions comprendre d'où nous venions et vers quoi nous marchions. « Le silence de Dieu n'était plus le signe d'une indifférence ou d'un châti­ment, mais d'un immense respect » (6).

Bernard GINISTY ancien rédacteur en chef de Témoignage Chrétien

France Catholique n°3550 28 juillet 2017 page 21

 

(1 )Antoine de Saint Exupery, Lettre au General X in Œuvres complètes, Tome 2, bibliothèque de La Pléiade, editions Gallimard, 1999, pages 330-333.

(2) Stan Rougier, Que peut-on dire aux hommes ? Saint Exupéry en approche de Dieu. Biographie spirituelle, editions Mame 2017, page 179

(3) Id. page 250

(4) Antoine de Saint Exupery : Citadelle CLXX, op.cit. page711

(5) Antoine de Saint Exupery : Message aux jeunes Américains, op.cit. pages 66-67. En 1943 Saint Exupery publiera à New York en français et en anglais Le Petit Prince, traduit depuis en 270 langues ou dialectes ce qui en fait l'ouvrage de litterature le plus vendu au monde et le plus traduit après la Bible.

(6) Stan Rougier : op.cit. page 22

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 09:48
Réalité ou illusion, Croyance ou Foi : Deux jumeaux discutent dans le ventre de leur mère 

Réalité ou illusion, Croyance ou Foi : Deux jumeaux discutent dans le ventre de leur mère 

- Bébé 1 : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.
- Bébé 1: Pffff... tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ?
 - Bébé 2 : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à vivre... Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.
- Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie... donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.
- Bébé 2 : Eh bien, permets-moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
-Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en "maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?
-Bébé 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.
-Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.
-Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord, ça c'est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement...

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